QCM : Interrogatoire cardiovasculaire (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment les quatre cavités cardiaques sont-elles organisées et séparées ?

Deux oreillettes séparées par le septum interventriculaire et deux ventricules séparés par le septum interatrial
Deux oreillettes séparées par le septum interatrial et deux ventricules séparés par les septums interventriculaires
Deux oreillettes séparées par les valves auriculoventriculaires et deux ventricules séparés par le septum interatrial
Une oreillette et un ventricule de chaque côté, séparés par les septums interventriculaires

Deux oreillettes séparées par le septum interatrial et deux ventricules séparés par les septums interventriculaires

Explication

Le cœur possède deux oreillettes séparées par le septum interatrial et deux ventricules séparés par les septums interventriculaires. Les valves auriculoventriculaires séparent oreillettes et ventricules, et non les cavités d’un même étage.

2. Lors d’une intervention sur la valve située entre le ventricule gauche et l’aorte, quelle valve est concernée ?

La valve aortique
La valve pulmonaire
La valve mitrale
La valve tricuspide

La valve aortique

Explication

La valve aortique se trouve entre le ventricule gauche et l’aorte. La valve mitrale relie l’oreillette gauche au ventricule gauche, ce qui peut prêter à confusion en raison de sa proximité anatomique.

3. Quelle association décrit correctement la division et le territoire de l’artère coronaire gauche ?

L’IVA vascularise la face postérieure et la circonflexe le septum interventriculaire
L’IVA vascularise la face antérieure et la circonflexe la paroi latérale
L’IVA vascularise la paroi latérale et la circonflexe la face antérieure
L’IVA vascularise l’oreillette droite et la circonflexe la face postérieure

L’IVA vascularise la face antérieure et la circonflexe la paroi latérale

Explication

L’artère coronaire gauche se divise en IVA, qui vascularise la face antérieure du cœur, et en artère circonflexe, qui vascularise sa paroi latérale. Inverser ces deux territoires confond les principales zones associées à chaque branche.

4. Quel trajet suit l’activation électrique cardiaque depuis son origine ?

Nœud sinusal, nœud AV, faisceau de His, branches droite et gauche, réseau de Purkinje
Nœud AV, nœud sinusal, branches droite et gauche, faisceau de His, réseau de Purkinje
Nœud sinusal, nœud AV, réseau de Purkinje, faisceau de His, branches droite et gauche
Nœud sinusal, faisceau de His, nœud AV, réseau de Purkinje, branches droite et gauche

Nœud sinusal, nœud AV, faisceau de His, branches droite et gauche, réseau de Purkinje

Explication

L’activation naît au nœud sinusal, traverse le nœud AV, puis le faisceau de His et ses branches avant d’atteindre le réseau de Purkinje. Placer le nœud AV avant le nœud sinusal inverse l’origine et la progression de l’influx.

5. Quel parcours décrit le retour du sang désoxygéné puis son éjection dans la circulation générale ?

Veines caves, OD, VD, poumons, veines pulmonaires, OG, VG, aorte
Veines pulmonaires, OD, VD, poumons, veines caves, OG, VG, aorte
Veines caves, OG, VG, poumons, veines pulmonaires, OD, VD, aorte
Veines caves, OD, VD, aorte, poumons, veines pulmonaires, OG, VG

Veines caves, OD, VD, poumons, veines pulmonaires, OG, VG, aorte

Explication

Le sang revient par les veines caves à l’OD, passe dans le VD et les poumons, puis revient oxygéné par les veines pulmonaires à l’OG avant d’être éjecté du VG dans l’aorte. L’aorte ne conduit pas le sang du VD vers les poumons : cette fonction revient à l’artère pulmonaire.

6. Quelle relation permet de calculer le débit cardiaque à partir du volume d’éjection systolique et de la fréquence cardiaque ?

Le débit cardiaque est égal au volume d’éjection systolique divisé par la fréquence cardiaque
Le débit cardiaque est égal à la fréquence cardiaque divisée par le volume d’éjection systolique
Le débit cardiaque est égal au volume d’éjection systolique multiplié par la fréquence cardiaque
Le débit cardiaque est égal à la pression artérielle moyenne multipliée par la résistance vasculaire systémique

Le débit cardiaque est égal au volume d’éjection systolique multiplié par la fréquence cardiaque

Explication

Le débit cardiaque se calcule par Q=VES×FCQ = VES \times FC. La pression artérielle moyenne et la résistance vasculaire systémique interviennent dans une autre relation du débit, et ne remplacent pas le produit VES-FC.

