QCM : Infections virales chez l’immunodéprimé — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on l’immunodépression impliquée dans les infections virales graves ?

Une activation excessive des lymphocytes T provoquant une inflammation des tissus infectés
Une diminution de la réponse immunitaire cellulaire impliquant les lymphocytes T CD4+ et/ou CD8+
Une réduction des apports nutritionnels perturbant la production des anticorps circulants
Une diminution du nombre de polynucléaires neutrophiles liée à une infection bactérienne

Une diminution de la réponse immunitaire cellulaire impliquant les lymphocytes T CD4+ et/ou CD8+

Explication

L’immunodépression correspond ici à une diminution de l’immunité cellulaire faisant intervenir les lymphocytes T CD4+ et/ou CD8+, ce qui favorise les infections virales graves. Un déficit nutritionnel peut affaiblir l’organisme, mais il ne constitue pas la définition de cette immunodépression cellulaire.

2. Chez une personne infectée par le VIH, à partir de quel taux de lymphocytes T CD4+ le risque d’infection virale augmente-t-il nettement ?

Inférieur à 50/mm³
Inférieur à 1 000/mm³
Inférieur à 200/mm³
Inférieur à 500/mm³

Inférieur à 200/mm³

Explication

Le risque infectieux viral augmente lorsque le taux de lymphocytes T CD4+ devient inférieur à 200/mm³. Des taux compris entre 50 et 100/mm³ sont plutôt associés à la survenue de certaines maladies à CMV, ce qui correspond à un risque plus spécifique.

3. Quelle évolution du risque infectieux observe-t-on généralement après une greffe ?

Les risques bactérien et viral restent comparables pendant toute la période suivant la greffe
Le risque bactérien domine d’abord, puis le risque viral augmente durant les semaines suivantes
Le risque bactérien apparaît après plusieurs semaines, tandis que le risque viral suit immédiatement la greffe
Le risque viral domine d’abord, puis le risque bactérien augmente durant les semaines suivantes

Le risque bactérien domine d’abord, puis le risque viral augmente durant les semaines suivantes

Explication

Dans les jours qui suivent la greffe, le risque bactérien prédomine, puis le risque viral augmente au cours des semaines suivantes sous l’effet de l’immunosuppression. L’ordre inverse ne correspond donc pas à l’évolution habituelle décrite.

4. Quelle méthode diagnostique est la plus efficace et la plus répandue pour rechercher une infection virale chez l’immunodéprimé ?

La biologie moléculaire, principalement fondée sur la PCR
Le dosage sanguin systématique des anticorps dirigés contre les virus
La culture virale prolongée sur des cellules spécialement permissives
La recherche microscopique directe des virions dans les prélèvements

La biologie moléculaire, principalement fondée sur la PCR

Explication

La biologie moléculaire, en particulier la PCR, est la méthode diagnostique privilégiée chez l’immunodéprimé. La sérologie peut être moins informative dans ce contexte, car la réponse immunitaire humorale peut être altérée.

5. Quelle distinction permet de différencier une primo-infection d’une réactivation virale chez l’immunodéprimé ?

La primo-infection correspond au premier contact, tandis que la réactivation concerne un virus latent préexistant
La primo-infection survient après une greffe, tandis que la réactivation apparaît après une infection bactérienne
La primo-infection concerne un virus latent, tandis que la réactivation correspond au premier contact avec le virus
La primo-infection résulte d’une transfusion, tandis que la réactivation résulte d’une transmission communautaire

La primo-infection correspond au premier contact, tandis que la réactivation concerne un virus latent préexistant

Explication

Une primo-infection est le premier contact de l’hôte avec le virus, alors qu’une réactivation survient lorsque la réponse immunitaire ne contrôle plus un virus latent déjà présent. La réactivation ne dépend donc pas d’un mode particulier de transmission.

6. Laquelle de ces propositions regroupe les principales voies de transmission virale chez l’immunodéprimé ?

Transmission communautaire, nosocomiale, par le greffon ou liée à une transfusion
Transmission cutanée, digestive, respiratoire ou exclusivement sexuelle
Transmission professionnelle, environnementale, médicamenteuse ou post-traumatique
Transmission congénitale, vectorielle, alimentaire ou liée aux animaux domestiques

Transmission communautaire, nosocomiale, par le greffon ou liée à une transfusion

Explication

Les principales transmissions identifiées sont communautaires, nosocomiales, transmises par le greffon et liées à la transfusion. Les autres regroupements proposent des voies possibles dans certains contextes, mais ne correspondent pas à cette classification principale.

