QCM : Développement moteur et apprentissage (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine étudie le comportement moteur, la perception et leurs interactions ?

La maturation sensorielle
L’apprentissage moteur
Le contrôle moteur
Le développement moteur

Le contrôle moteur

Explication

Le contrôle moteur porte sur le comportement moteur, la perception et leurs interactions. Le développement moteur concerne l’évolution des formes motrices, la maturation renvoie à un processus physiologique et l’apprentissage moteur à l’acquisition de mouvements.

2. Un enfant acquiert progressivement de nouvelles coordinations avec l’âge, sans programme d’exercices organisé par un adulte. Comment qualifier ce processus ?

Un entraînement moteur dirigé
Une maturation physiologique
Un développement moteur
Un apprentissage moteur structuré

Un développement moteur

Explication

Le développement moteur désigne l’apparition et l’évolution naturelle des formes motrices, avec des changements de coordination liés à l’âge plutôt qu’à un apprentissage structuré par l’adulte. La maturation porte sur l’efficacité d’un organe ou d’une fonction, tandis que les deux autres réponses impliquent une organisation de l’apprentissage.

3. Quelle activité musculaire caractérise le fœtus entre la 6e et la 9e semaine ?

Des contractions visibles uniquement lors d’une chirurgie
Des contractions volontaires déclenchées par des stimuli
Des mouvements déjà coordonnés et maîtrisés
Des contractions musculaires totalement incontrôlées

Des contractions musculaires totalement incontrôlées

Explication

Entre la 6e et la 9e semaine, les contractions musculaires fœtales sont totalement incontrôlées et constituent les prémices des futures contractions volontaires. Les mouvements plus coordonnés apparaissent vers 10 semaines, et les contractions visibles en chirurgie sont rapportées à 21 semaines.

4. Lors d’un suivi de grossesse, à quel moment le système auditif fœtal est-il presque complètement développé ?

Vers la 6e à la 9e semaine
Vers le 5e mois de grossesse
Vers le dernier mois de grossesse
Vers la 10e semaine de grossesse

Vers le 5e mois de grossesse

Explication

Le système auditif fœtal est presque complètement développé vers le 5e mois de grossesse, soit le milieu de la grossesse. Les semaines précoces citées concernent les contractions musculaires ou leur coordination, et non la maturation auditive.

5. Quelle distinction décrit correctement l’évolution des réflexes du nouveau-né ?

Tous restent sous-corticaux et ne contribuent pas à la motricité volontaire
Tous deviennent des mouvements volontaires lorsque le nourrisson grandit
Certains préparent des mouvements volontaires, d’autres restent sous-corticaux
Certains restent sous-corticaux, tandis que les autres disparaissent avant toute évolution

Certains préparent des mouvements volontaires, d’autres restent sous-corticaux

Explication

Les réflexes du nouveau-né n’ont pas tous le même devenir : certains constituent les premières bases de mouvements volontaires, tandis que d’autres restent sous-corticaux. Dire que tous deviennent volontaires ou que tous restent sous-corticaux efface cette distinction.

6. Un nouveau-né suce pour s’alimenter et présente aussi des réactions lorsque sa posture change. À quelles catégories ces réflexes correspondent-ils ?

Vie végétative pour les deux types de réactions
Posturale et manipulatrice pour les deux types de réactions
Posturale et manipulatrice pour la succion, vie végétative pour les réactions à la posture
Vie végétative pour la succion, posturale et manipulatrice pour les réactions à la posture

Vie végétative pour la succion, posturale et manipulatrice pour les réactions à la posture

Explication

La succion relève des réflexes liés à la vie végétative, tandis que les réponses aux changements posturaux appartiennent aux réflexes posturaux et manipulateurs. La catégorie végétative inclut notamment la succion et la déglutition, pas les réactions de posture.

7. Comment définit-on les réflexes archaïques du nouveau-né ?

Des réactions alimentaires acquises qui indiquent la maturation digestive
Des stratégies spontanées d’exploration qui mesurent l’apprentissage moteur
Des mouvements volontaires appris par répétition pour évaluer la coordination
Des réponses motrices automatiques et involontaires utiles à l’évaluation neurologique

Des réponses motrices automatiques et involontaires utiles à l’évaluation neurologique

Explication

Les réflexes archaïques sont des réponses motrices automatiques et involontaires qui permettent notamment d’évaluer le développement neurologique du nouveau-né. Les mouvements volontaires appris et l’apprentissage par essais et erreurs ne correspondent pas à cette définition.

8. Lors d’une séance, un nourrisson se déplace plus rapidement lorsqu’un adulte l’aide. Quelle conclusion cette capacité permet-elle de tirer ?

Ces déplacements ne sont pas de simples réflexes, car ils peuvent être appris en séance
Ces déplacements indiquent seulement un renforcement musculaire sans apprentissage
Ces déplacements sont des réflexes, car la vitesse varie avec l’aide apportée
Ces déplacements prouvent que le nourrisson maîtrise déjà une motricité volontaire complète

Ces déplacements ne sont pas de simples réflexes, car ils peuvent être appris en séance

Explication

La capacité à apprendre un déplacement en une séance, notamment à se déplacer plus rapidement avec de l’aide, indique que le mouvement ne se réduit pas à un réflexe. Un changement de vitesse lié à l’aide n’établit pas un caractère réflexe, et l’apprentissage observé ne signifie pas une maîtrise volontaire complète.

9. Quelle caractéristique visuelle attire immédiatement un nouveau-né dès les premières minutes après sa naissance ?

Une forme située à sa distance visuelle optimale
Une forme ressemblant à un visage
Une couleur vive, comme le rouge
Un objet qui se déplace dans son champ visuel

Une forme ressemblant à un visage

Explication

Dès les premières minutes, le bébé discrimine différentes formes et se montre immédiatement attiré par celles qui ressemblent à un visage. La reconnaissance des couleurs, l’intérêt pour le mouvement et la distance visuelle optimale ne désignent pas cette préférence particulière.

10. Dans les premières heures après la naissance, un bébé entend la voix de sa mère et se calme, tandis que sa fréquence cardiaque baisse. Quelle interprétation correspond à cette réaction ?