7. Au repos, quelle plage correspond aux valeurs normales du débit cardiaque et de l’index cardiaque ?

Un débit de 3 à 5 L/min et un index de 1,5 à 2 L/min/m²
Un débit de 6 à 8 L/min et un index de 3,5 à 4,5 L/min/m²
Un débit de 4 à 6 L/min et un index de 2,5 à 3 L/min/m²
Un débit de 2,5 à 3 L/min et un index de 4 à 6 L/min/m²

Un débit de 4 à 6 L/min et un index de 2,5 à 3 L/min/m²

Explication

Au repos, le débit cardiaque normal est de 4 à 6 L/min et l’index cardiaque normal de 2,5 à 3 L/min/m². L’index est rapporté à la surface corporelle et ne correspond donc pas à la plage du débit absolu.

8. Quelle combinaison de mouvements valvulaires caractérise la systole ventriculaire ?

La mitrale est fermée et l’aortique est ouverte pendant l’éjection
La mitrale est ouverte et l’aortique est ouverte pendant le remplissage
La mitrale est ouverte et l’aortique est fermée pendant l’éjection
La mitrale est fermée et l’aortique est fermée pendant le remplissage

La mitrale est fermée et l’aortique est ouverte pendant l’éjection

Explication

La systole ventriculaire correspond à l’éjection, avec la mitrale fermée et l’aortique ouverte. La combinaison mitrale ouverte et aortique fermée caractérise plutôt le remplissage ventriculaire durant la diastole.

9. Quelle distinction décrit le mieux le rôle de l’interrogatoire et celui de l’examen clinique en sémiologie cardiovasculaire ?

L’interrogatoire évalue les bruits cardiaques, tandis que l’examen clinique recueille les antécédents familiaux
L’interrogatoire se limite aux facteurs de risque, tandis que l’examen clinique se limite à l’auscultation
L’interrogatoire recherche des signes objectifs, tandis que l’examen clinique recueille des symptômes subjectifs
L’interrogatoire recueille des symptômes subjectifs, tandis que l’examen clinique recherche des signes objectifs

L’interrogatoire recueille des symptômes subjectifs, tandis que l’examen clinique recherche des signes objectifs

Explication

L’interrogatoire recueille notamment les symptômes subjectifs, tandis que l’examen clinique recherche des signes objectifs par inspection, palpation, percussion et auscultation. L’auscultation est une composante de l’examen clinique, et non une fonction de l’interrogatoire.

10. Un patient consulte pour une gêne thoracique : quels éléments l’interrogatoire doit-il recueillir en plus du motif ?

Les résultats de l’inspection, de la palpation, de la percussion et de l’auscultation
Les facteurs de risque et les antécédents familiaux, en écartant les traitements et le mode de vie
Les paramètres hémodynamiques, les images cardiaques et les résultats des examens instrumentaux
Les facteurs de risque, les antécédents, les allergies, les traitements, le mode de vie et l’anamnèse des symptômes

Les facteurs de risque, les antécédents, les allergies, les traitements, le mode de vie et l’anamnèse des symptômes

Explication

L’interrogatoire porte sur le motif, les facteurs de risque, les antécédents personnels et familiaux, les allergies, les traitements, le mode de vie et l’anamnèse des symptômes. L’inspection et l’auscultation relèvent de l’examen clinique plutôt que des éléments recueillis par l’interrogatoire.

11. Quelle caractéristique définit l’athérosclérose, ou athérome ?

Une maladie localisée des artères causée par une accumulation de cellules musculaires dans l’adventice
Une dilatation artérielle sans modification de la paroi ni accumulation de substances
Une maladie diffuse des artères avec remaniements de l’intima et accumulation de plusieurs substances
Une inflammation des veines avec accumulation de globules rouges dans leur paroi

Une maladie diffuse des artères avec remaniements de l’intima et accumulation de plusieurs substances

Explication

L’athérosclérose touche les artères de façon diffuse et implique des remaniements de l’intima avec accumulation de lipides, glucides complexes, fibrinogène et calcium. Une dilatation artérielle sans modification de paroi ne décrit pas cette maladie.

