QCM : Nutrition de l’enfant (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi le nourrisson a-t-il des besoins nutritionnels spécifiques par rapport à l’enfant plus âgé ?

En raison d’immaturités digestive, rénale et neurosensorielle
En raison d’une capacité respiratoire réduite par la croissance
En raison d’une immunité adaptative plus développée à la naissance
En raison d’une croissance osseuse déjà achevée et stable

En raison d’immaturités digestive, rénale et neurosensorielle

Explication

Les immaturités digestive, rénale et neurosensorielle modifient la manière dont le nourrisson digère, élimine et perçoit les apports nutritionnels. Une croissance osseuse achevée ne correspond pas à la physiologie du nourrisson et n’explique pas ces besoins.

2. Quel aliment le nourrisson digère-t-il moins efficacement en grande quantité avant la diversification ?

Les glucides du lait
L’amidon
Les protéines du lait
Les lipides du lait

L’amidon

Explication

L’équipement enzymatique du nourrisson permet de digérer les protéines, les lipides et les glucides du lait, mais il ne permet pas encore de traiter de grandes quantités d’amidon. Confondre les glucides du lait avec l’amidon conduit donc à une mauvaise interprétation de sa digestion.

3. Quelle évolution de la proportion d’eau corporelle rend le nourrisson particulièrement vulnérable à la déshydratation ?

Elle diminue d’environ 50 % dans les premières semaines à 25 % vers 1 an
Elle passe d’environ 60 % dans les premières semaines à 75 % vers 1 an
Elle passe d’environ 75 % dans les premières semaines à 60 % vers 1 an
Elle reste proche de 75 % pendant toute la première année

Elle passe d’environ 75 % dans les premières semaines à 60 % vers 1 an

Explication

L’eau représente environ 75 % du poids corporel au début de la vie, puis environ 60 % à 1 an, ce qui contribue à la vulnérabilité du nourrisson. L’augmentation de cette proportion avec l’âge ne correspond pas à l’évolution décrite.

4. Quels sont les besoins hydriques quotidiens approximatifs d’un nourrisson âgé de 3 mois ?

Environ 80 ml/kg/j
Environ 100 ml/kg/j
Environ 150 ml/kg/j
Environ 120 ml/kg/j

Environ 120 ml/kg/j

Explication

Avant 6 mois, les besoins hydriques sont d’environ 120 ml/kg/j, ce qui inclut un nourrisson de 3 mois. La valeur de 150 ml/kg/j correspond à la naissance, tandis que les valeurs plus faibles concernent des âges ultérieurs.

5. Pourquoi les besoins énergétiques augmentent-ils notamment pendant les deux premières années et la puberté ?

Parce que ces périodes correspondent à une réduction des besoins de construction
Parce que ces périodes correspondent à une diminution de la masse corporelle
Parce que ces périodes correspondent à une croissance rapide
Parce que ces périodes correspondent à une maturation digestive achevée

Parce que ces périodes correspondent à une croissance rapide

Explication

Les deux premières années et la puberté sont des phases de croissance rapide, ce qui accroît les besoins énergétiques nécessaires au développement. Une diminution de la masse corporelle ou des besoins de construction irait à l’encontre de cette relation.

6. Quel apport protéique minimal quotidien est indiqué pour un enfant âgé de 18 mois ?

Environ 1 g/kg/j
Environ 10 g par jour
Environ 55 g par jour
Environ 20 g/kg/j

Environ 10 g par jour

Explication

Jusqu’à l’âge de 2 ans, l’apport protéique minimal indiqué est de 10 g par jour. La référence d’environ 1 g/kg/j s’applique au-delà de 2 ans, et les autres valeurs ne correspondent pas aux repères fournis.

7. Quelle proposition définit les acides gras essentiels ?

L’acide arachidonique oméga 6 et le DHA oméga 3
L’acide palmitique oméga 6 et l’acide oléique oméga 3
Le cholestérol alimentaire et l’acide linoléique oméga 6
L’acide linoléique oméga 6 et l’acide α-linolénique oméga 3

L’acide linoléique oméga 6 et l’acide α-linolénique oméga 3

Explication

Les acides gras essentiels sont l’acide linoléique et l’acide α-linolénique, car l’organisme ne peut pas les synthétiser et doit les recevoir par l’alimentation. L’acide arachidonique et le DHA sont des AGPI à longue chaîne, tandis que les autres associations ne définissent pas les deux AGE.