Il imite les sons produits par sa mère
Il réagit à la voix de sa mère en se calmant
Il localise précisément l’origine de la voix
Il reconnaît visuellement sa mère grâce à son visage

Il réagit à la voix de sa mère en se calmant

Explication

Le bébé entend parfaitement dès les premières heures et peut sourire ou se calmer à la voix de sa mère, avec une baisse de sa fréquence cardiaque. Localiser un bruit et imiter des sons sont d’autres capacités, tandis que la reconnaissance d’un visage relève de la vision.

11. Pour analyser le développement des gestes d’un bébé qui atteint un jouet, le saisit puis le fait tourner dans ses mains, quels processus distincts faut-il différencier ?

La saisie, la coordination visuo-motrice et le déplacement du tronc
Le guidage, le contrôle postural et la coordination œil-tête-tronc
L’organisation céphalo-caudale, l’organisation proximo-distale et la posture
Le guidage, la saisie de l’objet et la manipulation

Le guidage, la saisie de l’objet et la manipulation

Explication

Le développement de la préhension et de la manipulation comprend trois processus : le guidage, la saisie de l’objet et la manipulation. Les organisations céphalo-caudale et proximo-distale sont des axes de développement, et le contrôle postural ou la coordination ne remplacent pas ces trois processus.

12. Une équipe observe deux progrès moteurs : le contrôle s’étend de la tête vers le bassin, puis du tronc vers les extrémités des membres. Comment nommer ces deux organisations, dans cet ordre ?

Proximo-distale, puis proximo-distale
Céphalo-caudale, puis proximo-distale
Proximo-distale, puis céphalo-caudale
Céphalo-caudale, puis céphalo-caudale

Céphalo-caudale, puis proximo-distale

Explication

L’organisation céphalo-caudale progresse de la tête au bassin, tandis que l’organisation proximo-distale va du tronc vers les extrémités. Inverser ces directions ou attribuer les deux progrès au même axe confond les deux organisations.

13. À 4 mois et demi, un bébé tend la main vers un jouet, ralentit son geste en approchant et ajuste son mouvement selon que le jouet est à sa portée. Quelle capacité manifeste-t-il ?

Une manipulation coordonnée après la prise de l’objet
Une saisie efficace ajustée à la grosseur de l’objet
Une fermeture anticipée de la main avant le contact
Un guidage adapté à l’objet et à sa distance

Un guidage adapté à l’objet et à sa distance

Explication

À partir de 4 à 5 mois, le bébé peut pointer et toucher presque chaque fois l’objet, freiner son geste à proximité et tenir compte de sa distance. La saisie et la manipulation sont des processus distincts; fermer la main avant le contact caractérise plutôt la saisie inadéquate antérieure à 5 mois.

14. Lors d’une observation à 9 mois, quel type de saisie correspond à l’étape atteinte par le bébé dans la progression des prises manuelles ?

La prise cubito-palmaire
La pince digitale
La prise radio-palmaire
La prise palmaire

La pince digitale

Explication

La progression va de la prise entre les bras et les mains avant 5 mois aux prises cubito-palmaire à 6 mois, palmaire à 7 mois, radio-palmaire à 8 mois, puis à la pince digitale à 9 mois. Les autres prises proposées correspondent à des étapes plus précoces.

15. Quelle fonction générale la posture remplit-elle dans le développement moteur de l’enfant ?

Permettre les déplacements et affiner la manipulation, sans organiser les gestes
Maintenir l’équilibre, réaliser des gestes finalisés et permettre la locomotion
Maintenir l’équilibre et améliorer la vision, sans intervenir dans les déplacements
Réaliser des gestes finalisés et manipuler les objets, sans soutenir l’équilibre

Maintenir l’équilibre, réaliser des gestes finalisés et permettre la locomotion

Explication

La posture contribue à l’équilibre, aux mouvements finalisés et à la locomotion. La réduire à l’équilibre, à la vision ou à la manipulation omet ses autres fonctions.

16. Quelles sont les trois postures fondamentales du développement de l’enfant ?

La position assise, la marche et la position érigée
La position assise, la position à quatre pattes et la position agenouillée
La position couchée, la position à quatre pattes et la position érigée
La position assise, la position à quatre pattes et la position érigée

La position assise, la position à quatre pattes et la position érigée

Explication

Les trois postures fondamentales sont assise, à quatre pattes et érigée. La position couchée, la marche et la position agenouillée ne remplacent pas ces trois catégories.

17. Vers l’âge de cinq mois, un enfant parvient à rester assis pendant qu’il saisit un jouet avec précision. Quel changement postural rend cela possible ?

La position assise lui permet surtout de renforcer ses jambes avant de contrôler son geste
La position érigée lui permet de libérer sa main et d’explorer son environnement en restant assis
La position assise lui permet de contrôler sa posture pendant le geste et de libérer sa main pour explorer
La position à quatre pattes lui permet de stabiliser son tronc pendant qu’il saisit le jouet

La position assise lui permet de contrôler sa posture pendant le geste et de libérer sa main pour explorer

Explication

Apparaissant vers cinq mois, la position assise aide l’enfant à contrôler sa posture pendant un geste finalisé et libère sa main pour une manipulation plus précise et l’exploration. Le renforcement des jambes et les postures à quatre pattes ou érigée ne décrivent pas cet effet de l’assise.

18. Un enfant commence à se déplacer seul en rampant et doit anticiper les dangers de son trajet. Que représente cette étape ?

Un déplacement réflexe, qui ne demande pas d’anticiper les dangers du trajet
Sa première véritable indépendance locomotrice, qui sollicite un contrôle anticipé du déplacement
Une étape d’équilibre assis, qui sollicite surtout le contrôle de la posture immobile
Une forme de cruising, qui correspond au déplacement en prenant appui sur des objets

Sa première véritable indépendance locomotrice, qui sollicite un contrôle anticipé du déplacement

Explication

Le crawling marque la première véritable indépendance locomotrice et confronte l’enfant aux dangers du déplacement ainsi qu’au contrôle prospectif. Le cruising implique un appui, tandis que l’assise et le déplacement réflexe ne rendent pas compte de cette anticipation.

