QCM : Maladie thrombo-embolique veineuse — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle proposition décrit correctement la maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) ?

Elle correspond à une infection veineuse pouvant atteindre les artères pulmonaires
Elle regroupe la phlébite et l’embolie pulmonaire, qui peuvent être associées
Elle désigne une obstruction artérielle cérébrale liée à un trouble de la coagulation
Elle se limite à une inflammation superficielle des veines des membres inférieurs

Elle regroupe la phlébite et l’embolie pulmonaire, qui peuvent être associées

Explication

La MTEV comprend la phlébite et l’embolie pulmonaire, deux manifestations parfois conjointes nécessitant une prise en charge urgente. Confondre la phlébite avec la migration du caillot vers les artères pulmonaires conduit à attribuer à la phlébite la définition de l’embolie pulmonaire.

2. Quel rang la maladie thrombo-embolique veineuse occupe-t-elle parmi les pathologies cardio-vasculaires les plus fréquentes ?

Le deuxième rang
Le premier rang
Le quatrième rang
Le troisième rang

Le troisième rang

Explication

La MTEV est la troisième pathologie cardio-vasculaire la plus fréquente. Les autres rangs proposés ne correspondent pas à la fréquence indiquée pour cette maladie.

3. Quels mécanismes composent la triade de Virchow et favorisent la formation d’un thrombus ?

La bradycardie, l’insuffisance respiratoire et la diminution de la viscosité sanguine
La vasodilatation artérielle, l’inflammation pulmonaire et la baisse de la pression veineuse
L’hypertension artérielle, l’anémie et l’augmentation de la filtration rénale
La stase veineuse, l’altération de la paroi veineuse et l’hypercoagulabilité sanguine

La stase veineuse, l’altération de la paroi veineuse et l’hypercoagulabilité sanguine

Explication

La triade de Virchow associe une circulation veineuse ralentie, une atteinte de la paroi veineuse et une tendance accrue du sang à coaguler. Les autres propositions remplacent ces mécanismes par des anomalies cardiovasculaires ou respiratoires qui ne constituent pas cette triade.

4. Chez une personne alitée plusieurs jours, quel mécanisme explique principalement l’augmentation du risque de MTEV ?

Le ralentissement de la circulation sanguine lié à l’immobilisation
La migration immédiate d’un caillot depuis les artères vers les veines
L’augmentation directe de la coagulation provoquée par une anomalie génétique
La diminution de la coagulation due à la réduction des mouvements musculaires

Le ralentissement de la circulation sanguine lié à l’immobilisation

Explication

L’immobilisation et l’alitement prolongés favorisent la stase veineuse, c’est-à-dire un ralentissement de la circulation sanguine. L’hypercoagulabilité correspond plutôt à une augmentation de la tendance du sang à coaguler et ne définit pas la stase.

5. Quelle distinction entre hypercoagulabilité constitutionnelle et acquise est exacte ?

La forme constitutionnelle résulte d’un cancer, tandis que la forme acquise provient d’une anomalie héréditaire
La forme constitutionnelle est provoquée par une chirurgie, tandis que la forme acquise dépend d’une variation familiale
La forme constitutionnelle est génétique, tandis que la forme acquise est liée à une maladie ou à un traitement
La forme constitutionnelle apparaît après une infection, tandis que la forme acquise est présente dès la naissance

La forme constitutionnelle est génétique, tandis que la forme acquise est liée à une maladie ou à un traitement

Explication

L’hypercoagulabilité constitutionnelle repose sur une anomalie génétique, alors que la forme acquise est associée notamment à une infection, un cancer ou certains médicaments. Les autres propositions inversent ou déplacent ces origines.

6. Quelle situation fait partie des principaux facteurs de risque de MTEV ?

Une activité physique régulière sans autre facteur associé
Une immobilisation durant plus de trois jours
Une alimentation équilibrée maintenue depuis plusieurs mois
Une hydratation correcte au cours d’un déplacement

Une immobilisation durant plus de trois jours

Explication

Une immobilisation supérieure à trois jours figure parmi les principaux facteurs de risque de MTEV, au même titre que l’alitement, la chirurgie récente ou la grossesse. Les autres situations décrivent des comportements ou conditions qui ne sont pas présentés comme des facteurs de risque principaux.

7. Quelle mesure associe correctement prévention générale et prévention lors d’une période à risque de MTEV ?

Privilégier un repos prolongé et remplacer la prescription médicale par une automédication
Réduire les apports hydriques et commencer un anticoagulant sans avis médical
Éviter toute activité physique et porter une compression en dehors des situations à risque
Maintenir une activité régulière et envisager une compression ou un traitement préventif prescrit

Maintenir une activité régulière et envisager une compression ou un traitement préventif prescrit

Explication

La prévention repose sur l’activité physique, un poids normal et une bonne hydratation, avec une compression veineuse ou un traitement médicamenteux préventif prescrit lors des périodes à risque. Un traitement anticoagulant préventif ne doit pas être commencé sans prescription médicale.