8. Quels rôles sont particulièrement associés aux ARA et au DHA chez le nourrisson ?

La minéralisation dentaire, la coagulation et la digestion de l’amidon
La production d’insuline, la filtration rénale et la croissance des cheveux
La contraction musculaire, la synthèse de l’hémoglobine et la thermorégulation
Le développement du système nerveux central, de la rétine et de l’immunité

Le développement du système nerveux central, de la rétine et de l’immunité

Explication

Les ARA et DHA participent au développement du système nerveux central, de la rétine et de l’immunité. La digestion de l’amidon et la minéralisation dentaire relèvent d’autres processus et ne caractérisent pas leurs fonctions principales.

9. Quelle part des apports énergétiques totaux les lipides représentent-ils approximativement entre 0 et 6 mois ?

Environ 25 %
Environ 75 %
Environ 10 %
Environ 50 %

Environ 50 %

Explication

Entre 0 et 6 mois, les lipides fournissent environ 50 % des apports énergétiques totaux, puis leur proportion diminue progressivement tout en restant importante. Une proportion de 10 % ou de 25 % sous-estime leur contribution, tandis que 75 % la surestime.

10. Quels sont les besoins quotidiens en fer recommandés chez un enfant âgé de 11 ans ?

De 2 à 5 mg par jour
De 6 à 10 mg par jour
De 20 à 30 mg par jour
De 13 à 16 mg par jour

De 13 à 16 mg par jour

Explication

Après 10 ans, les besoins en fer augmentent et atteignent 13 à 16 mg par jour. La fourchette de 6 à 10 mg par jour concerne les enfants jusqu’à 10 ans.

11. Quelle différence caractérise l’absorption du fer héminique et du fer non héminique ?

Les deux formes de fer sont absorbées dans des proportions proches de 10-15 %.
Le fer héminique est absorbé à 40-50 %, contre 20-30 % pour le fer non héminique.
Le fer héminique est absorbé à 2-5 %, contre 20-30 % pour le fer non héminique.
Le fer héminique est absorbé à 20-30 %, contre 2-5 % pour le fer non héminique.

Le fer héminique est absorbé à 20-30 %, contre 2-5 % pour le fer non héminique.

Explication

Le fer héminique des viandes, poissons et abats présente une absorption de 20 à 30 %, supérieure à celle du fer non héminique. Ce dernier, présent notamment dans le lait, les végétaux et l’œuf, est absorbé à hauteur de 2 à 5 %.

12. Quelle quantité quotidienne de calcium est recommandée pour un enfant âgé de 7 ans ?

1150 mg par jour
280 à 450 mg par jour
13 à 16 mg par jour
800 mg par jour

800 mg par jour

Explication

Entre 4 et 10 ans, l’apport calcique recommandé est de 800 mg par jour. Les valeurs de 280 à 450 mg concernent les enfants de 0 à 3 ans, tandis que 1150 mg s’appliquent de 11 à 17 ans.

13. Quelle conduite concernant la vitamine D est recommandée chez un nourrisson, quel que soit son mode d’alimentation ?

Une supplémentation adaptée uniquement en présence d’un déficit biologique confirmé
Une supplémentation débutant après 2 ans à raison de 400 à 800 UI par semaine
Une supplémentation réservée aux nourrissons allaités à raison de 200 UI par jour
Une supplémentation systématique de 400 à 800 UI par jour jusqu’à 2 ans

Une supplémentation systématique de 400 à 800 UI par jour jusqu’à 2 ans

Explication

La vitamine D doit être supplémentée systématiquement, à raison de 400 à 800 UI par jour de la naissance à 2 ans, quel que soit le mode d’alimentation. Cette mesure ne concerne donc pas uniquement les enfants allaités.

