QCM : Sémiologie endocrinienne nucléaire (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle association entre les structures d’un lobule thyroïdien et leurs sécrétions est correcte ?

Le colloïde contient T3 et T4, les cellules folliculaires sécrètent la calcitonine, et les cellules C sécrètent la thyroglobuline.
Le colloïde contient la calcitonine, les cellules folliculaires sécrètent la thyroglobuline, et les cellules C sécrètent T3 et T4.
Le colloïde contient la thyroglobuline, les cellules folliculaires sécrètent T3 et T4, et les cellules C sécrètent la calcitonine.
Le colloïde contient la thyroglobuline, les cellules folliculaires sécrètent la calcitonine, et les cellules C sécrètent T3 et T4.

Le colloïde contient la thyroglobuline, les cellules folliculaires sécrètent T3 et T4, et les cellules C sécrètent la calcitonine.

Explication

Le colloïde renferme la thyroglobuline, tandis que les cellules folliculaires produisent T3 et T4 et que les cellules C produisent la calcitonine. Une confusion plausible consiste à attribuer la calcitonine aux cellules folliculaires, mais elle est sécrétée par les cellules C.

2. Quel signal stimule la biosynthèse des hormones thyroïdiennes, et quelle structure le sécrète ?

La calcitonine, sécrétée par les cellules C de la thyroïde.
La thyroglobuline, sécrétée par les cellules folliculaires de la thyroïde.
La T3, sécrétée par les cellules thyréotropes de l’hypophyse.
La TSH, sécrétée par les cellules thyréotropes de l’hypophyse.

La TSH, sécrétée par les cellules thyréotropes de l’hypophyse.

Explication

La TSH produite par les cellules thyréotropes hypophysaires stimule la biosynthèse des hormones thyroïdiennes. La calcitonine est un distracteur plausible en raison de son origine thyroïdienne, mais elle est sécrétée par les cellules C et n’est pas le signal stimulant décrit.

3. Une évaluation doit décrire les nodules thyroïdiens et déterminer leur activité fonctionnelle : quel rôle revient à chaque examen ?

L’échographie et la scintigraphie évaluent toutes deux principalement la fonction thyroïdienne.
L’échographie décrit la morphologie, tandis que la scintigraphie renseigne sur la fonction.
La scintigraphie décrit la morphologie, tandis que l’échographie renseigne sur la fonction.
Les deux examens décrivent la morphologie, tandis que la fonction est évaluée par palpation.

L’échographie décrit la morphologie, tandis que la scintigraphie renseigne sur la fonction.

Explication

L’échographie est l’examen morphologique de référence, alors que la scintigraphie apporte une information fonctionnelle complémentaire. Inverser leurs rôles constitue la confusion la plus plausible, mais la scintigraphie ne remplace pas l’échographie pour décrire la morphologie.

4. Chez une personne présentant une hyperthyroïdie, quelle situation correspond à une indication de scintigraphie thyroïdienne ?

L’examen est indiqué pour mesurer les dimensions des nodules.
L’examen peut être indiqué pour explorer l’hyperthyroïdie.
L’examen est indiqué pour explorer l’hypothyroïdie.
L’examen est indiqué pour rechercher des adénopathies cervicales.

L’examen peut être indiqué pour explorer l’hyperthyroïdie.

Explication

La scintigraphie thyroïdienne est indiquée dans l’hyperthyroïdie et n’est pas indiquée dans l’hypothyroïdie. La mesure des nodules relève plutôt de l’évaluation morphologique par échographie.

5. Que désigne le profil scintigraphique d’un adénome toxique ?

Une absence de fixation thyroïdienne liée à une surcharge iodée ou à une thyroïdite
Un nodule intensément hyperfixant avec extinction presque complète du parenchyme restant
Plusieurs nodules hyperfixants en damier avec diminution partielle de la fixation restante
Une hyperfixation diffuse et homogène de la thyroïde dépassant 15 %

Un nodule intensément hyperfixant avec extinction presque complète du parenchyme restant

Explication

Ce profil traduit l’autonomisation du nodule, qui capte fortement le traceur tandis que le reste du parenchyme s’éteint presque complètement. Le profil en damier correspond plutôt au goitre multinodulaire hétérogène, où la diminution de fixation du parenchyme restant est partielle.

6. Quel signe palpébral peut être associé à l’orbitopathie bénigne de Basedow ?

Le chémosis douloureux
Le signe de De Graefe
La dyschromatopsie jaune-bleu
La neuropathie optique compressive

Le signe de De Graefe

Explication

Le signe de De Graefe fait partie des manifestations possibles de l’orbitopathie bénigne, avec notamment l’œdème et la rétraction palpébraux. La dyschromatopsie jaune-bleu est plutôt citée parmi les signes possibles de l’orbitopathie maligne.

