Fiche de révision : Neuroanatomie du système nerveux

Plan du Cours

  1. Organisation générale du système nerveux
  2. Développement du système nerveux central
  3. Neurones et cellules gliales
  4. Morphologie du télencéphale
  5. Substance blanche et voies cérébrales
  6. Fonctions corticales et diencéphale
  7. Vascularisation cérébrale
  8. Tronc cérébral et cervelet
  9. Anatomie de la moelle spinale
  10. Méninges crâniennes et spinales
  11. Circulation du liquide cérébrospinal
  12. Organisation du système nerveux périphérique
  13. Nerfs crâniens et voies sensorielles
  14. Nerfs de l’oculomotricité et trijumeau
  15. Nerfs facial et vestibulocochléaire
  16. Nerfs glossopharyngien et vagues
  17. Nerfs spinaux et plexus
  18. Système nerveux autonome

1. Organisation générale du système nerveux

Notions clés & Définitions

  • Système nerveux : Ensemble morphologique et fonctionnel indispensable à la vie, qui régule le fonctionnement interne et permet à l’organisme d’interagir de manière adaptative avec l’environnement.

★ À maîtriser

📌 Le système nerveux végétatif régule le fonctionnement interne en lien avec le système endocrinien, tandis que le système nerveux somatique permet l’interaction adaptative avec l’environnement.

  • Le système nerveux comprend un système nerveux central et un système nerveux périphérique, chacun comportant une composante somatique et une composante végétative.

📌 La substance grise regroupe les centres nerveux, tandis que la substance blanche contient les fibres de connexion entre ces centres.

Compléments

  • Le système nerveux périphérique comprend notamment les racines, les nerfs spinaux, les ganglions, les plexus et les troncs nerveux, qui relient le système nerveux central aux organes périphériques.

  • Le système nerveux central est protégé par la cavité crânienne et le canal vertébral, entouré de méninges et baigné par le liquide cérébrospinal dans des espaces liquidiens externes et internes communicants.

Astuce mémo

Somatique : interaction avec l’environnement ; végétatif : régulation interne.

2. Développement du système nerveux central

★ À maîtriser

  • La myélinisation du tractus corticospinal se poursuit jusqu’à l’âge de 4 ans et la synaptogenèse jusqu’à 12 ans.

  • À la naissance, le développement du système nerveux est inachevé et, à la fin du premier mois, les cortex somesthésique, visuel et auditif sont encore immatures.

Compléments

  • Les multiplications cellulaires du système nerveux se poursuivent jusqu’au 8e mois de gestation, tandis que les migrations cellulaires continuent après la naissance.

  • Le corps calleux n’est complet qu’à la 20e semaine de gestation, et la gyration occupe toute la surface corticale vers la 28e semaine.

  • Pendant la première enfance, jusqu’à 2 ans, la formation réticulaire du tronc cérébral mûrit et la myélinisation du tractus corticospinal se poursuit.

  • Le poids du cerveau passe de 350 g à la naissance à 1 350 g à l’âge de 12 ans, et les interactions avec l’environnement constituent un moteur fondamental de son développement.

3. Neurones et cellules gliales

Notions clés & Définitions

  • Neurone : Unité structurelle et fonctionnelle du système nerveux ; ses corps cellulaires se regroupent principalement dans la substance grise et ses axones principalement dans la substance blanche.

★ À maîtriser

  • Les astrocytes contribuent à la barrière hémato-encéphalique, recyclent les neurotransmetteurs et maintiennent l’équilibre ionique extracellulaire en Na+ et Cl−.

  • Les oligodendrocytes myélinisent les axones du système nerveux central, et leur gaine isolante augmente la vitesse de propagation du potentiel d’action.

Compléments

  • Les principales cellules gliales sont :

    • les oligodendrocytes
    • la microglie
    • les astrocytes
    • les épendymocytes
  • La microglie défend le système nerveux central en éliminant notamment les bactéries et les corps étrangers par phagocytose.

  • Les épendymocytes tapissent la paroi des espaces liquidiens internes, notamment les ventricules.

4. Morphologie du télencéphale

★ À maîtriser

  • L’encéphale est situé dans la cavité crânienne, divisée par la tente du cervelet en un étage supratentoriel et un étage infratentoriel.

