QCM : Occlusion intestinale en soins palliatifs (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux une occlusion intestinale ?

Une dilatation gastrique provoquée par une infection abdominale
Une inflammation intestinale avec accélération du transit digestif
Une douleur abdominale liée à une anomalie de la paroi digestive
Un arrêt du transit intestinal d’origine fonctionnelle ou mécanique

Un arrêt du transit intestinal d’origine fonctionnelle ou mécanique

Explication

L’occlusion intestinale correspond à un arrêt du transit pouvant résulter d’un trouble fonctionnel ou d’un obstacle mécanique. Confondre l’occlusion avec une inflammation digestive ne précise ni l’arrêt du transit ni ses deux mécanismes possibles.

2. Quelle étiologie est la plus fréquente des occlusions intestinales en soins palliatifs ?

La complication post-radique
La neuropathie paranéoplasique
La carcinose péritonéale
La hernie abdominale étranglée

La carcinose péritonéale

Explication

En soins palliatifs, la carcinose péritonéale constitue l’étiologie la plus fréquente d’occlusion intestinale. La neuropathie paranéoplasique peut provoquer une occlusion fonctionnelle, mais elle n’est pas l’étiologie la plus fréquente dans ce contexte.

3. Dans quelles localisations cancéreuses l’occlusion sur carcinose péritonéale est-elle particulièrement fréquente ?

Les cancers ovariens et les cancers coliques
Les cancers pulmonaires et les cancers cutanés
Les cancers rénaux et les cancers thyroïdiens
Les cancers cérébraux et les cancers prostatiques

Les cancers ovariens et les cancers coliques

Explication

Cette complication survient plus fréquemment dans les cancers ovariens et coliques, avec des fréquences respectives de 20 à 50 % et de 10 à 29 %. Les autres associations proposées ne correspondent pas aux localisations signalées comme particulièrement concernées.

4. Quel est l’objectif principal du traitement d’une occlusion sur carcinose péritonéale lorsque la chirurgie est difficilement envisageable ?

Corriger l’obstacle anatomique sans tenir compte des symptômes
Lever l’occlusion et améliorer la qualité de vie
Obtenir une guérison tumorale par une intervention digestive immédiate
Retirer toutes les lésions péritonéales par une chirurgie extensive

Lever l’occlusion et améliorer la qualité de vie

Explication

Le caractère multifocal de la carcinose et le pronostic conduisent généralement à privilégier un traitement visant le soulagement de l’occlusion et la qualité de vie. Une chirurgie extensive chercherait plutôt une résolution anatomique, mais elle est souvent limitée par la multifocalité et le pronostic.

5. Lors de l’interrogatoire initial, quel élément thérapeutique récent doit être recherché comme facteur possible d’occlusion fonctionnelle ?

La diminution récente d’un traitement antibiotique
L’application récente d’un antiseptique cutané
La prise récente d’un complément vitaminique
La prise récente d’opioïdes

La prise récente d’opioïdes

Explication

L’interrogatoire doit notamment rechercher une modification thérapeutique récente, dont la prise d’opioïdes, qui peut favoriser un ralentissement fonctionnel du transit. Les autres traitements proposés ne sont pas mentionnés comme facteurs thérapeutiques pertinents dans cet interrogatoire.

6. Quel examen recherche particulièrement un fécalome lors de l’évaluation clinique initiale ?

Le toucher rectal
La palpation des orifices herniaires
L’auscultation abdominale
La percussion abdominale

Le toucher rectal

Explication

Le toucher rectal permet de rechercher un fécalome. La palpation des orifices herniaires vise plutôt une hernie, tandis que la percussion et l’auscultation évaluent d’autres signes abdominaux.

7. Laquelle de ces situations correspond à une cause fonctionnelle d’occlusion intestinale ?

Une hypokaliémie perturbant la motricité intestinale
Une bride créant un obstacle sur l’intestin
Une hernie comprimant mécaniquement une anse
Une tumeur endoluminale obstruant le passage

Une hypokaliémie perturbant la motricité intestinale

Explication

Une hypokaliémie peut provoquer une occlusion fonctionnelle par trouble de la motricité intestinale, sans obstacle anatomique. Une bride, une tumeur endoluminale ou une hernie sont des causes mécaniques puisqu’elles créent un obstacle.

8. Quelle situation constitue une cause d’occlusion mécanique ?

Une lésion tumorale endoluminale
Une hypercalcémie ralentissant le transit
Une prise d’anticholinergiques
Une neuropathie paranéoplasique

Une lésion tumorale endoluminale

Explication

Une lésion tumorale endoluminale provoque une occlusion mécanique en obstruant le passage intestinal. L’hypercalcémie, les anticholinergiques et la neuropathie paranéoplasique sont des facteurs d’occlusion fonctionnelle par altération de la motricité.