7. Quelle association entre sous-famille d’Herpesviridae et virus est correcte ?

Les α-herpesvirinae comprennent CMV, HHV-6 et HHV-7
Les β-herpesvirinae comprennent EBV et HHV-8
Les γ-herpesvirinae comprennent HSV-1, HSV-2 et VZV
Les α-herpesvirinae comprennent HSV-1, HSV-2 et VZV

Les α-herpesvirinae comprennent HSV-1, HSV-2 et VZV

Explication

Les α-herpesvirinae regroupent HSV-1, HSV-2 et VZV, tandis que CMV, HHV-6 et HHV-7 appartiennent aux β-herpesvirinae et EBV ainsi que HHV-8 aux γ-herpesvirinae. Les autres associations mélangent donc les sous-familles.

8. Quelle description caractérise la structure des Herpesviridae ?

Des virus enveloppés à ARN bicaténaire avec tégument et capside filamenteuse
Des virus non enveloppés à ARN monocaténaire avec matrice et capside hélicoïdale
Des virus enveloppés à ADN bicaténaire avec glycoprotéines, tégument et capside icosaédrique
Des virus non enveloppés à ADN monocaténaire avec glycoprotéines et capside cubique

Des virus enveloppés à ADN bicaténaire avec glycoprotéines, tégument et capside icosaédrique

Explication

Les Herpesviridae possèdent une enveloppe lipidique portant des glycoprotéines, un tégument et une capside icosaédrique contenant un ADN bicaténaire. Ils se distinguent donc des virus dépourvus d’enveloppe et de ceux dont le génome est constitué d’ARN.

9. Quel enchaînement décrit correctement la réplication des Herpesviridae ?

Fusion membranaire, réplication de l’ARN, expression β puis α puis γ, bourgeonnement nucléaire et libération
Fusion membranaire, décapsidation nucléaire, circularisation de l’ADN, expression α puis β puis γ, assemblage et libération
Entrée par endocytose, circularisation de l’ARN, expression simultanée des gènes, assemblage cytoplasmique et lyse
Décapsidation cytoplasmique, transcription γ puis β puis α, intégration de l’ADN, assemblage et fusion membranaire

Fusion membranaire, décapsidation nucléaire, circularisation de l’ADN, expression α puis β puis γ, assemblage et libération

Explication

Le cycle comprend la fusion avec la membrane, la décapsidation nucléaire, la circularisation de l’ADN, l’expression séquentielle des gènes α, β puis γ, puis l’assemblage et la libération des virions. Les autres séquences modifient soit la localisation, soit la nature du génome, soit l’ordre d’expression des gènes.

10. Quelle différence distingue la latence de la réactivation chez les Herpesviridae ?

La latence produit des virions dans les ganglions, tandis que la réactivation les élimine des tissus
La latence détruit le génome viral, tandis que la réactivation bloque la production de virions
La latence entraîne une réplication continue, tandis que la réactivation limite l’expression des gènes
La latence maintient le génome sans production virale, tandis que la réactivation reprend la réplication et l’excrétion

La latence maintient le génome sans production virale, tandis que la réactivation reprend la réplication et l’excrétion

Explication

La latence conserve le génome viral avec une expression génique limitée et sans production de virions, alors que la réactivation relance la réplication et l’excrétion. La proposition évoquant une réplication continue pendant la latence confond précisément latence et infection productive.

11. Pourquoi un traitement antiviral actif sur la réplication des Herpesviridae ne supprime-t-il pas directement les réactivations ultérieures ?

Parce qu’il agit sur les ganglions mais pas sur les cellules épithéliales
Parce qu’il transforme l’infection latente en infection bactérienne persistante
Parce qu’il ne détruit pas le génome viral latent dans les cellules réservoirs
Parce qu’il empêche la formation des anticorps nécessaires à la réactivation

Parce qu’il ne détruit pas le génome viral latent dans les cellules réservoirs

Explication

Les antiviraux contrôlent la réplication active, mais le génome latent persiste malgré le traitement et peut donc se réactiver. Leur action ne consiste pas à détruire les génomes latents ni à prévenir directement leur sortie de latence.

