QCM : Méthodes actuelles de rééducation (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qui a fondé l’ostéopathie en 1874 ?

Un groupe de gymnastes médicaux français
Andrew Taylor Still, médecin américain
Des rebouteux et des magnétiseurs américains
Françoise Mézières, médecin française

Andrew Taylor Still, médecin américain

Explication

Andrew Taylor Still, médecin américain, est associé à la fondation de l’ostéopathie en 1874. Françoise Mézières est liée à une méthode distincte, élaborée au XXe siècle.

2. Quelle évolution professionnelle est marquée par la création du diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute en 1946 ?

Il remplace la spécialité d’infirmier masseur et celle de gymnaste médical.
Il fusionne la kinésithérapie avec la méthode ostéopathique de Still.
Il officialise les pratiques des rebouteux et des magnétiseurs.
Il transforme l’ostéopathie en spécialité de la médecine hospitalière.

Il remplace la spécialité d’infirmier masseur et celle de gymnaste médical.

Explication

Le diplôme d’État, créé le 30 avril 1946, se substitue à la spécialité d’infirmier masseur et aux gymnastes médicaux. Il ne correspond pas à une reconnaissance ou à une transformation de l’ostéopathie.

3. Combien de chaînes physiologiques la lecture anatomique de Busquet distingue-t-elle, et comment se répartissent-elles ?

Sept : trois chaînes dynamiques musculaires et quatre chaînes statiques conjonctives.
Sept : quatre chaînes dynamiques musculaires et trois chaînes statiques conjonctives.
Quatre : trois chaînes dynamiques musculaires et une chaîne statique conjonctive.
Quatre : deux chaînes dynamiques musculaires et deux chaînes statiques conjonctives.

Sept : quatre chaînes dynamiques musculaires et trois chaînes statiques conjonctives.

Explication

La lecture anatomique de Busquet décrit sept chaînes, réparties entre quatre chaînes dynamiques musculaires et trois chaînes statiques conjonctives. La répartition inverse les nombres attribués aux deux catégories.

4. Une personne présente une pathologie et des tensions dans ses chaînes physiologiques : quel objectif correspond à la méthode Busquet ?

Relâcher les tensions par des postures, sans traiter la pathologie elle-même.
Remplacer l’analyse des chaînes par des soins visant uniquement les symptômes.
Corriger la pathologie par des postures, sans relâcher les tensions des chaînes.
Renforcer les chaînes par des exercices, afin de traiter directement la pathologie.

Relâcher les tensions par des postures, sans traiter la pathologie elle-même.

Explication

La méthode Busquet vise les dysfonctions et le relâchement des tensions, principalement au moyen de postures de relâchement, mais elle ne traite pas la pathologie. L’idée qu’elle traite directement celle-ci confond son objectif avec une prise en charge pathologique.

5. Que désigne une chaîne croisée de fermeture au niveau des membres ?

Une action d’abduction, de rotation externe et de supination
Une action d’adduction, de rotation interne et de pronation
Une action d’extension, de rotation interne et de supination
Une action de flexion, de rotation externe et de pronation

Une action d’adduction, de rotation interne et de pronation

Explication

Les chaînes croisées de fermeture entraînent aux membres l’adduction, la rotation interne et la pronation. Les mouvements d’abduction, de rotation externe et de supination caractérisent plutôt les chaînes croisées d’ouverture.

6. Dans le modèle de Busquet, quels éléments assurent l’équilibre du squelette indépendamment des muscles ?

La cavité viscérale hydrostatique et la cavité thoracique pneumatique
L’agencement des pièces osseuses et les éléments capsulo-ligamentaires
La contraction des muscles poly-articulaires et les tendons associés
Les muscles mono-articulaires et les fascias de la chaîne postérieure

L’agencement des pièces osseuses et les éléments capsulo-ligamentaires

Explication

Dans ce modèle, l’équilibre du squelette repose sur l’agencement des pièces osseuses et les éléments capsulo-ligamentaires, plutôt que sur l’action musculaire. Les deux cavités mentionnées participent à la compensation du déséquilibre antérieur, mais ne constituent pas les éléments définissant cet équilibre osseux.

7. Quel rôle la contraction du diaphragme joue-t-elle dans le retour veineux au niveau de l’orifice cave ?

Elle accélère le flux artériel en maintenant l’orifice aortique ouvert pendant l’expiration.
Elle favorise la descente du sang veineux et limite sa remontée pendant l’inspiration.
Elle favorise la remontée du sang veineux et limite sa descente pendant l’expiration.
Elle maintient le flux veineux inchangé en empêchant toute déformation de l’orifice cave.

