QCM : Pathologies endocrines et douleur référée (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne présente une douleur musculosquelettique bilatérale et diffuse, résistante au traitement, accompagnée de fatigue et de troubles intestinaux. Quelle conduite le physiothérapeute doit-il adopter ?

Poursuivre la rééducation en surveillant les signes
Modifier le traitement local et réévaluer la douleur
L’orienter immédiatement vers un médecin pour évaluer la TSH
Proposer un dépistage de la TSH lors du suivi ultérieur

L’orienter immédiatement vers un médecin pour évaluer la TSH

Explication

L’association d’une douleur bilatérale diffuse résistante et de signes systémiques impose une orientation médicale immédiate pour évaluer la TSH. Traiter une cause mécanique locale, poursuivre sans orientation ou différer l’évaluation ne respecte pas cette conduite.

2. Lorsqu’il prend en charge une personne susceptible de présenter une dysfonction thyroïdienne, quel rôle relève du physiothérapeute ?

Évaluer les tissus atteints et laisser le dépistage des alertes au médecin
Rééduquer les tissus, prescrire les hormones et ajuster leur dosage
Moduler le système nerveux et établir le diagnostic endocrinien définitif
Rééduquer les tissus, moduler le système nerveux par l’exercice et dépister les signes d’alerte

Rééduquer les tissus, moduler le système nerveux par l’exercice et dépister les signes d’alerte

Explication

Le rôle du physiothérapeute associe la rééducation des tissus, la modulation du système nerveux par l’exercice et le dépistage précoce des signes d’alerte. La prescription hormonale et le diagnostic endocrinien définitif ne font pas partie de ce rôle.

3. Les analyses d’une personne montrent un déficit en T3/T4 et une TSH élevée. Quel trouble correspond à ce profil hormonal ?

Une hyperthyroïdie à TSH élevée
Une hyperthyroïdie
Une hypothyroïdie à TSH basse
Une hypothyroïdie

Une hypothyroïdie

Explication

L’hypothyroïdie associe un déficit en T3/T4 à une TSH élevée, tandis que l’hyperthyroïdie associe un excès de T3/T4 à une TSH basse. L’excès hormonal ou une TSH basse ne correspond donc pas au profil décrit.

4. Une personne présente une intolérance à la chaleur, un amaigrissement important, une tachycardie et un tremblement. Quel trouble thyroïdien ces manifestations évoquent-elles ?

Une dysfonction sans manifestations hypermétaboliques
Une hypothyroïdie avec bradycardie
Une hypothyroïdie
Une hyperthyroïdie

Une hyperthyroïdie

Explication

L’hyperthyroïdie peut se manifester par une intolérance à la chaleur, un amaigrissement, une tachycardie et un tremblement. L’hypothyroïdie est plutôt associée à une intolérance au froid et à une bradycardie.

5. Que désigne l’infiltration mucoïde des tissus conjonctifs observée dans l’hypothyroïdie ?

Une inflammation des tendons qui déplace les nerfs périphériques hors des tunnels anatomiques
Des dépôts qui épaississent les tissus et peuvent comprimer les nerfs périphériques dans les tunnels anatomiques
Une calcification des tissus qui rigidifie les articulations et bloque les nerfs périphériques
Une fonte des tissus conjonctifs qui élargit les tunnels anatomiques et libère les nerfs périphériques

Des dépôts qui épaississent les tissus et peuvent comprimer les nerfs périphériques dans les tunnels anatomiques

Explication

La diminution du catabolisme favorise des dépôts mucoïdes qui épaississent les tissus conjonctifs et peuvent comprimer les nerfs dans les tunnels anatomiques. La fonte des tissus est un distracteur plausible, mais elle ne correspond pas au mécanisme décrit.

6. Après une thyroïdectomie, quelle conséquence des adhérences cicatricielles peut gêner la déglutition ?

Un épaississement des poulies des fléchisseurs limitant le glissement des tendons
Une fibrose de l’aponévrose palmaire limitant la mobilité des doigts
Une restriction de la fascia cervicale antérieure limitant la mobilité de l’os hyoïde
Une compression du nerf médian limitant la sensibilité de la main

Une restriction de la fascia cervicale antérieure limitant la mobilité de l’os hyoïde

Explication

Les adhérences après thyroïdectomie peuvent restreindre la fascia cervicale antérieure et réduire le glissement de l’os hyoïde, ce qui peut gêner la déglutition. La fibrose de l’aponévrose palmaire concerne la maladie de Dupuytren et n’explique pas cette difficulté.

7. Quel rôle joue le partage des voies d’entrée médullaires entre les afférences viscérales et somatiques dans la douleur pancréatique référée ?