19. Un enfant qui vient de commencer à marcher avance avec les bras levés et écartés, les jambes écartées et des pas hésitants. Comment caractériser sa marche ?

Une marche en Charlot, avec une base large, des pas courts et un tronc relativement raide
Une marche en Charlot, avec une base large, des pas longs et un tronc souple
Une marche mature, avec une base étroite, des pas courts et un tronc relativement raide
Une marche en Charlot, avec une base étroite, des pas longs et un tronc relativement raide

Une marche en Charlot, avec une base large, des pas courts et un tronc relativement raide

Explication

La marche débutante en Charlot, ou en high guard, associe bras levés et écartés, jambes écartées, base large, pas courts et hésitants et tronc relativement raide. Une base étroite, des pas longs ou un tronc souple ne correspondent pas à cette caractéristique.

20. Une enfant apprend à marcher et tombe souvent lorsqu’elle reste quelques instants sur un seul pied. Quels apprentissages doit-elle encore consolider ?

Le contrôle du regard et des articulations des jambes, l’équilibre unipodal et le renforcement des muscles du cou et des bras
Le contrôle de la posture et des articulations des jambes et du tronc, l’équilibre unipodal et le renforcement des jambes et du dos
Le contrôle des articulations des jambes, l’équilibre assis et le renforcement des muscles des jambes et des bras
Le contrôle de la posture et des articulations des bras et du tronc, l’équilibre bipodal et le renforcement des bras et du dos

Le contrôle de la posture et des articulations des jambes et du tronc, l’équilibre unipodal et le renforcement des jambes et du dos

Explication

L’apprentissage de la marche requiert le contrôle postural et articulaire des jambes et du tronc, l’équilibre unipodal ainsi que le renforcement des muscles des jambes et du dos. L’équilibre bipodal, la force des bras ou l’équilibre assis ne remplacent pas ces exigences.

21. Lorsqu’un enfant fait un pas, quel compromis doit-il réussir pour avancer sans perdre l’équilibre ?

Stabiliser son corps en supprimant le déséquilibre nécessaire pour se déplacer
Stabiliser son corps tout en créant le déséquilibre nécessaire pour se déplacer
Créer un déséquilibre continu sans chercher à stabiliser son corps
Transférer son poids d’un pied à l’autre sans contrôler la stabilité du corps

Stabiliser son corps tout en créant le déséquilibre nécessaire pour se déplacer

Explication

La marche exige à la fois de stabiliser le corps pour éviter la chute et de créer le déséquilibre qui permet le déplacement. L’immobilité ou le déséquilibre sans stabilisation empêche de réaliser ce compromis.

22. Deux groupes d’enfants sont encouragés à adopter des postures différentes par leur environnement. Quelle conclusion s’accorde avec le rôle des stimulations dans l’acquisition des postures ?

Leurs acquisitions posturales dépendent surtout des coordinations manuelles plutôt que des stimulations
Leurs acquisitions posturales respectent une succession fixe, même si les stimulations varient
Leurs acquisitions posturales peuvent dépendre des stimulations auxquelles ils sont confrontés
Leurs acquisitions posturales suivent une transformation naturelle indépendante des stimulations

Leurs acquisitions posturales peuvent dépendre des stimulations auxquelles ils sont confrontés

Explication

L’acquisition des postures dépend des stimulations auxquelles l’enfant est confronté et ne relève pas d’une simple transformation innée. Une succession fixe ou une explication centrée sur les coordinations manuelles ne rend pas compte de cette influence.

23. Entre 2 ans et la fin de la maturité, un enfant apprend de nouvelles habiletés et ses gestes deviennent plus précis et plus fluides. Quelle évolution cela illustre-t-il ?

Une augmentation quantitative sans amélioration de la qualité des gestes
Une amélioration de la qualité des gestes sans acquisition d’habiletés nouvelles
Une spécialisation précoce accompagnée d’une diminution des acquisitions motrices
Une augmentation à la fois quantitative et qualitative des acquisitions motrices

Une augmentation à la fois quantitative et qualitative des acquisitions motrices

Explication

La progression associe l’apprentissage d’un plus grand nombre d’habiletés à des gestes plus précis et plus fluides. La croissance physique ne décrit pas ces deux dimensions, tandis que les réponses qui en écartent une ou la remplacent par la spécialisation déforment cette évolution.

24. Après les postures de base et les premières manipulations, quelles sont les premières habiletés motrices fondamentales apprises par l’enfant ?

Les coordinations manuelles complexes
Les techniques sportives spécialisées
Les patrons moteurs de base
Les postures fondamentales

Les patrons moteurs de base

Explication

Les patrons moteurs de base sont les premières habiletés fondamentales apprises après les postures de base et les premières manipulations. Les coordinations complexes et les techniques spécialisées correspondent à d’autres acquisitions, et les postures précèdent les patrons moteurs de base.

25. Une éducatrice classe quatre exercices pour des enfants : marcher, attraper une balle, lancer par-dessus l’épaule et faire une roulade avant. Dans quelle famille des patrons moteurs de base classe-t-elle la roulade avant ?

Dans la réception d’objets
Dans la projection d’objets
Dans les habiletés locomotrices
Dans les manipulations d’objets

Dans les habiletés locomotrices

Explication

La roulade avant appartient aux habiletés locomotrices, comme marcher, courir et sauter. La réception concerne le fait d’attraper un objet, la projection celui de le lancer ou de le frapper, et une roulade ne constitue pas une manipulation d’objet.

26. Un enfant reprend l’exercice après une restriction brève et rattrape son retard. Quel résultat distingue cette situation d’une restriction trop longue ?

La restriction brève provoque un déficit irréversible
Le retard peut être temporaire et rattrapable
Le retard devient permanent malgré la reprise de l’exercice
Aucun retard n’apparaît après une restriction d’exercice

Le retard peut être temporaire et rattrapable

Explication

Une restriction de courte durée peut causer un retard temporaire que l’enfant rattrape, alors qu’une restriction trop longue peut entraîner un déficit permanent. Le déficit irréversible correspond à la confusion entre restriction brève et prolongée, et l’absence de retard nie l’effet temporaire possible.