14. Quelle succession décrit correctement les trois périodes de l’alimentation de l’enfant ?

Alimentation lactée exclusive jusqu’à 4-6 mois, diversification jusqu’à 12 mois, puis alimentation diversifiée
Alimentation diversifiée dès la naissance, diversification jusqu’à 6 mois, puis alimentation lactée
Alimentation lactée exclusive jusqu’à 12 mois, diversification jusqu’à 18 mois, puis alimentation familiale
Diversification jusqu’à 4 mois, alimentation lactée jusqu’à 12 mois, puis alimentation diversifiée

Alimentation lactée exclusive jusqu’à 4-6 mois, diversification jusqu’à 12 mois, puis alimentation diversifiée

Explication

L’alimentation lactée exclusive s’étend de la naissance à 4-6 mois, la diversification de 4-6 à 12 mois, puis l’alimentation diversifiée commence après 12 mois. La diversification ne correspond donc pas à l’alimentation diversifiée de la période suivante.

15. Que couvre l’allaitement maternel chez le nourrisson durant les six premiers mois ?

Les besoins énergétiques, mais pas les besoins en fer et en calcium
Les besoins nutritionnels, à l’exception des vitamines A et C
L’ensemble des besoins nutritionnels, à l’exception des vitamines D et K
Une partie des besoins, complétée systématiquement par une préparation infantile

L’ensemble des besoins nutritionnels, à l’exception des vitamines D et K

Explication

L’allaitement maternel est le modèle nutritionnel de référence et couvre à lui seul les besoins du nourrisson jusqu’à 6 mois. Les vitamines D et K constituent les exceptions mentionnées.

16. Pourquoi le lait de vache ne convient-il pas au nourrisson avant l’âge de 1 an ?

Il est trop pauvre en acides gras essentiels, en fer et en vitamine D.
Il présente une composition identique à celle des préparations infantiles adaptées.
Il apporte une quantité excessive de vitamines D et K pour le nourrisson.
Il contient trop d’acides gras essentiels, de fer et de vitamine D.

Il est trop pauvre en acides gras essentiels, en fer et en vitamine D.

Explication

Avant 1 an, le lait de vache ne répond pas correctement aux besoins du nourrisson car il est pauvre en acides gras essentiels, en fer et en vitamine D. Les préparations infantiles sont conçues pour fournir une composition adaptée à cet âge.

17. Quelle préparation lactée convient généralement à un enfant âgé de 8 mois après le début de la diversification ?

Le lait de vache courant
Le lait 2e âge
Le lait de croissance
Le lait 1er âge

Le lait 2e âge

Explication

Le lait 2e âge convient de 4-6 mois à 1 an après le début de la diversification. Le lait 1er âge correspond à la période de 0 à 4-6 mois, tandis que le lait de croissance est destiné à l’enfant de 1 à 3 ans.

18. À quel moment la diversification alimentaire doit-elle débuter chez un nourrisson allaité ou non allaité ?

Après l’apparition des premières molaires
Avant l’âge de 4 mois
Après l’âge de 6 mois
Entre 4 et 6 mois

Entre 4 et 6 mois

Explication

La diversification doit commencer entre 4 et 6 mois, y compris chez l’enfant allaité. Une introduction avant 4 mois ou après 6 mois ne respecte pas la période recommandée.

19. Quelle progression des textures alimentaires est adaptée au développement du nourrisson ?

Petits morceaux entre 4 et 8 mois, lisse entre 8 et 10 mois, puis moulue dès 10 mois
Moulue entre 4 et 8 mois, petits morceaux entre 8 et 10 mois, puis lisse dès 10 mois
Lisse jusqu’à 10 mois, moulue entre 10 et 12 mois, puis petits morceaux après 12 mois
Lisse ou mixée entre 4 et 8 mois, moulue entre 8 et 10 mois, puis petits morceaux dès 10 mois

Lisse ou mixée entre 4 et 8 mois, moulue entre 8 et 10 mois, puis petits morceaux dès 10 mois

Explication

Les textures évoluent progressivement du lisse ou mixé au début de la diversification vers le moulu, puis vers les petits morceaux dès 10 mois. Cette progression accompagne les capacités de mastication et de déglutition de l’enfant.