12. Chez une personne immunodéprimée suspectée d’infection herpétique, quelle méthode diagnostique est généralement la plus fiable ?

La sérologie, car l’immunodépression augmente systématiquement la production d’anticorps
La culture virale, car elle détecte les infections latentes sans prélèvement tissulaire
La PCR, car une réponse anticorps insuffisante peut fausser la sérologie
L’examen clinique, car les lésions permettent de distinguer toutes les espèces herpétiques

La PCR, car une réponse anticorps insuffisante peut fausser la sérologie

Explication

Chez l’immunodéprimé, la PCR détecte directement le matériel viral et reste plus fiable lorsque la réponse anticorps est faible. La sérologie peut alors être faussement négative, ce qui limite sa valeur diagnostique dans cette situation.

13. Après une infection cutanée ou muqueuse par HSV, où le virus établit-il principalement sa latence ?

Dans les lymphocytes circulants, après une multiplication dans la moelle osseuse
Dans les hépatocytes, après une diffusion sanguine depuis le site infecté
Dans les cellules épithéliales, où persiste la réplication productive
Dans les ganglions sensitifs, après un transport axonal depuis le site infecté

Dans les ganglions sensitifs, après un transport axonal depuis le site infecté

Explication

HSV migre par transport axonal vers les ganglions sensitifs, où son génome reste latent avant une éventuelle réactivation. Les cellules épithéliales sont surtout le siège de la réplication productive, et non de la latence principale.

14. Quelle complication peut survenir chez un patient immunodéprimé infecté par HSV ?

Une infection limitée aux ganglions sensitifs, sans atteinte tissulaire ni dissémination
Des lésions extensives et chroniques, avec un risque d’hépatite, de pneumopathie ou d’encéphalite
Une thrombose isolée liée à la présence d’anticorps dirigés contre les neurones
Une atteinte exclusivement digestive provoquée par la réplication du virus dans l’intestin

Des lésions extensives et chroniques, avec un risque d’hépatite, de pneumopathie ou d’encéphalite

Explication

L’immunodépression favorise des lésions cutanéomuqueuses extensives et chroniques ainsi que des atteintes viscérales, notamment hépatiques, pulmonaires ou cérébrales. Une infection limitée aux ganglions ne rend pas compte des formes disséminées observées chez ces patients.

15. Quelle conduite thérapeutique est recommandée devant une suspicion d’encéphalite à HSV-1 ?

Administrer un antibiotique puis réserver l’aciclovir aux formes confirmées par imagerie
Commencer rapidement l’aciclovir sans attendre le résultat de la PCR du liquide céphalorachidien
Privilégier une simple surveillance clinique puisque l’évolution est généralement bénigne
Attendre la confirmation par PCR avant d’administrer un antiviral à diffusion cérébrale

Commencer rapidement l’aciclovir sans attendre le résultat de la PCR du liquide céphalorachidien

Explication

L’encéphalite à HSV-1 est une urgence dont la mortalité est élevée, ce qui justifie un traitement rapide par aciclovir avant le résultat de la PCR du liquide céphalorachidien. Attendre la confirmation retarderait une prise en charge essentielle.

16. Quels sont des sites de latence caractéristiques du cytomégalovirus ?

Les hépatocytes et les cellules musculaires striées
Les ganglions sensitifs et les cellules épithéliales des muqueuses
Les monocytes du sang périphérique et les cellules souches hématopoïétiques
Les neutrophiles circulants et les cellules folliculaires thyroïdiennes

Les monocytes du sang périphérique et les cellules souches hématopoïétiques

Explication

Le CMV possède plusieurs réservoirs de latence, notamment les monocytes sanguins et les cellules souches hématopoïétiques. La latence principalement ganglionnaire correspond davantage à HSV qu’au profil décrit pour le CMV.

