Fiche de révision : Nutrition de l’enfant et de l’adolescent

Plan du Cours

  1. Allaitement et alimentation lactée
  2. Premiers aliments et diversification
  3. Allergènes et évolution des textures
  4. Néophobie et sélectivité alimentaire
  5. Croissance et obésité
  6. Dénutrition et troubles alimentaires
  7. Pathologies et suivi nutritionnel

1. Allaitement et alimentation lactée

Notions clés & Définitions

  • Biberon unique : Biberon de lait infantile donné à un bébé dont les parents souhaitent un allaitement exclusif, sans poursuite de lait artificiel par la suite.

★ À maîtriser

  • L’allaitement exclusif est recommandé jusqu’à 6 mois, puis peut être poursuivi jusqu’à 3 ans.

  • Le lait artificiel est réparti en lait 1er âge de 0 à 6 mois, lait 2e âge de 6 à 10 ou 12 mois, puis lait de croissance à partir de 12 mois jusqu’à 3 ans et plus.

  • En cas de difficulté d’allaitement, les pistes proposées sont : le travail de la position, de la mise au sein et de la prise du sein, la stimulation, l’adaptation du rythme, le recours à une consultante en lactation IBCLC, le soutien de la mère et du coparent

📌 Le reflux ou RGO peut être physiologique ou allergique, notamment lié à une APLV.

Compléments

📌 L’allaitement se fait à la demande.

📌 Une supplémentation en fer est nécessaire après 6 mois.

  • Après 1 an, la quantité de lait recommandée est d’environ 500 mL par jour, avec un lait de croissance jusqu’à une consommation de 100 à 150 g de produits carnés ; avant 1 an, pendant la diversification, elle est d’au moins 500 mL par jour.

📌 Après un biberon unique, le cours recommande un lait d’hydrolysat de protéines de lait de vache en raison du risque d’APLV.

  • Les signes possibles du reflux ou RGO comprennent douleur, cambrure, régurgitations, refus du lait, pleurs et symptômes digestifs ou cutanés.

📌 Pour un reflux physiologique, le cours propose un lait épaissi ; en cas de cause allergique, il propose un hydrolysat de protéines de lait de vache ou de riz, épaissi ou non, ou un lait d’acides aminés, épaissi ou non.

2. Premiers aliments et diversification

★ À maîtriser

  • La diversification peut débuter dès 4 mois et est recommandée avant 6 mois.

  • Les groupes d’aliments à découvrir, sans ordre imposé, sont :

    • les légumes
    • les fruits
    • les féculents
    • la viande
    • le poisson
    • l’œuf
    • les légumineuses

📌 Le lait reste prioritaire jusqu’à 1 an, avec au moins 700 mL par jour ou un allaitement ou allaitement mixte.

Compléments

  • La diversification peut commencer par une purée lisse de fruits ou légumes cuits, accompagnée d’huile, de féculents et de 10 g de protéines par jour.

📌 Il est recommandé d’ajouter au minimum une cuillère à café de matières grasses par repas.

  • Les huiles riches en oméga 3 citées sont : l’huile de colza, l’huile de noix, l’huile de lin, l’huile de chanvre, l’huile Quintesens

  • Le poisson est conseillé deux fois par semaine, dont une fois sous forme de poisson gras, et les légumineuses deux fois par semaine.

3. Allergènes et évolution des textures

★ À maîtriser

  • Les allergènes doivent être introduits le plus tôt possible afin de favoriser une meilleure tolérance, et continuer à être proposés même après un test négatif.

  • Les textures doivent évoluer avant 8 mois ou dans les 2 mois suivant le début de la diversification.

  • Des morceaux peuvent être proposés dès 6 mois si le tonus de l’enfant est adéquat, sans qu’il soit nécessaire d’avoir des dents.

Compléments

  • La progression des textures peut aller des purées lisses accompagnées de morceaux de fruits ou légumes très mous à des morceaux plus denses ou croustillants, selon l’enfant.

  • Les aliments à transformer au début sont :

    • les boudoirs
    • les quignons
    • les tranches de jambon
    • les boulettes de viande
    • les morceaux de salade
    • les tomates cerises entières

Astuce mémo

Purées lisses, morceaux très mous, puis textures plus denses.

4. Néophobie et sélectivité alimentaire

★ À maîtriser

  • La néophobie alimentaire est une phase normale qui survient généralement entre 18 mois et 3 ans.