27. Un enfant n’a pas encore achevé la myélinisation et la maturation de son système nerveux lorsqu’il subit une privation prolongée. Quel risque caractérise cette situation ?

Une absence d’altération irréversible malgré la maturation inachevée
Une altération irréversible liée à une maturation inachevée
Une altération sans lien avec la maturation du système nerveux
Un retard temporaire qui disparaît après une reprise de l’activité

Une altération irréversible liée à une maturation inachevée

Explication

Une altération peut devenir irréversible si l’épigenèse, la maturation du système nerveux et la myélinisation ne sont pas achevées. Le retard rattrapable concerne une restriction temporaire, tandis que les autres réponses écartent à tort le lien entre maturation inachevée et irréversibilité.

28. Un enfant commence une nouvelle habileté durant une phase particulièrement favorable, sans que son apprentissage doive suivre des dates ou un ordre fixes. Comment caractériser cette phase ?

Une période de maturation sans apprentissage privilégié
Une période critique, ordonnée par des étapes obligatoires
Une période où l’apprentissage suit un calendrier fixe
Une période optimale, privilégiée pour apprendre

Une période optimale, privilégiée pour apprendre

Explication

Une période optimale est un moment privilégié pour apprendre, ni trop tôt ni trop tard, sans imposer un ordre ou des dates fixes aux étapes. Les étapes obligatoires et le calendrier rigide relèvent de l’ancienne conception des périodes critiques, et la variabilité n’efface pas le caractère privilégié de la période.

29. Un enfant n’a pas franchi une étape motrice dans l’ordre attendu, mais acquiert ensuite l’habileté en compensant cette étape. Quelle conception du développement correspond à cette situation ?

La période critique, qui rend chaque étape obligatoire et hiérarchisée
La période optimale, qui permet de compenser une étape manquante
La période optimale, qui garantit l’absence de manque permanent ultérieur
La période critique, qui autorise un ordre variable et la compensation

La période optimale, qui permet de compenser une étape manquante

Explication

La conception des périodes optimales permet de compenser une étape manquante, même si un manque permanent reste possible après cette période. Les étapes obligatoires et hiérarchisées caractérisent l’ancienne conception critique, tandis que l’absence de risque ultérieur et l’ordre variable attribué à cette conception critique sont des confusions.

30. Lorsqu’une personne se représente son corps et la position de ses parties par rapport à la verticale pendant un mouvement, de quoi s’agit-il ?

De la représentation du corps d’autrui à partir des stimulations extérieures
D’une habileté motrice acquise par la répétition d’un geste
Du schéma corporel, image mentale du corps au repos ou en mouvement
Des informations perceptives qui renseignent sur l’environnement extérieur

Du schéma corporel, image mentale du corps au repos ou en mouvement

Explication

Le schéma corporel est l’image mentale de son propre corps, de ses parties et de leur position, au repos ou en mouvement. Les informations perceptives contribuent à sa construction, tandis que la perception d’autrui et l’exécution d’un geste ne le définissent pas.

31. Un nourrisson de quatre mois construit son schéma corporel : quelles informations prédominent encore à cet âge ?

Les sensations internes, comme le rythme cardiaque et les sensations buccales
Les informations proprioceptives, liées à la position de ses membres
Les informations vestibulaires, liées à l’équilibre et aux changements de position
Les informations visuelles, comme l’observation des mouvements autour de lui

Les sensations internes, comme le rythme cardiaque et les sensations buccales

Explication

Jusqu’à cinq mois, les sensations internes, notamment le rythme cardiaque et les sensations buccales, prédominent dans la construction du schéma corporel. Les informations visuelles, vestibulaires et proprioceptives y contribuent aussi, mais ne sont pas celles qui prédominent à cet âge.

32. Après plusieurs essais, un enfant affine un geste réflexe, le réalise de façon automatisée, puis le combine à d’autres gestes : quelle évolution décrit la théorie de la modularisation ?

Le réflexe devient une routine simple, puis contribue à des modules moteurs plus complexes
Le réflexe devient directement un programme moteur complexe, puis se simplifie en routine
Les contraintes du système produisent le geste sans transformation des réflexes en routines
La maturation transforme le réflexe en module, tandis que la répétition n’intervient pas

Le réflexe devient une routine simple, puis contribue à des modules moteurs plus complexes

Explication

Dans la modularisation, les réflexes se transforment en routines motrices simples que l’expérience et la répétition affinent et automatisent avant leur complexification en modules. L’émergence par interaction des contraintes relève de l’approche dynamique; partir directement d’un module complexe ou écarter la pratique inverse le processus décrit.

33. Un programme d’éducation motrice propose à un enfant de passer par des programmes moteurs de base avant d’apprendre des mouvements plus complexes : quelle théorie justifie cet ordre ?

La modularisation, qui exige la destruction d’un module avant tout apprentissage moteur
L’approche environnementale, qui fait des programmes moteurs de base des stades universels
La théorie de la modularisation, qui postule des stades universels et ordonnés
L’approche dynamique, qui explique l’émergence du geste par l’interaction des contraintes

La théorie de la modularisation, qui postule des stades universels et ordonnés

Explication

La théorie de la modularisation prévoit une succession de stades universels et ordonnés, les programmes moteurs de base constituant des passages obligés avant les mouvements plus complexes. L’émergence par interaction des contraintes caractérise l’approche dynamique; la destruction d’un module est une autre proposition associée à la modularisation, mais ne fonde pas l’ordre demandé.

34. Un geste nouveau apparaît chez un enfant lorsque ses capacités, sa morphologie et les conditions de son environnement agissent ensemble : quelle approche explique cette émergence ?

La théorie de la modularisation et ses stades moteurs ordonnés
L’approche dynamique ou environnementale de Thelen
Le processus de transformation des réflexes en routines motrices
L’explication par la maturation, indépendamment des conditions environnementales

L’approche dynamique ou environnementale de Thelen

Explication

Pour l’approche dynamique ou environnementale de Thelen, les gestes émergent de l’interaction des contraintes qui agissent sur le système. Une séquence fixe relève de la modularisation, tandis que la maturation isolée et la transformation des réflexes en routines ne décrivent pas ce principe.