17. Quelle distinction définit le mieux une infection à CMV par rapport à une maladie à CMV chez l’immunodéprimé ?

L’infection indique une absence de virus sanguin, tandis que la maladie repose sur une sérologie positive
L’infection correspond à une atteinte d’organe symptomatique, tandis que la maladie désigne une virémie silencieuse
L’infection correspond à une latence ganglionnaire, tandis que la maladie désigne une réplication limitée aux muqueuses
L’infection associe une virémie sans symptôme, tandis que la maladie associe une virémie à des symptômes

L’infection associe une virémie sans symptôme, tandis que la maladie associe une virémie à des symptômes

Explication

Une infection à CMV chez l’immunodéprimé se définit par une virémie asymptomatique, tandis que la maladie associe cette virémie à des manifestations cliniques. Une atteinte d’organe symptomatique relève donc de la maladie plutôt que de la simple infection.

18. Comment définit-on une maladie invasive à CMV ?

Par une réactivation latente sans signe d’atteinte tissulaire
Par une virémie accompagnée d’une infection d’un ou de plusieurs organes
Par une virémie asymptomatique limitée aux cellules circulantes
Par une sérologie positive sans détection du virus dans le sang

Par une virémie accompagnée d’une infection d’un ou de plusieurs organes

Explication

La maladie invasive à CMV correspond à une virémie avec infection d’un ou plusieurs organes, ce qui implique une atteinte tissulaire. Une virémie sans symptôme ni atteinte d’organe correspond plutôt à une infection à CMV non invasive.

19. Chez une personne vivant avec le VIH, dans quelle situation le CMV devient-il fréquemment symptomatique ?

Lorsque les lymphocytes T CD8+ passent sous 100 cellules par mm³, avec une pneumopathie constante
Lorsque la charge bactérienne augmente, avec une atteinte rénale comme manifestation habituelle
Lorsque les lymphocytes T CD4+ descendent sous environ 50 à 100 cellules par mm³, avec une choriorétinite fréquente
Lorsque les lymphocytes T CD4+ dépassent 500 cellules par mm³, avec une atteinte cutanée prédominante

Lorsque les lymphocytes T CD4+ descendent sous environ 50 à 100 cellules par mm³, avec une choriorétinite fréquente

Explication

Chez les patients VIH+, le CMV devient souvent symptomatique lorsque le taux de CD4+ est inférieur à 50, voire 100 cellules par mm³, et la choriorétinite est fréquente. Le seuil concerne les lymphocytes T CD4+ et non les CD8+, tandis que l’atteinte oculaire n’est pas remplacée par une manifestation cutanée prédominante.

20. Quel mécanisme permet à l’EBV de favoriser la persistance des lymphocytes B infectés ?

Il détruit rapidement les lymphocytes B par une réplication cytolytique
Il infecte les lymphocytes T et empêche leur migration ganglionnaire
Il peut immortaliser les lymphocytes B grâce à son pouvoir transformant
Il bloque la maturation des lymphocytes B sans modifier leur survie

Il peut immortaliser les lymphocytes B grâce à son pouvoir transformant

Explication

L’EBV possède un pouvoir transformant qui peut immortaliser les lymphocytes B et contribuer à des lymphoproliférations. Le virus n’est donc pas limité à une action cytolytique entraînant la destruction rapide des cellules infectées.

21. Lequel de ces ensembles regroupe uniquement des maladies associées à l’infection par l’EBV ?

Varicelle, lymphome de Hodgkin et carcinome hépatocellulaire
Mononucléose infectieuse, lymphome de Burkitt et carcinome du nasopharynx
Zona, leucémie myéloïde et lymphome primitif des séreuses
Roséole, sarcome de Kaposi et lymphoprolifération liée à l’X

Mononucléose infectieuse, lymphome de Burkitt et carcinome du nasopharynx

Explication

L’EBV est associé à la mononucléose infectieuse, au lymphome de Burkitt et au carcinome indifférencié du nasopharynx, entre autres maladies. Les autres ensembles mélangent des affections liées à d’autres virus ou à d’autres mécanismes.

22. Chez un patient transplanté présentant un syndrome lymphoprolifératif lié à l’EBV six mois après la greffe, quelle mesure thérapeutique est particulièrement appropriée ?

