QCM : Introduction à la psychologie de la santé (49 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une campagne vise à empêcher qu’une maladie apparaisse, se propage et s’aggrave dans une population. Quel type de mesures décrit cet objectif ?

Des mesures de réadaptation
Des mesures prophylactiques
Des mesures de surveillance
Des mesures curatives

Des mesures prophylactiques

Explication

Les mesures prophylactiques cherchent à prévenir l’apparition, la propagation et l’aggravation des maladies. Les soins curatifs traitent une maladie présente, la réadaptation accompagne ses conséquences et la surveillance détecte les risques.

2. Une mesure adoptée en 1902 cherche à freiner la propagation des maladies en donnant à la lutte sanitaire une dimension collective. De quelle notion s’agit-il ?

De la découverte des germes
Des mesures prophylactiques
De l’hygiène sociale
De la santé publique

De l’hygiène sociale

Explication

La notion d’hygiène sociale apparaît en 1902 et donne une dimension collective à la lutte contre la propagation des maladies. La santé publique correspond à une étape ultérieure, tandis que la découverte des germes est associée à Pasteur dans les années 1880.

3. Dans une politique sanitaire, les comportements individuels sont encouragés au bénéfice du collectif, sans que la santé soit encore organisée comme un système collectif fondé sur un droit à la santé. Quelle notion correspond à cette approche ?

La prophylaxie
La santé publique
La médecine curative
L’hygiène sociale

L’hygiène sociale

Explication

L’hygiène sociale met l’accent sur les comportements individuels au service du collectif et précède la santé publique, structurée autour d’un système collectif et d’un droit à la santé. La prophylaxie désigne des mesures préventives, tandis que la médecine curative vise le traitement.

4. En quelle année la création de la Sécurité sociale fait-elle basculer la France vers un système de protection collectif et solidaire ?

En 1945
En 1902
Dans les années 1880
En 1980

En 1945

Explication

La création de la Sécurité sociale en 1945 marque le passage à un système de protection collectif et solidaire. L’année 1980 correspond à la définition française de la santé publique, 1902 à l’hygiène sociale et les années 1880 aux découvertes de Pasteur.

5. Quelle caractérisation correspond à la définition française de la santé publique formulée en 1980 ?

Une science et un art visant à prévenir les maladies, prolonger la vie et améliorer la santé physique et mentale
Un ensemble de soins curatifs destinés aux personnes malades
Une discipline autonome couvrant les aspects curatifs, préventifs, éducatifs et sociaux de la santé des populations
Un dispositif de surveillance consacré aux risques sanitaires

Une discipline autonome couvrant les aspects curatifs, préventifs, éducatifs et sociaux de la santé des populations

Explication

La définition française de 1980 présente la santé publique comme une discipline autonome portant sur la santé globale des populations et ses aspects curatifs, préventifs, éducatifs et sociaux. La formulation de la prévention, de la vie et de la santé physique et mentale correspond à celle de l’OMS.

6. Un programme national coordonne des actions de santé sous la responsabilité de l’État et complète les soins dispensés aux personnes malades. Quelle conception de la santé publique ce programme illustre-t-il ?

Une responsabilité individuelle fondée sur la morale, distincte des soins curatifs
Une responsabilité sanitaire principalement portée par des acteurs privés
Une responsabilité collective organisée par l’État, complémentaire de la médecine curative
Une activité de soins curatifs assurée par l’État à la place de la prévention

Une responsabilité collective organisée par l’État, complémentaire de la médecine curative

Explication

La santé publique contemporaine relève d’une responsabilité collective organisée par l’État et complète la médecine curative. La réduire à la morale individuelle, aux seuls soins curatifs ou à une responsabilité principalement privée ne correspond pas à cette conception.

7. Une agence repère les risques par la veille et la surveillance, étudie l’état de santé et les comportements pour concevoir des interventions, puis mène des actions de promotion et répond aux crises. Comment ces activités s’organisent-elles ?

En prévenir, traiter et réadapter
En anticiper, comprendre et agir
En surveiller, soigner et financer
En diagnostiquer, guérir et évaluer

En anticiper, comprendre et agir

Explication

Les trois axes de l’agence sont anticiper les risques par la veille et la surveillance, comprendre l’état de santé et les comportements, puis agir par la promotion, la prévention, l’action sur les environnements et la réponse aux crises. Réduire agir à la gestion des crises écarte notamment la promotion et la prévention.