12. Quel enchaînement décrit correctement plusieurs conséquences possibles de l’athérosclérose ?

Une sténose, une rupture de plaque avec thrombose, une embolie ou un anévrisme lié à la fragilisation artérielle
Une rupture de plaque avec thrombose, une embolie, une rigidification des valves cardiaques ou une obstruction lymphatique
Une sténose, une infection de la paroi, une hémorragie veineuse ou une dilatation causée par un spasme
Une embolie, une sténose, une dilatation due à un excès de pression veineuse ou une calcification des valves

Une sténose, une rupture de plaque avec thrombose, une embolie ou un anévrisme lié à la fragilisation artérielle

Explication

L’athérosclérose peut rétrécir l’artère, provoquer une thrombose après rupture de plaque, entraîner une embolie ou fragiliser la paroi jusqu’à l’anévrisme. Une infection de la paroi n’est pas l’un des mécanismes énumérés.

13. Quelle association entre événement coronaire et manifestation clinique est correcte ?

Une sténose coronaire peut provoquer une angine à l’effort, tandis qu’une rupture de plaque avec thrombose peut provoquer un infarctus au repos
Une sténose coronaire provoque une embolie cérébrale à l’effort, tandis qu’une rupture de plaque cause un anévrisme au repos
Une sténose coronaire peut provoquer une angine au repos, tandis qu’une rupture de plaque entraîne un infarctus uniquement à l’effort
Une sténose coronaire provoque un infarctus au repos, tandis qu’une rupture de plaque avec thrombose entraîne une angine à l’effort

Une sténose coronaire peut provoquer une angine à l’effort, tandis qu’une rupture de plaque avec thrombose peut provoquer un infarctus au repos

Explication

La sténose coronaire peut limiter l’apport sanguin à l’effort et provoquer une angine, alors qu’une rupture de plaque suivie d’une thrombose peut entraîner un infarctus au repos. L’association inverse entre sténose et infarctus ne correspond pas à cette distinction.

14. Lequel des ensembles suivants comprend uniquement des facteurs cardiovasculaires modifiables cités ?

Âge, hérédité cardiovasculaire, obésité, tabagisme et dyslipidémies
Sexe, diabète, hypertension artérielle, hérédité cardiovasculaire et tabagisme
Diabète, hypertension artérielle, obésité, tabagisme et dyslipidémies
Âge, sexe, diabète, hypertension artérielle et obésité

Diabète, hypertension artérielle, obésité, tabagisme et dyslipidémies

Explication

Les facteurs modifiables cités comprennent le diabète, l’hypertension, l’obésité, le tabagisme et les dyslipidémies. L’âge, le sexe et l’hérédité cardiovasculaire relèvent des facteurs non modifiables.

15. Par quel ensemble de mécanismes le tabagisme peut-il favoriser les événements cardiovasculaires ?

En réduisant l’inflammation chronique et l’oxydation du cholestérol, en augmentant la sécrétion de NO et en relâchant les coronaires
En accélérant l’élimination du cholestérol, en augmentant la sécrétion de NO et en réduisant la réactivité des artères
En augmentant la sécrétion de NO et en provoquant une dilatation coronaire qui peut contribuer à une mort subite
En favorisant l’inflammation chronique et l’oxydation du cholestérol, en diminuant la sécrétion de NO et en provoquant un spasme coronaire

En favorisant l’inflammation chronique et l’oxydation du cholestérol, en diminuant la sécrétion de NO et en provoquant un spasme coronaire

Explication

Le tabagisme favorise notamment l’inflammation chronique, l’oxydation du cholestérol, la diminution de la sécrétion de NO et le spasme coronaire, ce qui peut contribuer à une mort subite. L’augmentation de la sécrétion de NO inverse l’un des mécanismes décrits.

16. Une personne fume 1,5 paquet par jour depuis 12 ans, chaque paquet contenant 20 cigarettes. Quel est son tabagisme cumulé en paquets-années ?

