★ À maîtriser
Entre la 6e et la 9e semaine, le fœtus présente des contractions musculaires totalement incontrôlées, prémices des futures contractions volontaires. - Prechtl, 1986
Le système auditif du fœtus est presque complètement développé vers le 5e mois de grossesse.
L’activité des membres du fœtus contribue au renforcement des structures musculo-squelettiques et prépare les mouvements futurs du nourrisson. - Eeber, 2000
Compléments
Les cellules sont en mouvement dès leur création et le cœur de l’embryon commence à battre vers le 22e jour après la fécondation.
Vers 10 semaines, les mouvements du fœtus deviennent plus coordonnés.
Des contractions musculaires visibles ont été observées chez des fœtus lors de chirurgies à utérus ouvert dès 21 semaines de gestation.
Les déficits auditifs observés après une exposition maternelle à des sons trop intenses indiquent que le système auditif fœtal est sensible aux stimuli sonores avant la naissance.
Le stress maternel peut entraîner une augmentation significative de l’activité motrice fœtale.
Le nouveau-né peut reconnaître et préférer des saveurs, comme l’ail ou le cumin, consommées par la mère pendant la grossesse, car ces arômes passent dans le liquide amniotique.
Les mouvements intra-utérins évitent l’ankylose et préviennent l’adhérence du fœtus aux parois utérines.
Cellules en mouvement, contractions, puis mouvements plus coordonnés.
★ À maîtriser
📌 Certains réflexes du nouveau-né constituent les premières bases de mouvements volontaires, tandis que d’autres restent sous-corticaux et ne se transforment pas en motricité volontaire.
📌 Les réflexes du nourrisson se répartissent entre les réflexes liés à la vie végétative, comme la succion et la déglutition, et les réflexes liés aux changements posturaux et à la manipulation.
Les mouvements désordonnés sans but à court terme sont considérés comme primordiaux et contribuent au renforcement musculaire ainsi qu’à la coordination visuo-manuelle et visuo-pédestre.
Les mouvements spontanés du nourrisson contribuent à la mise en place d’un apprentissage par essais et erreurs, même si les méthodes d’apprentissage sont encore peu nombreuses à cet âge.
📌 La capacité des nourrissons à apprendre un déplacement en une séance, notamment à se déplacer plus rapidement lorsqu’ils sont aidés, indique que ces mouvements ne sont pas de simples réflexes.
Compléments
Le réflexe de la marche automatique produit un mouvement de marche coordonné lorsque le nourrisson est tenu debout.
Le réflexe d’agrippement entraîne la fermeture automatique des doigts lorsqu’on stimule la paume de la main.
🔄 Le réflexe de Moro comprend successivement :
Le réflexe d’évitement, ou looming, est une réaction de protection face à un objet qui semble arriver rapidement vers le visage.
Le réflexe de Babinski provoque une extension et un écartement des orteils après stimulation de la plante du pied et sert au dépistage d’éventuelles anomalies neurologiques liées à la marche.
Le réflexe natatoire associe un blocage de la respiration à des mouvements alternés de flexion-extension des membres et disparaît généralement vers l’âge de 5 mois s’il n’est pas stimulé.
Le réflexe de Magnus, ou réflexe tonique asymétrique du cou, produit une posture dite de l’escrimeur qui empêche tout retournement involontaire.
Les nourrissons avancent plus vite lorsqu’ils entendent la voix de leur mère, et certains se déplacent très peu lorsque la relation avec leur mère pose problème.
Les stimulations déclenchent les comportements de déplacement du bébé, qui peut rejoindre seul le sein de sa mère pour s’alimenter au cours de la première heure de vie.
★ À maîtriser
Dès les premières minutes après la naissance, le bébé peut discriminer différentes formes et est immédiatement attiré par une forme ressemblant à un visage.
Le bébé entend parfaitement dès les premières heures après la naissance et sourit ou se calme, avec une baisse de sa fréquence cardiaque, à la voix de sa mère.
Compléments
Avant l’âge de 2 mois, le bébé n’accommode pas sa vision et sa distance visuelle optimale est de 20 à 30 cm.
L’acuité visuelle est faible à la naissance et atteint généralement un niveau comparable à celui de l’adulte vers 5 à 6 ans.
Dès la naissance, le bébé distingue quatre couleurs principales :
À partir de 3 mois, le bébé reconnaît la provenance d’un bruit, tandis qu’il ne cherche à imiter les sons entendus qu’à partir de 10 mois.
