QCM : Organisation et acteurs de l’immunité — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quels compartiments de l’organisme les cellules immunitaires sont-elles présentes ?

Dans la lymphe, les cartilages, les tendons et les glandes
Dans le sang, les muscles, les os et les organes endocriniens
Dans le sang, la lymphe, les organes lymphoïdes et la plupart des tissus
Dans les organes lymphoïdes, le tissu nerveux et les cavités articulaires

Dans le sang, la lymphe, les organes lymphoïdes et la plupart des tissus

Explication

Les cellules immunitaires se trouvent dans le sang et la lymphe, dans les organes lymphoïdes et dans presque tous les tissus. Leur présence tissulaire permet notamment une surveillance locale des agents étrangers.

2. Quelle association décrit correctement les fonctions des trois grands compartiments immunitaires ?

Les organes primaires initient les réponses adaptatives, les secondaires produisent les cellules et les tissus effecteurs assurent la tolérance
Les organes primaires activent les tissus, les secondaires fabriquent les cytokines et les tissus effecteurs maturent les lymphocytes
Les organes primaires assurent la sentinelle, les secondaires éliminent les lymphocytes autoréactifs et les tissus effecteurs produisent les cellules
Les organes primaires produisent les cellules, les secondaires initient les réponses adaptatives et les tissus effecteurs assurent la sentinelle

Les organes primaires produisent les cellules, les secondaires initient les réponses adaptatives et les tissus effecteurs assurent la sentinelle

Explication

Les organes lymphoïdes primaires produisent ou maturent les cellules immunitaires, tandis que les organes secondaires favorisent l’initiation des réponses adaptatives. Les tissus effecteurs participent à la sentinelle et aux mécanismes effecteurs.

3. Que caractérise l’immunité des barrières ?

Elle associe des cellules sentinelles non immunitaires et des facteurs mécaniques qui limitent l’entrée des agents étrangers
Elle correspond à la production d’anticorps par les cellules spécialisées des organes secondaires
Elle repose sur des lymphocytes activés qui reconnaissent spécifiquement les antigènes après leur pénétration
Elle dépend de la maturation thymique des lymphocytes avant leur circulation dans les tissus

Elle associe des cellules sentinelles non immunitaires et des facteurs mécaniques qui limitent l’entrée des agents étrangers

Explication

L’immunité des barrières agit grâce à des cellules non immunitaires sentinelles et à des mécanismes mécaniques qui réduisent l’entrée des agents étrangers. Les réponses adaptatives spécifiques interviennent selon une organisation différente, après la détection et la présentation des antigènes.

4. Quels sont les deux organes lymphoïdes primaires chez l’être humain ?

Les ganglions lymphatiques et la moelle osseuse
Les ganglions lymphatiques et la rate
La moelle osseuse et le thymus
La rate et le thymus

La moelle osseuse et le thymus

Explication

La moelle osseuse et le thymus sont les deux organes lymphoïdes primaires, car ils participent à la production ou à la maturation immunitaire. Les ganglions et la rate appartiennent aux organes lymphoïdes secondaires.

5. Que désigne l’hématopoïèse ?

La migration des précurseurs lymphocytaires depuis la moelle osseuse vers le thymus
La production d’anticorps par les lymphocytes B après reconnaissance d’un antigène
La maturation spécifique des lymphocytes dans les organes lymphoïdes secondaires
Le développement des cellules sanguines matures à partir des cellules souches hématopoïétiques

Le développement des cellules sanguines matures à partir des cellules souches hématopoïétiques

Explication

L’hématopoïèse est le processus qui produit les érythrocytes, les plaquettes et les leucocytes à partir de cellules souches hématopoïétiques. La lymphopoïèse concerne plus précisément le développement des lymphocytes.

6. Quelle propriété permet aux cellules souches hématopoïétiques de maintenir leur réserve tout en produisant des progéniteurs ?

Elles circulent entre les ganglions et produisent des cellules matures par divisions symétriques répétées
Elles restent dans le sang et acquièrent leurs fonctions après contact avec les cellules épithéliales
Elles se multiplient dans le thymus et produisent deux cellules filles ayant le même destin lymphocytaire
Elles s’auto-renouvellent et se différencient par des divisions asymétriques dans des niches microanatomiques

Elles s’auto-renouvellent et se différencient par des divisions asymétriques dans des niches microanatomiques

Explication

Les cellules souches hématopoïétiques résident dans des niches, s’auto-renouvellent et génèrent des progéniteurs multipotents par divisions asymétriques. Cette organisation conserve une cellule souche tout en engageant l’autre vers la différenciation.

7. Quel rôle respectif jouent les cellules épithéliales corticales et médullaires du thymus dans la maturation des lymphocytes T ?