8. Lorsqu’elles sont précisées en 1985, quelles orientations caractérisent la psychologie de la santé ?

Promouvoir les comportements sains, former les professionnels et définir les politiques de santé sans contribuer au diagnostic
Prévenir les maladies, étudier les facteurs biologiques et organiser les soins hospitaliers sans analyser les comportements
Prévenir, diagnostiquer et prendre en charge les maladies, étudier les facteurs liés aux comportements de santé et développer les connaissances sur l’étiologie et la protection
Diagnostiquer les maladies, traiter leurs symptômes et étudier les facteurs de risque sans examiner les facteurs protecteurs

Prévenir, diagnostiquer et prendre en charge les maladies, étudier les facteurs liés aux comportements de santé et développer les connaissances sur l’étiologie et la protection

Explication

Les orientations de 1985 associent prévention, diagnostic et prise en charge à l’étude des facteurs psychologiques, sociaux, émotionnels et cognitifs, ainsi qu’à l’étiologie et aux facteurs protecteurs. Réduire le programme à la prévention, aux seuls facteurs biologiques ou aux seuls facteurs de risque en laisse de côté des composantes essentielles.

9. Une équipe applique des notions fondamentales de psychologie pour comprendre comment une personne vit sa santé et sa maladie. Quelle discipline met-elle en œuvre ?

La psychologie clinique
La psychologie de la santé
La santé publique
La médecine comportementale

La psychologie de la santé

Explication

La psychologie de la santé applique les savoirs fondamentaux de la psychologie à la compréhension de la santé et de la maladie. La médecine comportementale et la psychologie clinique ne correspondent pas à cette définition générale, tandis que la santé publique porte sur une autre échelle d’analyse.

10. Quelle définition de la psychologie de la santé Matarazzo propose-t-il en 1984 ?

L’étude des facteurs psychologiques qui interviennent après l’apparition des maladies sans influencer leur évolution
L’étude des facteurs et processus psychologiques impliqués dans l’apparition des maladies et susceptibles d’accélérer ou de ralentir leur évolution
L’étude des causes biologiques des maladies et des traitements qui déterminent leur évolution
L’étude des comportements préventifs qui empêchent toute maladie et garantissent une évolution favorable

L’étude des facteurs et processus psychologiques impliqués dans l’apparition des maladies et susceptibles d’accélérer ou de ralentir leur évolution

Explication

Pour Matarazzo, la psychologie de la santé étudie les facteurs et processus psychologiques liés à l’apparition des maladies et pouvant accélérer ou ralentir leur évolution. La réduire à la prévention, aux seules causes biologiques ou à des facteurs sans influence sur l’évolution déforme cette définition.

11. Quels objectifs Sarafino associe-t-il à la psychologie de la santé en 1990 ?

Promouvoir les modes de vie sains, diagnostiquer les maladies, et améliorer la recherche biomédicale
Traiter les maladies, former les professionnels, et améliorer le dépistage des patients
Prévenir les maladies, étudier leurs causes biologiques, et organiser les politiques de santé
Promouvoir les modes de vie sains, prévenir et traiter les maladies, et améliorer la prise en soin des patients

Promouvoir les modes de vie sains, prévenir et traiter les maladies, et améliorer la prise en soin des patients

Explication

Sarafino distingue trois objectifs : promouvoir les comportements et styles de vie sains, prévenir et traiter les maladies, et améliorer la prise en soin des patients. La recherche étiologique, le diagnostic ou la formation ne remplacent pas ces trois objectifs.

12. Une étude examine comment les personnes malades gèrent le stress et la douleur, ainsi que les effets de ces comportements sur leur santé. À quel axe de la psychologie de la santé correspond-elle ?

La prévention collective des facteurs de risque de maladie
L’étude des comportements adoptés par les malades et de leurs conséquences
La prise en charge des maladies par l’étude des traitements
La prévention et la promotion des comportements et styles de vie sains

L’étude des comportements adoptés par les malades et de leurs conséquences

Explication

L’étude des comportements adoptés par les malades comprend l’examen de leurs conséquences, notamment la gestion du stress et de la douleur. La promotion des modes de vie sains concerne un autre axe, tandis que l’étude des traitements relève de la prise en charge.

13. Une municipalité lance des actions collectives pour réduire les facteurs de risque avant qu’une maladie n’apparaisse ou ne s’aggrave. Quel objectif décrit le mieux cette démarche ?

Éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation de la maladie en favorisant des comportements qui réduisent le risque
Donner aux personnes et aux communautés davantage de contrôle sur les déterminants de leur santé
Améliorer le bien-être global de toute la population en renforçant ses ressources de santé
Prendre en charge une maladie diagnostiquée en agissant sur les traitements et les mécanismes psychosociaux

Éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation de la maladie en favorisant des comportements qui réduisent le risque

Explication

La prévention vise à éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation de la maladie en favorisant des comportements individuels et collectifs qui réduisent le risque. L’accroissement du contrôle sur les déterminants relève de la promotion, tandis que la prise en charge intervient face à la maladie.

14. Un programme s’adresse à toute la population, renforce les ressources et le bien-être global, et accroît le pouvoir d’agir sur les déterminants de santé. Comment le caractériser par rapport à une action ciblée sur une maladie et un groupe à risque ?

Comme une promotion de la santé, par opposition à une prévention ciblée sur le risque
Comme une prise en charge thérapeutique, par opposition à une prévention centrée sur le risque
Comme un dépistage ciblé, par opposition à une démarche de promotion des ressources
Comme une prévention de la maladie, par opposition à une promotion destinée à toute la population

Comme une promotion de la santé, par opposition à une prévention ciblée sur le risque

Explication

La promotion de la santé s’appuie sur les ressources et le bien-être global et vise l’ensemble de la population, tandis que la prévention se centre sur la maladie ou le risque et cible souvent des groupes à risque spécifique. Le dépistage et la prise en charge thérapeutique ne décrivent pas cette distinction.

15. Quelle évolution la psychologie de la santé apporte-t-elle à la distinction historique entre santé physique et santé mentale ?

Elle se limite au diagnostic et au traitement des troubles psychiques.
Elle maintient la santé physique et la santé mentale comme domaines séparés.
Elle se concentre sur les dysfonctionnements biologiques mesurables.
Elle étudie aussi les facteurs psychologiques liés à la santé et à la maladie.

Elle étudie aussi les facteurs psychologiques liés à la santé et à la maladie.

Explication

La psychologie de la santé examine les facteurs psychologiques associés à la santé comme à la maladie, au-delà de la distinction entre santé physique et mentale. Le diagnostic des troubles psychiques relève de la santé mentale, la séparation maintenue reprend la conception historique, et les dysfonctionnements mesurables caractérisent la vision biomédicale.

16. Une équipe de soins ajoute l’étude du stress et des relations sociales à l’approche biomédicale d’un patient, sans centrer son travail sur le diagnostic d’un trouble psychique. Quelle conception décrit le mieux cette démarche ?

Le modèle biomédical, qui décrit la maladie par un dysfonctionnement biologique mesurable.
La conception psychologique de la santé, qui ajoute des facteurs psychologiques à la vision biomédicale.
La distinction traditionnelle, qui sépare la santé physique de la santé mentale.
La santé mentale, centrée sur le diagnostic et le traitement des troubles psychiques.

La conception psychologique de la santé, qui ajoute des facteurs psychologiques à la vision biomédicale.

Explication

La conception psychologique de la santé enrichit la vision biomédicale en prenant en compte des facteurs psychologiques. Assimiler cette démarche à la santé mentale confond son objet avec le diagnostic et le traitement des troubles psychiques; la réduction au biologique ou la séparation des deux santés ne rendent pas compte de l’ajout décrit.

17. Un médecin identifie chez une patiente une infection mesurable et la traite en visant son élimination. Quelle conception de la maladie et de la guérison correspond à cette démarche ?

Une pathogenèse multifactorielle à explorer par des liens circulaires.
Un dysfonctionnement biologique mesurable à corriger.
Une difficulté d’adaptation sociale à résoudre par l’environnement.
Une expérience subjective à interpréter indépendamment du corps.

Un dysfonctionnement biologique mesurable à corriger.

Explication

Dans le modèle biomédical, la maladie correspond à un dysfonctionnement biologique mesurable et guérir consiste à le corriger. La pathogenèse multifactorielle relève de l’approche d’Engel; le vécu subjectif et l’adaptation sociale ne définissent pas ici le critère biomédical de guérison.

18. Face à un trouble associé à plusieurs facteurs qui s’influencent, une clinicienne tient compte de l’évolution du patient et de son contexte plutôt que de chercher une cause biologique unique. Quel contraste avec le modèle biomédical décrit cette démarche ?

Engel privilégie une approche clinique circulaire et une pathogenèse multifactorielle.
Engel privilégie une cause biologique spécifique et une causalité linéaire.
Le modèle biomédical privilégie plusieurs causes sans établir de liens cliniques.
Le modèle biomédical privilégie une approche clinique circulaire et multifactorielle.

Engel privilégie une approche clinique circulaire et une pathogenèse multifactorielle.

