QCM : Introduction à la médecine nucléaire (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif général de l’administration d’un radiopharmaceutique en médecine nucléaire ?

Remplacer un organe défaillant par un isotope à activité prolongée
Mesurer les concentrations sanguines pour établir un diagnostic biochimique
Visualiser exclusivement l’anatomie afin de repérer les anomalies structurelles
Cibler un système biologique pour en étudier la fonctionnalité ou traiter le patient

Cibler un système biologique pour en étudier la fonctionnalité ou traiter le patient

Explication

Le radiopharmaceutique cible un système biologique afin d’étudier son fonctionnement ou de contribuer au traitement du patient. L’imagerie anatomique décrit la structure, mais ne résume pas l’objectif fonctionnel de la médecine nucléaire.

2. Quelle distinction décrit correctement la scintigraphie et la TEP comme techniques d’imagerie fonctionnelle ?

La scintigraphie et la TEP sont des techniques planaires, mais la TEMP fournit une imagerie anatomique
La scintigraphie peut être planaire en 2D ou tomographique en TEMP 3D, tandis que la TEP est d’emblée tomographique
La scintigraphie est une technique thérapeutique, tandis que la TEP sert à produire une image anatomique
La scintigraphie est d’emblée tomographique, tandis que la TEP produit une image planaire en 2D

La scintigraphie peut être planaire en 2D ou tomographique en TEMP 3D, tandis que la TEP est d’emblée tomographique

Explication

La scintigraphie permet une imagerie planaire ou tomographique en 3D sous forme de TEMP, alors que la TEP est d’emblée tomographique. L’idée que la TEP est planaire inverse les caractéristiques des deux techniques.

3. Comment définir la radioactivité ?

Un processus où des électrons orbitaux changent d’énergie sans transformation du noyau
Une réaction où plusieurs noyaux s’unissent pour former un noyau plus lourd sans émission
Un phénomène où un noyau stable devient instable après avoir absorbé un rayonnement extérieur
Un phénomène où un noyau instable évolue spontanément vers un état stable en émettant des rayonnements

Un phénomène où un noyau instable évolue spontanément vers un état stable en émettant des rayonnements

Explication

La radioactivité correspond à l’évolution spontanée d’un noyau instable vers un état stable, par désexcitation ou désintégration, avec émission de rayonnements. Un changement d’énergie des électrons orbitaux ne décrit pas cette transformation nucléaire.

4. Lors d’un examen de médecine nucléaire, quelle comparaison entre la TEP et la scintigraphie est exacte ?

La TEP détecte les rayonnements alpha du radiopharmaceutique, tandis que la scintigraphie mesure les photons gamma d’annihilation
La TEP détecte les photons gamma issus d’une capture électronique, tandis que la scintigraphie mesure directement les positons émis
La TEP détecte les photons gamma émis directement par le radiopharmaceutique, tandis que la scintigraphie détecte ceux issus de l’annihilation d’un positon
La TEP détecte les photons gamma issus de l’annihilation d’un positon, tandis que la scintigraphie détecte ceux émis directement par le radiopharmaceutique

La TEP détecte les photons gamma issus de l’annihilation d’un positon, tandis que la scintigraphie détecte ceux émis directement par le radiopharmaceutique

Explication

En TEP, les photons gamma détectés sont produits par l’annihilation d’un positon, alors qu’en scintigraphie ils sont émis directement par le radiopharmaceutique. L’inversion de ces mécanismes attribue à chaque technique le mode de détection de l’autre.

5. De quels éléments se compose un radiopharmaceutique ?

D’un vecteur biologique et d’un isotope émetteur de rayonnement, intégrés dans un médicament
D’un agent de contraste non radioactif et d’un appareil de mesure des photons gamma
D’un isotope stable et d’un détecteur externe, réunis au moment de l’examen
D’une molécule radioactive étudiée et d’un vecteur anatomique qui reçoit le rayonnement

D’un vecteur biologique et d’un isotope émetteur de rayonnement, intégrés dans un médicament

Explication

Un radiopharmaceutique est un médicament qui contient un ou plusieurs radionucléides et associe un vecteur biologique à un isotope émetteur de rayonnement. Un détecteur externe peut mesurer le rayonnement, mais il ne fait pas partie de la composition du médicament.