13,5 paquets-années, obtenus en divisant les années de tabagisme par le nombre de paquets quotidiens
18 paquets-années, obtenus en multipliant le nombre de paquets quotidiens par les années de tabagisme
30 paquets-années, obtenus en multipliant le nombre de cigarettes quotidiennes par les années de tabagisme
240 paquets-années, obtenus en multipliant le nombre de cigarettes par paquet par les années de tabagisme

18 paquets-années, obtenus en multipliant le nombre de paquets quotidiens par les années de tabagisme

Explication

Le calcul des paquets-années consiste à multiplier les paquets fumés par jour par le nombre d’années : 1,5×12=181{,}5 \times 12 = 18. Le calcul utilisant les cigarettes par paquet ne donne pas directement des paquets-années.

17. Quel événement répond à la définition d’une hérédité cardiovasculaire au premier degré ?

Un événement cardiovasculaire chez le père à 56 ans ou chez la sœur à 66 ans
Un événement cardiovasculaire chez le frère à 56 ans ou chez la mère à 66 ans
Un événement cardiovasculaire chez le père à 54 ans ou chez la sœur à 64 ans
Un événement cardiovasculaire chez un oncle à 50 ans ou une cousine à 60 ans

Un événement cardiovasculaire chez le père à 54 ans ou chez la sœur à 64 ans

Explication

L’hérédité cardiovasculaire au premier degré est retenue pour un événement avant 55 ans chez le père ou le frère, et avant 65 ans chez la mère ou la sœur. Les âges proposés pour le père et la sœur dans un autre cas dépassent ces seuils.

18. Quelle comparaison entre LDL-cholestérol et HDL-cholestérol est correcte ?

Le LDL est protecteur au-dessus de 0,6 g/L, tandis que le HDL est un facteur athérogène majeur en dessous de 0,4 g/L
Le LDL et le HDL sont tous deux protecteurs au-dessus de 0,6 g/L et deviennent des facteurs de risque en dessous de 0,4 g/L
Le LDL est un facteur athérogène majeur, tandis que le HDL est protecteur au-dessus de 0,6 g/L et devient un facteur de risque en dessous de 0,4 g/L
Le LDL est un facteur athérogène majeur, tandis que le HDL est protecteur en dessous de 0,4 g/L et devient un facteur de risque au-dessus de 0,6 g/L

Le LDL est un facteur athérogène majeur, tandis que le HDL est protecteur au-dessus de 0,6 g/L et devient un facteur de risque en dessous de 0,4 g/L

Explication

Le LDL est présenté comme un facteur athérogène majeur, tandis que le HDL a un rôle protecteur au-dessus de 0,6 g/L et devient un facteur de risque sous 0,4 g/L. L’interprétation des seuils du HDL est inversée dans l’autre association.

19. Lorsque les triglycérides sont inférieurs à 4 g/L, quelle formule permet d’estimer le LDL-cholestérol selon Friedwald ?

LDL=CHOL−HDL−TG5LDL = CHOL - HDL - \frac{TG}{5}
LDL=CHOL−HDL+TG5LDL = CHOL - HDL + \frac{TG}{5}
LDL=HDL−CHOL−TG5LDL = HDL - CHOL - \frac{TG}{5}
LDL=CHOL+HDL−TG5LDL = CHOL + HDL - \frac{TG}{5}

$$LDL = CHOL - HDL - \frac{TG}{5}$$

Explication

Pour des triglycérides inférieurs à 4 g/L, la formule de Friedwald soustrait du cholestérol total le HDL et le cinquième des triglycérides. Ajouter ce dernier terme au lieu de le soustraire modifie le calcul.

20. Quelle description caractérise l’hypertension artérielle ?

Une pression élevée dans la circulation systémique, souvent longtemps asymptomatique, qui rigidifie progressivement les artères
Une pression élevée dans les veines, souvent longtemps asymptomatique, qui provoque une dilatation progressive des artères
Une pression basse dans la circulation systémique, souvent longtemps asymptomatique, qui rigidifie progressivement les artères
Une pression élevée dans la circulation pulmonaire, immédiatement symptomatique, qui assouplit progressivement les artères

Une pression élevée dans la circulation systémique, souvent longtemps asymptomatique, qui rigidifie progressivement les artères

Explication

L’hypertension artérielle correspond à une pression circulatoire systémique élevée, souvent asymptomatique pendant longtemps, qui rigidifie progressivement les artères. Une pression basse ne correspond pas à cette définition.

