QCM : Nutrition de l’enfant et de l’adolescent (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une mère rencontre des difficultés pour allaiter. Quelle démarche correspond aux pistes d’accompagnement proposées ?

Travailler la position et la prise du sein, stimuler l’allaitement et solliciter une consultante IBCLC avec le soutien des proches
Modifier les aliments proposés au bébé et réévaluer la situation après la diversification
Remplacer les tétées par du lait artificiel et attendre que le bébé réclame davantage
Réduire les tétées et demander conseil uniquement sur le rythme des repas

Travailler la position et la prise du sein, stimuler l’allaitement et solliciter une consultante IBCLC avec le soutien des proches

Explication

Les pistes incluent le travail de la position, de la mise au sein et de la prise du sein, la stimulation, l’adaptation du rythme, le recours à une consultante IBCLC et le soutien de la mère et du coparent. Remplacer d’emblée les tétées confond accompagnement et changement de lait, tandis que modifier les aliments ou se limiter au rythme ne reprend qu’une partie des pistes.

2. Un nourrisson présente un reflux ou un RGO. Quelle distinction faut-il envisager quant à sa cause ?

Il résulte d’une difficulté de positionnement pendant la tétée
Il peut être physiologique ou allergique, notamment lié à une APLV
Il correspond à une allergie aux protéines de lait de vache
Il est causé par la diversification alimentaire

Il peut être physiologique ou allergique, notamment lié à une APLV

Explication

Le reflux ou RGO peut être physiologique ou allergique, notamment associé à une APLV. Le considérer comme nécessairement allergique confond une cause possible avec l’ensemble des causes, et les difficultés de prise du sein ou la diversification ne définissent pas cette distinction.

3. Des parents commencent la diversification de leur enfant et hésitent entre légumes, fruits et féculents. Quel principe doivent-ils suivre concernant l’ordre des aliments ?

Ils doivent proposer les féculents avant les légumes et les fruits
Ils peuvent proposer les groupes d’aliments sans ordre imposé
Ils doivent proposer les légumes avant les fruits
Ils doivent commencer par la viande, le poisson ou l’œuf

Ils peuvent proposer les groupes d’aliments sans ordre imposé

Explication

La diversification est une découverte des aliments, sans ordre imposé entre les groupes cités. Commencer nécessairement par les légumes, les protéines ou les féculents impose un ordre qui n’est pas requis.

4. Un enfant de 9 mois commence à manger des aliments diversifiés. Quel repère doit guider ses parents concernant le lait ?

Remplacer le lait prioritaire par les aliments diversifiés dès que l’enfant en mange
Maintenir le lait comme priorité, avec 250 mL par jour ou un allaitement, éventuellement mixte
Maintenir le lait comme priorité, avec au moins 700 mL par jour ou un allaitement, éventuellement mixte
Maintenir le lait comme priorité, avec au moins 700 mL par jour, même en cas d’allaitement

Maintenir le lait comme priorité, avec au moins 700 mL par jour ou un allaitement, éventuellement mixte

Explication

Jusqu’à un an, le lait reste prioritaire et le repère est d’au moins 700 mL par jour, ou un allaitement ou un allaitement mixte. Le seuil de 250 mL est une confusion avec un autre repère de quantité, tandis que la diversification ne supprime pas la priorité du lait et que l’allaitement peut remplacer le volume indiqué.

5. Que désigne une évolution adaptée des textures alimentaires chez le jeune enfant ?

Une progression des purées lisses vers des morceaux très mous, puis vers des textures plus denses ou croustillantes.
Une introduction des aliments en morceaux après l’apparition des premières dents, quel que soit l’âge.
Un passage des morceaux croustillants aux purées lisses, puis aux morceaux très mous.
Un maintien des purées lisses jusqu’à ce que l’enfant puisse mâcher des aliments durs.

Une progression des purées lisses vers des morceaux très mous, puis vers des textures plus denses ou croustillantes.

Explication

L’évolution adaptée va des purées lisses et des morceaux très mous vers des textures plus denses, selon les capacités de l’enfant. Attendre l’apparition des dents pour proposer des morceaux n’est pas nécessaire, puisque le tonus adéquat peut permettre d’en offrir dès 6 mois.

6. À quel âge la néophobie alimentaire apparaît-elle généralement chez l’enfant ?

Entre 6 et 12 mois
Entre 3 et 5 ans
Entre 18 mois et 3 ans
Entre 5 et 7 ans

Entre 18 mois et 3 ans

Explication

La néophobie alimentaire est une phase normale qui survient généralement entre 18 mois et 3 ans. La tranche de 3 à 5 ans correspond à un âge plus tardif que la période indiquée.