6. Dans un radiopharmaceutique, quel rôle distingue le vecteur de l’isotope radioactif ?

Le vecteur radioactif est détecté, tandis que l’isotope non radioactif est étudié pour son métabolisme
Le vecteur non radioactif produit les photons gamma, tandis que l’isotope radioactif détermine le métabolisme
Le vecteur et l’isotope sont tous deux non radioactifs, mais seul le vecteur est détecté
Le vecteur non radioactif est étudié pour son métabolisme, tandis que l’isotope radioactif constitue le support détecté

Le vecteur non radioactif est étudié pour son métabolisme, tandis que l’isotope radioactif constitue le support détecté

Explication

Le vecteur est une molécule non radioactive dont on étudie le métabolisme, tandis que l’isotope radioactif fournit le signal détecté. L’affirmation selon laquelle le vecteur est radioactif et détecté inverse ces rôles.

7. Que représente la période radioactive d’un échantillon ?

Le temps nécessaire pour que tous ses noyaux radioactifs se désintègrent
Le temps nécessaire pour que la moitié de ses noyaux radioactifs se désintègrent
Le temps séparant deux émissions successives d’un même noyau radioactif
Le temps nécessaire pour que le nombre de noyaux radioactifs double

Le temps nécessaire pour que la moitié de ses noyaux radioactifs se désintègrent

Explication

La période radioactive est le temps au bout duquel la moitié des noyaux radioactifs de l’échantillon s’est désintégrée. Elle ne correspond pas à la disparition de tous les noyaux, qui n’est pas ce que mesure cette définition.

8. Quelle forme d’acquisition la scintigraphie peut-elle produire, contrairement à la TEP qui est d’emblée tomographique ?

Une acquisition tomographique 3D obtenue par détection de positons
Une image planaire 2D couplée obligatoirement à une IRM
Une image planaire 2D ou une acquisition tomographique TEMP 3D, avec ou sans TDM
Une acquisition tomographique 3D, avec ou sans TDM, mais pas d’image planaire

Une image planaire 2D ou une acquisition tomographique TEMP 3D, avec ou sans TDM

Explication

La scintigraphie peut fournir une image planaire 2D ou une acquisition TEMP tomographique 3D, avec ou sans TDM. La détection de positons décrit le principe de la TEP, et non celui de la scintigraphie.

9. Quel examen isotopique peut être indiqué pour rechercher une fracture de fatigue ou une infection sur matériel ?

Une TEP/TDM au 18F-FDG destinée au bilan des lymphomes
Une scintigraphie osseuse
Une scintigraphie de perfusion myocardique de stress
Une ventriculographie isotopique

Une scintigraphie osseuse

Explication

La scintigraphie osseuse compte parmi ses indications les fractures de fatigue et les infections sur matériel, ainsi que plusieurs autres atteintes osseuses. La scintigraphie myocardique de stress recherche une ischémie plutôt qu’une anomalie osseuse.

10. Lors d’une désintégration β+ en TEP, quels photons sont détectés après l’annihilation du positon ?

Deux photons gamma de 511 keV émis dans des directions opposées à 180°
Un photon gamma de 140 keV émis après l’annihilation du positon
Deux photons gamma de 511 keV émis dans la même direction
Un photon gamma de 511 keV émis directement par le noyau radioactif

Deux photons gamma de 511 keV émis dans des directions opposées à 180°

Explication

Le positon produit par la désintégration β+ s’annihile et donne deux photons gamma de 511 keV dirigés à 180° l’un de l’autre. L’émission directe d’un photon gamma est le principe associé à la scintigraphie, pas à cette détection en TEP.

