Fiche de révision : Inhibiteurs calciques cardiovasculaires

Plan du Cours

  1. Canaux calciques CaV1.2
  2. Effets et sélectivité des inhibiteurs
  3. Familles et molécules commercialisées
  4. Indications cardiovasculaires majeures
  5. Indications cardiovasculaires mineures
  6. Indications non cardiovasculaires

1. Canaux calciques CaV1.2

Notions clés & Définitions

  • Canaux CaV1.2 : Canaux calciques voltage-dépendants, aussi appelés canaux L, dont la sous-unité α1 assure la sélectivité ionique et détecte les variations de voltage.

★ À maîtriser

  • Les canaux CaV1.2 participent aux potentiels d’action des nœuds sinusal et auriculoventriculaire ainsi que des cardiomyocytes ventriculaires.

  • Dans les cardiomyocytes ventriculaires, les canaux CaV1.2 participent à la contraction ventriculaire.

  • Dans les cellules musculaires lisses vasculaires, les canaux CaV1.2 participent à la contraction des vaisseaux.

Compléments

  • Les canaux CaV1.2 ont une cinétique d’inactivation lente, ce qui explique leur appellation de canaux « long-lasting ».

2. Effets et sélectivité des inhibiteurs

★ À maîtriser

  • Le blocage des canaux CaV1.2 inhibe l’influx de Ca2+, diminue la fréquence cardiaque (effet chronotrope négatif), ralentit la conduction (effet dromotrope négatif), diminue la force de contraction (effet inotrope négatif) et réduit la contraction vasculaire par vasodilatation.

📌 Le vérapamil et le diltiazem se fixent à l’intérieur du canal CaV1.2 et nécessitent que celui-ci soit ouvert, tandis que les dihydropyridines se fixent à sa surface extracellulaire sans nécessiter son ouverture.

📌 Le vérapamil et le diltiazem ont des effets cardiaques marqués, tandis que les dihydropyridines ont des effets cardiaques moins marqués et une vasodilatation prédominante.

Compléments

  • Dans les cardiomyocytes ventriculaires rythmiques, les canaux ouverts sont plus nombreux que les canaux inactivés, favorisant l’action du vérapamil et du diltiazem et leurs effets cardiaques marqués.

  • Dans les cellules musculaires lisses vasculaires, les canaux inactivés sont plus nombreux que les canaux ouverts, favorisant l’action des dihydropyridines et leurs effets vasculaires prédominants.

  • Les effets vasculaires sont encore plus marqués avec les dihydropyridines de 2e et 3e générations qu’avec celles de 1re génération.

Astuce mémo

Vérapamil et diltiazem ciblent surtout le cœur ; les DHP ciblent surtout les vaisseaux.

3. Familles et molécules commercialisées

Points essentiels

  • Les dihydropyridines commercialisées comprennent :

    • l’amlodipine
    • la félodipine
    • l’isradipine
    • la lacidipine
    • la lercanidipine
    • la manidipine
    • la nicardipine
    • la nifédipine
    • la nitrendipine
  • Les phénylalkylamines comprennent le vérapamil, et les benzothiazépines comprennent le diltiazem.

4. Indications cardiovasculaires majeures

Points essentiels

  • Le vérapamil et le diltiazem traitent certains troubles du rythme cardiaque en diminuant et en normalisant la fréquence cardiaque grâce à leurs effets chronotrope et dromotrope négatifs.

  • Dans l’insuffisance coronarienne, le vérapamil et le diltiazem diminuent la fréquence et la force cardiaques, ce qui réduit le débit et le travail cardiaques ainsi que les besoins en oxygène du cœur.

  • Dans l’insuffisance coronarienne, les dihydropyridines dilatent les coronaires, augmentent le débit coronarien et accroissent les apports en oxygène au cœur.

  • Dans l’hypertension artérielle, le vérapamil et le diltiazem diminuent le débit cardiaque et la pression artérielle par leurs effets chronotrope et inotrope négatifs, associés à la vasodilatation.

  • Dans l’hypertension artérielle, les dihydropyridines diminuent les résistances vasculaires périphériques par vasodilatation, ce qui abaisse la pression artérielle.

5. Indications cardiovasculaires mineures

★ À maîtriser

  • La nifédipine est indiquée dans le syndrome de Raynaud, caractérisé par des épisodes de vasospasme accompagnés d’une ischémie des extrémités des membres.

Compléments

  • La nicardipine ou la clévidipine administrée par voie intraveineuse est indiquée dans l’hypertension péri-opératoire.

  • La nicardipine administrée par voie intraveineuse est indiquée dans l’hypertension maligne et la pré-éclampsie.

  • La nimodipine est indiquée dans les déficits neurologiques secondaires à une hémorragie méningée.

6. Indications non cardiovasculaires

Points essentiels

  • Le vérapamil peut être utilisé comme traitement de fond de deuxième intention des migraines et des algies vasculaires de la face.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Inhibiteurs calciques cardiovasculaires avec 16 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle propriété de la sous-unité α1 des canaux CaV1.2 explique son rôle dans le passage sélectif des ions et la détection du voltage ?

2. Dans quelles structures cardiaques les canaux CaV1.2 participent-ils aux potentiels d’action ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

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Quels ions les canaux CaV1.2 laissent-ils passer sélectivement ?

Les ions calcium.

Comment les canaux CaV1.2 détectent-ils les variations de voltage ?

Grâce à leur sous-unité α1.

À quels potentiels d’action cardiaques les canaux CaV1.2 participent-ils ?

À ceux des nœuds sinusal et auriculoventriculaire et des cardiomyocytes ventriculaires.

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