  • L’étage supratentoriel contient le cerveau, tandis que la fosse crânienne postérieure contient le tronc cérébral en avant et le cervelet en arrière.

  • Le cerveau comprend le télencéphale, formé des hémisphères cérébraux, et le diencéphale, qui comprend les thalamus, l’hypothalamus, la posthypophyse et l’épiphyse.

  • Le tronc cérébral comprend, de haut en bas :

    • le mésencéphale
    • le pont
    • la moelle allongée
  • Les sillons primaires délimitent les lobes cérébraux :

    • sillon central
    • sillon latéral
    • sillon pariéto-occipital
    • sillon cingulaire
    • sillon circulaire de l’insula
    • lobe frontal
    • lobe pariétal
    • lobe temporal
    • lobe occipital
    • lobe limbique et lobe insulaire
  • Le cortex cérébral forme la substance grise en surface, tandis que les noyaux constituent la substance grise profonde.

Compléments

  • Chaque hémisphère cérébral présente trois faces — latérale, médiale et inférieure — et trois bords — supérieur, ventrolatéral et ventromédial.

  • Les sillons secondaires délimitent les gyrus et augmentent ainsi la surface corticale à volume cérébral constant.

  • Les gyrus sont nommés selon leur localisation frontale, temporale, pariétale ou occipitale, ou selon leur rapport à un sillon, comme les gyrus précentral et postcentral.

5. Substance blanche et voies cérébrales

★ À maîtriser

📌 Les fibres commissurales relient les deux hémisphères, tandis que les fibres d’association relient des régions corticales d’un même hémisphère.

  • Le corps calleux est la principale commissure télencéphalique et relie entre elles les régions homonymes des deux hémisphères.

  • 🔄 Le trajet du tractus corticospinal est le suivant :

    1. Il naît du gyrus précentral.
    2. Il traverse la capsule interne.
    3. Il décusse dans la moelle allongée.
    4. Il se termine sur les cornes ventrales de la moelle spinale et fait synapse avec les motoneurones α.
  • Une lésion du tractus corticospinal située au-dessus de sa décussation entraîne une hémiplégie controlatérale à la lésion.

  • La capsule interne comprend un bras antérieur, un genou et un bras postérieur ; le tractus corticospinal occupe le bras postérieur et le tractus corticonucléaire le genou.

  • La voie lemniscale véhicule le tact fin et le sens de position articulaire, puis rejoint le gyrus postcentral après des relais dans la moelle allongée et le thalamus.

Compléments

  • Les fibres arciformes sont des fibres d’association qui relient deux gyrus adjacents d’un même hémisphère.

  • Le tractus corticonucléaire naît du gyrus précentral, décusse à chaque étage et se termine sur les noyaux moteurs des nerfs crâniens.

6. Fonctions corticales et diencéphale

★ À maîtriser

  • Les aires motrices se situent schématiquement dans le lobe frontal, les aires sensitives dans le pariétal, les aires visuelles dans l’occipital, les aires auditives dans le temporal et les aires mnésiques dans le limbique.

📌 L’aire de Broca, dans le lobe frontal, est motrice pour le langage, tandis que l’aire de Wernicke, au carrefour temporo-pariétal, est impliquée dans sa compréhension.

  • Le thalamus est un relais des sensibilités, connecté au cortex par les radiations thalamiques et impliqué notamment dans les automatismes moteurs, le contrôle de la douleur et les fonctions cognitives.

  • L’hypothalamus est le centre supérieur du système végétatif et se prolonge en bas par la neurohypophyse.

  • 🔄 Le trajet de l’ADH et de l’ocytocine est le suivant :
    1. L’hypothalamus sécrète l’ADH et l’ocytocine.
    2. Le tractus hypothalamo-hypophysaire les achemine vers la neurohypophyse.
    3. La neurohypophyse les libère dans le sang.

Compléments

  • Les aires du langage sont situées à gauche chez 97 % des individus et chez 70 % des gauchers ; les droitiers représentent environ 90 % des individus.

  • La latéralisation du langage s’organise entre 14 mois et 2 ans et se consolide entre 3 et 10 ans.

  • Le lobe limbique de Broca comprend les gyrus subcalleux, cingulaire et parahippocampal et participe à la mémoire et à la régulation des émotions.