21. En mesure ambulatoire, quels seuils définissent une hypertension artérielle ?

Une pression systolique supérieure à 130 mmHg et/ou une pression diastolique supérieure à 80 mmHg
Une pression systolique supérieure à 140 mmHg et une pression diastolique supérieure à 90 mmHg
Une pression systolique supérieure à 135 mmHg et une pression diastolique supérieure à 85 mmHg
Une pression systolique supérieure à 135 mmHg et/ou une pression diastolique supérieure à 85 mmHg

Une pression systolique supérieure à 135 mmHg et/ou une pression diastolique supérieure à 85 mmHg

Explication

En mesure ambulatoire, le seuil est une pression supérieure à 135 mmHg pour la systolique et/ou à 85 mmHg pour la diastolique. Exiger le dépassement simultané des deux seuils ne respecte pas le critère « et/ou ».

22. Quel seuil biologique peut définir un diabète à jeun ?

Une glycémie supérieure à 1,10 g/L ou une HbA1c supérieure à 6,0 %
Une glycémie supérieure à 1,40 g/L ou une HbA1c supérieure à 7,0 %
Une glycémie supérieure à 1,26 g/L et une HbA1c supérieure à 6,5 %
Une glycémie supérieure à 1,26 g/L ou une HbA1c supérieure à 6,5 %

Une glycémie supérieure à 1,26 g/L ou une HbA1c supérieure à 6,5 %

Explication

Le diabète est défini par le dépassement de l’un ou l’autre de ces seuils : glycémie à jeun supérieure à 1,26 g/L ou HbA1c supérieure à 6,5 %. Exiger le dépassement des deux seuils confond une alternative diagnostique avec une condition cumulative.

23. Quelle différence distingue principalement les mécanismes du diabète de type 1 et du type 2 ?

Le type 1 est principalement associé au surpoids et à l’alcool, tandis que le type 2 résulte d’une destruction auto-immune.
Le type 1 est surtout lié à l’insulinorésistance, tandis que le type 2 implique une destruction auto-immune des cellules sécrétrices d’insuline.
Le type 1 implique une destruction auto-immune des cellules sécrétrices d’insuline, tandis que le type 2 est surtout lié à l’insulinorésistance.
Le type 1 et le type 2 résultent principalement d’une destruction auto-immune des cellules sécrétrices d’insuline.

Le type 1 implique une destruction auto-immune des cellules sécrétrices d’insuline, tandis que le type 2 est surtout lié à l’insulinorésistance.

Explication

Le diabète de type 1 résulte d’une destruction auto-immune des cellules qui sécrètent l’insuline, alors que le type 2 est principalement associé à l’insulinorésistance. L’inversion de ces mécanismes est une confusion fréquente entre les deux types.

24. Pour calculer l’IMC d’une personne pesant 72 kg et mesurant 1,80 m, quelle opération faut-il effectuer ?

Diviser 1,80 par le carré de 72
Diviser 72 par le carré de 1,80
Diviser 72 par 1,80, puis multiplier par 2
Diviser le carré de 72 par 1,80

Diviser 72 par le carré de 1,80

Explication

L’IMC se calcule en divisant le poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres. Diviser la taille par le carré du poids inverse les grandeurs et ne correspond pas à cette formule.

25. Comment les antécédents personnels et familiaux doivent-ils contribuer à l’évaluation clinique ?

Ils servent à décrire le contexte du patient, tandis que le diagnostic repose principalement sur les symptômes actuels.
Ils orientent la prise en charge, mais sont classés selon leur ancienneté plutôt que leur importance clinique.
Ils orientent le diagnostic et la prise en charge, et sont hiérarchisés selon leur importance clinique, avec des dates si possible.
Ils contribuent au diagnostic et sont consignés sans distinction d’importance ni repère temporel.

Ils orientent le diagnostic et la prise en charge, et sont hiérarchisés selon leur importance clinique, avec des dates si possible.

Explication

Les antécédents personnels et familiaux aident à orienter à la fois le diagnostic et la prise en charge ; il faut les hiérarchiser cliniquement et les dater si possible. Les classer en fonction de leur seule ancienneté ne rend pas compte de leur importance clinique.