Elle favorise la remontée du sang veineux et limite sa descente pendant l’expiration.

Explication

La contraction diaphragmatique favorise la remontée du sang veineux par l’orifice cave et évite sa descente à l’expiration. L’orifice cave est déformable, contrairement à l’orifice aortique, qui est fibreux et inextensible.

8. Quel ordre décrit l’examen MDT lors de l’évaluation de la réaction du rachis ?

Appliquer des manipulations, relever des marqueurs, puis prescrire des postures prolongées
Relever des marqueurs, tester la force musculaire, puis classer la douleur sans réévaluation
Relever des marqueurs, appliquer des mouvements répétés ou des postures, puis réévaluer les marqueurs
Réévaluer les marqueurs, appliquer des mouvements répétés, puis effectuer l’examen neurologique

Relever des marqueurs, appliquer des mouvements répétés ou des postures, puis réévaluer les marqueurs

Explication

L’examen MDT commence par la prise de marqueurs, se poursuit par des mouvements répétés ou des postures, puis réévalue les marqueurs pour observer la réaction du rachis. L’examen neurologique peut compléter une évaluation, mais il ne constitue pas l’étape finale de cette séquence MDT.

9. Quelle distinction permet de différencier une douleur radiculaire sans radiculopathie d’une radiculopathie ?

La première correspond à une douleur somatique référée, tandis que la seconde se manifeste par une douleur inflammatoire nocturne.
La première est liée à une sensibilisation centrale, tandis que la seconde correspond à une douleur référée issue de tissus non nerveux.
La première comporte des déficits neurologiques objectifs, tandis que la seconde associe des symptômes nerveux à un bilan normal.
La première s’accompagne de symptômes nerveux avec un bilan neurologique normal, tandis que la seconde comporte des signes neurologiques objectifs.

La première s’accompagne de symptômes nerveux avec un bilan neurologique normal, tandis que la seconde comporte des signes neurologiques objectifs.

Explication

Une douleur radiculaire peut provoquer des fourmillements ou des brûlures sans anomalie neurologique objectivable, alors que la radiculopathie comporte des signes neurologiques objectifs. La distinction ne repose donc pas sur la présence de symptômes nerveux seuls, mais sur les résultats du bilan neurologique.

10. Dans le syndrome de dérangement MDT, quel enchaînement décrit les objectifs de prise en charge et leur conséquence finale ?

Prévenir les récidives, récupérer la fonction, maintenir la réduction, puis réduire le dérangement.
Maintenir la réduction, prévenir les récidives, réduire le dérangement, puis récupérer la fonction.
Réduire le dérangement, maintenir la réduction, récupérer la fonction, puis prévenir les récidives.
Récupérer la fonction, réduire le dérangement, prévenir les récidives, puis maintenir la réduction.

Réduire le dérangement, maintenir la réduction, récupérer la fonction, puis prévenir les récidives.

Explication

La prise en charge vise d’abord à réduire le dérangement, puis à maintenir cette réduction et à récupérer la fonction avant de prévenir les récidives. Commencer par la récupération fonctionnelle inverse l’ordre thérapeutique indiqué.

11. Lorsqu’un patient réalise un mouvement actif pendant qu’un thérapeute applique simultanément une mobilisation passive, quel principe de la méthode Mulligan est utilisé ?

Le principe MWM, qui associe mouvement actif du patient et mobilisation passive du thérapeute
Le principe PILL, qui désigne une progression de la remise en charge selon le stress mécanique
Le principe NAG, qui consiste à appliquer une série de glissements apophysaires sans participation du patient
Le principe SNAG, qui repose sur un glissement apophysaire soutenu réalisé sans mouvement actif

Le principe MWM, qui associe mouvement actif du patient et mobilisation passive du thérapeute

Explication

Le MWM combine le mouvement actif effectué par le patient et la mobilisation passive appliquée simultanément par le thérapeute. Le principe PILL décrit plutôt les qualités visées de l’effet thérapeutique — indolore, immédiat et durable — et non cette association gestuelle.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Méthodes actuelles de rééducation.

Quelle date marque la naissance du diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute ?

Le 30 avril 1946.

Qui a élaboré la méthode Mézières ?

Françoise Mézières.

À quelle période la kinésithérapie apparaît-elle ?

Vers la fin du XIXe siècle.

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