8. Dans quelle situation une compression veineuse de classe 2 est-elle recommandée ?

Pendant une hospitalisation courte sans immobilité et après la fin du post-partum
Lors d’une activité sportive intense et durant les premières semaines suivant la conception
Pendant un trajet bref sans immobilité et uniquement après l’accouchement
Pendant un voyage d’au moins quatre heures avec immobilité et durant toute la grossesse

Pendant un voyage d’au moins quatre heures avec immobilité et durant toute la grossesse

Explication

Une compression veineuse de classe 2 est recommandée lors des voyages d’au moins quatre heures en cas d’immobilité et pendant toute la grossesse. Les autres situations ne correspondent pas aux circonstances précises indiquées pour cette recommandation.

9. Quelle distinction décrit correctement la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire ?

La thrombose et l’embolie désignent deux localisations successives d’un même événement veineux local
La thrombose est pulmonaire, tandis que l’embolie reste limitée à la veine d’origine
La thrombose correspond à une obstruction artérielle, tandis que l’embolie touche une veine périphérique
La thrombose est locale, tandis que l’embolie résulte de la migration du thrombus vers les poumons

La thrombose est locale, tandis que l’embolie résulte de la migration du thrombus vers les poumons

Explication

La thrombose veineuse profonde est un événement veineux local, alors que l’embolie pulmonaire survient lorsque le thrombus migre vers les artères pulmonaires. Confondre les deux notions revient à attribuer à la thrombose une localisation pulmonaire qu’elle n’a pas.

10. Dans quelle localisation la thrombose veineuse profonde se produit-elle dans la majorité des cas ?

Dans les artères pulmonaires, qui représentent environ 80 % des localisations
Dans le pelvis, qui représente environ 80 % des localisations
Dans les membres supérieurs, qui représentent environ 80 % des localisations
Dans les membres inférieurs, qui représentent environ 80 % des localisations

Dans les membres inférieurs, qui représentent environ 80 % des localisations

Explication

Environ 80 % des thromboses veineuses profondes touchent les membres inférieurs, même si le pelvis et les membres supérieurs peuvent aussi être concernés. Les artères pulmonaires correspondent à une embolie et non au siège habituel de la thrombose.

11. Pourquoi une thrombose veineuse située au-dessus du genou nécessite-t-elle une attention particulière ?

Elle reste limitée au mollet et bénéficie d’une prise en charge identique aux formes distales
Elle expose davantage à une embolie pulmonaire et modifie la prise en charge thérapeutique
Elle provoque généralement une atteinte artérielle et réduit le risque d’embolie pulmonaire
Elle entraîne principalement une obstruction lymphatique et ne concerne pas le risque pulmonaire

Elle expose davantage à une embolie pulmonaire et modifie la prise en charge thérapeutique

Explication

Une thrombose proximale, située au-dessus du genou, comporte un risque plus élevé d’embolie pulmonaire et entraîne une prise en charge thérapeutique différente. La limiter au mollet ou l’assimiler à une obstruction lymphatique contredit sa localisation et ses conséquences.

12. Quel élément clinique oriente le plus vers une thrombose veineuse profonde d’un membre inférieur ?

Un œdème bilatéral isolé accompagné d’une température cutanée diminuée
Un œdème unilatéral associé à une douleur brutale et à une chaleur locale
Une cyanose diffuse des deux membres sans douleur ni modification thermique
Une douleur thoracique inspiratoire associée à une toux sanglante

Un œdème unilatéral associé à une douleur brutale et à une chaleur locale

Explication

La thrombose veineuse profonde peut provoquer une douleur brutale, un œdème unilatéral et une chaleur locale du membre atteint. Un œdème bilatéral est moins caractéristique, tandis que la douleur thoracique inspiratoire évoque plutôt une embolie pulmonaire.

13. Que désigne une embolie pulmonaire ?

L’obstruction d’une veine périphérique par un caillot formé dans le cœur gauche
L’occlusion d’une ou plusieurs artères pulmonaires par un thrombus migré
La dilatation d’une artère pulmonaire provoquée par une baisse de pression sanguine
La formation d’un thrombus dans une veine profonde sans déplacement vers le poumon

L’occlusion d’une ou plusieurs artères pulmonaires par un thrombus migré

Explication

L’embolie pulmonaire correspond à l’occlusion d’une ou plusieurs branches des artères pulmonaires par un thrombus, généralement issu d’un membre inférieur. La formation locale d’un thrombus dans une veine profonde correspond plutôt à une thrombose veineuse profonde.