11. Pourquoi la détection par coïncidence est-elle utilisée en TEP ?

Pour mesurer directement la FEVG à partir des photons détectés
Pour localiser la source d’émission dans une acquisition d’emblée tomographique
Pour transformer une image planaire en acquisition TEMP après l’examen
Pour déterminer la composition anatomique des tissus sans scanner associé

Pour localiser la source d’émission dans une acquisition d’emblée tomographique

Explication

La TEP est d’emblée tomographique et la détection par coïncidence permet de localiser la source d’émission. La mesure de la FEVG relève de la ventriculographie isotopique, et non de la fonction de la coïncidence en TEP.

12. Dans quelle situation la TEP/TDM au 18F-FDG est-elle notamment utilisée en oncologie ?

Pour le bilan d’extension de cancers, la recherche de récidive et certaines évaluations de réponse thérapeutique
Pour mesurer la FEVG et rechercher une ischémie myocardique de stress
Pour le dépistage systématique des fractures de fatigue et le bilan des prothèses articulaires
Pour remplacer l’analyse anatomique par scanner dans tous les cancers

Pour le bilan d’extension de cancers, la recherche de récidive et certaines évaluations de réponse thérapeutique

Explication

La TEP/TDM au 18F-FDG sert notamment au bilan d’extension de presque tous les cancers, à la recherche de récidive et à certaines évaluations thérapeutiques, notamment dans les lymphomes. La recherche d’ischémie et la mesure de la FEVG correspondent à des examens scintigraphiques cardiaques distincts.

13. Deux radiopharmaceutiques permettent d’étudier la même fonctionnalité ; si le coût et la disponibilité le permettent, quel examen est privilégié ?

Le scanner seul, car il mesure la même fonctionnalité que les radiopharmaceutiques
La scintigraphie, en raison de sa meilleure résolution spatiale
La TEP/TDM, en raison de sa meilleure résolution spatiale
La TEP/IRM, en raison de sa meilleure résolution spatiale que la TEP/TDM

La TEP/TDM, en raison de sa meilleure résolution spatiale

Explication

Lorsque les deux radiopharmaceutiques étudient la même fonctionnalité, la TEP/TDM est privilégiée si le coût et la disponibilité le permettent, car sa résolution spatiale est meilleure. La scintigraphie a une résolution spatiale indiquée comme inférieure à celle de la TEP.

14. Quelle comparaison des résolutions spatiales est correcte pour la TEP, la scintigraphie et les modalités anatomiques usuelles ?

TEP : 5 mm ; scintigraphie : 10 mm ; scanner, IRM ou échographie : 1 mm
TEP : 5 mm ; scintigraphie : 1 mm ; scanner, IRM ou échographie : 10 mm
TEP : 10 mm ; scintigraphie : 5 mm ; scanner, IRM ou échographie : 1 mm
TEP : 1 mm ; scintigraphie : 10 mm ; scanner, IRM ou échographie : 5 mm

TEP : 5 mm ; scintigraphie : 10 mm ; scanner, IRM ou échographie : 1 mm

Explication

Les résolutions indiquées sont de 5 mm pour la TEP, de 10 mm pour la scintigraphie et de 1 mm pour le scanner, l’IRM ou l’échographie. Inverser les valeurs de la TEP et de la scintigraphie conduit à attribuer à cette dernière une résolution plus fine qu’indiquée.

15. Qu’est-ce qui caractérise la radiothérapie interne vectorisée par rapport à la radiothérapie externe ?

Un produit de contraste révèle les cellules sans délivrer de rayonnement thérapeutique.
Un faisceau externe délivre le rayonnement sans radiopharmaceutique ciblé.
Un médicament non radioactif bloque la division des cellules pathologiques.
Un radiopharmaceutique ciblé délivre le rayonnement depuis l’intérieur de l’organisme.

Un radiopharmaceutique ciblé délivre le rayonnement depuis l’intérieur de l’organisme.

Explication

La radiothérapie interne vectorisée repose sur un radiopharmaceutique ciblé qui apporte le rayonnement aux cellules visées. La radiothérapie externe, contrairement à ce que propose un distracteur, délivre le rayonnement depuis l’extérieur sans ce vecteur interne.

