QCM : Pédopsychiatrie et protection de l’enfance (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le suivi d’un enfant, quelle organisation correspond à la démarche pédopsychiatrique décrite ?

Un suivi régulier de l’enfant, sans associer ses parents à l’accompagnement
Un travail pluridisciplinaire avec l’enfant et ses parents, évalué initialement puis régulièrement
Un travail pluridisciplinaire avec l’enfant et ses parents, évalué uniquement au début
Un suivi assuré par un seul professionnel, avec des évaluations à intervalles réguliers

Un travail pluridisciplinaire avec l’enfant et ses parents, évalué initialement puis régulièrement

Explication

La pédopsychiatrie associe un travail complémentaire et pluridisciplinaire à l’accompagnement de l’enfant et de ses parents, avec une évaluation initiale puis régulière. Une évaluation ponctuelle omet le suivi, l’enfant seul exclut ses parents et l’intervenant isolé ne relève pas de la démarche pluridisciplinaire.

2. Lors d’une première consultation, une équipe recueille les observations des parents et de l’enfant, examine les signes physiques et fonctionnels, puis envisage plusieurs pistes de prise en charge. Quelle démarche suit-elle ?

Recueillir des données objectives et subjectives, distinguer les signes et formuler des hypothèses thérapeutiques sans volet pronostique
Recueillir des données objectives et subjectives, confondre les signes et formuler des hypothèses diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques
Recueillir des données objectives et subjectives, distinguer les signes et confirmer un diagnostic avant toute hypothèse
Recueillir des données objectives et subjectives, distinguer les signes et formuler des hypothèses diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques

Recueillir des données objectives et subjectives, distinguer les signes et formuler des hypothèses diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques

Explication

La démarche clinique s’appuie sur l’anamnèse, différencie les signes fonctionnels des signes physiques et permet de formuler des hypothèses diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques. Confondre les signes, présenter une hypothèse comme un diagnostic confirmé ou omettre le pronostic déforme cette démarche.

3. Un adolescent présente un syndrome établi cliniquement, une rupture récente avec son fonctionnement antérieur et des difficultés scolaires et familiales. Quelle étape est nécessaire avant de retenir un trouble psychiatrique ?

Retenir le trouble dès que les difficultés scolaires et familiales sont présentes
Écarter une hypothèse non psychiatrique avant de retenir le trouble
Retenir le trouble dès qu’une rupture avec l’état antérieur est observée
Écarter le syndrome clinique dès que le retentissement concerne plusieurs milieux

Écarter une hypothèse non psychiatrique avant de retenir le trouble

Explication

La définition associe syndrome psychiatrique établi cliniquement, évolution temporelle pouvant comporter une rupture, retentissement et exclusion d’une hypothèse non psychiatrique. La rupture peut être absente, tandis que le retentissement ne remplace ni le syndrome ni l’exclusion des autres causes.

4. Une équipe étudie la perception, les émotions, la mémoire et le langage d’un enfant, tout en intégrant des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Quelle approche mobilise-t-elle ?

L’approche comportementale centrée sur l’apprentissage expérimental
L’approche intégrative des sciences cognitives
L’approche psychanalytique centrée sur les conflits inconscients
L’approche neuroscientifique centrée sur les mécanismes biologiques

L’approche intégrative des sciences cognitives

Explication

L’approche intégrative étudie les mécanismes cérébraux associés aux processus mentaux et considère les dimensions biologiques, psychologiques et sociales du développement. Les conflits inconscients caractérisent l’approche psychanalytique, tandis que les deux autres propositions réduisent la perspective à un domaine plus circonscrit.

5. Pour estimer les troubles mentaux chez les jeunes de 10 à 19 ans, quelle proportion l’OMS indique-t-elle en 2024 ?

19 %
10 %
15 %
14 %

14 %

Explication

En 2024, l’OMS estime que 14 % des jeunes de 10 à 19 ans souffrent de troubles mentaux, tandis que 15 % des enfants présentent un trouble du neurodéveloppement. La valeur de 15 % correspond donc à l’autre population et à l’autre indicateur.

6. Une équipe compare les classifications nosographiques utilisées en pédopsychiatrie et veut identifier correctement leur éditeur et la place de la CFTMEA. Quelle description est exacte ?