Les cellules corticales produisent l’IL-7 et participent à la sélection positive, tandis que les cellules médullaires favorisent la sélection négative et la tolérance centrale
Les cellules corticales assurent la sélection négative, tandis que les cellules médullaires produisent l’IL-7 et déclenchent la sélection positive
Les cellules corticales éliminent les lymphocytes autoréactifs, tandis que les cellules médullaires orientent les précurseurs vers la moelle osseuse
Les cellules corticales produisent les anticorps, tandis que les cellules médullaires activent les lymphocytes T dans les ganglions

Les cellules corticales produisent l’IL-7 et participent à la sélection positive, tandis que les cellules médullaires favorisent la sélection négative et la tolérance centrale

Explication

Les cellules épithéliales corticales fournissent notamment l’IL-7 et contribuent à la sélection positive. Les cellules épithéliales médullaires participent à la sélection négative et à la tolérance centrale, ce qui conduit à des lymphocytes T matures naïfs.

8. Quelle est la fonction principale du système lymphatique dans les tissus ?

Transporter les antigènes depuis la rate vers les capillaires sanguins
Distribuer le sang oxygéné depuis le cœur vers les organes périphériques
Acheminer les lymphocytes depuis le thymus directement vers les tissus effecteurs
Drainer la lymphe vers les ganglions puis vers la circulation sanguine

Drainer la lymphe vers les ganglions puis vers la circulation sanguine

Explication

Le système lymphatique recueille la lymphe dans les tissus et la conduit vers les ganglions, puis vers la circulation sanguine. Les vaisseaux sanguins ont principalement une fonction de distribution, et non de drainage lymphatique.

9. Quelle caractéristique facilite l’entrée du liquide interstitiel dans les capillaires lymphatiques ?

Des cellules endothéliales chevauchantes, sans jonctions serrées ni membrane basale, organisées en flux unidirectionnel
Des cellules épithéliales ciliées, dépourvues de chevauchement, organisées autour d’une lumière discontinue
Des cellules musculaires contractiles, reliées par des jonctions serrées, organisées en réseau fermé
Des cellules endothéliales jointives, entourées d’une membrane basale continue, organisées en flux bidirectionnel

Des cellules endothéliales chevauchantes, sans jonctions serrées ni membrane basale, organisées en flux unidirectionnel

Explication

Les capillaires lymphatiques possèdent des cellules endothéliales chevauchantes et une structure dépourvue de jonctions serrées et de membrane basale, ce qui facilite la collecte du liquide. Leur circulation est à sens unique, contrairement à une circulation en boucle.

10. Quels ensembles constituent les trois grands types d’organes lymphoïdes secondaires ?

Les ganglions lymphatiques, la rate et le tissu lymphoïde associé aux muqueuses
Le thymus, la rate et les amygdales considérées isolément
Les vaisseaux lymphatiques, la moelle osseuse et le tissu lymphoïde intestinal
La moelle osseuse, le thymus et les ganglions lymphatiques

Les ganglions lymphatiques, la rate et le tissu lymphoïde associé aux muqueuses

Explication

Les organes lymphoïdes secondaires comprennent les ganglions lymphatiques, la rate et le tissu lymphoïde associé aux muqueuses, appelé MALT. La moelle osseuse et le thymus sont des organes lymphoïdes primaires.

11. Que se produit-il dans les organes lymphoïdes secondaires lors du contact avec un antigène ?

Les cellules souches hématopoïétiques y produisent les leucocytes et les lymphocytes T y acquièrent leur tolérance centrale
Les réponses adaptatives y sont initiées et les lymphocytes B peuvent y subir des hypermutations somatiques de leur BCR
Les précurseurs T y migrent vers le thymus et les cellules endothéliales y forment les capillaires lymphatiques
Les lymphocytes autoréactifs y sont éliminés avant toute rencontre antigénique et les anticorps y sont dégradés

Les réponses adaptatives y sont initiées et les lymphocytes B peuvent y subir des hypermutations somatiques de leur BCR

Explication

Les organes lymphoïdes secondaires sont les sites d’initiation des réponses immunitaires adaptatives et permettent les hypermutations somatiques du BCR après contact avec l’antigène. La tolérance centrale et la maturation initiale des lymphocytes relèvent principalement des organes lymphoïdes primaires.

12. Quelle organisation des zones lymphocytaires caractérise un ganglion lymphatique ?

La zone corticale externe est riche en lymphocytes B, tandis que la zone paracorticale est riche en lymphocytes T.
La zone corticale externe contient surtout des cellules dendritiques, tandis que la zone paracorticale contient surtout des globules rouges.
La zone corticale externe est riche en lymphocytes T, tandis que la zone paracorticale est riche en lymphocytes B.
La zone corticale externe contient surtout des macrophages, tandis que la zone paracorticale contient surtout des plasmocytes.