7. Quel est le rôle de la surveillance des courbes du carnet de santé dans le suivi de la croissance d’un enfant ?

Déterminer la quantité d’aliments que l’enfant doit consommer à chaque repas
Établir le diagnostic d’un déficit hormonal à partir d’une mesure isolée
Repérer une rupture de croissance et guider une éventuelle orientation professionnelle
Décider de la mise en place d’un régime strict dès que le poids augmente

Repérer une rupture de croissance et guider une éventuelle orientation professionnelle

Explication

Le suivi des courbes permet de repérer une rupture de croissance et d’aider à décider si l’enfant doit être orienté vers un professionnel adapté. Une mesure isolée ne suffit pas à établir un déficit hormonal, car la tendance de la courbe prime.

8. Quelle distinction caractérise la dénutrition par rapport à un simple retard de croissance ?

La dénutrition désigne une courbe de taille qui s’infléchit, tandis que le retard de croissance correspond à un bilan énergétique et protéique négatif.
La dénutrition se définit par une faible prise alimentaire, tandis que le retard de croissance indique une carence en vitamines.
La dénutrition correspond à un bilan énergétique et/ou protéique négatif, tandis que le retard de croissance décrit une évolution insuffisante du poids ou de la taille.
La dénutrition est un trouble du comportement alimentaire, tandis que le retard de croissance désigne une pathologie métabolique.

La dénutrition correspond à un bilan énergétique et/ou protéique négatif, tandis que le retard de croissance décrit une évolution insuffisante du poids ou de la taille.

Explication

La dénutrition est définie par un déséquilibre de l’organisme avec un bilan énergétique et/ou protéique négatif, alors que le retard de croissance se manifeste notamment par une prise de poids insuffisante ou une rupture de courbe. Une courbe de taille qui s’infléchit peut accompagner un retard de croissance, mais ne constitue pas la définition de la dénutrition.

9. Pourquoi une attention particulière au fer est-elle recommandée chez un enfant présentant un TSA ou un TDAH ?

Pour adapter la quantité de fibres lors des périodes de crise
Pour compenser les pertes énergétiques dues aux injections d’insuline
Pour prévenir les réactions au gluten associées à ces syndromes
Pour repérer un déséquilibre possible des apports en fer dans son alimentation

Pour repérer un déséquilibre possible des apports en fer dans son alimentation

Explication

Les situations de TSA ou de TDAH justifient une surveillance de l’équilibre alimentaire, avec une attention particulière portée au fer. L’éviction du gluten concerne la maladie cœliaque, et non ces syndromes.

10. Après un biberon unique donné à un nourrisson dont les parents souhaitent poursuivre l’allaitement exclusif, quel lait est recommandé ensuite ?

Un lait de croissance, destiné aux enfants à partir de douze mois
Un hydrolysat de protéines de lait de vache, en raison du risque d’APLV
Un lait 2e âge, adapté aux nourrissons de six à douze mois
Un lait épaissi standard, pour prévenir les régurgitations physiologiques

Un hydrolysat de protéines de lait de vache, en raison du risque d’APLV

Explication

Le recours à un hydrolysat de protéines de lait de vache est recommandé après un biberon unique en raison du risque d’allergie aux protéines du lait de vache. Un lait épaissi standard peut être proposé en cas de reflux physiologique, mais ne répond pas à cette recommandation liée au biberon unique.

11. Quelle caractéristique décrit le mieux les modalités de début de la diversification alimentaire chez le nourrisson ?

Elle commence à partir de 6 mois et est recommandée avant 8 mois.
Elle commence à partir de 5 mois et est recommandée avant 7 mois.
Elle peut débuter dès 4 mois et est recommandée avant 6 mois.
Elle débute dès 3 mois et est recommandée avant 5 mois.

Elle peut débuter dès 4 mois et est recommandée avant 6 mois.

Explication

La diversification peut être introduite dès 4 mois et il est recommandé de la commencer avant 6 mois. Le repère de 6 mois est notamment associé à l’allaitement exclusif, mais ne constitue pas l’âge minimal de début de la diversification.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Nutrition de l’enfant et de l’adolescent.

Jusqu’à quel âge l’allaitement exclusif est-il recommandé ?

Jusqu’à 6 mois.

Quel schéma d’alimentation lactée est indiqué selon l’âge ?

Lait 1er âge de 0 à 6 mois, 2e âge de 6 à 10 ou 12 mois, puis lait de croissance dès 12 mois jusqu’à 3 ans et plus.

À quel âge peut débuter la diversification alimentaire ?

Dès 4 mois.

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