9. Quel bilan permet d’abord de rechercher un facteur métabolique favorisant une occlusion fonctionnelle ?

Un bilan hépatique associé à une électrophorèse des protéines
Un ionogramme associé à une calcémie
Une radiographie thoracique associée à une spirométrie
Une numération formule sanguine associée à une hémoculture

Un ionogramme associé à une calcémie

Explication

L’ionogramme et la calcémie recherchent notamment une hypokaliémie ou une hypercalcémie susceptibles de favoriser une occlusion fonctionnelle. Le scanner abdomino-pelvien peut ensuite préciser l’étiologie et les caractéristiques de l’occlusion, mais il ne constitue pas le bilan métabolique initial.

10. Quelle conduite caractérise initialement la prise en charge non médicamenteuse d’une occlusion intestinale, avec adaptation ultérieure selon l’évolution et les souhaits du patient ?

Autoriser d’emblée des liquides clairs, puis instaurer le jeûne en cas de vomissements
Maintenir une alimentation orale standard afin de préserver rapidement l’état nutritionnel
Remplacer les prises orales par une nutrition parentérale systématique dès le diagnostic
Mettre le patient à jeun, puis adapter les prises orales si la situation le permet

Mettre le patient à jeun, puis adapter les prises orales si la situation le permet

Explication

La mise à jeun constitue la règle initiale, tandis que les prises orales peuvent être adaptées secondairement selon l’évolution et les souhaits du patient. Une alimentation orale d’emblée ne correspond pas à cette stratégie initiale.

11. Dans quelle situation une sonde nasogastrique en aspiration est-elle indiquée malgré le traitement médicamenteux ?

Lorsque l’état général permet une discussion nutritionnelle approfondie
Lorsque les vomissements persistent malgré le traitement médicamenteux
Lorsque la douleur abdominale disparaît après les premières mesures
Lorsque le patient tolère des prises orales adaptées à son état

Lorsque les vomissements persistent malgré le traitement médicamenteux

Explication

La sonde nasogastrique en aspiration est mise en place lorsque les vomissements persistent malgré le traitement médicamenteux. La tolérance des prises orales constitue au contraire un élément favorable qui ne justifie pas cette indication.

12. Comment choisit-on le palier d’antalgique chez un patient présentant une occlusion intestinale ?

En réservant les paliers élevés aux patients ayant une complication infectieuse
En fonction de la durée d’hospitalisation plutôt que de la douleur
En appliquant le même palier antalgique à tous les patients
En fonction de l’intensité de la symptomatologie douloureuse

En fonction de l’intensité de la symptomatologie douloureuse

Explication

Les antalgiques des paliers 1 à 3 sont sélectionnés selon l’intensité de la symptomatologie. La durée d’hospitalisation ou la présence d’une infection ne détermine pas à elle seule le palier antalgique.

13. Pourquoi le métoclopramide doit-il être évité en cas d’occlusion intestinale complète ?

Parce qu’il provoque une sédation profonde et masque les signes de péritonite
Parce qu’il stimule la motricité digestive et peut aggraver les douleurs abdominales
Parce qu’il augmente le risque d’inhalation en supprimant le réflexe de toux
Parce qu’il inhibe la motricité digestive et favorise ainsi la distension abdominale

Parce qu’il stimule la motricité digestive et peut aggraver les douleurs abdominales

Explication

Le métoclopramide stimule la motricité gastrique et intestinale, ce qui peut aggraver les douleurs en cas d’occlusion complète. L’idée qu’il inhiberait la motricité digestive inverse précisément son mécanisme décrit.

14. Quelle posologie et quelle voie d’administration correspondent à l’halopéridol dans ce contexte ?

1 à 5 mg en prise orale unique, renouvelée après réapparition des vomissements
200 μg toutes les 8 heures par voie sous-cutanée, avec perfusion continue possible
25 à 50 mg toutes les 8 à 12 heures par voie sous-cutanée ou intraveineuse
1 à 5 mg toutes les 8 à 12 heures par voie sous-cutanée ou intraveineuse

1 à 5 mg toutes les 8 à 12 heures par voie sous-cutanée ou intraveineuse

Explication

L’halopéridol peut être administré à raison de 1 à 5 mg toutes les 8 à 12 heures par voie sous-cutanée ou intraveineuse. La dose de 25 à 50 mg correspond à la chlorpromazine, tandis que les autres propositions renvoient à d’autres traitements ou schémas.

15. Après une réponse favorable à la méthylprednisolone administrée pendant 3 à 5 jours, quelle conduite est recommandée ?