14. Pourquoi les signes cliniques d’une embolie pulmonaire ne suffisent-ils pas, à eux seuls, à établir le diagnostic ?

Parce qu’ils sont peu spécifiques et peuvent associer plusieurs manifestations variables
Parce qu’ils se limitent à une douleur thoracique sans signe respiratoire associé
Parce qu’ils apparaissent uniquement lorsque l’obstruction artérielle est complète
Parce qu’ils permettent généralement d’identifier directement l’artère pulmonaire atteinte

Parce qu’ils sont peu spécifiques et peuvent associer plusieurs manifestations variables

Explication

L’embolie pulmonaire peut provoquer un essoufflement brutal, une douleur thoracique, une tachycardie, une toux ou une angoisse, mais ces signes restent peu spécifiques. Une manifestation isolée ne permet donc pas d’identifier avec certitude l’obstruction ni sa localisation.

15. À quoi sert principalement le score de Wells devant une suspicion d’embolie pulmonaire ?

À estimer la probabilité clinique afin d’orienter les examens complémentaires
À visualiser directement les caillots dans les artères pulmonaires
À confirmer une thrombose veineuse par l’étude de la compressibilité veineuse
À mesurer la pression artérielle pulmonaire pendant l’inspiration

À estimer la probabilité clinique afin d’orienter les examens complémentaires

Explication

Le score de Wells estime la probabilité clinique d’une embolie pulmonaire et aide à choisir la stratégie d’examens complémentaires. Il ne visualise pas les caillots, rôle qui revient notamment à l’angioscanner thoracique.

16. Chez un patient présentant une faible probabilité clinique d’embolie pulmonaire, quelle conduite est appropriée avec les D-dimères ?

Un résultat négatif confirme une thrombose, tandis qu’un résultat positif permet de rassurer le patient
Un résultat négatif impose une angiographie, tandis qu’un résultat positif exclut l’embolie
Un résultat négatif et un résultat positif ont la même conséquence diagnostique dans ce contexte
Un résultat négatif permet d’exclure l’embolie, tandis qu’un résultat positif conduit à une imagerie

Un résultat négatif permet d’exclure l’embolie, tandis qu’un résultat positif conduit à une imagerie

Explication

Lorsque la probabilité clinique est faible, des D-dimères négatifs permettent d’exclure l’embolie pulmonaire, alors qu’un résultat positif nécessite une imagerie diagnostique. Un dosage positif ne confirme donc pas à lui seul l’embolie, mais impose de poursuivre l’exploration.

17. Quel mécanisme explique l’apparition d’une insuffisance cardiaque droite aiguë sévère lors d’une embolie pulmonaire ?

La diminution de la pression pulmonaire réduit la postcharge du ventricule gauche
La surcharge initiale du ventricule gauche provoque une baisse secondaire de la pression pulmonaire
L’élévation de la pression pulmonaire augmente la postcharge du ventricule droit
L’obstruction veineuse périphérique augmente directement la contractilité du ventricule gauche

L’élévation de la pression pulmonaire augmente la postcharge du ventricule droit

Explication

L’augmentation de la pression artérielle pulmonaire accroît la postcharge du ventricule droit et peut entraîner une insuffisance cardiaque droite aiguë lorsque l’obstruction est importante. Le ventricule gauche n’est pas le siège initial de cette surcharge.

18. Quel ensemble de signes évoque le mieux un choc cardiogénique au cours d’une embolie pulmonaire grave ?

Des extrémités froides, des marbrures, une confusion et une pression systolique inférieure à 90 mmHg
Un essoufflement brutal, une douleur inspiratoire, une toux et une angoisse soudaine
Une turgescence jugulaire, une hépatalgie, une tachycardie et une saturation inférieure à 90 %
Une douleur du mollet, une chaleur locale, un œdème unilatéral et une fièvre modérée

Des extrémités froides, des marbrures, une confusion et une pression systolique inférieure à 90 mmHg

Explication

Le choc cardiogénique associe des signes d’hypoperfusion, comme les marbrures, la froideur des extrémités, la confusion, l’oligurie et une pression artérielle systolique très basse. La turgescence jugulaire et l’hépatalgie décrivent plutôt une dysfonction ventriculaire droite avec congestion veineuse.

19. Quelle orientation correspond à une embolie pulmonaire avec défaillance cardiovasculaire ?

Une réanimation avec reperfusion avancée
Une prise en charge à domicile avec surveillance rapprochée
Une hospitalisation conventionnelle avec anticoagulation adaptée
Une consultation différée pour rechercher une cause déclenchante

Une réanimation avec reperfusion avancée

Explication

La défaillance cardiovasculaire caractérise une forme grave qui nécessite la réanimation et une reperfusion avancée. La prise en charge à domicile concerne les formes de faible risque, tandis que l’hospitalisation conventionnelle correspond plutôt aux formes de risque intermédiaire.