Explication

Engel oppose à la causalité linéaire et à la cause biologique spécifique du modèle biomédical une approche clinique circulaire et une pathogenèse multifactorielle. L’option fondée sur une cause unique reprend la logique biomédicale; attribuer l’approche circulaire au modèle biomédical inverse le contraste.

19. Deux personnes présentent des états de santé différents. Dans la conception associée à la définition de la santé de 1946, comment faut-il représenter leur situation ?

Chacune suit une progression inévitable de la santé vers la maladie.
Chacune appartient à une catégorie fixe, soit la santé, soit la maladie.
Les deux occupent la même position tant qu’aucun diagnostic n’est posé.
Chacune occupe une position déterminée sur un continuum entre santé et maladie.

Chacune occupe une position déterminée sur un continuum entre santé et maladie.

Explication

La définition de 1946 implique un continuum entre santé et maladie, sur lequel chaque individu occupe une position déterminée. L’opposition en deux catégories supprime le continuum, une position identique nie les différences individuelles, et une progression inévitable ne fait pas partie de cette définition.

20. Après un changement de situation, une personne voit sa position sur le continuum santé-maladie évoluer. Quels facteurs peuvent contribuer à cette variation ?

Des facteurs sociaux, indépendamment des facteurs biologiques et psychologiques.
Des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.
Des facteurs biologiques et sociaux, sans facteurs psychologiques.
Des facteurs biologiques et psychologiques, sans facteurs sociaux.

Des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.

Explication

La position sur le continuum varie selon des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Les réponses qui omettent les facteurs sociaux ou psychologiques ne couvrent pas les trois dimensions; la réduire aux facteurs sociaux néglige également les deux autres.

21. À la fin du XIXe siècle, quelle explication rend le mieux compte du recul marqué des maladies infectieuses ?

L’essor de la prévention et de la santé publique
La diminution des maladies chroniques
Les progrès des traitements médicaux principalement
La généralisation des soins hospitaliers spécialisés

L’essor de la prévention et de la santé publique

Explication

Le recul est attribué en majorité aux mesures préventives et à l’essor de la santé publique. L’explication par les traitements surestime leur rôle, les soins hospitaliers ne sont pas le facteur principal mentionné et les maladies chroniques ne rendent pas compte de cette évolution.

22. Dans un pays où les infections continuent de reculer au XXe siècle tandis que les maladies chroniques deviennent le principal problème de santé, quelle évolution décrit cette situation ?

Un retour des maladies infectieuses comme problème dominant
Un changement du profil des maladies vers les formes chroniques
Un recul des maladies chroniques au profit des infections
Une disparition générale des problèmes de santé

Un changement du profil des maladies vers les formes chroniques

Explication

Au XXe siècle, les maladies infectieuses continuent de diminuer tandis que les maladies chroniques deviennent le principal problème de santé. Le retour des infections inverse la tendance, leur disparition totale est excessive et le recul des maladies chroniques contredit l’évolution décrite.

23. Une exposition environnementale est associée à une probabilité statistiquement plus élevée de développer un problème de santé, sans suffire à l’expliquer à elle seule. De quel type de facteur s’agit-il ?

Une cause unique et suffisante
Un facteur de protection
Un facteur de risque
Un facteur de vulnérabilité

Un facteur de risque

Explication

Un facteur de risque augmente statistiquement la probabilité d’un problème de santé sans en être nécessairement la cause unique et suffisante. Une cause suffisante affirme trop, la vulnérabilité décrit une fragilité durable et la protection diminue la probabilité du trouble.

24. Une salariée bénéficie d’une meilleure santé globale que lorsqu’elle était inactive, mais ses tâches répétitives, ses horaires décalés et ses relations difficiles l’affectent négativement. Quelle interprétation convient ?

Le travail peut protéger, tandis que ses conditions peuvent nuire
Le travail constitue un risque global malgré toute activité
Les conditions de travail sont sans effet sur la santé
Les horaires décalés renforcent la protection liée au travail

Le travail peut protéger, tandis que ses conditions peuvent nuire

Explication

Le travail est associé à une meilleure santé globale que l’inactivité, mais certaines conditions, dont les tâches répétitives, les horaires décalés et les problèmes relationnels, peuvent nuire à la santé. Dire que le travail est globalement un risque confond son effet général avec celui de conditions défavorables; nier leur effet ou les présenter comme protectrices contredit cette distinction.

25. Deux personnes vivent le même événement, mais l’une le perçoit comme une menace tandis que l’autre ne le juge pas dangereux. Quel élément est le plus déterminant pour l’effet de cet événement sur leur santé ?