16. Comment les rayonnements utilisés en RIV peuvent-ils entraîner la mort des cellules ciblées ?

Des photons gamma provoquent des cassures de l’ADN en s’accumulant dans le noyau.
Des rayonnements α ou β− peu pénétrants endommagent l’ADN par des cassures.
Des rayonnements α ou β− stimulent la réparation de l’ADN jusqu’à épuisement cellulaire.
Des photons gamma peu pénétrants bloquent la synthèse des protéines cellulaires.

Des rayonnements α ou β− peu pénétrants endommagent l’ADN par des cassures.

Explication

Les rayonnements α ou β− peu pénétrants peuvent induire des cassures double brin ou plusieurs cassures simple brin de l’ADN. Les photons gamma relèvent plutôt de l’imagerie diagnostique, et non du mécanisme de destruction cellulaire décrit ici.

17. Quel est l’objectif de la RIV lorsqu’elle traite une lésion pathologique ?

Traiter l’ensemble des tissus exposés, sans distinction entre cellules pathologiques et saines.
Éliminer les cellules saines autour de la lésion afin d’empêcher sa propagation.
Réduire les cellules pathologiques et saines de façon comparable, pour limiter le risque de rechute.
Tuer les cellules pathologiques tout en épargnant les cellules saines, dans une démarche ciblée.

Tuer les cellules pathologiques tout en épargnant les cellules saines, dans une démarche ciblée.

Explication

La RIV vise à détruire les cellules pathologiques sans tuer les cellules saines, ce qui en fait une approche ciblée. Une irradiation comparable des cellules saines et pathologiques contredirait cet objectif de sélectivité.

18. Dans la prise en charge du cancer de la prostate, quelle association entre ciblage du PSMA, imagerie et traitement est correcte ?

Le 68Ga-DOTATOC sert à l’imagerie, et le 177Lu-DOTATOC au traitement.
Le 68Ga-PSMA ou le 18F-PSMA sert à l’imagerie, et le 177Lu-PSMA au traitement.
Le 177Lu-PSMA sert à l’imagerie, et le 68Ga-PSMA ou le 18F-PSMA au traitement.
Le 177Lu-PSMA sert à l’imagerie, et le 177Lu-DOTATOC au traitement.

Le 68Ga-PSMA ou le 18F-PSMA sert à l’imagerie, et le 177Lu-PSMA au traitement.

Explication

Pour le cancer de la prostate, le PSMA est repéré en imagerie avec le 68Ga-PSMA ou le 18F-PSMA, tandis que le 177Lu-PSMA est utilisé en traitement. Le 68Ga-PSMA n’est pas le traitement associé à cette cible dans le schéma décrit.

19. Comment les microsphères d’yttrium 90 sont-elles administrées lors d’une radioembolisation hépatique par RIV ?

Par cathétérisme artériel hépatique, après fixation à une molécule d’intérêt exprimée par la tumeur.
Par cathétérisme artériel hépatique, sans sélection des cellules par une molécule d’intérêt.
Par injection directe dans la tumeur, avec ciblage des cellules par les récepteurs de la somatostatine.
Par injection veineuse, après sélection des cellules hépatiques par une molécule d’intérêt.

Par cathétérisme artériel hépatique, sans sélection des cellules par une molécule d’intérêt.

Explication

La radioembolisation hépatique utilise des microsphères d’yttrium 90 administrées par cathétérisme artériel hépatique, sans ciblage moléculaire des cellules. L’association à une molécule d’intérêt décrit d’autres exemples de RIV, mais pas ce mode d’administration.

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Que permet d’étudier ou de traiter la médecine nucléaire grâce à un radiopharmaceutique ciblant un système biologique ?

La fonctionnalité du système biologique ou le patient.

Quelles sont les deux principales techniques d’imagerie fonctionnelle en médecine nucléaire ?

La scintigraphie et la TEP.

Comment la scintigraphie peut-elle produire des images en médecine nucléaire ?

En imagerie planaire 2D ou tomographique TEMP 3D.

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