35. Quelle conclusion Mc Graw a-t-il tirée en 1935 au sujet des différences de performance observées pendant la maturation ?

Les différences observées pendant la maturation se maintiennent dans la performance finale
Les enfants stimulés peuvent atteindre les mêmes niveaux finaux malgré des différences pendant la maturation
L’entraînement efface les différences dans toutes les activités dès le début de la maturation
Les performances finales dépendent du passage par des stades moteurs universels ordonnés

Les enfants stimulés peuvent atteindre les mêmes niveaux finaux malgré des différences pendant la maturation

Explication

Mc Graw conclut que les enfants peuvent atteindre les mêmes niveaux de performance s’ils sont stimulés et que les différences individuelles pendant la maturation n’affectent pas la performance finale. Les écarts temporaires ne sont donc pas nécessairement permanents; cette conclusion ne signifie pas que l’entraînement élimine immédiatement toute différence ni qu’elle porte sur des stades ordonnés.

36. Un adulte doit franchir un obstacle qui apparaît sur son trajet. Quelle tendance caractérise son contrôle moteur ?

Il maintient son mouvement sans adaptation.
Il anticipe pour adapter son mouvement.
Il automatise le mouvement sans l’anticiper.
Il attend la perturbation pour réagir.

Il anticipe pour adapter son mouvement.

Explication

Le contrôle moteur adulte est davantage prospectif que réactif : l’adulte cherche d’abord à anticiper afin de s’adapter. Attendre la perturbation traduit un contrôle réactif, tandis que l’absence d’adaptation ou la seule automatisation ne décrit pas cette tendance.

37. La performance manipulatoire d’une personne âgée diminue. Quel ensemble de facteurs moteurs est associé à cette baisse ?

Moindre endurance, conduction nerveuse ralentie et moins d’unités motrices.
Moindre endurance, conduction nerveuse accélérée et moins d’unités motrices.
Moindre discrimination tactile, conduction nerveuse ralentie et moins d’unités motrices.
Moindre endurance, conduction nerveuse ralentie et davantage d’unités motrices.

Moindre endurance, conduction nerveuse ralentie et moins d’unités motrices.

Explication

La baisse de performance manipulatoire est associée à une endurance réduite, à une conduction de l’influx nerveux plus lente et à une diminution du nombre d’unités motrices. La discrimination tactile relève d’un facteur sensoriel, tandis que l’accélération de la conduction ou l’augmentation des unités motrices inversent les changements décrits.

38. Une personne âgée fait tomber un petit objet fragile en le manipulant. Quel changement lié au vieillissement cette situation illustre-t-elle ?

Une amélioration de la dextérité dans les gestes précis.
Une difficulté à maintenir l’équilibre lors de la marche.
Une difficulté à anticiper les obstacles du déplacement.
Une difficulté à manipuler des objets fins et fragiles.

Une difficulté à manipuler des objets fins et fragiles.

Explication

Le vieillissement peut s’accompagner de chutes d’objets et de difficultés à manipuler des objets fins et fragiles. L’équilibre et l’anticipation des obstacles concernent la posture ou la locomotion, et non le fait manipulatoire illustré.

39. Pour saisir une petite pièce, une personne âgée compense les difficultés liées au vieillissement. Quel comportement est attendu ?

Serrer moins fort et effectuer des gestes plus rapides.
Serrer moins fort et effectuer des gestes plus lents.
Serrer plus fort et effectuer des gestes plus lents.
Serrer plus fort et effectuer des gestes plus rapides.

Serrer plus fort et effectuer des gestes plus lents.

Explication

Pour compenser les difficultés de manipulation, les personnes âgées serrent les objets plus fort que les jeunes adultes et ralentissent leurs gestes. Serrer moins fort ou accélérer le geste inverse les adaptations décrites; la co-contraction musculaire est une autre réponse évoquée dans le contexte du vieillissement.

40. Lors d’une évaluation de l’équilibre, une personne âgée présente de fortes oscillations debout et a déjà chuté plusieurs fois. Quel profil cela correspond-il ?

Un profil fréquent du vieillissement, avec oscillations posturales accrues.
Un profil de locomotion, avec une régularité des pas accrue.
Un profil de vieillissement, avec oscillations posturales réduites.
Un profil adulte, avec oscillations posturales très faibles.

Un profil fréquent du vieillissement, avec oscillations posturales accrues.

Explication

Avec le vieillissement, les chutes deviennent très fréquentes et les oscillations posturales augmentent fortement. Les faibles oscillations caractérisent plutôt l’adulte, tandis que la régularité des pas ne rend pas compte de ce profil postural.

41. Une personne âgée met davantage de temps à réagir lorsqu’elle perd l’équilibre. Quel mécanisme contribue à sa difficulté posturale ?

Une efficacité moindre de la perception visuelle, sans lien avec la réaction.
Une efficacité moindre du contrôle réactif, liée notamment à une réaction ralentie.
Une efficacité moindre du contrôle prospectif, liée notamment à une réaction ralentie.
Une efficacité accrue du contrôle réactif, liée notamment à une réaction ralentie.

Une efficacité moindre du contrôle réactif, liée notamment à une réaction ralentie.

Explication

Une vitesse de réaction moindre contribue à la diminution de l’efficacité du contrôle réactif, ce qui rend les ajustements posturaux plus difficiles. Le contrôle prospectif et la perception visuelle sont des notions distinctes, et une réaction ralentie ne traduit pas une efficacité réactive accrue.

42. Chez une personne âgée, les ajustements de la marche en réponse à l’environnement deviennent moins efficaces. Quelle évolution des contrôles locomoteurs cela reflète-t-il ?

Une diminution du seul contrôle réactif, notamment liée aux perceptions visuelle et cutanée.
Une augmentation des contrôles réactif et prospectif, malgré les difficultés visuelle et cutanée.
Une diminution des contrôles réactif et prospectif, notamment liée aux perceptions visuelle et cutanée.
Une diminution des contrôles réactif et prospectif, notamment liée aux perceptions auditive et olfactive.