Le bébé perçoit dès la naissance les cinq saveurs suivantes :
L’odorat commence à se développer avant la naissance et les performances olfactives du bébé sont presque identiques à celles de l’adulte.
Le bébé peut distinguer l’odeur de sa mère de celle d’une autre mère.
★ À maîtriser
Le développement comprend trois processus distincts :
La préhension suit une double organisation : céphalo-caudale, de la tête au bassin, et proximo-distale, du tronc vers l’extrémité des membres.
À partir de 4 à 5 mois, le bébé peut pointer un objet et le toucher presque à chaque fois, freiner son geste près de l’objet et tenir compte de sa distance pour savoir s’il est saisissable.
Avant 5 mois, la saisie est inadéquate et le bébé ferme souvent la main avant le contact avec l’objet ; à partir de 5 mois commence une véritable saisie, adaptée notamment au nombre de mains nécessaires et à la grosseur d’une balle.
La saisie évolue de la prise entre les bras et les mains avant 5 mois à la prise cubito-palmaire à 6 mois, palmaire à 7 mois, radio-palmaire à 8 mois, puis à la pince digitale à 9 mois.
Compléments
Avant 4 mois, le bébé présente seulement des rudiments de guidage ; au cours des premières semaines, une coordination entre l’œil, la tête et le tronc se met en place.
À partir de 5 mois, le bébé commence à saisir des objets en mouvement à 30 cm/s, et à partir de 9 mois il peut saisir des objets en mouvement à 120 cm/s avec des ajustements spatiaux et temporels plus efficaces.
Avant 5 mois, le bébé manipule passivement les objets, surtout en les portant à la bouche ; à partir de 5 mois, la position assise libère la main et il alterne la manipulation entre ses mains et sa bouche.
À 12 mois, le bébé commence à s’intéresser à la couleur et au son des objets, mais la forme reste leur caractéristique la plus importante.
À partir de 12 mois, les manipulations fines commencent, le bébé peut utiliser un objet comme outil et, à partir de 2 ans, les manipulations dépendent des facteurs culturels.
Guidage → saisie → manipulation
★ À maîtriser
La posture sert à :
Les trois postures fondamentales sont :
La position assise apparaît vers 5 mois et permet à l’enfant de contrôler sa posture pendant un geste finalisé, de voir comme les adultes, de manier sa main plus précisément et d’explorer son environnement grâce à la libération de la main.
Le crawling constitue la première véritable indépendance locomotrice de l’enfant et le confronte au danger du déplacement ainsi qu’au contrôle prospectif, c’est-à-dire anticipé, illustré par le visual cliff et la slope. - Gibson et walk, 1960
📌 Sur le plan perceptif, le cruising est plus proche du déplacement à quatre pattes que de la marche ; le crawling et le cruising sont donc perceptivement proches.
Compléments
Chaque posture fondamentale donne à l’enfant de nouvelles possibilités d’action et, lorsqu’il la maîtrise, lui permet de contrôler des postures qui en sont des variantes.
Les premiers déplacements de l’enfant peuvent se faire en roulant, en glissant sur les fesses ou sur le ventre avant l’apparition de formes de déplacement de type crawling.
Parmi les formes de crawling citées figurent : (Gesell, 1952) :
Il n’existe pas de forme de crawling considérée comme supérieure aux autres ; en moyenne, la moitié des bébés commencent par le belly crawling avant de passer à quatre pattes, tandis que certains sautent l’étape du belly crawling.
Le cruising peut comprendre :
Le cruising permet à l’enfant de soutenir son poids sur ses jambes, d’expérimenter son équilibre bipédique et de recueillir les informations visuelles et vestibulaires nécessaires à la marche autonome.
★ À maîtriser
La marche débutante, dite en Charlot ou en high guard, se caractérise par les bras levés et écartés, les jambes écartées, une base de sustentation large, des pas courts et hésitants et un tronc relativement raide.
L’apprentissage de la marche exige de contrôler la posture, les articulations des jambes et du tronc, l’équilibre unipodal et le renforcement des muscles des jambes et du dos.
Pour marcher, l’enfant doit stabiliser son corps pour éviter de perdre l’équilibre tout en créant le déséquilibre nécessaire au déplacement.
L’acquisition des postures dépend des stimulations auxquelles l’enfant est confronté et ne constitue pas une simple transformation naturelle ou innée.
Le passage d’une posture à l’autre n’est pas linéaire et l’ordre d’apparition des postures peut varier, contrairement à l’ancienne conception d’une succession fixe de stades.