7. Quel est le rôle du 99mTc-sestaMIBI dans l’imagerie parathyroïdienne ?

Visualiser la thyroïde pour soustraire son signal et isoler celui des parathyroïdes
Repérer les parathyroïdes en mesurant l’absorption rénale du phosphore
Visualiser à la fois la thyroïde et les parathyroïdes
Mesurer la sécrétion de PTH en évaluant l’absorption du calcium

Visualiser à la fois la thyroïde et les parathyroïdes

Explication

Le 99mTc-sestaMIBI permet de visualiser simultanément la thyroïde et les parathyroïdes. L’iode 123 ou le 99mTcO4− sert plutôt à visualiser la thyroïde afin de réaliser une imagerie par soustraction des parathyroïdes.

8. Quelle est la cause la plus fréquente de l’hyperparathyroïdie primaire ?

Une hyperplasie diffuse, présente dans environ 10 % des cas
Un adénome parathyroïdien, présent dans environ 90 % des cas
Un carcinome sécrétant, présent dans environ 10 % des cas
Une insuffisance rénale chronique, présente dans environ 90 % des cas

Un adénome parathyroïdien, présent dans environ 90 % des cas

Explication

L’adénome parathyroïdien est à l’origine d’environ 90 % des hyperparathyroïdies primaires. L’insuffisance rénale chronique est associée aux formes secondaire et tertiaire, plutôt qu’à la forme primaire.

9. Quelle différence distingue les rayonnements bêta− des rayonnements alpha en radiothérapie interne vectorisée ?

Les bêta− sont émis par le lutétium 177, l’iode 131 et l’yttrium 90, tandis que les alpha sont émis par l’actinium 225.
Les bêta− sont émis par l’actinium 225, tandis que les alpha sont émis par le lutétium 177, l’iode 131 et l’yttrium 90.
Les bêta− ciblent les cellules par des rayonnements pénétrants, tandis que les alpha agissent sans endommager l’ADN.
Les bêta− servent à réaliser les images préalables, tandis que les alpha provoquent les cassures de l’ADN.

Les bêta− sont émis par le lutétium 177, l’iode 131 et l’yttrium 90, tandis que les alpha sont émis par l’actinium 225.

Explication

Le lutétium 177, l’iode 131 et l’yttrium 90 sont cités comme isotopes émetteurs bêta−, alors que l’actinium 225 émet des particules alpha. Les images préalables relèvent de la théranostique et ne définissent pas la distinction entre ces deux types d’émission.

10. Pourquoi l’iode 131 est-il utilisé après l’échec des antithyroïdiens de synthèse dans la maladie de Basedow ?

Pour obtenir un traitement radical de l’hyperthyroïdie
Pour traiter une orbitopathie associée à l’hyperthyroïdie
Pour prévenir une crise aiguë thyrotoxique pendant une opération
Pour éviter une récidive en supprimant l’anesthésie générale

Pour obtenir un traitement radical de l’hyperthyroïdie

Explication

L’iode 131 est proposé comme traitement radical de la maladie de Basedow lorsque les antithyroïdiens de synthèse ont échoué. L’évitement de l’anesthésie générale concerne l’avantage du traitement par iode 131 par rapport à la chirurgie, tandis que l’orbitopathie constitue une contre-indication.

11. Après une thyroïdectomie pour un cancer épithélial de la thyroïde, quel protocole préparerait correctement un patient à l’ira-thérapie par iode 131 ?

Administrer 370 MBq en ambulatoire quelques jours après l’opération, après une semaine sans hormones thyroïdiennes et sans stimulation par la TSH.
Administrer 3700 MBq en hospitalisation 2 à 4 mois après l’opération, après 4 semaines sans hormones thyroïdiennes et une injection de TSH recombinante.
Administrer 100 mCi en hospitalisation 2 à 4 semaines après l’opération, sans interruption des hormones thyroïdiennes ni injection de TSH.
Administrer 3700 MBq avant l’opération, après 4 semaines de traitement hormonal et une injection de TSH recombinante.

Administrer 3700 MBq en hospitalisation 2 à 4 mois après l’opération, après 4 semaines sans hormones thyroïdiennes et une injection de TSH recombinante.

Explication

La préparation associe une dose de 3700 MBq en hospitalisation, 2 à 4 mois après la thyroïdectomie, avec un sevrage hormonal de 4 semaines et une injection de TSH recombinante. Une administration de 370 MBq correspond au traitement de l’hyperthyroïdie, et non à la dose indiquée pour les cancers thyroïdiens.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Sémiologie endocrinienne nucléaire.

Quelles cellules thyroïdiennes sécrètent la calcitonine ?

Les cellules C.

Quel examen est la référence morphologique de la pathologie thyroïdienne ?

L’échographie.

Où se situe la thyroïde par rapport à la trachée cervicale et au larynx ?

En avant de la trachée cervicale et des parois latérales du larynx.

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