Une diminution des contrôles réactif et prospectif, notamment liée aux perceptions visuelle et cutanée.

Explication

Avec le vieillissement, les contrôles réactif et prospectif de la locomotion diminuent, notamment en lien avec des difficultés perceptives visuelles et cutanées. Remplacer ces modalités par l’audition et l’olfaction, ne retenir qu’un seul contrôle ou inverser l’évolution ne correspond pas au constat.

43. Une personne âgée pratique régulièrement un sport, puis arrête durablement. Quelle évolution des effets protecteurs de la pratique est attendue ?

Les effets bénéfiques restent inchangés après l’arrêt de la pratique.
Les effets bénéfiques augmentent durablement après l’arrêt de la pratique.
Les effets bénéfiques disparaissent immédiatement dès l’arrêt de la pratique.
Les effets bénéfiques peuvent diminuer après l’arrêt de la pratique.

Les effets bénéfiques peuvent diminuer après l’arrêt de la pratique.

Explication

La pratique sportive peut réduire les effets du vieillissement, mais ces bienfaits diminuent lorsque la pratique cesse. Leur maintien inchangé ou leur augmentation après l’arrêt contredit cette évolution, tandis qu’une disparition immédiate n’est pas affirmée.

44. Une personne reçoit un signal lumineux, puis identifie un feu rouge. Quelle étape correspond à la sensation ?

La préparation d’un mouvement en réponse au signal lumineux
La mémorisation de la signification du feu pour guider l’action
La détection et l’expérience sensorielle primaire du signal lumineux
L’intégration du signal et l’attribution du sens « feu rouge »

La détection et l’expérience sensorielle primaire du signal lumineux

Explication

La sensation correspond à la détection et à l’expérience sensorielle primaire d’un stimulus physique. L’intégration et l’interprétation du signal relèvent de la perception; la mémorisation et la préparation motrice sont d’autres processus.

45. Une personne entend une suite de sons et reconnaît qu’il s’agit d’une mélodie familière. Quel processus lui permet de donner ce sens au message auditif ?

La sensation, qui détecte et éprouve les stimuli physiques
La proprioception, qui informe sur les mouvements du corps
La perception, qui organise et interprète le message sensoriel
La transduction, qui convertit l’énergie physique en énergie nerveuse

La perception, qui organise et interprète le message sensoriel

Explication

La perception intègre, organise et interprète le message sensoriel pour lui donner du sens. La sensation désigne la détection primaire, la transduction est une conversion d’énergie et la proprioception renseigne sur le corps.

46. Un récepteur sensoriel capte une forme d’énergie physique dans une nouvelle situation. Quel changement doit-il produire pour que le système nerveux puisse traiter le signal ?

La convertir en énergie nerveuse
L’interpréter en lui attribuant un sens
La transformer en mouvement corporel
La convertir en énergie musculaire

La convertir en énergie nerveuse

Explication

Chaque système sensoriel est spécialisé dans une forme d’énergie, que ses récepteurs convertissent en énergie nerveuse. L’interprétation donne du sens au message, tandis que l’énergie musculaire et le mouvement relèvent d’autres fonctions.

47. Un danseur ferme les yeux et utilise les sensations de ses muscles et de ses articulations pour savoir que son bras se lève; les changements visuels dans la salle lui indiquent ensuite ce qui se passe autour de lui. Quelle classification convient ?

Le mouvement du bras relève de la proprioception et la scène de l’extéroception
Le mouvement du bras relève de l’exproprioception et la scène de l’intéroception
Le mouvement du bras relève de l’intéroception et la scène de l’exproprioception
Le mouvement du bras relève de l’extéroception et la scène de la proprioception

Le mouvement du bras relève de la proprioception et la scène de l’extéroception

Explication

La proprioception renseigne sur les mouvements et l’orientation du corps, alors que l’extéroception informe sur le milieu extérieur. L’extéroception ne désigne pas l’information musculaire, et l’intéroception concerne l’intérieur du corps.

48. Lors d’un examen de l’œil, on observe le trajet lumineux depuis l’entrée de l’œil jusqu’à la formation de l’image rétinienne. Quel ensemble constitue le système optique qui dirige l’image sur la rétine ?

La cornée, l’iris et le cristallin
La cornée, la pupille et les bâtonnets
La rétine, la fovéa et le cristallin
L’iris, la rétine et les cônes

La cornée, l’iris et le cristallin

Explication

Le système optique de l’œil comprend la cornée, l’iris et le cristallin, qui dirigent l’image sur la rétine. La rétine et ses photorécepteurs reçoivent l’image plutôt que de constituer cet ensemble optique.

49. Dans une pénombre, une personne distingue surtout les variations de luminosité, mais perçoit mal les couleurs. Quels photorécepteurs contribuent principalement à cette vision ?

Les bâtonnets, sensibles aux couleurs et concentrés près de la fovéa
Les cônes, sensibles uniquement à la luminosité et répartis sur la rétine
Les cônes, sensibles aux couleurs et surtout présents près de la fovéa
Les bâtonnets, sensibles à la luminosité et répartis sur la rétine

Les bâtonnets, sensibles à la luminosité et répartis sur la rétine

Explication

Les bâtonnets sont sensibles à la luminosité, mais pas aux couleurs, et se trouvent sur toute la rétine. Les cônes sont associés aux couleurs et sont surtout présents près de la fovéa.

50. Une personne observe un objet de jour pour en distinguer les détails et les couleurs. Quel type de vision est principalement mobilisé ?

La vision exproprioceptive
La vision scotopique
La vision photopique
La vision périphérique

La vision photopique

Explication

La vision photopique correspond à la vision de jour et permet de percevoir les détails et les couleurs. La vision scotopique est associée à la nuit, aux mouvements et à une perception sans couleurs.

51. Un cycliste fixe la route devant lui, mais remarque dans son champ périphérique un déplacement qui lui permet aussi de sentir qu’il avance. Quel rôle de la vision périphérique cette situation illustre-t-elle ?