26. Lors d’un interrogatoire sur une allergie, quelles informations faut-il préciser ?

Le produit en cause, la date de la dernière réaction et les traitements habituels du patient.
Le produit en cause, la nature et la gravité de la réaction, ainsi que l’existence d’un bilan ou d’une désensibilisation.
La gravité de la réaction, les symptômes actuels et les médicaments prescrits lors de l’épisode.
La nature de la réaction, les antécédents familiaux d’allergie et les expositions professionnelles.

Le produit en cause, la nature et la gravité de la réaction, ainsi que l’existence d’un bilan ou d’une désensibilisation.

Explication

L’interrogatoire doit identifier le produit responsable et caractériser la réaction par sa nature et sa gravité ; il précise aussi si un bilan allergologique ou une désensibilisation a eu lieu. La date de la réaction peut être utile au dossier, mais ne remplace pas ces éléments clés.

27. Quelle évolution différencie typiquement une douleur infarctoïde d’une douleur angineuse ?

La douleur infarctoïde est liée à l’inspiration, tandis que la douleur angineuse est soulagée en position couchée.
La douleur infarctoïde persiste au repos, tandis que la douleur angineuse apparaît à l’effort et cède à son arrêt.
La douleur infarctoïde apparaît à l’effort et cède au repos, tandis que la douleur angineuse survient au repos.
La douleur infarctoïde cède à l’arrêt de l’effort, tandis que la douleur angineuse persiste au repos.

La douleur infarctoïde persiste au repos, tandis que la douleur angineuse apparaît à l’effort et cède à son arrêt.

Explication

Une douleur infarctoïde persiste au repos, alors que la douleur angineuse est déclenchée par l’effort et s’atténue à son arrêt. La douleur liée à l’inspiration évoque plutôt une caractéristique péricardique.

28. Quel changement de position peut soulager une douleur péricardique ?

Se pencher vers l’avant
S’asseoir en penchant le tronc vers l’arrière
S’allonger à plat sur le dos
Se tourner sur le côté gauche

Se pencher vers l’avant

Explication

La douleur péricardique augmente notamment en position couchée et peut être soulagée par l’antéflexion, c’est-à-dire en se penchant vers l’avant. S’allonger à plat tend plutôt à l’accentuer.

29. Quel profil de douleur évoque typiquement une dissection aortique ?

Une douleur progressive et constrictive déclenchée par un effort puis calmée au repos
Une douleur intermittente liée aux repas et irradiant principalement vers l’épaule
Une douleur brutale, intense et transfixiante pouvant irradier dans le dos
Une douleur thoracique augmentée à l’inspiration et soulagée en se penchant en avant

Une douleur brutale, intense et transfixiante pouvant irradier dans le dos

Explication

La dissection aortique provoque typiquement une douleur brutale, intense et transfixiante, avec une irradiation possible dans le dos. Une douleur déclenchée par l’effort et calmée au repos correspond davantage au profil de l’angor.

30. Un patient ressent un angor lors de la marche rapide ou en côte, mais pas lors des efforts importants seuls. À quel stade CCS cela correspond-il ?

Au stade IV
Au stade III
Au stade I
Au stade II

Au stade II

Explication

Le stade II de la classification CCS correspond à l’angor lors de la marche rapide ou en côte. Le stade I concerne les efforts importants, tandis que les stades III et IV correspondent respectivement aux efforts de la vie quotidienne et à l’angor de repos.

31. Quel changement de position caractérise l’orthopnée évocatrice d’une insuffisance cardiaque gauche ?

La dyspnée s’aggrave en position couchée et diminue en position assise.
La dyspnée survient brutalement au repos et reste inchangée selon la position.
La dyspnée apparaît en position assise et diminue en position couchée.
La dyspnée apparaît à l’effort et s’atténue après une courte marche.

La dyspnée s’aggrave en position couchée et diminue en position assise.

Explication

L’orthopnée s’aggrave lorsque la personne est couchée et s’atténue en position assise, ce qui évoque une insuffisance cardiaque gauche. Une dyspnée brutale au repos évoque plutôt une autre présentation, comme celle d’une embolie pulmonaire.

32. Quelle différence de congestion distingue l’insuffisance cardiaque gauche de l’insuffisance cardiaque droite ?

La forme gauche congestionne le système veineux, tandis que la forme droite congestionne les poumons et provoque une dyspnée.
La forme gauche congestionne les poumons, tandis que la forme droite congestionne le système veineux et peut provoquer des œdèmes des jambes.
La forme gauche provoque principalement des œdèmes des jambes, tandis que la forme droite entraîne une congestion pulmonaire.
La forme gauche entraîne une congestion pulmonaire, tandis que la forme droite provoque surtout une dyspnée d’effort sans congestion veineuse.

