Les diagnostics différentiels réactionnels sont: l’hypoxie pour la polyglobulie, l’infection pour la polynucléose neutrophile, le syndrome inflammatoire et la carence en fer pour la thrombocytose
Les quatre NMP principales sont:
NMP : maturation conservée mais production « trop » abondante, contrairement aux causes réactionnelles
★ À maîtriser
Les NMP sont souvent découvertes fortuitement sur un hémogramme montrant l’excès d’une ou plusieurs lignées cellulaires.
Les thromboses, notamment l’AVC, peuvent révéler une NMP et leur fréquence est indiquée comme plus élevée dans la PV que dans la TE puis dans la LMC.
Compléments
Les NMP surviennent le plus souvent chez l’adulte après 50 ans, mais elles peuvent apparaître à tout âge et les formes pédiatriques, rares, ne sont pas exceptionnelles.
Une thrombocythémie essentielle avec plus de 1000 G/L de plaquettes peut provoquer une hémorragie par adsorption du facteur von Willebrand.
L’hyperviscosité sanguine, le prurit à l’eau, l’érythrose et l’érythromélalgie sont des signes évocateurs, avec une prédominance de l’hyperviscosité et du prurit dans la PV et de l’érythromélalgie dans la TE.
Excès cellulaire → hyperviscosité, thrombose ou syndrome tumoral
📌 La LMC est la seule NMP à chromosome Philadelphie positif (Ph+), liée à la translocation t(9;22) et au gène de fusion BCR::ABL1, tandis que la PV, la TE et la MFP sont des NMP Ph− sans BCR::ABL1.
LMC = Ph+/BCR::ABL1 ; PV, TE et MFP = Ph−/JAK2-CALR-MPL
★ À maîtriser
Les signes cardinaux biologiques de la LMC sont l’hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles, l’hyperbasophilie et une myélémie équilibrée, avec parfois une anémie modérée et une hyperplaquettose.
La translocation t(9;22) produit le gène de fusion BCR::ABL1, dont l’activité tyrosine kinase ABL1 est activée sans régulation et constitue le moteur oncogénique de la LMC.
Compléments
t(9;22) → BCR::ABL1 → tyrosine kinase activée → hyperleucocytose
★ À maîtriser
📌 Une LMC est en phase chronique si les blastes sont inférieurs à 5 %, en phase accélérée si les blastes sont compris entre 5 % et 20 %, et en transformation aiguë si les blastes sont supérieurs ou égaux à 20 %.
Compléments
Hémogramme → BCR::ABL1 → myélogramme/caryotype → PCR quantitative
Dans les NMP Ph−, la mutation JAK2 V617F ou les mutations de CALR et MPL entraînent un signal constitutif des récepteurs de l’EPO ou de la TPO et une prolifération des érythroblastes ou des mégacaryocytes.
JAK2 est une tyrosine kinase qui transduit les signaux des récepteurs de l’EPO et de la TPO.
Mutation JAK2, CALR ou MPL → signal constitutif → prolifération myéloïde
★ À maîtriser
📌 La PV entraîne toujours une polyglobulie, la TE entraîne toujours une thrombocytose, et la MFP associe une prolifération mégacaryocytaire à une production anormale de VEGF responsable d’une fibrose médullaire.
📌 La TE est un diagnostic d’élimination qui nécessite l’absence de critères de LMC, de PV, de MFP et de myélodysplasie.
Compléments
📌 La PV se recherche notamment par un dosage de l’EPO, généralement très abaissée, une mesure de la masse sanguine et éventuellement une biopsie ostéomédullaire ; la MFP nécessite une biopsie ostéomédullaire démontrant la fibrose médullaire.
PV : globules rouges ; TE : plaquettes ; MFP : fibrose, cytopénies et splénomégalie
★ À maîtriser
La LMC est positive pour BCR::ABL1 et associe hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles, myélémie équilibrée, hyperbasophilie et splénomégalie fréquente.
La PV est positive pour une mutation JAK2 et se manifeste par une augmentation importante de l’hémoglobine et de l’hématocrite, avec parfois une hyperplaquettose et une splénomégalie.
Dans la TE, les mutations sont retrouvées dans environ 65 % des cas pour JAK2, 25 % pour CALR et 5 % pour MPL, tandis que de rares patients sont triples négatifs.
La MFP se caractérise par une splénomégalie très fréquente, des cytopénies, une érythromyélémie avec parfois des blastes, des dacryocytes et une fibrose médullaire à la biopsie ostéomédullaire.
Compléments
Un hémogramme montrant une hémoglobine à 19,8 g/dL, un hématocrite à 61 %, des plaquettes à 550 G/L et des polynucléaires neutrophiles à 11,5 G/L évoque une polyglobulie de Vaquez.
Un hémogramme montrant une hémoglobine à 14,2 g/dL, un hématocrite à 43 %, des plaquettes à 920 G/L et des polynucléaires neutrophiles à 7,5 G/L évoque une thrombocythémie essentielle.
Profils biologiques des principales NMP
| Maladie | Lignée ou anomalie dominante | Marqueur ou examen clé |
|---|---|---|
| LMC | Hyperleucocytose à PNN, basophilie, myélémie | BCR::ABL1 et t(9;22) |
| PV | Polyglobulie | Mutation JAK2, EPO abaissée |
| TE | Hyperplaquettose | Mutations JAK2, CALR ou MPL |
| MFP | Cytopénies, érythromyélémie, splénomégalie | Biopsie ostéomédullaire montrant une fibrose |
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1. Concernant la définition des néoplasies myéloprolifératives, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
2. Parmi les propositions suivantes concernant les thromboses révélant une NMP, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?
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Qu'est-ce que les néoplasies myéloprolifératives (NMP) ?
Ce sont des cancers d’un progéniteur myéloïde avec maturation conservée mais dérégulée.
Quelles lignées sont atteintes dans les principales NMP ?
La lignée granuleuse, la lignée rouge et la lignée plaquettaire.
Chez quel âge surviennent le plus souvent les NMP ?
Chez l’adulte après 50 ans.
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