La CIM est publiée par l’OMS, le DSM par l’APA et la CFTMEA est française et très utilisée en recherche
La CIM est publiée par l’APA, le DSM par l’OMS et la CFTMEA est française et peu utilisée en recherche
La CIM est publiée par l’OMS, le DSM par l’APA et la CFTMEA est française et peu utilisée en recherche
La CIM est publiée par l’OMS, le DSM par l’APA et la CFTMEA est internationale et peu utilisée en recherche

La CIM est publiée par l’OMS, le DSM par l’APA et la CFTMEA est française et peu utilisée en recherche

Explication

La CIM-11, le DSM-5-TR et la CFTMEA sont des classifications nosographiques ; la CIM relève de l’OMS, le DSM de l’APA, et la CFTMEA est française et peu utilisée en recherche. L’inversion des éditeurs, l’attribution d’un caractère international ou l’affirmation d’un usage important en recherche contredisent ces repères.

7. Une famille cherche à obtenir une évaluation pédopsychiatrique pour son enfant. Qui peut adresser une demande de soins ?

Un médecin spécialiste, après validation par un service hospitalier
La famille, un médecin généraliste, un professionnel de santé ou un professionnel scolaire habilité
Un professionnel de santé ou un enseignant, après demande du médecin traitant
Un médecin généraliste ou un pédopsychiatre, avec accord de l’école

La famille, un médecin généraliste, un professionnel de santé ou un professionnel scolaire habilité

Explication

La demande peut venir directement de la famille, d’un médecin généraliste, de tout professionnel de santé ou des médecins, infirmiers et psychologues scolaires. Réserver l’adressage aux médecins exclut à tort la famille, tandis que limiter le rôle scolaire aux enseignants méconnaît les professionnels concernés.

8. Quel principe la sectorisation instaurée par la circulaire du 15 mars 1960 organise-t-elle à l’échelle d’un territoire ?

La continuité de l’hospitalisation et des soins ambulatoires par des équipes hospitalières distinctes
La continuité du dépistage, des soins sans hospitalisation et de la surveillance post-cure par une même équipe médico-sociale
La répartition des patients selon leur âge entre des équipes médicales spécialisées
La surveillance post-cure par une équipe différente de celle qui assure le dépistage et le traitement

La continuité du dépistage, des soins sans hospitalisation et de la surveillance post-cure par une même équipe médico-sociale

Explication

La sectorisation organise, dans un même territoire, la continuité entre dépistage, traitement sans hospitalisation et surveillance post-cure par une même équipe médico-sociale. La réduire à l’hospitalisation ou à une répartition par âge confond son principe avec d’autres aspects de l’organisation des soins.

9. Un adolescent âgé de 15 ans et 4 mois nécessite une évaluation urgente. Vers quelle structure doit-il être orienté ?

Un CMPEA
Le SECOP
Un hôpital de jour
Les urgences pédiatriques

Le SECOP

Explication

Au-delà de 15 ans et 3 mois, les urgences relèvent du SECOP ; à 15 ans et 4 mois, ce seuil est dépassé. Les urgences pédiatriques concernent les moins de 15 ans et 3 mois, tandis que les CMPEA et les hôpitaux de jour sont présentés pour les soins sans urgence.

10. Après une première consultation pour un enfant présentant des difficultés complexes, quelle étape vient après l’évaluation clinique dans la démarche de prise en charge ?

La mise en place immédiate d’un suivi standardisé
L’orientation diagnostique, avec des bilans complémentaires si nécessaire
L’orientation vers une prise en charge collective avant l’évaluation clinique
La réalisation systématique de bilans avant toute orientation diagnostique

L’orientation diagnostique, avec des bilans complémentaires si nécessaire

Explication

La démarche commence par l’évaluation clinique, puis comporte une orientation diagnostique accompagnée de bilans complémentaires si nécessaire, avant une prise en charge adaptée et individuelle. Commencer par le traitement ou rendre systématiques les bilans modifie cette séquence et sa souplesse.

11. Un enfant bénéficie d’interventions de plusieurs professionnels. Quel rôle revient au pédopsychiatre dans cette organisation ?

Laisser chaque intervenant organiser son suivi sans coordination
Coordonner une prise en charge souvent pluridisciplinaire
Transférer la coordination à la famille après l’évaluation clinique
Réaliser personnellement l’ensemble des interventions proposées

Coordonner une prise en charge souvent pluridisciplinaire

Explication

La prise en charge est souvent pluridisciplinaire et coordonnée par le pédopsychiatre. La coordination ne signifie pas que celui-ci réalise toutes les interventions, et elle ne se confond pas avec le seul acte d’évaluation clinique.