Il permet à la douleur viscérale d’être perçue dans des territoires somatiques associés.
Il atténue la douleur pancréatique en bloquant les afférences somatiques.
Il transforme la douleur pancréatique en douleur déclenchée par les mouvements articulaires.
Il limite la douleur viscérale à la région abdominale où se trouve le pancréas.

Il permet à la douleur viscérale d’être perçue dans des territoires somatiques associés.

Explication

La convergence des afférences viscérales et somatiques sur une même voie d’entrée médullaire peut faire percevoir une douleur pancréatique dans des territoires somatiques. La douleur ne devient pas pour autant mécanique : elle ne varie pas avec les mouvements articulaires.

8. En quoi la capsulite adhésive et la maladie de Dupuytren diffèrent-elles par la structure atteinte ?

La capsulite touche la capsule articulaire, tandis que Dupuytren touche l’aponévrose palmaire.
La capsulite touche l’aponévrose palmaire, tandis que Dupuytren touche les tendons fléchisseurs.
La capsulite touche les nerfs périphériques, tandis que Dupuytren touche les poulies des fléchisseurs.
La capsulite touche les poulies des fléchisseurs, tandis que Dupuytren touche la capsule articulaire.

La capsulite touche la capsule articulaire, tandis que Dupuytren touche l’aponévrose palmaire.

Explication

La capsulite adhésive correspond à une capsule articulaire épaissie, fibreuse et rétractée, alors que Dupuytren implique une fibrose rétractile de l’aponévrose palmaire. L’épaississement des poulies des tendons fléchisseurs caractérise plutôt le doigt à ressaut.

9. Chez une personne diabétique, comment l’hyperglycémie chronique peut-elle favoriser une capsulite adhésive et ralentir la récupération de l’épaule ?

Elle réduit l’inflammation systémique, puis diminue la souplesse musculaire, ce qui épaissit la capsule.
Elle altère la proprioception, puis provoque une faiblesse nerveuse, ce qui rétracte la capsule articulaire.
Elle accélère le remodelage osseux, puis fragilise l’os, ce qui limite surtout la mobilité articulaire.
Elle entraîne la glycation des protéines, puis la fibrose du collagène, ce qui épaissit et rétracte les tissus.

Elle entraîne la glycation des protéines, puis la fibrose du collagène, ce qui épaissit et rétracte les tissus.

Explication

L’hyperglycémie chronique favorise la glycation des protéines et la fibrose du collagène, mécanisme qui contribue à l’épaississement et à la rétraction capsulaires ainsi qu’à une récupération plus lente. L’altération de la proprioception est plutôt associée à la neuropathie diabétique et n’explique pas la fibrose de la capsule.

10. Une personne consulte pour une fatigue extrême et une faiblesse musculaire généralisée sans cause mécanique apparente. Quel dépistage biologique le physiothérapeute devrait-il envisager ?

Demander un dosage de la créatine kinase pour dépister un trouble métabolique
Demander un dosage de la T4 pour confirmer une atteinte musculaire mécanique
Demander un dosage de la TSH pour rechercher une dysfonction thyroïdienne
Demander un dosage de la glycémie pour évaluer une myopathie thyroïdienne

Demander un dosage de la TSH pour rechercher une dysfonction thyroïdienne

Explication

Une fatigue extrême associée à une faiblesse généralisée sans explication mécanique justifie un dépistage de la TSH. Le dosage de la créatine kinase peut concerner l’évaluation musculaire, mais il ne constitue pas le dépistage thyroïdien indiqué ici.

11. Quel profil de réflexes et de signes moteurs caractérise davantage l’hypothyroïdie que l’hyperthyroïdie ?

Une relaxation réflexe accélérée, associée à une tachycardie
Des réflexes ostéotendineux ralentis, associés à une diminution de l’automatisme
Une hyperréflexie, associée à un tremblement postural
Des réflexes ostéotendineux vifs, associés à une hyperréactivité sympathique

Des réflexes ostéotendineux ralentis, associés à une diminution de l’automatisme

Explication

L’hypothyroïdie ralentit les réflexes ostéotendineux et peut diminuer l’automatisme, conformément à son effet général de ralentissement. L’hyperréflexie et le tremblement postural sont plutôt associés à l’hyperthyroïdie.

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Quelle proportion de la population présente une dysfonction thyroïdienne ?

Environ 10 % de la population.

Quels signes imposent une orientation médicale immédiate pour évaluer la TSH ?

Une douleur musculosquelettique bilatérale et diffuse, résistante au traitement et accompagnée de signes systémiques.

Quel profil hormonal caractérise l’hypothyroïdie ?

T3/T4 basses et TSH élevée.

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