La réaction des proches à l’événement
La manière dont chacune perçoit l’événement
La nature objective de l’événement vécu
Le nombre de personnes touchées par l’événement

La manière dont chacune perçoit l’événement

Explication

La perception et l’interprétation de l’événement par l’individu sont plus déterminantes pour son effet sur la santé que l’événement lui-même. S’en tenir à sa nature objective ou au nombre de personnes touchées néglige cette évaluation; la réaction des proches n’est pas le principe visé.

26. Pour estimer l’état de santé ultérieur d’une personne, quelle catégorie d’expérience constitue le meilleur prédicteur parmi les deux suivantes ?

Les événements catastrophiques
Les tracas quotidiens
Les événements de vie stressants
Les changements environnementaux

Les tracas quotidiens

Explication

Les tracas quotidiens sont de meilleurs prédicteurs de l’état de santé ultérieur que les événements de vie stressants. Les événements majeurs peuvent être stressants, mais leur caractère marquant ne les rend pas de meilleurs prédicteurs; catastrophes et changements environnementaux ne sont pas la comparaison formulée.

27. Après un bouleversement, une personne l’interprète comme une perte et mobilise des réponses comportementales pour retrouver un état stable. Comment qualifier cet événement ?

Un événement catastrophique
Un événement de vie stressant
Un tracas quotidien
Un risque climatologique

Un événement de vie stressant

Explication

Un événement de vie stressant est un bouleversement perçu comme une menace, une perte ou un danger, qui exige des réponses pour retrouver un état stable. Un tracas est un problème irritant du quotidien, un risque climatologique concerne un paroxysme météorologique et un événement catastrophique touche soudainement de nombreuses personnes.

28. Dans les sociétés développées, quelle combinaison décrit les différences entre les femmes et les hommes concernant l’espérance de vie et la morbidité ?

Une espérance de vie et des niveaux de morbidité et d’hospitalisations comparables entre les femmes et les hommes
Une espérance de vie supérieure d’environ cinq ans, mais davantage de morbidité et d’hospitalisations chez les femmes
Une espérance de vie supérieure d’environ cinq ans et moins de morbidité et d’hospitalisations chez les femmes
Une espérance de vie inférieure d’environ cinq ans, mais davantage de morbidité et d’hospitalisations chez les femmes

Une espérance de vie supérieure d’environ cinq ans, mais davantage de morbidité et d’hospitalisations chez les femmes

Explication

Dans les sociétés développées, les femmes vivent en moyenne cinq ans de plus, tout en présentant davantage de morbidité et d’hospitalisations. L’option évoquant moins de morbidité inverse cette tendance, celle d’une espérance de vie plus courte inverse l’écart de longévité, et celle d’indicateurs comparables efface les différences décrites.

29. Une personne dispose de faibles revenus, accède difficilement aux soins et vit dans un logement insalubre ; quel facteur peut contribuer à sa vulnérabilité ?

Un trait de personnalité qui détermine directement les comportements face au risque
Un âge avancé qui augmente la probabilité de développer certaines maladies
Un niveau socio-économique qui limite les ressources pour faire face aux risques
Un soutien social réduit qui prive la personne de relations protectrices

Un niveau socio-économique qui limite les ressources pour faire face aux risques

Explication

Un niveau socio-économique défavorable peut fragiliser en limitant les ressources, notamment l’accès aux soins et à un logement salubre. Le soutien social concerne les relations protectrices, tandis que les traits de personnalité et l’âge sont d’autres facteurs qui ne correspondent pas aux conditions matérielles décrites.

30. Dans une situation difficile, quelles personnes constituent le soutien social d’un individu ?

Les personnes dont il s’isole lorsqu’il doit faire face à un événement
Les ressources financières qu’il peut mobiliser pour régler ses difficultés
Les personnes avec lesquelles il est en contact et qui jouent un rôle protecteur
Les professionnels de santé qu’il consulte lors d’un problème médical

Les personnes avec lesquelles il est en contact et qui jouent un rôle protecteur

Explication

Le soutien social désigne l’ensemble des personnes avec lesquelles un individu est en contact et qui jouent un rôle protecteur. Les ressources financières relèvent des moyens matériels, l’isolement correspond à l’inverse du soutien social, et la définition ne se limite pas aux professionnels de santé.

31. Dans une étude, une chercheuse distingue des dispositions présentes dès la naissance et des comportements façonnés par l’éducation et les interactions ; quelle distinction d’Eysenck applique-t-elle ?