12. Quelle chronologie décrit correctement l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant et sa ratification par la France ?

Adoption et ratification par la France en 1989
Adoption par la France en 1990, puis par l’ONU en 1989
Adoption par l’ONU en 1990, ratification française en 1989
Adoption par l’ONU en 1989, ratification française en 1990

Adoption par l’ONU en 1989, ratification française en 1990

Explication

L’ONU adopte la Convention en 1989, puis la France la ratifie en 1990. Inverser les dates confond les deux étapes, attribuer les deux à la France efface le rôle de l’ONU, et présenter une adoption française en 1990 confond ratification et adoption.

13. Quelle règle la loi de 2019 relative aux violences éducatives ordinaires établit-elle concernant l’exercice de l’autorité parentale ?

Elle s’exerce sans violences physiques ni psychologiques
Elle est suspendue dès qu’une difficulté éducative apparaît
Elle s’exerce sans violences psychologiques, mais admet les violences physiques
Elle s’exerce sans violences physiques, mais admet les violences psychologiques

Elle s’exerce sans violences physiques ni psychologiques

Explication

La loi de 2019 prévoit que l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques. Limiter la règle aux violences physiques ou psychologiques en omet une forme, tandis que la suspension de l’autorité parentale et la restriction au cadre éducatif ne correspondent pas à cette disposition.

14. Une équipe accompagne une famille confrontée à des difficultés éducatives et adapte la prise en charge du mineur à ses besoins. Quel objectif de la protection de l’enfance cette démarche met-elle en œuvre ?

Prévenir les difficultés parentales, accompagner la famille et adapter la prise en charge du mineur
Sanctionner les difficultés éducatives et écarter la famille de l’accompagnement
Accompagner la famille sans prévenir les difficultés ni adapter la prise en charge
Remplacer les parents dans l’éducation et imposer une prise en charge totale du mineur

Prévenir les difficultés parentales, accompagner la famille et adapter la prise en charge du mineur

Explication

La protection de l’enfance associe prévention des difficultés parentales, accompagnement des familles et prise en charge partielle ou totale adaptée aux besoins du mineur. Imposer une prise en charge totale confond adaptation et placement systématique; la sanction ou l’omission de la prévention écarte des objectifs énoncés.

15. Dans le cadre d’une mesure de protection, une équipe doit définir les dimensions du développement de l’enfant à soutenir et les domaines à préserver. Quel ensemble correspond à ces objectifs ?

Soutenir le développement physique et intellectuel, et préserver santé, sécurité et éducation sans considérer les droits
Soutenir le développement physique, affectif et social, et préserver santé, sécurité et moralité sans considérer l’éducation
Soutenir le développement physique, affectif, intellectuel et social, et préserver santé, sécurité, moralité et éducation dans le respect des droits
Soutenir le développement affectif et social, et préserver santé, moralité et autonomie dans le respect des droits

Soutenir le développement physique, affectif, intellectuel et social, et préserver santé, sécurité, moralité et éducation dans le respect des droits

Explication

Les objectifs comprennent les quatre dimensions du développement — physique, affective, intellectuelle et sociale — ainsi que la préservation de la santé, de la sécurité, de la moralité et de l’éducation dans le respect des droits. Les autres formulations omettent certaines dimensions ou substituent l’autonomie à la moralité.

16. Un mineur subit des violences psychologiques répétées qui entraînent des conséquences graves sur son développement. Dans quelle catégorie le classer ?

Mineur en danger avéré
Mineur sans situation de danger caractérisée
Mineur dont la situation relève uniquement d’un besoin d’accompagnement
Mineur à risque de danger

Mineur en danger avéré

Explication

Les violences psychologiques, comme les violences physiques ou sexuelles et les négligences lourdes aux conséquences graves, caractérisent un danger avéré. Le risque de danger décrit des conditions préoccupantes sans impliquer nécessairement une maltraitance; l’absence de danger ou le seul besoin d’accompagnement ne rend pas compte des violences décrites.

17. Un enfant vit dans des conditions qui risquent de compromettre gravement sa santé et son éducation, mais aucune violence ni négligence lourde n’est constatée. Quelle classification convient le mieux ?