  • L’hypothalamus libère dans le système porte hypophysaire des facteurs qui stimulent ou inhibent les sécrétions de l’adénohypophyse.

7. Vascularisation cérébrale

Notions clés & Définitions

  • Cercle artériel du cerveau : Système anastomotique situé à la face inférieure du cerveau, alimenté par les carotides internes et l’artère basilaire, qui permet des suppléances en cas de sténose artérielle.

★ À maîtriser

  • La vascularisation artérielle du cerveau est assurée par les deux artères carotides internes et l’artère basilaire, formée par l’anastomose des artères vertébrales à la face ventrale du tronc cérébral.
  • Les artères centrales issues du cercle artériel et du segment initial des artères cérébrales irriguent le cerveau profond selon un réseau terminal sans suppléance.

  • Le segment distal des artères cérébrales vascularise le cortex, où un réseau anastomotique pie-mérien permet des suppléances.

📌 Le drainage veineux cérébral superficiel conduit les veines corticales vers les sinus crâniens, tandis que le drainage profond converge vers la grande veine du cerveau, ou veine de Galien, qui se jette dans le sinus droit.

Compléments

  • Les artères carotides internes ne donnent aucune collatérale dans le cou.

  • Les sinus veineux crâniens se collectent dans les veines jugulaires internes, qui se drainent dans la veine cave crâniale.

Astuce mémo

Artères centrales terminales en profondeur ; réseau pie-mérien anastomotique en surface.

8. Tronc cérébral et cervelet

★ À maîtriser

  • Le tronc cérébral rassemble les noyaux des nerfs crâniens, des noyaux propres dont certains assurent des fonctions vitales et des voies longues sensitives et motrices.

  • Le cervelet, situé en arrière du tronc cérébral et séparé de lui par le quatrième ventricule, intervient dans l’équilibre, la régulation du tonus musculaire et la coordination du mouvement volontaire, sans que sa destruction entraîne une paralysie.

📌 Un hématome cérébelleux peut refouler le cervelet contre le tronc cérébral et provoquer l’engagement des tonsilles dans le foramen magnum, susceptible de comprimer les centres respiratoires.

Compléments

  • Le tronc cérébral mesure environ 7 cm de long et 2,5 cm de large, relie le cerveau à la moelle spinale et donne naissance aux nerfs crâniens III à XII.

  • Le cervelet comprend deux hémisphères latéraux et un vermis médian, et sa structure associe substance grise corticale et nucléaire à de la substance blanche.

📌 La représentation cérébelleuse situe les muscles axiaux et proximaux dans le vermis et la partie médiale des hémisphères, tandis que les muscles distaux des membres sont représentés en périphérie, latéralement.

  • La vascularisation artérielle du tronc cérébral et du cervelet dépend des branches collatérales des artères vertébrales et de l’artère basilaire.

9. Anatomie de la moelle spinale

Notions clés & Définitions

  • Dermatome : Territoire cutané sensitif associé à un nerf spinal.
  • Myotome : Territoire moteur musculaire associé à un nerf spinal.
  • Moelle segmentaire : Organisation en segments métamériques empilés craniocaudalement, chacun correspondant à une vertèbre, chaque segment donnant naissance à deux nerfs spinaux, droit et gauche.

★ À maîtriser

  • La moelle spinale prolonge le tronc cérébral à hauteur du foramen magnum et se termine par le cône médullaire en L1-L2.

📌 Dans la moelle spinale, la substance blanche est périphérique et la substance grise est profonde, disposée en X autour du canal central.

  • Les cornes dorsales de la substance grise médullaire sont des centres sensitifs, les cornes ventrales sont des centres moteurs et une corne latérale existe dans certains segments thoraciques.

  • Chaque nerf spinal naît de la réunion d’une racine dorsale sensitive et d’une racine ventrale motrice.

  • La vascularisation artérielle médullaire est riche au niveau cervical mais précaire entre T8 et le cône terminal, où elle dépend de la seule artère de l’intumescence lombale, issue dans plus de 85 % des cas entre T9 et L2 à gauche.

  • Les tractus corticospinaux qui véhiculent la motricité volontaire fine de l’extrémité des membres cheminent dans les cordons latéraux.

  • La substance grise dorsale regroupe des centres sensitifs : l’apex est extéroceptif, l’isthme proprioceptif et la base viscéroceptive.