20. Quel ensemble d’actions fait partie de la prise en charge initiale d’une embolie pulmonaire ?

Une anticoagulation, la recherche d’une thrombose veineuse profonde et l’identification d’un facteur déclenchant
Une oxygénothérapie, une radiothérapie et une exploration exclusive de la coagulation
Une anticoagulation, une chirurgie cardiaque urgente et une recherche d’infection pulmonaire
Une thrombolyse systématique, une biopsie pulmonaire et une restriction hydrique prolongée

Une anticoagulation, la recherche d’une thrombose veineuse profonde et l’identification d’un facteur déclenchant

Explication

La prise en charge comprend l’anticoagulation, la recherche d’une thrombose veineuse profonde et l’identification d’une circonstance déclenchante, comme une néoplasie ou un trouble de la coagulation. La thrombolyse n’est pas systématique et dépend notamment de la gravité hémodynamique.

21. Quelle durée de traitement anticoagulant est attendue après une embolie pulmonaire provoquée par un facteur transitoire majeur ?

Trois mois
De trois à six mois
Six mois
Une durée non limitée

Trois mois

Explication

Après un facteur transitoire majeur, la durée prévue est de trois mois, car le facteur causal est réversible et le risque de récidive est généralement plus limité. Une durée non limitée concerne plutôt certaines situations persistantes ou à haut risque, comme un cancer actif ou une récidive non provoquée.

22. Dans quelle situation la mise en place d’un filtre cave est-elle indiquée ?

Après toute embolie pulmonaire de faible risque traitée à domicile
Lorsqu’une anticoagulation est contre-indiquée ou inefficace en raison d’une récidive
Pour remplacer l’anticoagulation chez un patient stable sans événement intercurrent
Lorsque l’anticoagulation préventive a été commencée sans complication

Lorsqu’une anticoagulation est contre-indiquée ou inefficace en raison d’une récidive

Explication

Un filtre cave peut être indiqué en cas de contre-indication aux anticoagulants, d’hémorragie sous traitement ou de récidive malgré une anticoagulation. Il ne constitue pas une substitution systématique chez une personne stable pouvant recevoir un traitement anticoagulant.

23. Quelle définition correspond à l’hypertension pulmonaire thromboembolique chronique ?

Une obstruction pulmonaire aiguë résolue après quelques jours d’anticoagulation préventive
Une dilatation cardiaque apparaissant après une hémorragie sous traitement anticoagulant
Une organisation fibreuse persistante de thrombi pulmonaires malgré au moins trois mois d’anticoagulation efficace
Une élévation transitoire des résistances pulmonaires pendant une infection respiratoire

Une organisation fibreuse persistante de thrombi pulmonaires malgré au moins trois mois d’anticoagulation efficace

Explication

Cette affection correspond à la persistance et à l’organisation fibreuse de thrombi dans les vaisseaux pulmonaires malgré au moins trois mois d’anticoagulation efficace et ininterrompue. Une embolie aiguë ou une élévation transitoire des résistances pulmonaires ne définit pas cette complication chronique.

24. Par quel mécanisme l’hypertension pulmonaire thromboembolique chronique peut-elle provoquer une défaillance ventriculaire droite ?

Par une baisse persistante de la pression pulmonaire favorisant une dilatation isolée de l’oreillette droite
Par une obstruction coronaire transitoire réduisant directement la contractilité du ventricule droit
Par une élévation chronique des résistances vasculaires pulmonaires imposant une surcharge durable au ventricule droit
Par une diminution brutale des résistances pulmonaires entraînant une surcharge aiguë du ventricule gauche

Par une élévation chronique des résistances vasculaires pulmonaires imposant une surcharge durable au ventricule droit

Explication

L’obstruction thromboembolique chronique augmente durablement les résistances vasculaires pulmonaires, ce qui surcharge progressivement le ventricule droit et peut conduire à sa défaillance. La surcharge brutale du ventricule droit correspond plutôt au mécanisme d’une embolie pulmonaire aiguë.

Révisez avec les flashcards

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Quelles sont les deux manifestations cliniques de la maladie thrombo-embolique veineuse ?

La phlébite et l’embolie pulmonaire.

Quelle place occupe la maladie thrombo-embolique veineuse parmi les pathologies cardio-vasculaires ?

La troisième pathologie cardio-vasculaire la plus fréquente.

Quelle est l’incidence annuelle de la maladie thrombo-embolique veineuse ?

100 à 200 cas par 100 000 habitants.

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