Prescrire un traitement antiviral local limité aux lésions cutanées
Réduire l’immunosuppression afin de restaurer une réponse immunitaire
Administrer des immunoglobulines spécifiques pour prévenir une nouvelle greffe
Augmenter l’immunosuppression afin de freiner l’inflammation tissulaire

Réduire l’immunosuppression afin de restaurer une réponse immunitaire

Explication

Le syndrome lymphoprolifératif post-transplantation lié à l’EBV survient fréquemment dans les mois suivant la greffe et sa prise en charge repose notamment sur la réduction de l’immunosuppression. L’augmentation de celle-ci favoriserait au contraire la prolifération liée au déficit immunitaire.

23. Quelle distinction décrit correctement les deux principales expressions cliniques du VZV ?

La varicelle résulte d’une infection bactérienne, tandis que le zona résulte d’une infection virale persistante
La varicelle est une primo-infection généralisée, tandis que le zona est une réactivation localisée
La varicelle est une réactivation localisée, tandis que le zona est une primo-infection généralisée
La varicelle atteint les ganglions sensitifs, tandis que le zona se limite aux voies respiratoires

La varicelle est une primo-infection généralisée, tandis que le zona est une réactivation localisée

Explication

La primo-infection par le VZV provoque la varicelle, généralement disséminée, alors que la réactivation dans un ganglion sensitif provoque le zona. La proposition inverse ces deux mécanismes et leurs distributions habituelles.

24. Quelle succession d’événements correspond à la dissémination du VZV au cours de la varicelle ?

Réplication cutanée, passage sanguin, infection oropharyngée puis latence ganglionnaire
Réplication oropharyngée, passage ganglionnaire, virémies puis diffusion cutanée
Latence ganglionnaire, réactivation locale, virémie secondaire puis atteinte oropharyngée
Infection hépatique, réplication médullaire, virémie unique puis diffusion pulmonaire

Réplication oropharyngée, passage ganglionnaire, virémies puis diffusion cutanée

Explication

Lors de la varicelle, le VZV se réplique d’abord dans l’oropharynx, gagne les ganglions lymphatiques, entraîne une virémie primaire puis secondaire et atteint la peau. La latence ganglionnaire et la réactivation caractérisent plutôt le cycle ultérieur à l’origine du zona.

25. Pourquoi la varicelle peut-elle prendre une forme multiviscérale chez une personne immunodéprimée ?

Le déficit immunitaire empêche le VZV de quitter les ganglions sensitifs
La réponse immunitaire excessive limite la réplication virale à la peau
Le déficit immunitaire favorise la dissémination du VZV vers plusieurs organes
La réplication virale reste localisée mais provoque davantage de démangeaisons

Le déficit immunitaire favorise la dissémination du VZV vers plusieurs organes

Explication

Chez l’immunodéprimé, le VZV peut se disséminer, atteindre plusieurs organes et provoquer des formes hémorragiques, bulleuses ou multiviscérales. La maladie ne reste donc pas nécessairement limitée aux manifestations cutanées.

26. Quel traitement est indiqué pour une forme grave d’infection à VZV ?

De l’aciclovir administré uniquement par voie cutanée
De l’aciclovir administré par voie intraveineuse
Des immunoglobulines administrées pour éliminer une infection établie
Un vaccin vivant administré comme traitement curatif

De l’aciclovir administré par voie intraveineuse

Explication

Les formes graves de VZV sont traitées par aciclovir intraveineux. L’isolement, les immunoglobulines spécifiques et certains vaccins relèvent surtout de la prévention plutôt que du traitement d’une forme grave constituée.

27. Quelle association entre HHV-6 et manifestation clinique est correcte ?

La primo-infection cause une colite chronique, tandis que la réactivation reste limitée à la muqueuse buccale
La primo-infection peut provoquer un exanthème subit, tandis que la réactivation peut atteindre plusieurs viscères
La primo-infection entraîne un sarcome vasculaire, tandis que la réactivation provoque une maladie ganglionnaire
La primo-infection provoque surtout une rétinite, tandis que la réactivation donne habituellement un exanthème subit

La primo-infection peut provoquer un exanthème subit, tandis que la réactivation peut atteindre plusieurs viscères

Explication

La primo-infection par HHV-6 peut provoquer un exanthème subit, alors que sa réactivation chez l’immunodéprimé peut entraîner une pneumopathie, une hépatite, une encéphalite, une colite ou une rétinite. Le sarcome de Kaposi et les lymphoproliférations sont plutôt associés à HHV-8.