  • La substance grise ventrale regroupe des centres moteurs : l’apex contient les centres moteurs somatiques avec les noyaux des motoneurones α, et la base les centres viscéromoteurs.

Compléments

  • Sous L1-L2, le canal vertébral contient les racines de la queue de cheval, leurs méninges, le liquide cérébrospinal et les vaisseaux.

  • Les intumescences cervicale et lombale de la moelle spinale correspondent respectivement à l’innervation des membres thoraciques et pelviens.

  • La moelle spinale baigne dans les espaces liquidiens externes sous ses gaines leptoméningées, tandis que l’espace épidural entre la dure-mère et la paroi du canal vertébral contient du tissu adipeux et des veines volumineuses.

  • La destruction d’un nerf spinal peut se manifester par une abolition de la sensibilité cutanée dans un dermatome ou par une paralysie dans un myotome.

Astuce mémo

Substance blanche en surface ; substance grise en profondeur.

10. Méninges crâniennes et spinales

★ À maîtriser

  • La dure-mère crânienne adhère à la paroi osseuse, particulièrement à la base du crâne, et émet en profondeur la faux du cerveau et la tente du cervelet.

📌 La tente du cervelet sépare l’étage infratentoriel, qui contient le tronc cérébral et le cervelet dans la fosse crânienne postérieure, de l’étage supratentoriel, qui contient le cerveau.

  • Les sinus crâniens sont des dédoublements de la dure-mère qui drainent le sang veineux de l’encéphale vers les veines jugulaires internes.

  • La dure-mère spinale est séparée des parois du canal vertébral par l’espace épidural et forme un étui dont le cul-de-sac caudal se situe à hauteur de S1-S2.

  • La pie-mère recouvre la surface du cerveau et de la moelle, tandis que les feuillets externe et interne de l’arachnoïde délimitent les espaces subarachnoïdiens où circulent le liquide cérébrospinal et les vaisseaux superficiels.

Compléments

  • La faux du cerveau divise l’étage supratentoriel en deux loges hémisphériques.

  • Les ouvertures délimitées par la faux du cerveau et la tente du cervelet peuvent laisser s’engager des régions cérébrales et provoquer des compressions parenchymateuses.

  • Les engagements cérébraux distingués sont :

    • l’engagement sous-falcique
    • l’engagement temporal interne
    • l’engagement tonsillaire ou amygdalien
  • Une hémorragie dans l’espace subarachnoïdien est une hémorragie méningée.

11. Circulation du liquide cérébrospinal

★ À maîtriser

  • Les espaces liquidiens contiennent le liquide cérébrospinal et comprennent des espaces internes profonds et des espaces externes subarachnoïdiens situés en superficie du névraxe.

  • Les espaces liquidiens internes comprennent :

    • les ventricules latéraux
    • le troisième ventricule
    • l’aqueduc du cerveau
    • le quatrième ventricule
    • le canal central de la moelle spinale
  • Les espaces internes et externes communiquent par l’ouverture médiane du quatrième ventricule.

  • 🔄 Le liquide cérébrospinal suit ce trajet : il est produit par les plexus choroïdes, il circule des ventricules vers les espaces subarachnoïdiens, il est résorbé par les granulations arachnoïdiennes dans les sinus veineux

  • La sécrétion du liquide cérébrospinal est d’environ 500 ml par jour; 75 % est d’origine choroïdienne et 25 % d’origine extrachoroïdienne, notamment par l’épendyme et le liquide interstitiel.

  • La résorption villositaire crânienne s’effectue vers le sinus sagittal supérieur et les sinus latéraux par un mécanisme passif suivant le gradient de pression entre les espaces subarachnoïdiens et le sinus.

  • La ponction lombaire est pratiquée en regard de L3-L4 pour prélever du liquide cérébrospinal dans les espaces liquidiens rachidiens.

Compléments

  • Le volume total des espaces liquidiens est d’environ 250 ml.

  • Les espaces liquidiens internes ont un volume d’environ 20 ml.

  • La sécrétion choroïdienne du liquide cérébrospinal est active et régulée par le système végétatif.