Elle fournit seulement une perception détaillée et colorée de l’objet fixé
Elle informe sur les mouvements du corps par les récepteurs musculaires
Elle détecte les couleurs de nuit sans signaler les mouvements extérieurs
Elle informe sur les mouvements de l’environnement et du corps grâce au mouvement rétinien

Elle informe sur les mouvements de l’environnement et du corps grâce au mouvement rétinien

Explication

La vision périphérique est à la fois extéroceptive et exproprioceptive : elle surveille les mouvements de l’environnement et renseigne sur le mouvement du corps grâce au mouvement créé sur la rétine. La proprioception musculaire repose sur les récepteurs du corps, et non sur des capteurs visuels à distance.

52. Un nourrisson voit déjà les objets au centre et à la périphérie de son champ visuel, mais ne sait pas encore bien sélectionner les indices utiles. Quelle distinction explique cette situation ?

La vision centrale est présente dès la naissance, mais la vision périphérique se développe à l’adolescence.
Les deux formes de vision s’apprennent, mais l’attention aux indices pertinents est innée.
La vision périphérique est présente dès la naissance, mais la vision centrale se développe à l’adolescence.
Les deux formes de vision sont présentes dès la naissance, mais l’attention aux indices pertinents s’apprend.

Les deux formes de vision sont présentes dès la naissance, mais l’attention aux indices pertinents s’apprend.

Explication

La vision centrale et la vision périphérique sont présentes dès la naissance, tandis que l’apprentissage consiste à diriger l’attention vers les informations pertinentes. L’apparition tardive de la vision périphérique confond présence visuelle et utilisation efficace, et les deux autres réponses inversent le rôle de l’apprentissage ou l’ordre de développement.

53. Une jeune sportive utilise déjà efficacement sa vision périphérique pour repérer un adversaire qui approche, mais elle a encore du mal à s’en servir pour percevoir ses propres déplacements. Quelle interprétation correspond au développement de ces fonctions visuelles ?

La fonction exproprioceptive apparaît à l’adolescence, alors que la fonction extéroceptive doit s’apprendre.
Les deux fonctions deviennent efficaces au même moment, car elles dépendent du repérage périphérique.
La fonction extéroceptive peut être efficace à l’adolescence, alors que la fonction exproprioceptive doit s’apprendre.
La fonction exproprioceptive peut être efficace à l’adolescence, alors que la fonction extéroceptive doit s’apprendre.

La fonction extéroceptive peut être efficace à l’adolescence, alors que la fonction exproprioceptive doit s’apprendre.

Explication

La composante exproprioceptive de la vision périphérique doit s’apprendre, tandis que son utilisation extéroceptive efficace en sport apparaît souvent à l’adolescence. La réponse qui inverse les fonctions attribue à chacune le développement de l’autre; les autres confondent leurs calendriers ou leurs rôles.

54. Lors d’un match, une joueuse repère rapidement les indices visuels utiles et anticipe les actions adverses. Quel profil caractérise le mieux une experte visuelle ?

Elle répond plus vite grâce à sa vitesse motrice, sans amélioration particulière de ses habiletés visuelles.
Elle possède une meilleure acuité centrale, mais son traitement de l’information reste comparable à celui des autres.
Elle traite rapidement les indices périphériques, mais ne sélectionne pas les endroits où porter son regard.
Elle sait où et quoi regarder, traite plus vite l’information centrale et a développé ses habiletés visuelles.

Elle sait où et quoi regarder, traite plus vite l’information centrale et a développé ses habiletés visuelles.

Explication

L’expertise visuelle associe le choix de l’endroit et des éléments à observer, un traitement plus rapide par le système nerveux central et des habiletés visuelles améliorées. L’acuité seule ne suffit pas, la vitesse motrice n’explique pas le traitement central, et l’absence de sélection du regard contredit le profil expert.

55. Une personne ajuste son geste et sa perception de la position de son bras grâce aux signaux reçus de la peau, des muscles, des tendons et des articulations. Quel phénomène décrit cette intégration ?

La nociception, qui combine les signaux de la peau et des muscles pour régler l’action du bras.
La proprioception, qui réunit plusieurs perceptions sensorielles pour informer sur le corps et ajuster l’action ou la position.
La perception vestibulaire, qui rassemble les signaux de l’oreille interne pour indiquer la position du bras.
La perception articulaire, qui dépend des signaux des articulations pour régler la position du bras.

La proprioception, qui réunit plusieurs perceptions sensorielles pour informer sur le corps et ajuster l’action ou la position.

Explication

La proprioception rassemble les informations de plusieurs capteurs sensoriels et contribue à l’ajustement de l’action motrice ou à la sensation de position. La perception articulaire en réduit les sources, la nociception concerne la douleur et le système vestibulaire ne résume pas l’ensemble de ces informations corporelles.

56. Pendant un exercice, un athlète doit estimer l’orientation de ses segments, la direction de son corps dans l’espace, l’accélération de son mouvement et l’intensité du geste. Quel ensemble d’informations relève de la proprioception ?

L’orientation des segments et du corps, la vitesse des mouvements, la douleur cutanée et la forme des objets.
L’orientation des segments et du corps, la vitesse et l’accélération des mouvements, ainsi que l’intensité du geste.
La température de la peau et la forme des objets, ainsi que la vitesse et l’accélération des mouvements.
L’orientation du corps et l’intensité du geste, ainsi que la pression cutanée et la texture des objets.

L’orientation des segments et du corps, la vitesse et l’accélération des mouvements, ainsi que l’intensité du geste.

Explication

La proprioception renseigne sur l’orientation des segments et du corps, la vitesse et l’accélération des mouvements ainsi que l’intensité du geste. La douleur, la température, la forme, la pression et la texture relèvent d’autres informations sensorielles, pas de cet ensemble proprioceptif.

57. En laboratoire, une personne distingue trois stimulations cutanées : chaleur, douleur et pression. Quel type de récepteur correspond à chacune ?

Thermorécepteurs pour la chaleur, mécanorécepteurs pour la douleur et nocicepteurs pour la pression.
Thermorécepteurs pour la chaleur, nocicepteurs pour la douleur et mécanorécepteurs pour la pression.
Mécanorécepteurs pour la chaleur, nocicepteurs pour la douleur et thermorécepteurs pour la pression.
Nocicepteurs pour la chaleur, thermorécepteurs pour la douleur et mécanorécepteurs pour la pression.