Mineur en danger avéré en raison de négligences lourdes
Mineur à risque de danger
Mineur sans risque pour son développement
Mineur en danger avéré

Mineur à risque de danger

Explication

Le risque de danger correspond à des conditions susceptibles de compromettre gravement les besoins ou le développement de l’enfant, sans impliquer nécessairement une maltraitance. Assimiler ce risque à une maltraitance avérée confond les catégories; l’absence de violence ne supprime pas le risque, et le critère des négligences lourdes graves relève du danger avéré.

18. Parmi les caractéristiques suivantes, laquelle est un facteur intrinsèque de vulnérabilité propre à l’enfant ?

L’instabilité du logement
L’isolement social de la famille
Les addictions d’un parent
La prématurité

La prématurité

Explication

La prématurité figure parmi les facteurs intrinsèques liés à l’enfant. Les addictions relèvent des facteurs parentaux, l’isolement des facteurs familiaux et l’instabilité du logement des facteurs contextuels.

19. Une mère très jeune dit qu’elle ne connaît pas les étapes du développement de son bébé et se montre démunie pour établir un lien avec lui. À quelle catégorie appartiennent ces facteurs de vulnérabilité ?

Aux facteurs liés à la famille
Aux facteurs liés au contexte
Aux facteurs liés aux parents
Aux facteurs intrinsèques liés à l’enfant

Aux facteurs liés aux parents

Explication

Le très jeune âge de la mère, le manque de connaissances sur le développement et la difficulté à établir un lien sont des facteurs liés aux parents. Les facteurs intrinsèques concernent l’enfant, les facteurs familiaux l’organisation et le soutien de la famille, et les facteurs contextuels les conditions socio-économiques ou sociales.

20. Lors d’une évaluation, un enfant présente un rejet marqué, une insécurité affective et des troubles relationnels, sans lésion physique observée. Quel type de signes cliniques ces éléments évoquent-ils ?

Des atteintes sexuelles
Des atteintes physiques
Des négligences lourdes
Des atteintes psychologiques

Des atteintes psychologiques

Explication

L’insécurité affective, le rejet et les troubles relationnels sont des atteintes psychologiques. Les atteintes physiques comprennent notamment les lésions et les fractures, tandis que les négligences lourdes touchent des besoins comme les soins ou la scolarité.

21. Après une blessure grave chez un enfant, un parent minimise sa gravité et détourne la discussion vers la responsabilité d’un tiers. Quel comportement parental d’alerte est principalement illustré ?

Un événement suspect accompagné d’un récit non plausible
Une absence en consultation ou des consultations répétées
Un manque d’intérêt pour la gravité des lésions et un détournement de responsabilité
Un nomadisme médical entre différents lieux de soins

Un manque d’intérêt pour la gravité des lésions et un détournement de responsabilité

Explication

Minimiser la gravité d’une lésion et détourner la responsabilité sont des comportements parentaux d’alerte. Un récit non plausible, les absences ou consultations répétées et le nomadisme médical constituent d’autres signaux distincts.

22. Une voisine observe des blessures laissant penser qu’un enfant est maltraité. Qui peut signaler la situation ?

Un représentant de l’autorité judiciaire
Un membre de la famille
Toute personne
Un professionnel de santé

Toute personne

Explication

Toute personne peut signaler des mauvais traitements infligés à un enfant. Réserver le signalement aux professionnels de santé ou à la famille restreint à tort cette possibilité.

23. Un professionnel de santé apprend que des sévices sexuels ont été infligés à un enfant de quatorze ans. Quelle conduite s’impose malgré le secret professionnel ?

S’abstenir d’informer les autorités en raison du secret
Informer uniquement les autorités médicales
Informer uniquement les autorités judiciaires
Informer les autorités judiciaires, médicales ou administratives

Informer les autorités judiciaires, médicales ou administratives

Explication

Le professionnel doit informer les autorités judiciaires, médicales ou administratives des sévices connus infligés à un mineur de moins de quinze ans, y compris sexuels, malgré le secret professionnel. Le secret comme obstacle et la restriction aux seuls sévices physiques méconnaissent cette obligation.

24. Un professionnel tenu au secret apprend des privations infligées à une personne incapable de se protéger en raison de son état psychique, puis n’en informe aucune autorité judiciaire ou administrative. Quelle peine prévoit l’article 434-3 du Code pénal ?