  • Pour accompagner la néophobie, il est conseillé de : maintenir un cadre alimentaire identique, éviter le double choix, continuer à proposer les aliments déjà acceptés, éviter l’eau pendant les repas, ne rien donner en dehors des repas

Compléments

  • Un trouble alimentaire pédiatrique peut se manifester par une alimentation très sélective de 5 à 10 aliments et une sensibilité à certaines textures, avec parfois des troubles ou pathologies associés.

5. Croissance et obésité

★ À maîtriser

  • Un retard de croissance peut se manifester par une mauvaise prise de poids ou un infléchissement franc de la courbe de poids, avec ou sans impact sur la courbe de taille.

📌 La surveillance des courbes du carnet de santé aide à repérer une rupture de croissance et à décider d’une orientation vers un professionnel adapté.

Compléments

📌 Chez un enfant qui mange de tout en petite quantité sans répercussion sur sa courbe de taille, il est conseillé de suivre sa courbe de croissance et de ne pas le forcer, tout en veillant à la qualité de l’alimentation.

  • Les causes possibles du retard de croissance citées sont :

    • une alimentation déséquilibrée
    • un déficit en hormone de croissance
    • des pathologies génétiques
    • un trouble alimentaire pédiatrique
  • Le rebond d’adiposité avant 6 ans est associé à un risque accru d’obésité, et la tendance de la courbe prime dans l’interprétation.

  • La posture professionnelle face à l’obésité consiste à :

    • ne pas juger
    • ne pas mettre en place de régime strict
    • orienter vers une diététicienne si nécessaire

Astuce mémo

La tendance de la courbe prime sur une mesure isolée.

6. Dénutrition et troubles alimentaires

Notions clés & Définitions

  • Dénutrition : Déséquilibre nutritionnel de l’organisme caractérisé par un bilan énergétique et/ou protéique négatif.

Points essentiels

  • Les critères officiels de la HAS pour la dénutrition reposent sur des manifestations corporelles et l’origine du déséquilibre.

📌 En cas de suspicion de dénutrition, il faut surveiller les courbes et alerter les professionnels adaptés.

  • Lorsqu’un complément nutritionnel oral est administré, il faut :

    • le conserver au frais
    • le donner à l’enfant
    • vérifier qu’il le prend correctement
  • Les troubles du comportement alimentaire cités sont l’hyperphagie boulimique et l’anorexie ; ils sont rares chez le petit enfant et plus fréquents chez l’adolescent, chez les garçons comme chez les filles.

7. Pathologies et suivi nutritionnel

★ À maîtriser

  • Les pathologies et situations nécessitant une surveillance nutritionnelle comprennent :

    • le diabète de type 1
    • la maladie cœliaque
    • la maladie de Crohn
    • la mucoviscidose
    • les maladies métaboliques
    • les syndromes TSA/TDAH
    • les troubles alimentaires pédiatriques
  • Le suivi nutritionnel pédiatrique repose sur :

    • le travail pluridisciplinaire
    • l’orientation vers le bon professionnel
    • la mesure du poids et de la taille
    • la surveillance des courbes
    • le suivi des apports

Compléments

  • Le diabète de type 1 est pris en charge par injections ou par pompe, avec une alimentation équilibrée.

  • La maladie cœliaque implique un régime avec éviction du gluten.

📌 En cas de maladie de Crohn, un régime sans fibres est indiqué pendant les crises.

📌 En cas de TSA/TDAH, il faut surveiller l’équilibre alimentaire et porter une attention particulière au fer.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Nutrition de l’enfant et de l’adolescent avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une mère rencontre des difficultés pour allaiter. Quelle démarche correspond aux pistes d’accompagnement proposées ?

2. Un nourrisson présente un reflux ou un RGO. Quelle distinction faut-il envisager quant à sa cause ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Nutrition de l’enfant et de l’adolescent avec 10 flashcards interactives.

Jusqu’à quel âge l’allaitement exclusif est-il recommandé ?

Jusqu’à 6 mois.

Quel schéma d’alimentation lactée est indiqué selon l’âge ?

Lait 1er âge de 0 à 6 mois, 2e âge de 6 à 10 ou 12 mois, puis lait de croissance dès 12 mois jusqu’à 3 ans et plus.

À quel âge peut débuter la diversification alimentaire ?

Dès 4 mois.

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