  • La circulation du liquide cérébrospinal dépend : de la sécrétion choroïdienne, de la résorption par les granulations arachnoïdiennes, du pouls vasculaire systolique, de la position couchée ou debout

  • La résorption villositaire spinale s’effectue vers les plexus veineux épiduraux et les racines des nerfs spinaux.

📐 Formule - La pression du liquide cérébrospinal vérifie PLCS=Qv×ReP_{LCS}=Q_v\times R_e et vaut 12 cm H₂O.

Astuce mémo

Plexus → ventricules → espaces subarachnoïdiens → granulations

12. Organisation du système nerveux périphérique

Notions clés & Définitions

  • Système nerveux périphérique : Connecte le système nerveux central aux organes périphériques et comprend les nerfs crâniens, les nerfs spinaux et les ganglions nerveux.

Points essentiels

📌 La partie somatique du système nerveux périphérique est dédiée à la vie de relation avec le milieu extérieur, tandis que la partie végétative régule le milieu intérieur et est influencée par les modifications du milieu extérieur.

13. Nerfs crâniens et voies sensorielles

★ À maîtriser

  • Il existe 12 paires de nerfs crâniens numérotées dans l’ordre craniocaudal : I olfactif, II optique, III oculomoteur, IV trochléaire, V trijumeau, VI abducens, VII facial, VIII cochléovestibulaire, IX glossopharyngien, X vague, XI accessoire et XII hypoglosse.

  • Les nerfs crâniens se répartissent ainsi :

    • sensitifs : I, II et VIII
    • moteurs : III, IV, VI, XI et XII
    • mixtes : V, VII, IX et X
  • Les nerfs crâniens naissent du tronc cérébral, sauf les nerfs I et II.

📌 Les cônes rétiniens codent les couleurs, tandis que les bâtonnets codent l’intensité lumineuse.

  • La papille optique est dépourvue de cellules visuelles et provoque la tache aveugle du champ visuel.

  • Les fibres issues des rétines nasales décussent dans le chiasma optique, et chaque tractus optique transporte les fibres correspondant à un même hémichamp visuel.

  • Chaque hémisphère cérébral reçoit la projection de l’hémichamp visuel controlatéral.

Compléments

  • Les nerfs olfactifs traversent la lame criblée de l’ethmoïde et font synapse avec un deutoneurone dans le bulbe olfactif, dont les neurones se projettent ensuite sur le cortex cérébral.

  • Les photorécepteurs rétiniens sont orientés vers l’épithélium pigmentaire et tournent le dos à la lumière.

  • Le tractus optique se termine dans le corps géniculé latéral, puis les radiations optiques se projettent sur les berges du sillon calcarin du lobe occipital.

14. Nerfs de l’oculomotricité et trijumeau

Notions clés & Définitions

  • Nerf trijumeau : Nerf mixte, le plus volumineux des nerfs crâniens, qui naît d’une grosse racine sensitive et d’une petite racine motrice.

★ À maîtriser

📌 L’oculomotricité extrinsèque est somatique et mobilise volontairement le bulbe de l’œil, tandis que la motricité intrinsèque est viscérale et intervient dans les réflexes d’accommodation à la lumière et à la distance par la pupille et le cristallin.

  • Les nerfs oculomoteur III, trochléaire IV et abducens VI innervent les muscles de l’oculomotricité extrinsèque : III les droits supérieur, médial et inférieur ainsi que l’oblique inférieur, VI le droit latéral et IV l’oblique supérieur.

  • Le nerf trijumeau donne trois branches terminales :

    • V1 ophtalmique, sensitif et destiné notamment à la sensibilité de la cornée
    • V2 maxillaire, sensitif et associé au plexus dentaire supérieur
    • V3 mandibulaire, mixte et associé au plexus dentaire inférieur

Compléments

  • Le nerf III émerge de la face ventrale du mésencéphale entre les pédoncules cérébraux, le nerf IV de la face dorsale du mésencéphale et le nerf VI du sillon pontomédullaire.

  • Les nerfs III, IV et VI traversent les espaces liquidiens de la fosse crânienne postérieure, perforent la dure-mère, longent le sinus caverneux et sortent par la fissure orbitaire supérieure.

  • Le nerf alvéolaire inférieur, branche du nerf mandibulaire, chemine dans le conduit mandibulaire et se termine en nerf mentonnier.

  • Le nerf lingual, branche du nerf mandibulaire, assure la sensibilité du plancher buccal et de la langue en avant du V lingual.