Trois ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende
Deux ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende
Aucune peine en raison du secret professionnel

Trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende

Explication

L’article 434-3 prévoit trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour le défaut d’information concernant les privations ou sévices visés, sans exception pour les personnes tenues au secret professionnel. L’exonération liée au secret et la réduction de la peine ou de l’amende contredisent cette règle.

25. Un enfant raconte à une intervenante des faits de maltraitance. Quelle réponse correspond à la conduite à tenir ?

L’écouter sans enquêter, mais lui laisser déterminer s’il est responsable et s’il veut être protégé
L’encourager à parler, mais attendre des preuves avant de reconnaître sa parole et de le protéger
L’interroger en détail, vérifier son récit et lui proposer de l’aide après confirmation
Le croire, l’écouter sans enquêter, lui dire qu’il n’y est pour rien et lui offrir aide et protection

Le croire, l’écouter sans enquêter, lui dire qu’il n’y est pour rien et lui offrir aide et protection

Explication

Il faut reconnaître la parole de l’enfant, l’écouter sans enquêter, préciser qu’il n’y est pour rien, l’encourager à parler et lui offrir aide et protection. Une enquête détaillée confond écoute et investigation, tandis que faire porter la responsabilité à l’enfant ou attendre des preuves écarte les étapes prévues.

26. Après avoir repéré un risque pour un enfant, une professionnelle veut suivre la démarche prévue avant qu’une intervention judiciaire soit envisagée. Quelle conduite adopte-t-elle ?

Ne pas rester seule, établir un lien avec les professionnels sans accord parental, informer l’équipe puis la famille, et saisir le juge après une évaluation individuelle
Informer d’abord le juge, puis consulter l’équipe et la famille, et demander ensuite une évaluation pluridisciplinaire
Ne pas rester seule, établir si possible un lien avec les professionnels avec l’accord parental, informer la famille puis l’équipe, et envisager un écrit judiciaire après évaluation pluridisciplinaire si nécessaire
Échanger avec la famille et l’équipe, puis transmettre immédiatement un écrit judiciaire sans attendre l’évaluation pluridisciplinaire

Ne pas rester seule, établir si possible un lien avec les professionnels avec l’accord parental, informer la famille puis l’équipe, et envisager un écrit judiciaire après évaluation pluridisciplinaire si nécessaire

Explication

La démarche associe le travail avec les professionnels, l’information de la famille avant l’équipe sauf exception, puis une éventuelle saisine judiciaire écrite après évaluation pluridisciplinaire. La saisine directe confond les étapes, l’information préalable de l’équipe inverse l’ordre, et la gestion isolée néglige la concertation.

27. Une enfant est en risque de danger, sans danger nécessitant une protection immédiate ni suspicion d’infraction ou d’abus sexuel. Ses parents acceptent de collaborer à des mesures administratives protectrices. Quelle démarche correspond à cette situation ?

Une saisine judiciaire urgente motivée par un danger immédiat nécessitant une mise à l’abri
Un signalement judiciaire motivé par la suspicion d’une infraction pénale
Une information préoccupante transmise pour une réponse administrative avec la collaboration de la famille
Un signalement destiné au parquet en raison d’une impossibilité de collaboration familiale

Une information préoccupante transmise pour une réponse administrative avec la collaboration de la famille

Explication

L’information préoccupante convient lorsque la famille peut collaborer à des mesures administratives suffisamment protectrices et qu’il n’y a ni danger immédiat avéré ni suspicion pénale. Le refus de l’ASE, la suspicion d’infraction et l’urgence relèvent de situations orientant vers le signalement.

28. Une professionnelle prépare une information préoccupante après avoir recueilli les paroles d’un mineur. Quelle version respecte les exigences de rédaction et de transmission ?

Un écrit daté et signé, identifiant le mineur et ses parents, présentant une interprétation des faits, transmis à la CRIP sans information parentale
Un écrit daté et signé, décrivant les faits de façon neutre, transmis au parquet après information de l’équipe plutôt que des parents
Un compte rendu oral des faits et paroles, communiqué à la CRIP après échange avec l’équipe et sans identification des parents
Un écrit daté et signé, identifiant le mineur et ses parents, relatant les faits ou paroles avec neutralité, transmis à la CRIP après information parentale sauf intérêt contraire du mineur

Un écrit daté et signé, identifiant le mineur et ses parents, relatant les faits ou paroles avec neutralité, transmis à la CRIP après information parentale sauf intérêt contraire du mineur

Explication

L’information préoccupante doit identifier le mineur et ses parents, préciser les faits constatés ou rapportés ou les paroles, rester neutre et être datée et signée; elle est transmise à la CRIP après information parentale, sauf intérêt contraire du mineur. Une interprétation personnelle manque de neutralité, l’omission des parents ne respecte pas la règle générale, et une transmission orale ne répond pas aux exigences.