28. À quelles affections HHV-8 est-il principalement associé ?

À l’exanthème subit, à l’encéphalite et à la rétinite chez l’immunodéprimé
À la mononucléose infectieuse, au lymphome de Burkitt et au carcinome nasopharyngé
Au sarcome de Kaposi, à la maladie de Castleman et au lymphome primitif des séreuses
À la varicelle, au zona et aux formes hémorragiques multiviscérales

Au sarcome de Kaposi, à la maladie de Castleman et au lymphome primitif des séreuses

Explication

HHV-8 est associé au sarcome de Kaposi, à la maladie de Castleman et au lymphome primitif des séreuses, notamment chez les patients VIH positifs ou transplantés. Les autres groupes correspondent principalement à des manifestations liées à HHV-6, au VZV ou à l’EBV.

29. Quelle complication est particulièrement associée au virus BK chez un transplanté rénal ?

Une néphropathie liée à l’atteinte rénale
Une leucoencéphalite multifocale progressive
Une hépatite liée à une dissémination virale
Un carcinome de Merkel très agressif

Une néphropathie liée à l’atteinte rénale

Explication

Le virus BK peut provoquer une néphropathie chez le transplanté rénal, car il atteint préférentiellement le rein et les voies urinaires. La leucoencéphalite multifocale progressive est plutôt associée au virus JC.

30. Chez un patient immunodéprimé présentant une suspicion d’infection à adénovirus, quelle approche diagnostique est privilégiée ?

Une détection du virus par biologie moléculaire
Un diagnostic histologique d’un carcinome associé
Une culture bactérienne des sécrétions respiratoires
Une recherche sérologique réalisée en première intention

Une détection du virus par biologie moléculaire

Explication

Le diagnostic des adénovirus repose sur la biologie moléculaire, méthode adaptée à la détection directe du génome viral. La sérologie n’est pas l’approche privilégiée dans cette situation, contrairement à une confusion fréquente.

31. Chez une personne immunodéprimée, comment les virus respiratoires peuvent-ils principalement être acquis ?

Par contamination alimentaire suivie d’une dissémination sanguine
Par transmission directe au moyen d’un greffon
Par transmission communautaire ou nosocomiale
Par réactivation d’un virus intégré dans les tissus

Par transmission communautaire ou nosocomiale

Explication

Les virus respiratoires, notamment l’influenza, le VRS, le parainfluenza et le SARS-CoV-2, peuvent être transmis dans la communauté ou en milieu hospitalier. Une infection transmise directement par un greffon correspond à un autre mode de transmission.

32. Quel ensemble associe correctement le diagnostic et la prévention des infections respiratoires virales chez l’immunodéprimé ?

Biologie moléculaire sur prélèvement respiratoire, isolement et vaccination antigrippale possible
Diagnostic histologique, restriction des contacts et vaccination contre le papillomavirus
Culture bactérienne, antibiothérapie préventive et arrêt des mesures barrières
Sérologie sanguine, absence de masque et vaccination par vaccins vivants

Biologie moléculaire sur prélèvement respiratoire, isolement et vaccination antigrippale possible

Explication

Le diagnostic repose sur la biologie moléculaire d’un écouvillonnage nasopharyngé ou d’un lavage bronchoalvéolaire, tandis que la prévention associe mesures barrières, isolement et vaccination antigrippale lorsque possible. Les vaccins vivants peuvent être contre-indiqués dans certains déficits immunitaires sévères.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Infections virales chez l’immunodéprimé.

Qu'est-ce que l'immunodépression ?

Une diminution de la réponse immunitaire cellulaire impliquant les lymphocytes T CD4+ et/ou CD8+.

Quel est le seuil de lymphocytes T CD4+ augmentant le risque viral chez un patient VIH ?

Un taux inférieur à 200/mm³.

Quel risque infectieux domine juste après une greffe ?

Le risque bactérien.

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