15. Nerfs facial et vestibulocochléaire

Notions clés & Définitions

  • Nerf facial : Résulte de l’accolement du nerf facial proprement dit et du nerf intermédiaire; il est moteur des muscles peauciers du visage et du cou et innerve les glandes lacrymales, nasales et salivaires.
  • Nerf vestibulocochléaire : Nerf sensoriel constitué de deux racines, vestibulaire pour l’équilibre et cochléaire pour l’audition.

★ À maîtriser

  • Le nerf facial assure la sensibilité gustative des deux tiers antérieurs de la langue par des fibres qui suivent la corde du tympan et le nerf intermédiaire.

Compléments

  • Le nerf facial suit ce trajet :

    • il traverse le rocher dans le canal facial
    • il longe la caisse du tympan puis la mastoïde
    • il sort par le foramen stylomastoïdien
    • il traverse ensuite la parotide
  • Le nerf facial assure la sensibilité du tympan, du méat auditif externe et du tiers moyen de la conque du pavillon de l’oreille.

  • Le nerf vestibulaire se termine dans le labyrinthe postérieur, composé du vestibule et des canaux semi-circulaires, dont les cellules sensorielles codent les accélérations linéaires et rotatoires.

  • La cochlée forme un canal spiral enroulé de deux tours et demi autour du modiolus; son conduit cochléaire contient l’endolymphe, tandis que les conduits vestibulaire et tympanique contiennent la périlymphe.

  • Les vibrations tympaniques sont transmises par la chaîne ossiculaire à la fenêtre ovale, déplacent le liquide périlymphatique, excitent les cellules ciliées internes et transmettent l’information au nerf cochléaire.

16. Nerfs glossopharyngien et vagues

Notions clés & Définitions

  • Nerf glossopharyngien : Nerf mixte destiné à la langue, à la parotide, au pharynx et à la carotide.
  • Nerf vague : Nerf mixte à contingents somatique et viscéral, destiné aux territoires céphalique, thoracique et abdominal.

★ À maîtriser

  • Le nerf vague assure l’innervation parasympathique des viscères thoraciques et abdominaux.

  • Le nerf laryngé récurrent droit contourne la subclavière droite, tandis que le gauche contourne l’arc aortique; les deux remontent vers le larynx et innervent ses muscles sauf le cricothyroïdien.

Compléments

  • Le nerf glossopharyngien sort de la fosse crânienne postérieure par le foramen jugulaire avec le nerf vague, le nerf accessoire et la veine jugulaire interne.

  • Les principales branches du nerf glossopharyngien comprennent : le nerf tympanique pour la caisse du tympan, la trompe auditive et la parotide, les rameaux pharyngiens, les rameaux du plexus intercarotidien, les rameaux linguaux destinés au tiers postérieur de la langue

  • Le nerf vague suit ce trajet : il sort par le foramen jugulaire avec les nerfs IX et XI, il descend dans le cou dans la gaine vasculaire jugulocarotidienne, il traverse le thorax et le diaphragme, il se termine dans l’abdomen

  • Une atteinte unilatérale des nerfs récurrents provoque des troubles de la phonation, tandis qu’une atteinte bilatérale peut provoquer une dyspnée laryngée inspiratoire nécessitant une trachéotomie en urgence.

17. Nerfs spinaux et plexus

Notions clés & Définitions

  • Plexus nerveux : Enchevêtrement de branches ventrales de nerfs spinaux, qui perdent ainsi leur organisation métamérique et se prolongent par des troncs nerveux.

★ À maîtriser

  • Les nerfs spinaux naissent d’une racine dorsale sensitive et d’une racine ventrale motrice; leurs fibres somatiques sont mêlées aux fibres végétatives.

  • Les nerfs spinaux sortent du canal vertébral par les foramens intervertébraux, où une hernie discale peut comprimer les racines et provoquer des radiculalgies.

  • Le plexus brachial est formé par les branches ventrales de C5 à T1 et assure l’innervation du membre thoracique.

  • Le plexus lombal est formé par les branches ventrales de L1 à L4, innerve la paroi abdominale et le membre pelvien, et donne notamment les nerfs fémoral et obturateur.