Poursuivre le traitement à la dose minimale nécessaire
Arrêter immédiatement le traitement dès la première amélioration clinique
Remplacer systématiquement le corticoïde par de l’octréotide
Maintenir la dose initiale élevée pendant plusieurs semaines

Poursuivre le traitement à la dose minimale nécessaire

Explication

La méthylprednisolone est poursuivie à dose minimale uniquement lorsque la réponse au traitement est bonne après 3 à 5 jours. Un maintien prolongé de la dose initiale élevée n’est pas la conduite décrite.

16. Quelle association décrit correctement les complications possibles d’une occlusion intestinale ?

Constipation fonctionnelle, toux sèche, hypotension isolée et amélioration nutritionnelle
Perforation digestive, péritonite, choc septique et inhalation lors des vomissements
Céphalées tensionnelles, éruption cutanée, myopie et élévation transitoire de la taille
Insuffisance rénale chronique, hyperthyroïdie, arthrite et troubles auditifs progressifs

Perforation digestive, péritonite, choc septique et inhalation lors des vomissements

Explication

Les complications comprennent notamment la perforation digestive, la péritonite, le choc septique et l’inhalation liée aux vomissements, ainsi que l’aggravation de la dénutrition et la perte d’autonomie. Les autres ensembles associent des manifestations qui ne correspondent pas aux complications décrites.

17. Sur quels éléments repose principalement le suivi d’un patient présentant une occlusion intestinale ?

La surveillance de la température seule, avec arrêt du suivi digestif après amélioration
L’évaluation nutritionnelle isolée, sans observation de l’évolution du transit
La réalisation répétée d’examens paracliniques, même en l’absence de modification clinique
La surveillance clinique du transit et des vomissements, sans examens paracliniques systématiques

La surveillance clinique du transit et des vomissements, sans examens paracliniques systématiques

Explication

Le suivi repose sur la surveillance du transit et des vomissements, les examens paracliniques n’étant pas systématiques. Une stratégie fondée principalement sur des examens répétés néglige la place centrale de la surveillance clinique.

18. Quand le retrait d’une sonde nasogastrique peut-il être envisagé ?

Dès que les vomissements diminuent, sans tenir compte du volume aspiré ni du clampage
Lorsque l’aspiration quotidienne est inférieure à 500 ml et qu’un clampage de 48 heures ne provoque pas de vomissements
Lorsque l’aspiration quotidienne dépasse 500 ml et que le clampage provoque des vomissements
Après 24 heures de clampage, même si le volume aspiré reste élevé

Lorsque l’aspiration quotidienne est inférieure à 500 ml et qu’un clampage de 48 heures ne provoque pas de vomissements

Explication

Le retrait peut être envisagé si le volume d’aspiration quotidien est inférieur à 500 ml et si un clampage de 48 heures est bien toléré sans vomissements. Une diminution isolée des vomissements ne suffit pas lorsque les autres critères ne sont pas remplis.

19. Chez une personne présentant une carcinose péritonéale, quelle affirmation décrit le mieux la prévention de l’occlusion digestive mécanique ?

Il n’existe pas de véritable moyen préventif établi contre cette occlusion.
Une alimentation adaptée permet généralement d’empêcher cette occlusion.
Un traitement laxatif régulier réduit fortement le risque de cette occlusion.
Une surveillance clinique rapprochée suffit habituellement à éviter cette occlusion.

Il n’existe pas de véritable moyen préventif établi contre cette occlusion.

Explication

La carcinose péritonéale peut entraîner une occlusion mécanique sans qu’un véritable moyen de prévention soit établi. Les laxatifs et la surveillance peuvent contribuer à limiter certains problèmes fonctionnels ou à repérer une évolution, mais ils empêchent difficilement une obstruction mécanique.

20. Chez un patient atteint de carcinose péritonéale connue, quelle stratégie peut contribuer à prévenir une récidive de troubles digestifs ?

Augmenter l’alimentation, remplacer les laxatifs et réserver les corticoïdes aux infections.
Privilégier une intervention chirurgicale préventive et suspendre la surveillance clinique.
Interrompre les laxatifs, réduire les consultations et éviter les traitements associés.
Assurer une surveillance clinique, ajuster les laxatifs et envisager des corticoïdes.

Assurer une surveillance clinique, ajuster les laxatifs et envisager des corticoïdes.

Explication

La surveillance clinique, l’adaptation du traitement laxatif et, dans certaines situations, l’utilisation de corticoïdes peuvent contribuer à prévenir une récidive. Une intervention préventive systématique ou l’arrêt des laxatifs ne correspondent pas à cette stratégie.

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Qu'est-ce que l'occlusion intestinale ?

L'arrêt du transit intestinal d'origine fonctionnelle ou mécanique.

Quelle est l'étiologie la plus fréquente d'occlusion intestinale en soins palliatifs ?

La carcinose péritonéale.

Dans quel pourcentage des cancers survient l'occlusion digestive sur carcinose péritonéale ?

Dans 3 à 15 % des cancers.

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