Le passage à une nouvelle posture exige de réapprendre un référentiel, car la perception visuelle, l’action des systèmes perceptifs, les articulations et les muscles sollicités, les articulations collatérales à contrôler et l’équilibre changent.
Compléments
La marche est la dernière grande étape motrice attendue par les parents.
Selon certains auteurs, les enfants ne maîtrisent pas le contrôle unipodal avant 30 mois (Bayley, 1969).
La marche favorise l’indépendance complète de la main, une vision plus haute et plus lointaine de l’environnement permettant une anticipation plus longue, ainsi que l’apprentissage d’autres habiletés motrices et locomotrices.
Les enfants baganda du Kenya apprennent à s’asseoir plus précocement que les enfants occidentaux parce qu’ils sont encouragés à adopter cette position, mais ils ont un léger retard en crawling, moins sollicité.
L’équilibre postural étant un élément clé de la culture wolof, les enfants wolof marchent plus tôt que les enfants occidentaux, tandis que leur développement des coordinations manuelles est identique.
Au Mali, des enfants peuvent s’asseoir entre 3 et 4 mois, marcher vers 9 ou 10 mois et courir à 12 mois sans apprendre le crawling.
Visualiser le débutant en Charlot : bras levés, jambes écartées et pas hésitants.
★ À maîtriser
Entre 2 ans et la fin de la maturité, les acquisitions motrices augmentent en quantité et en qualité : les enfants apprennent davantage d’habiletés et leurs gestes deviennent plus précis et plus fluides.
Les PMB se répartissent en trois familles :
À partir de 6–7 ans, les enfants ont acquis leur motricité de base ; vers 10 ans, leurs coordinations manuelles peuvent être aussi complexes que celles des adultes, malgré un répertoire moins étendu et une force moindre ; à 11–12 ans, ils ont atteint le stade final des PMB.
À partir de 2 ans, le système sensoriel et les structures cérébrales sont en place, mais la maturation cérébrale se poursuit pendant l’adolescence et jusqu’au début de l’âge adulte, sans que les connexions entre le système nerveux central et le monde extérieur soient définitivement achevées à 10 ans.
📌 Une restriction d’exercice de courte durée peut entraîner un retard temporaire que l’enfant rattrape, tandis qu’une restriction trop longue peut provoquer un déficit permanent.
Compléments
📌 Chez les jeunes enfants, il faut éviter une spécialisation précoce, identifier et travailler les exercices de base de chaque activité, et ne spécialiser qu’après l’atteinte du dernier niveau de ces exercices.
Entre 2 et 10 ans, le système nerveux est très instable et sensible aux effets de la privation d’exercice ou de stimulations sensorielles.
Dans les expériences de restriction du picorage chez le poussin, les groupes privés pendant 11 jours ou 6 jours rattrapent leur retard, contrairement au groupe privé pendant 3 semaines.
Après un alitement d’un mois ou de trois mois, les enfants rattrapent rapidement leur retard, tandis qu’un alitement d’un an entraîne un retard très difficile à combler.
Les expériences sur des chatons indiquent qu’une coordination visuo-motrice fine nécessite que l’animal voie le membre et fasse lui-même l’expérience combinée de la vision et du mouvement.
Une privation brève permet souvent un rattrapage ; trop longue, elle peut entraîner un déficit permanent.
★ À maîtriser
Une altération devient irréversible si l’individu n’a pas achevé l’épigenèse, la maturation du système nerveux et la myélinisation.
Une période optimale est une période privilégiée pour apprendre, ni trop tôt ni trop tard, durant laquelle l’ordre des étapes, leur date d’apparition et leur éventuel saut peuvent varier.
📌 Dans l’ancienne conception des périodes critiques, chaque étape est obligatoire et hiérarchisée selon un ordre et des dates d’apparition, tandis qu’une période optimale permet de compenser une étape manquante, avec un risque de manque permanent après cette période.
Compléments
Chez l’adulte, l’emprisonnement et l’alitement prolongé n’entraînent pas d’altérations irréversibles.
Une carence alimentaire peut entraîner un problème visuel chez le nouveau-né, notamment en cas de manque de vitamine.
Une fois le système nerveux mis en place, il ne dégénère pas totalement, sauf en cas d’accident.
Au-delà d’une certaine période, certaines performances, comme l’apprentissage d’une seconde langue ou la performance sportive, ne peuvent plus être rattrapées.
Période critique : étape obligatoire ; période optimale : compensation possible.