  • Le plexus sacral, formé des branches ventrales de L4 à S3, innerve le membre pelvien et donne le nerf sciatique comme branche terminale.

Compléments

  • Le plexus pudendal, formé de S2 à S4, innerve le périnée et les organes génitaux, tandis que le plexus coccygien, formé de S4, S5 et C1, innerve la région coccygienne.

18. Système nerveux autonome

★ À maîtriser

📌 Le système nerveux autonome régule les viscères, le cœur et certains éléments du revêtement cutané; son atteinte provoque un dysfonctionnement d’organe plutôt qu’une paralysie.

  • Le fonctionnement du système nerveux autonome échappe au contrôle de la volonté et consiste habituellement en une activité réflexe modulée par les centres supérieurs et le cortex cérébral sous l’influence de stimuli internes ou externes.

📌 Les systèmes parasympathique et orthosympathique sont deux contingents du système nerveux autonome aux actions antagonistes et complémentaires; les centres sont dans le névraxe et les voies périphériques comportent deux neurones.

  • Les centres orthosympathiques métamériques sont situés dans la colonne latérale de la moelle spinale de C8 à L2; C8-T2 comprend les centres ciliospinal et accélérateur cardiaque, T3-T5 le centre bronchopulmonaire et T6-L2 les centres splanchniques abdominopelviens.

📌 Les efférences orthosympathiques destinées aux viscères abdominopelviens relaient dans les ganglions prévertébraux, tandis que celles destinées aux glandes sudoripares, aux muscles piloérecteurs, aux vaisseaux cutanés et aux viscères de la face, du cou et du thorax relaient dans la chaîne latérovertébrale.

  • Le contingent parasympathique du tronc cérébral innerve les viscères de la face, du cou, du thorax et de l’abdomen, notamment par le nerf vague.

  • Le contingent parasympathique médullaire innerve les viscères pelviens, notamment la vessie, le rectum et les organes génitaux, depuis les centres sacrés S2-S4.

Compléments

  • Les centres vasomoteurs, sudoripares et pilomoteurs orthosympathiques sont disposés métamériquement dans la colonne latérale de la moelle spinale.

  • Les noyaux parasympathiques crâniens comprennent :

    • le noyau pupillaire du III
    • le noyau lacrymonasal du VII
    • le noyau salivaire supérieur du VII
    • le noyau salivaire inférieur du IX
    • le noyau cardiopneumoentérique du X
  • Les voies parasympathiques crâniennes suivent les nerfs crâniens correspondants et relaient dans un ganglion spécifique proche de l’effecteur.

  • Les voies parasympathiques sacrées suivent le nerf érecteur ou nerf pelvien, traversent le plexus hypogastrique sans interruption et relaient dans un ganglion juxtaviscéral.

  • La formation réticulaire reçoit des afférences spinales et hypothalamiques et émet des efférences réticulospinales vers la moelle spinale.

  • L’hypothalamus reçoit des afférences : visuelles rétinohypothalamiques, olfactives par le faisceau médial du télencéphale, viscérales après relais limbique

  • L’hypothalamus antérieur, parasympathique, se projette par le faisceau longitudinal dorsal sur les noyaux parasympathiques des nerfs crâniens et le centre parasympathique sacral.

  • L’hypothalamus postérieur, adrénergique, se projette par le faisceau médial du télencéphale sur la formation réticulaire du mésencéphale et le tractus intermediolateralis de la moelle spinale.

  • Le cortex limbique module l’action de l’hypothalamus : le gyrus cingulaire et le cortex orbitofrontal agissent par le faisceau médial du télencéphale, et l’hippocampe par le fornix.

Astuce mémo

Orthosympathique : centres C8–L2 ; parasympathique : tronc cérébral et S2–S4

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Neuroanatomie du système nerveux avec 65 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle distinction décrit les rôles des composantes végétative et somatique du système nerveux ?

2. Comment le système nerveux est-il organisé selon ses divisions centrale et périphérique ?

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Révisez avec les flashcards

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Qu’est-ce que le système nerveux ?

Un ensemble morphologique et fonctionnel indispensable à la vie.

Quelle fonction le système nerveux végétatif régule-t-il ?

Le fonctionnement interne, en lien avec le système endocrinien.

Quelle fonction le système nerveux somatique assure-t-il ?

L’interaction adaptative avec l’environnement.

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