29. Après la transmission d’une information préoccupante à la CRIP, quelle étape permet d’évaluer la situation de l’enfant avant de décider de la suite ?

Une aide administrative décidée avant toute évaluation, suivie d’un classement sans suite
Une expertise du juge des enfants hors du lieu de vie, suivie d’un placement automatique
Une enquête pénale menée par le parquet, suivie nécessairement d’une saisine judiciaire
Une évaluation pluridisciplinaire sur le lieu de vie par l’ASE et/ou la PMI, suivie d’une décision adaptée

Une évaluation pluridisciplinaire sur le lieu de vie par l’ASE et/ou la PMI, suivie d’une décision adaptée

Explication

Après la transmission à la CRIP, l’ASE et/ou la PMI mènent une évaluation pluridisciplinaire sur le lieu de vie; la situation peut ensuite être classée, donner lieu à une protection administrative ou entraîner une saisine judiciaire. Le parquet relève de la voie pénale, et ni la saisine judiciaire ni la protection administrative ne sont automatiques.

30. Une famille refuse les mesures de l’ASE, et la situation d’un enfant présumé en danger ne peut pas être évaluée. Quelle démarche correspond à ces éléments ?

Une information préoccupante, car toute situation de risque relève d’une réponse administrative
Un signalement, car le refus de collaboration ou l’impossibilité d’évaluer justifie cette voie
Un classement sans suite, car l’absence d’évaluation confirme l’absence de danger
Une protection administrative, car le refus des mesures de l’ASE permet une aide concertée

Un signalement, car le refus de collaboration ou l’impossibilité d’évaluer justifie cette voie

Explication

Le signalement est indiqué lorsque la famille refuse les mesures de l’ASE ou ne peut collaborer, ainsi que lorsque la situation ne peut être évaluée. L’information préoccupante suppose une collaboration possible, tandis que l’absence d’évaluation ne permet pas de conclure à l’absence de danger.

31. Dans le cadre de la procédure judiciaire de protection d’un mineur, quelle démarche constitue le bilan complet de sa situation ?

Une évaluation ponctuelle menée par le juge des enfants au domicile familial
Une enquête pluridisciplinaire de six mois menée par un service d’investigation
Une enquête administrative de six mois menée uniquement par les services de l’ASE
Une enquête pénale de durée indéterminée menée par le procureur de la République

Une enquête pluridisciplinaire de six mois menée par un service d’investigation

Explication

La procédure judiciaire prévoit un bilan complet réalisé par un service d’investigation sous la forme d’une enquête pluridisciplinaire de six mois. La transmission à la CRIP est une étape distincte, l’évaluation administrative relève d’un autre cadre, et l’enquête pénale n’est pas le bilan décrit.

32. Un juge des enfants doit mettre immédiatement un mineur à l’abri en raison d’une urgence. Quelle mesure peut-il ordonner ?

Une ordonnance de placement provisoire
Une aide éducative en milieu ouvert
Une mesure judiciaire d’accompagnement à la gestion du budget familial
Une mesure judiciaire d’investigation éducative

Une ordonnance de placement provisoire

Explication

En urgence, le juge des enfants peut ordonner une ordonnance de placement provisoire afin de mettre immédiatement le mineur à l’abri. La MIJE porte sur l’investigation, l’AEMO sur une aide en milieu ouvert et la MJAGBF sur l’accompagnement de la gestion budgétaire familiale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 80 flashcards sur Pédopsychiatrie et protection de l’enfance.

Sur quoi repose la pédopsychiatrie pour accompagner l’enfant et ses parents ?

Sur un travail complémentaire et pluridisciplinaire.

À quels moments l’évaluation pédopsychiatrique est-elle réalisée ?

Initialement puis régulièrement.

Quelles données la démarche clinique pédopsychiatrique recueille-t-elle ?

Des données objectives et subjectives.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Pédopsychiatrie et protection de l’enfance.

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