Le schéma corporel se construit grâce aux informations perceptives visuelles, vestibulaires, proprioceptives et auditives, ainsi qu’aux mouvements effectués.
À la naissance, le schéma corporel n’est pas encore constitué.
Jusqu’à 5 mois, les sensations internes, comme le rythme cardiaque et les sensations buccales, prédominent dans la construction du schéma corporel.
À partir de 5 mois, l’enfant découvre son corps et peut en construire une première esquisse mentale.
Le schéma moteur est acquis vers 11 ans.
Le schéma corporel se transforme à la puberté, vers 11–12 ans chez la fille et 13–14 ans chez le garçon.
★ À maîtriser
🔄 La modularisation suit ces étapes :
La théorie de la modularisation considère que les apprentissages moteurs passent par des stades universels et ordonnés, et que les programmes moteurs de base sont des passages obligés avant l’apprentissage de mouvements plus complexes.
Selon la conclusion tirée de l’expérience de Mc Graw, tous les enfants peuvent atteindre les mêmes niveaux de performance s’ils sont stimulés, et les différences individuelles pendant la maturation n’affectent pas la performance finale.
Le développement moteur repose sur un couplage entre environnement et maturation, avec un freinage en cas d’excès et un rattrapage en cas de restriction.
Compléments
Le réflexe d’agrippement peut se transformer, après plusieurs mois d’expérience, en capacité à saisir un objet fin en mouvement, à tenir une cuillère ou à saisir une balle.
Selon la modularisation, l’apprentissage d’une habileté complexe implique la destruction d’un module existant et la reconstruction d’un module plus complexe.
P. Changeux (1986) décrit les synapses comme suivant ce processus de destruction et de reconstruction lors de l’apprentissage.
Les contraintes de l’approche dynamique appartiennent à trois catégories :
Dans l’approche dynamique, les mouvements sans but sont importants pour le développement et l’apprentissage, et les réflexes dépendent des contraintes, comme l’illustre la disparition possible du réflexe de marche.
Dans les deux théories, l’expertise se développe par répétition et la période privilégiée pour les apprentissages est située de 7 ans à l’adolescence ; dans l’approche dynamique, la répétition est liée au maintien des mêmes contraintes.
Mc Graw (1935) a étudié des jumeaux monozygotes : le jumeau A s’entraînait tandis que le jumeau B observait, puis B a suivi un entraînement intensif de 2,5 mois à partir du deuxième mois.
Les activités phylogénétiques étudiées comprennent (Mc Graw, 1935) :
Le jumeau A était meilleur dans les activités ontogénétiques, notamment la natation et le patinage, mais aucune différence ne subsistait entre les jumeaux après 6 ans. - Mc Graw, 1935
Modularisation : répétition et modules ; approche dynamique : interaction des contraintes.
★ À maîtriser
Chez l’adulte, le contrôle moteur est plus prospectif que réactif, et l’adulte cherche d’abord à anticiper pour s’adapter.
La baisse de la performance manipulatoire avec l’âge est associée à une diminution de l’endurance, de la vitesse de conduction de l’influx nerveux et du nombre d’unités motrices.
Avec le vieillissement, la manipulation peut entraîner des chutes d’objets et des difficultés à manipuler des objets fins et fragiles.
Les difficultés de manipulation liées au vieillissement sont associées à une baisse d’endurance, à une vitesse de conduction nerveuse moindre, à une réduction du nombre d’unités motrices et à une difficulté tactile à discriminer les objets.
Pour compenser ces difficultés, les personnes âgées serrent les objets plus fort que les jeunes adultes et effectuent des gestes plus lents.
Compléments
Chez l’adulte, les oscillations posturales sont très faibles et la posture adéquate est adoptée immédiatement sous l’effet des contraintes.
Chez l’adulte, le contrôle postural réactif est efficace et la réaction posturale survient 300 ms avant le franchissement de la région de stabilité.
Chez l’adulte, la locomotion est très automatisée dans ses dimensions temporelle et spatiale.
Le vieillissement s’accompagne d’une baisse de la dextérité, avec davantage de chutes d’objets et des difficultés à manipuler des objets fins et fragiles.
La co-contraction musculaire rend les gestes des personnes âgées moins souples et plus rigides, ce qui les rend moins sensibles aux perturbations.
Adulte : contrôle prospectif et automatisé ; vieillissement : baisse de dextérité.
★ À maîtriser
Avec le vieillissement, les chutes deviennent très fréquentes et les oscillations posturales augmentent fortement.