Le caractère est inné et biologique, tandis que le tempérament se façonne par l’expérience et l’environnement
Le tempérament est inné et biologique, tandis que le caractère se façonne par l’expérience et l’environnement
Le tempérament et le caractère désignent tous deux des dispositions innées sans influence de l’environnement
Le tempérament désigne les troubles de la personnalité, tandis que le caractère désigne les traits individuels

Le tempérament est inné et biologique, tandis que le caractère se façonne par l’expérience et l’environnement

Explication

Chez Eysenck, le tempérament est inné, biologique et présent dès la naissance ; le caractère est acquis sous l’effet de l’expérience, de l’éducation, de la culture et des interactions avec l’environnement. L’option qui inverse ces termes inverse la distinction, celle sur les troubles confond des notions différentes, et celle qui rend les deux dispositions innées ignore l’acquisition du caractère.

32. Une étudiante doit citer les cinq dimensions du modèle OCEAN ; quel ensemble doit-elle retenir ?

Ouverture à l’expérience, intelligence générale, extraversion, agréabilité et névrosisme
Ouverture à l’expérience, conscienciosité, extraversion, agréabilité et névrosisme
Ouverture à l’expérience, conscienciosité, sociabilité, agréabilité et névrosisme
Ouverture à l’expérience, conscienciosité, extraversion, stabilité émotionnelle et névrosisme

Ouverture à l’expérience, conscienciosité, extraversion, agréabilité et névrosisme

Explication

Le Big Five, ou modèle OCEAN, comprend l’ouverture à l’expérience, la conscienciosité, l’extraversion, l’agréabilité et le névrosisme. L’intelligence générale n’appartient pas à cette liste, la stabilité émotionnelle remplace à tort le névrosisme, et la sociabilité ne remplace pas la conscienciosité.

33. Une personne organise ses tâches avec méthode, reste disciplinée et termine efficacement ses projets ; quel niveau de conscienciosité décrit le mieux ce profil ?

Un score élevé d’ouverture à l’expérience
Un score élevé d’extraversion
Un score faible de conscienciosité
Un score élevé de conscienciosité

Un score élevé de conscienciosité

Explication

Un score élevé de conscienciosité est associé à l’organisation, à la discipline et à l’efficacité. Un score faible est plutôt lié à la distraction et au manque de motivation pour achever les tâches ; l’ouverture concerne notamment la curiosité et la nouveauté, tandis que l’extraversion renvoie aux interactions sociales.

34. Une personne réagit à une nouvelle politique de santé dans son quartier, tandis que ses choix contribuent aussi à transformer les habitudes locales. Quel processus décrit cette interaction ?

Les dynamiques des individus
Les comportements de santé
Les réactions psychophysiologiques
Le tropisme individuel

Les dynamiques des individus

Explication

Les dynamiques des individus désignent une interaction bidirectionnelle : les caractéristiques personnelles et l’environnement psychosocial s’influencent, et l’individu agit aussi sur son environnement. Les réactions psychophysiologiques concernent la réponse aux événements, le tropisme le choix d’environnements, et les comportements de santé les conduites adoptées.

35. Après une période de stress, Léa sécrète davantage de cortisol et décide de réduire sa consommation de tabac. Quels mécanismes modèrent ici les effets des dynamiques individuelles sur sa santé ?

Une réaction psychophysiologique et un comportement de santé
Deux comportements de santé adoptés
Un tropisme et une caractéristique personnelle
Deux réactions psychophysiologiques aux événements

Une réaction psychophysiologique et un comportement de santé

Explication

Les effets sont modérés à la fois par une réaction psychophysiologique, ici la sécrétion de cortisol, et par un comportement de santé, ici la réduction du tabac. Les deux réactions physiologiques omettent la conduite adoptée, tandis que les deux comportements confondent la sécrétion de cortisol avec une conduite.

36. Deux personnes ayant des traits différents tendent à choisir des environnements présentant des niveaux de risque sanitaire différents. Quelle notion désigne cette tendance à se tourner vers certains environnements ?

Les dynamiques des individus
La réaction psychophysiologique
Le tropisme
Le comportement de santé

Le tropisme

Explication

Le tropisme est la tendance qui pousse les individus vers des environnements favorables à la santé ou, au contraire, plus dangereux. Les dynamiques désignent l’interaction entre individu et environnement, la réaction psychophysiologique une réponse aux événements, et le comportement de santé une conduite adoptée.

37. Dans une étude, certains traits de personnalité sont associés à une fragilité ou à une robustesse face à des problèmes de santé, mais ils expliquent une part limitée des différences observées. Quelle conclusion est la plus juste ?