La forme gauche congestionne les poumons, tandis que la forme droite congestionne le système veineux et peut provoquer des œdèmes des jambes.

Explication

L’insuffisance cardiaque gauche entraîne une congestion pulmonaire et de la dyspnée, alors que l’insuffisance droite cause une congestion veineuse, notamment des œdèmes des membres inférieurs. L’option qui attribue la congestion pulmonaire à la forme droite inverse cette distinction.

33. Quelle évolution de la dyspnée aide à distinguer une insuffisance cardiaque gauche d’une embolie pulmonaire ?

Dans l’insuffisance gauche, elle survient surtout au repos de façon brutale; dans l’embolie, elle apparaît progressivement pendant l’effort.
Dans l’insuffisance gauche, elle progresse généralement à l’effort et peut évoluer vers l’orthopnée; dans l’embolie, elle apparaît brutalement, souvent au repos.
Dans l’insuffisance gauche, elle apparaît brutalement au repos; dans l’embolie, elle progresse généralement à l’effort avant l’orthopnée.
Dans les deux situations, elle débute généralement à l’effort et évolue progressivement vers une gêne en position couchée.

Dans l’insuffisance gauche, elle progresse généralement à l’effort et peut évoluer vers l’orthopnée; dans l’embolie, elle apparaît brutalement, souvent au repos.

Explication

La dyspnée d’insuffisance cardiaque gauche apparaît généralement progressivement à l’effort et peut évoluer vers l’orthopnée, tandis que celle de l’embolie pulmonaire est brutale, souvent au repos. L’option qui attribue ce début brutal à l’insuffisance gauche inverse les deux profils.

34. Une personne atteinte d’insuffisance cardiaque présente une dyspnée pour des efforts modérés, mais pas au repos; à quel stade NYHA correspond-elle ?

Au stade II.
Au stade III.
Au stade I.
Au stade IV.

Au stade III.

Explication

Le stade III correspond à une dyspnée provoquée par des efforts modérés, alors que le stade IV se manifeste au repos. Le stade II concerne les efforts importants, et le stade I n’entraîne pas de limitation.

35. Quelle distinction décrit correctement la lipothymie et la syncope ?

La lipothymie est une perte de connaissance totale et prolongée, tandis que la syncope est une sensation de malaise sans perte de conscience.
La lipothymie est une perte de connaissance brève et réversible, tandis que la syncope correspond à une impression de malaise sans perte totale de conscience.
La lipothymie donne l’impression d’une perte de connaissance imminente sans perte totale de conscience, tandis que la syncope comporte une perte de connaissance totale, brève et réversible.
La lipothymie correspond à une convulsion avec phase post-critique, tandis que la syncope est un malaise bref avec conscience préservée.

La lipothymie donne l’impression d’une perte de connaissance imminente sans perte totale de conscience, tandis que la syncope comporte une perte de connaissance totale, brève et réversible.

Explication

La lipothymie est une sensation de malaise avec impression de perdre connaissance, tandis que la syncope comprend une perte de connaissance totale, brève et réversible. L’option qui inverse ces définitions confond précisément la sensation de perte imminente avec la perte complète de conscience.

36. Quel tableau clinique est typique d’une syncope d’Adams-Stokes ?

Un début pendant l’effort, suivi d’une perte de connaissance prolongée et d’un retour lent à la conscience.
Une perte de connaissance précédée d’une aura, suivie d’une confusion prolongée et de mouvements convulsifs.
Un début brutal sans prodrome, suivi d’un retour rapide à la conscience et souvent d’un traumatisme lié à la chute.
Un malaise précédé de chaleur et de nausées, suivi d’une récupération progressive sans chute.

Un début brutal sans prodrome, suivi d’un retour rapide à la conscience et souvent d’un traumatisme lié à la chute.

Explication

La syncope d’Adams-Stokes survient typiquement brutalement, sans prodrome, puis la conscience revient rapidement; une chute traumatique est fréquente. Un malaise avec signes annonciateurs et récupération progressive correspond davantage à une présentation vagale.