La diminution de l’efficacité du contrôle réactif, liée notamment à une vitesse de réaction moindre, contribue aux difficultés posturales des personnes âgées.
Avec le vieillissement, les contrôles réactif et prospectif de la locomotion diminuent, notamment en lien avec des difficultés perceptives visuelles et cutanées.
La pratique sportive peut réduire les effets du vieillissement, mais ses bienfaits diminuent lorsque la pratique cesse.
Compléments
Les difficultés posturales liées au vieillissement sont aussi associées à une activité musculaire réduite et à une diminution de la perception des muscles de la cheville et de la voûte plantaire.
Pour limiter les risques posturaux, les personnes âgées cherchent à maintenir une marge de sécurité supérieure à 300 ms et co-contractent leurs muscles, ce qui les rend plus rigides.
📌 Les personnes âgées adoptent une posture adéquate et font peu d’erreurs de jugement lorsqu’elles ne sont pas soumises à une contrainte temporelle.
La démarche des personnes âgées se caractérise par un écartement des pas plus grand et une durée de double appui augmentée.
Les personnes âgées réduisent leur vitesse de déplacement et la longueur de leurs pas, ce qui diminue la pression temporelle et facilite la prise d’information.
📌 Si la pratique sportive ne peut être maintenue toute la vie, il est préférable de commencer le sport tard plutôt que de s’arrêter après l’avoir pratiqué.
Réactivité réduite, mais posture adéquate sans contrainte temporelle
★ À maîtriser
📌 L’extéroception informe sur le milieu extérieur grâce à des capteurs à distance, tandis que la proprioception informe sur les mouvements et l’orientation du corps et de ses segments.
Compléments
Sensation détecte, perception interprète
★ À maîtriser
Dans l’œil humain, la cornée, l’iris et le cristallin constituent le système optique qui dirige l’image sur la rétine.
Les cônes, répartis en trois variétés sensibles au rouge, au vert et au bleu et surtout présents près de la fovéa, se distinguent des bâtonnets, répartis sur toute la rétine et sensibles à la luminosité mais pas aux couleurs.
La vision photopique correspond à la vision de jour, des détails et des couleurs, tandis que la vision scotopique correspond à la vision de nuit, des mouvements et sans couleurs.
La vision périphérique est extéroceptive et exproprioceptive : elle surveille les mouvements de l’environnement et informe sur les mouvements du corps propre grâce au mouvement créé sur la rétine.
Compléments
La cornée est principalement responsable de la convergence des rayons lumineux.
L’iris contrôle la quantité de lumière entrant dans l’œil par la pupille.
La vision centrale, de type extéroceptif, fournit notamment des informations sur les déplacements des objets et des personnes, la direction de déplacement, l’exploration de l’environnement et le guidage précis des gestes.
Pour guider un geste, percevoir la cible et la fin du geste est plus important que percevoir le mouvement du bras et le début du geste.
La vision périphérique permet de repérer de manière moins précise un danger ou l’approche d’un objet ou d’une personne.
Cônes pour les détails et les couleurs, bâtonnets pour la luminosité
★ À maîtriser
📌 La vision centrale et la vision périphérique sont présentes dès la naissance, mais diriger son attention vers les informations pertinentes doit s’apprendre.
📌 La composante exproprioceptive de la vision périphérique doit s’apprendre, tandis que son utilisation extéroceptive efficace en sport apparaît souvent à l’adolescence.
Compléments
Le contrôle postural peut être renseigné par les oscillations posturales et par une chambre mobile.
En sport, les informations visuelles contribuent au repérage spatial des trajectoires et des déplacements, notamment en acrobatie.
L’exposition des bébés à un flux optique augmente leurs déplacements à quatre pattes.
En sports collectifs, de raquette ou de batte, en gymnastique rythmique, en combat et en plein air, la vision centrale sert à repérer les trajectoires et placements des adversaires, les espaces libres et démarquages, ainsi qu’à utiliser les saccades pour voir deux informations à la fois.
Dans ces mêmes sports, la vision périphérique aide à percevoir les trajectoires des adversaires, les espaces libres et démarquages, et à élargir le champ visuel pour voir davantage et plus loin.
En athlétisme, gymnastique, natation, triathlon, musculation, fitness et danse, les habiletés visuelles contribuent au maintien de l’équilibre et au pilotage du corps dans l’environnement.