Les traits indiquent surtout les environnements que chacun choisira
Les traits ne prédisent pas la santé lorsque la variance expliquée est faible
Les traits expliquent à eux seuls les différences de santé observées
Les traits contribuent à prédire la santé, mais expliquent peu de la variance

Les traits contribuent à prédire la santé, mais expliquent peu de la variance

Explication

Les traits de personnalité contribuent à prédire la fragilité ou la robustesse, tout en n’expliquant qu’une faible part de la variance étudiée. Leur contribution n’équivaut donc ni à une explication complète ni à une absence de pouvoir prédictif; la sélection d’environnements relève du tropisme.

38. Quelle définition des représentations sociales est attribuée à Moscovici en 1961 ?

Des formes de savoir naïf qui organisent les conduites et orientent les communications
Quatre fonctions de savoir, d’identité, d’orientation et de justification
Des marqueurs d’identité qui préservent la spécificité des groupes sociaux
Des savoirs scientifiques qui établissent des règles de conduite communes

Des formes de savoir naïf qui organisent les conduites et orientent les communications

Explication

Moscovici définit les représentations sociales comme des formes de savoir naïf organisant les conduites et orientant les communications. Le savoir scientifique est le terme opposé au savoir naïf, l’identité n’en est qu’une fonction possible, et les quatre fonctions sont attribuées à Abric.

39. Une équipe classe les rôles des représentations sociales dans un groupe. Quel ensemble doit-elle retenir selon Abric ?

Savoir, identité, orientation et justification
Communication, identité, orientation et savoir scientifique
Savoir, identité, communication et justification
Savoir, socialisation, orientation et justification

Savoir, identité, orientation et justification

Explication

Abric distingue quatre fonctions : savoir, identité, orientation et justification. La communication contribue à la construction des représentations, tandis que la socialisation peut intervenir dans la fonction identitaire; le savoir scientifique n’est pas l’une des quatre fonctions.

40. Une patiente croit que sa maladie est causée par le stress, qu’elle est grave et qu’un traitement particulier peut la soulager. Comment désigne-t-on ce type d’ensemble de croyances?

Un diagnostic clinique établi par un professionnel
Un comportement de santé adopté par la patiente
Une attribution causale limitée à la cause de la maladie
Une représentation subjective de santé et de maladie

Une représentation subjective de santé et de maladie

Explication

Les représentations de santé regroupent les perceptions et croyances d’une personne sur la santé, la maladie ou le handicap, notamment leurs causes, leur gravité, leur évolution et leurs traitements. Un diagnostic clinique relève du savoir médical, tandis qu’un comportement correspond à une action.

41. Un patient pense que sa maladie vient du froid, tandis que son médecin lui présente une explication scientifique différente. Quel effet cette divergence peut-elle avoir?

Elle peut influer sur les comportements que le patient adopte
Elle établit que les deux explications sont médicalement équivalentes
Elle empêche les croyances subjectives de coexister avec les savoirs médicaux
Elle modifie seulement la relation avec le médecin, pas les comportements

Elle peut influer sur les comportements que le patient adopte

Explication

Les représentations subjectives peuvent coexister avec les savoirs médicaux, et leur congruence ou leur divergence peut influer sur les comportements adoptés. Une divergence n’établit pas que les explications sont équivalentes et ne supprime pas cette coexistence.

42. Après avoir reçu une explication médicale, une patiente conserve sa croyance ancienne sur l’origine de ses symptômes. Quelle interprétation correspond à la persistance de cette croyance?

La représentation est effacée dès que le savoir médical la contredit
La représentation ne peut plus évoluer après sa première formation
La représentation n’a pas été stockée et dépend uniquement de l’explication récente
La représentation est stockée en mémoire à long terme et peut résister au changement

La représentation est stockée en mémoire à long terme et peut résister au changement

Explication

Les représentations de santé sont durables, stockées en mémoire à long terme et résistantes au changement; une simple explication médicale ne suffit donc pas à les effacer. Cette résistance n’implique ni absence de stockage ni impossibilité absolue d’évolution.

43. Une étudiante explique sa réussite à un examen par le travail fourni et son échec à un autre par la difficulté du sujet. Quel concept désigne cette manière d’expliquer les causes des événements?

L’autorégulation de la maladie, étudiée par Weiner en 1979
L’attribution causale, étudiée par Weiner en 1979
Le locus de contrôle, étudié par Leventhal en 1980
La représentation de santé, étudiée par Leventhal en 1980

L’attribution causale, étudiée par Weiner en 1979

Explication

L’attribution causale désigne la manière dont un individu explique les causes d’événements tels que ses succès et ses échecs; cette notion est associée à Weiner (1979). Les représentations de santé concernent les croyances relatives à la santé et à la maladie.