Thermorécepteurs pour la chaleur, nocicepteurs pour la douleur et mécanorécepteurs pour la pression.

Explication

Les thermorécepteurs signalent la chaleur, les nocicepteurs la douleur et les mécanorécepteurs la pression exercée sur la peau. Les autres associations permutent les rôles des récepteurs thermiques, douloureux et mécaniques.

58. Au cours d’un sport de contact, un joueur cherche à savoir où son corps touche l’adversaire, comment le contact se produit et quelle en est l’intensité. Quelle contribution des récepteurs cutanés répond à ce besoin ?

Ils mesurent la pression du contact, sans renseigner sur son lieu ni sa manière.
Ils renseignent sur le lieu, la manière et l’intensité du contact avec l’adversaire ou l’environnement.
Ils indiquent l’orientation des segments corporels, sans décrire les caractéristiques du contact.
Ils signalent la douleur du contact, sans renseigner sur son lieu ni son intensité.

Ils renseignent sur le lieu, la manière et l’intensité du contact avec l’adversaire ou l’environnement.

Explication

En sport, les récepteurs cutanés indiquent où, comment et avec quelle intensité le corps entre en contact avec un adversaire, un instrument ou l’environnement. La douleur n’est qu’un type d’information cutanée, l’orientation des segments relève de la proprioception, et la pression seule ne décrit pas toutes les dimensions du contact.

59. Quel rôle sensoriel remplissent les fuseaux neuromusculaires situés dans les fibres intrafusales à l’intérieur d’un muscle ?

Ils renseignent sur l’angle articulaire.
Ils renseignent sur l’étirement musculaire.
Ils renseignent sur la tension tendineuse.
Ils renseignent sur le contact cutané.

Ils renseignent sur l’étirement musculaire.

Explication

Les fuseaux neuromusculaires sont des récepteurs intramusculaires qui renseignent sur l’étirement du muscle. La tension tendineuse, l’angle articulaire et le contact cutané relèvent d’autres récepteurs.

60. Lors d’un étirement musculaire, un dispositif distingue deux réponses du fuseau : laquelle correspond respectivement à une variation rapide de l’étirement puis à la longueur atteinte par le muscle ?

La terminaison primaire répond à l’angle et la secondaire à la tension.
La terminaison primaire répond à la vitesse et la secondaire à la longueur.
La terminaison secondaire répond à la vitesse et la primaire à la longueur.
La terminaison secondaire répond à la tension et la primaire à l’angle.

La terminaison primaire répond à la vitesse et la secondaire à la longueur.

Explication

Les terminaisons primaires des fuseaux sont sensibles à la vitesse de l’étirement, tandis que les secondaires renseignent sur la longueur musculaire. L’inversion confond leurs rôles; l’angle et la tension renvoient à d’autres informations sensorielles.

61. Un sportif garde les yeux fermés et doit indiquer la position de son corps dans l’espace. Quels récepteurs lui permettent de percevoir cette position ?

Les récepteurs musculo-articulo-cutanés.
Les récepteurs tendineux des muscles.
Les récepteurs vestibulaires de l’oreille interne.
Les récepteurs visuels périphériques.

Les récepteurs musculo-articulo-cutanés.

Explication

Les récepteurs musculo-articulo-cutanés contribuent à percevoir la position du corps dans l’espace même en l’absence de vision. La vision périphérique nécessite une information visuelle, tandis que les récepteurs vestibulaires et tendineux ne désignent pas l’ensemble de cette perception.

62. Pendant une rotation rapide de la tête, quel récepteur vestibulaire détecte l’accélération angulaire et sa dérivée, la secousse ?

Les muscles extenseurs.
Les canaux semi-circulaires.
L’utricule et le saccule.
Les fuseaux neuromusculaires.

Les canaux semi-circulaires.

Explication

Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations angulaires de la tête dans les trois plans ainsi que leur dérivée, la secousse. L’utricule et le saccule détectent plutôt les accélérations linéaires; muscles extenseurs et fuseaux ne sont pas les récepteurs vestibulaires concernés.

63. Une personne subit une translation linéaire dans l’espace. Quels organes vestibulaires détectent cette accélération ?

Les muscles extenseurs.
Les fuseaux neuromusculaires.
L’utricule et le saccule.
Les canaux semi-circulaires.

L’utricule et le saccule.

Explication

L’utricule et le saccule détectent les accélérations linéaires, c’est-à-dire les translations, dans les trois plans de l’espace. Les canaux semi-circulaires renseignent sur les accélérations angulaires; les muscles extenseurs et les fuseaux ne détectent pas les translations vestibulaires.

64. Un entraîneur conçoit un exercice proprioceptif pour améliorer les déplacements et les gestes techniques de ses sportifs. Quel objectif correspond à cet entraînement ?

Développer la vision périphérique, la localisation visuelle et la précision du regard.
Développer la force musculaire, sans travailler la stabilité ni la gestion de la fatigue.
Développer l’équilibre postural, sans travailler les déplacements ni les gestes techniques.
Développer le repérage spatial, la stabilité, les gestes techniques et la gestion de l’effort.

Développer le repérage spatial, la stabilité, les gestes techniques et la gestion de l’effort.

Explication

L’entraînement proprioceptif vise plusieurs capacités, dont le repérage spatial, le contrôle des gestes et des réceptions, la stabilité, la transmission des forces et la gestion de l’effort. Le réduire à l’équilibre, à la vision ou à la seule force écarte d’autres objectifs explicitement visés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 97 flashcards sur Développement moteur et apprentissage.

Qu’étudie le contrôle moteur ?

Le comportement moteur, la perception et leurs interactions.

Qu’est-ce que le développement moteur ?

L’apparition et l’évolution naturelle et continue des formes motrices de l’espèce, liées à l’âge plutôt qu’à un apprentissage structuré par l’adulte.

Qui a décrit les contractions fœtales incontrôlées entre la 6e et la 9e semaine ?

Prechtl, 1986.

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