★ À maîtriser
La proprioception informe sur : l’orientation des segments entre eux, l’orientation du corps dans l’espace, la vitesse des mouvements et les accélérations, l’intensité du geste
Les récepteurs cutanés comprennent : les thermorécepteurs, sensibles à la chaleur, les nocicepteurs, sensibles à la douleur, les mécanorécepteurs, sensibles à la pression sur la peau
En sport, les récepteurs cutanés indiquent où, comment et avec quelle intensité le corps entre en contact avec un instrument, un adversaire ou l’environnement.
Compléments
Les informations proprioceptives mobilisent des récepteurs :
Les mécanorécepteurs cutanés renseignent notamment sur : la forme et la texture d’un objet, l’orientation du stimulus, la vitesse de mouvement d’un objet sur la peau, la pression, la friction et l’effleurement, la déformation et les pressions importantes, les étirements de la peau, la force d’un objet sur la peau
La perception tactile peut être entraînée, notamment chez les personnes non voyantes et en judo.
★ À maîtriser
📌 Les terminaisons primaires des fuseaux neuromusculaires sont sensibles à la vitesse de l’étirement, tandis que les terminaisons secondaires sont sensibles à la longueur du muscle.
Compléments
📌 La décharge d’un fuseau neuromusculaire est déclenchée par son étirement et non par son raccourcissement.
Les récepteurs articulaires situés dans la capsule renseignent sur la position angulaire, les accélérations, la direction du mouvement et la tension appliquée au ligament; ils sont peu sensibles aux positions médianes et davantage aux extrémités.
Les organes tendineux de Golgi sont enroulés autour du tendon musculaire et deviennent actifs lorsque le muscle se contracte.
Certains organes tendineux de Golgi jouent un rôle de sécurité et s’activent lorsque la tension musculaire devient dangereuse.
Dans l’expérience de Nougier et al. (1998), des sujets privés de vision et attachés à une table verticale estimaient leur position et leurs déplacements induits dans trois positions articulaires — assis, à genoux et debout — avec une précision de quelques degrés.
Les personnes dépourvues de sensations proprioceptives sont incapables d’agir sans vision.
Les terminaisons primaires signalent la vitesse, les secondaires la longueur.
★ À maîtriser
Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations angulaires de la tête dans les trois plans de l’espace et leur dérivée, la secousse.
L’utricule et le saccule détectent les accélérations linéaires, ou translations, dans les trois plans de l’espace.
L’entraînement proprioceptif permet de : se repérer dans l’espace et se situer rapidement, localiser les partenaires, les adversaires et les buts, contrôler les réceptions, les rotations, les placements et le geste technique, maintenir l’équilibre et être stable sur ses appuis, assurer une bonne transmission des forces, se déplacer de façon stable et sans désaxement, adapter l’effort et gérer la fatigue et la force
Compléments
Les récepteurs vestibulaires fonctionnent comme un liquide dans un bocal et contribuent au repérage spatial, notamment lors des rotations rapides en acrobatie.
Le système vestibulaire contribue au contrôle postural par la régulation des muscles extenseurs et de l’équilibre.
Les récepteurs vestibulaires sont très précis lors des changements rapides et brutaux d’accélération.
Un déplacement vestibulaire non conscient lié à une mauvaise technique peut entraîner une torsion ou un désaxement du corps et diminuer la performance.
Comme un liquide dans un bocal, le vestibule signale les accélérations.
| Dimension | Modularisation | Approche dynamique |
|---|---|---|
| Mécanisme | Répétition et transformation en modules | Interaction des contraintes |
| Mouvements sans but | Peu expliqués par la théorie | Importants pour le développement |
| Période privilégiée | De 7 ans à l’adolescence | De 7 ans à l’adolescence |
| Expertise | Par répétition | Par répétition si les contraintes restent identiques |
| Récepteur | Sensibilité | Répartition |
|---|---|---|
| Cônes | Rouge, vert et bleu | Surtout près de la fovéa |
| Bâtonnets | Luminosité, sans couleur | Sur toute la rétine |
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1. Quel domaine étudie le comportement moteur, la perception et leurs interactions ?
2. Un enfant acquiert progressivement de nouvelles coordinations avec l’âge, sans programme d’exercices organisé par un adulte. Comment qualifier ce processus ?
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Qu’étudie le contrôle moteur ?
Le comportement moteur, la perception et leurs interactions.
Qu’est-ce que le développement moteur ?
L’apparition et l’évolution naturelle et continue des formes motrices de l’espèce, liées à l’âge plutôt qu’à un apprentissage structuré par l’adulte.
Qui a décrit les contractions fœtales incontrôlées entre la 6e et la 9e semaine ?
Prechtl, 1986.
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