44. Une personne utilise les informations disponibles pour construire une compréhension cognitive et émotionnelle de sa maladie afin de lui donner du sens et de mieux la gérer. À quel modèle cette démarche correspond-elle?

À une théorie des attributions causales de Weiner
À un modèle de locus de contrôle de Rotter
Au modèle SRM d’autorégulation de Leventhal
À une classification clinique des maladies de Leventhal

Au modèle SRM d’autorégulation de Leventhal

Explication

Le modèle SRM de Leventhal décrit la construction de représentations cognitives et émotionnelles à partir des informations accessibles, afin de donner du sens à la maladie et de mieux la gérer. Il ne se limite ni à classer des symptômes ni à expliquer les causes.

45. Lors d’un entretien, un patient évoque le nom de sa maladie, sa cause supposée, sa durée, ses conséquences et sa capacité à la contrôler. Quel ensemble de dimensions est-il en train de décrire?

La durée, le diagnostic, la relation de soin, les émotions et les conséquences
La cause perçue, le nombre de symptômes, le traitement, la gravité et le contrôle
L’identité, les émotions, les symptômes, le traitement et le diagnostic
L’identité, la cause perçue, la durée, les conséquences et le contrôle perçu

L’identité, la cause perçue, la durée, les conséquences et le contrôle perçu

Explication

Les cinq dimensions cognitives du modèle de Leventhal sont l’identité, la cause perçue, la durée, les conséquences et le contrôle perçu. Les émotions et la relation de soin ne remplacent pas ces dimensions dans cette liste.

46. Une personne décrit sa maladie comme une atteinte qui bouleverse profondément son existence. Dans la typologie de Herzlich, quelle conception correspond à l’une des trois catégories distinguées ?

La maladie destructrice
La maladie comme perte
La maladie comme punition
La maladie comme ennemie

La maladie destructrice

Explication

Herzlich distingue la maladie destructrice, la maladie libératrice et la maladie métier. « Maladie comme ennemie », « comme punition » et « comme perte » sont des significations proposées par Lipowski, et non des catégories de Herzlich.

47. Une patiente présente sa maladie comme une occasion de se battre lorsqu’elle parle à son médecin, mais comme un soulagement lorsqu’elle échange avec un proche. Quelle interprétation correspond à la conception de Lipowski ?

Les significations sont déterminées par les catégories de Herzlich
Les significations peuvent coexister et varier selon l’interlocuteur
Une signification reste stable malgré le changement d’interlocuteur
Une seule signification peut être retenue à la fois

Les significations peuvent coexister et varier selon l’interlocuteur

Explication

Pour Lipowski, plusieurs significations, même contradictoires, peuvent coexister chez une personne et varier selon son interlocuteur. L’idée d’une signification unique écarte cette coexistence, tandis que les catégories de Herzlich relèvent d’une autre typologie.

48. Quelle transformation scientifique Pasteur contribue-t-il à établir dès les années 1860 pour expliquer certaines maladies ?

L’explication des maladies par la découverte des antibiotiques
L’attribution des maladies aux miasmes de l’air et de l’environnement
L’attribution de certaines maladies à des micro-organismes
L’explication des maladies par un défaut de stérilisation de l’eau

L’attribution de certaines maladies à des micro-organismes

Explication

La théorie microbienne attribue certaines maladies à des micro-organismes, plutôt qu’aux miasmes de l’air et de l’environnement. L’explication par les miasmes relève de l’idée antérieure, le défaut de stérilisation confond explication et prévention, et les antibiotiques sont anachroniques.

49. Quelle décision de l’APA marque la reconnaissance de la psychologie de la santé aux États-Unis en 1978 ?

La création de sa division 38 consacrée à ce domaine
La création de la discipline comme nouvelle spécialité en 1979
La définition des principales orientations de la discipline
La création d’une association indépendante de l’APA

La création de sa division 38 consacrée à ce domaine

Explication

En 1978, l’APA reconnaît la psychologie de la santé en créant sa division 38. La création en 1979 confond cette reconnaissance avec une date voisine, les orientations renvoient à 1985, et une association indépendante n’est pas la décision de l’APA.

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Que visent les mesures prophylactiques ?

Empêcher l’apparition, la propagation et l’aggravation d’une maladie.

En quelle année apparaît la notion d’hygiène sociale ?

En 1902.

En quelle année la création de la Sécurité sociale fait-elle basculer la France vers une protection collective et solidaire ?

En 1945.

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