37. Quel trouble cardiaque peut être en cause dans une syncope survenant à l’effort ?

Un rétrécissement aortique serré, une tachycardie ventriculaire catécholaminergique ou une sténose du tronc commun coronaire gauche.
Une extrasystolie atriale isolée, une tachycardie supraventriculaire bénigne ou une congestion veineuse périphérique.
Une dysfonction sinusale, un bloc auriculoventriculaire de haut grade ou une syncope d’Adams-Stokes sans lien avec l’effort.
Une hypotension orthostatique, une hyperactivité parasympathique ou une bradycardie vagale liée à la chaleur.

Un rétrécissement aortique serré, une tachycardie ventriculaire catécholaminergique ou une sténose du tronc commun coronaire gauche.

Explication

Parmi les causes cardiaques de syncope à l’effort figurent le rétrécissement aortique serré, la tachycardie ventriculaire catécholaminergique et la sténose du tronc commun coronaire gauche. Les troubles de conduction peuvent aussi causer une syncope cardiaque, mais leur présence ne constitue pas en soi la liste des causes spécifiquement associées à l’effort.

38. Quelle variation de pression artérielle définit l’hypotension orthostatique lors du passage debout ?

Une hausse d’au moins 20 mmHg de la pression systolique entre la position allongée et la position debout.
Une baisse d’au moins 10 mmHg de la pression systolique entre la position assise et la position debout.
Une baisse d’au moins 20 mmHg de la pression diastolique entre la position assise et la position allongée.
Une baisse d’au moins 20 mmHg de la pression systolique entre la position allongée et la position debout.

Une baisse d’au moins 20 mmHg de la pression systolique entre la position allongée et la position debout.

Explication

L’hypotension orthostatique correspond à une baisse systolique d’au moins 20 mmHg lors du passage de la position allongée à la position debout. Une hausse de la pression ou une mesure portant sur la pression diastolique ne correspond pas à cette définition.

39. Lors de l’interrogatoire d’une personne qui ressent des palpitations, quelle information est pertinente à recueillir ?

La durée du sommeil, la tolérance aux aliments, la fréquence des infections et l’évolution de la température corporelle.
La position des œdèmes, l’intensité de la douleur articulaire, les habitudes alimentaires et la présence d’une toux chronique.
Le moment de survenue, le type de sensation, une éventuelle syncope, les antécédents familiaux et l’existence d’une fréquence élevée enregistrée.
Le niveau d’activité quotidienne, la qualité de la vision, les antécédents dermatologiques et la fréquence des maux de tête.

Le moment de survenue, le type de sensation, une éventuelle syncope, les antécédents familiaux et l’existence d’une fréquence élevée enregistrée.

Explication

L’interrogatoire précise notamment quand les palpitations surviennent, si elles correspondent à une accélération ou à des battements plus forts, et si une syncope, des antécédents familiaux ou une fréquence élevée enregistrée sont rapportés. Les autres éléments proposés ne correspondent pas aux points ciblés pour caractériser les palpitations.

40. Quelles catégories figurent parmi les causes fréquentes de palpitations ?

Les crises épileptiques et les malaises vagaux, sans anomalie du rythme cardiaque.
Les blocs de conduction isolés et les hypotensions orthostatiques, sans trouble du rythme associé.
Les extrasystoles atriales ou ventriculaires et les troubles du rythme supraventriculaires ou ventriculaires.
Les rétrécissements valvulaires et les œdèmes périphériques, sans extrasystolie ni tachyarythmie.

Les extrasystoles atriales ou ventriculaires et les troubles du rythme supraventriculaires ou ventriculaires.

Explication

Les extrasystoles atriales ou ventriculaires, ainsi que les troubles du rythme supraventriculaires ou ventriculaires, font partie des causes fréquentes de palpitations. Une hypotension orthostatique peut provoquer un malaise, mais ne constitue pas une catégorie de trouble du rythme.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Interrogatoire cardiovasculaire.

Combien de cavités comprend le cœur ?

Quatre cavités.

Quel septum sépare les deux oreillettes du cœur ?

Le septum interatrial.

Quelles valves séparent l’OD du VD et l’OG du VG ?

La tricuspide sépare l’OD du VD, et la mitrale sépare l’OG du VG.

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Consultez la fiche de révision complète sur Interrogatoire cardiovasculaire.

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