20. Quelle recommandation concerne l’introduction du gluten et des aliments allergisants ?

Introduire progressivement le gluten entre 4 et 12 mois et proposer précocement les allergènes concernés.
Reporter le gluten après 12 mois et éviter les allergènes chez l’enfant atopique.
Introduire le gluten entre 4 et 6 mois et exclure l’arachide jusqu’à 3 ans.
Introduire le gluten avant 4 mois et réserver les allergènes à l’âge scolaire.

Introduire progressivement le gluten entre 4 et 12 mois et proposer précocement les allergènes concernés.

Explication

Le gluten doit être introduit progressivement entre 4 et 12 mois, tandis que l’œuf, l’arachide et les fruits à coque peuvent être introduits précocement chez l’enfant atopique ou non. Le fait d’être atopique ne justifie donc pas de retarder systématiquement ces aliments.

21. Quelle méthode respecte la préparation recommandée d’un biberon ?

Verser la poudre, ajouter 30 ml d’eau par mesure, puis chauffer au micro-ondes.
Verser l’eau faiblement minéralisée, ajouter une mesure rase pour 30 ml, puis éviter le micro-ondes.
Utiliser une eau fortement minéralisée, ajouter une mesure bombée pour 30 ml, puis agiter.
Mélanger l’eau et la poudre à parts égales, puis chauffer le biberon au micro-ondes.

Verser l’eau faiblement minéralisée, ajouter une mesure rase pour 30 ml, puis éviter le micro-ondes.

Explication

La préparation recommandée consiste à verser d’abord une eau faiblement minéralisée, puis à ajouter une mesure rase de poudre pour 30 ml d’eau, sans utiliser de micro-ondes. Verser la poudre avant l’eau modifie la procédure et peut compromettre la bonne proportion du mélange.

22. Quel tableau clinique évoque le plus un rachitisme carentiel chez un enfant ?

Une arthrite inflammatoire avec gonflement persistant des petites articulations
Une faiblesse musculaire accompagnée d’une hyperpigmentation cutanée diffuse
Un retard statural associé à un craniotabès et à des bourrelets métaphysaires
Une déformation osseuse isolée sans anomalie nutritionnelle identifiable

Un retard statural associé à un craniotabès et à des bourrelets métaphysaires

Explication

Le rachitisme carentiel découle d’un déficit sévère en vitamine D et/ou en calcium et peut associer retard statural, craniotabès et anomalies métaphysaires. Une déformation osseuse sans carence correspond à une confusion fréquente, car le rachitisme carentiel implique précisément un déficit nutritionnel.

23. Quel profil biologique est le plus compatible avec un rachitisme carentiel ?

Des phosphatases alcalines basses, une 25(OH)-vitamine D élevée et une PTH diminuée
Des phosphatases alcalines légèrement élevées, une 25(OH)-vitamine D élevée et une PTH normale
Des phosphatases alcalines normales, une 25(OH)-vitamine D normale et une PTH stable
Des phosphatases alcalines très élevées, une 25(OH)-vitamine D effondrée et une PTH augmentée

Des phosphatases alcalines très élevées, une 25(OH)-vitamine D effondrée et une PTH augmentée

Explication

Le rachitisme carentiel se caractérise par une forte élévation des phosphatases alcalines, un effondrement de la 25(OH)-vitamine D et une augmentation de la PTH liée à l’hyperparathyroïdie secondaire. Une PTH diminuée ne correspond donc pas à ce mécanisme compensatoire.

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Quelles immaturités expliquent les besoins nutritionnels spécifiques du nourrisson ?

Les immaturités digestive, rénale et neurosensorielle.

Quels nutriments du lait le nourrisson peut-il digérer enzymatiquement ?

Les protéines, les lipides et les glucides.

Le nourrisson digère-t-il de grandes quantités d'amidon avant la diversification ?

Non, il ne digère pas encore de grandes quantités d'amidon.

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