La zone corticale externe est riche en lymphocytes B, tandis que la zone paracorticale est riche en lymphocytes T.

Explication

La zone corticale externe correspond à la zone B, alors que la zone paracorticale correspond à la zone T. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux localisations lymphocytaires.

13. Quelle différence distingue principalement un follicule lymphatique primaire d’un follicule secondaire ?

Le follicule primaire présente des antigènes sur des globules rouges, tandis que le follicule secondaire produit des interférons antiviraux.
Le follicule primaire contient des lymphocytes T activés avec un centre germinatif, tandis que le follicule secondaire contient des lymphocytes B naïfs au repos.
Le follicule primaire contient des lymphocytes B naïfs sans centre germinatif, tandis que le follicule secondaire possède un centre germinatif après activation antigénique.
Le follicule primaire se trouve dans la pulpe rouge splénique, tandis que le follicule secondaire se trouve dans la pulpe blanche.

Le follicule primaire contient des lymphocytes B naïfs sans centre germinatif, tandis que le follicule secondaire possède un centre germinatif après activation antigénique.

Explication

Un follicule primaire est constitué de lymphocytes B naïfs au repos et ne possède pas de centre germinatif, contrairement au follicule secondaire activé par un antigène. La présence d’un centre germinatif signale donc l’activation du follicule.

14. Que deviennent les antigènes présents dans la lymphe après leur capture par les macrophages du sinus sous-capsulaire ?

Ils sont transportés vers la zone B du ganglion afin d’y être présentés ou retenus.
Ils sont dégradés dans la pulpe rouge avant d’atteindre les follicules lymphatiques.
Ils sont libérés dans le sang pour stimuler directement les cellules de la moelle osseuse.
Ils sont dirigés vers la zone T afin d’y remplacer les lymphocytes paracorticaux.

Ils sont transportés vers la zone B du ganglion afin d’y être présentés ou retenus.

Explication

Les macrophages du sinus sous-capsulaire capturent les antigènes drainés par la lymphe et les transportent vers la zone B. Leur fonction ne consiste pas à les envoyer vers la pulpe rouge ni à les éliminer avant leur arrivée dans le ganglion.

15. Quelle association entre les compartiments de la rate et leurs fonctions est correcte ?

La pulpe rouge déclenche des réponses adaptatives, tandis que la pulpe blanche élimine les globules rouges vieillissants.
La pulpe rouge capture les antigènes lymphatiques, tandis que la pulpe blanche dégrade les particules opsonisées.
La pulpe rouge élimine des éléments sanguins altérés, tandis que la pulpe blanche déclenche des réponses adaptatives contre les antigènes du sang.
La pulpe rouge produit les lymphocytes T, tandis que la pulpe blanche filtre les complexes immuns de la lymphe.

La pulpe rouge élimine des éléments sanguins altérés, tandis que la pulpe blanche déclenche des réponses adaptatives contre les antigènes du sang.

Explication

La pulpe rouge filtre le sang et élimine notamment les globules rouges vieillissants ou endommagés, les complexes immuns et les particules opsonisées. La pulpe blanche participe aux réponses adaptatives dirigées contre les antigènes sanguins.

16. Dans le contexte des leucocytes, que désigne le terme « migration » ?

Le mouvement des leucocytes par le sang ou la lymphe.
L’adhérence d’un leucocyte à l’endothélium avant sa traversée vasculaire.
Les passages répétés des lymphocytes entre le sang et les organes lymphoïdes secondaires.
Le passage d’un leucocyte du sang vers un tissu particulier.

Le mouvement des leucocytes par le sang ou la lymphe.

Explication

La migration désigne de manière générale le mouvement des leucocytes par le sang ou la lymphe. Le passage ciblé vers un tissu correspond au homing, tandis que les passages répétés entre compartiments relèvent de la recirculation.

17. Quelle distinction décrit correctement le homing et la recirculation des lymphocytes ?

Le homing active les cytokines, tandis que la recirculation transforme les lymphocytes en cellules présentatrices.
Le homing répète les passages entre les organes lymphoïdes, tandis que la recirculation conduit un leucocyte vers un tissu inflammatoire.
Le homing conduit un leucocyte du sang vers un tissu particulier, tandis que la recirculation répète les passages entre le sang et les organes lymphoïdes secondaires.
Le homing correspond au déplacement dans la lymphe, tandis que la recirculation correspond au déplacement dans le sang.

Le homing conduit un leucocyte du sang vers un tissu particulier, tandis que la recirculation répète les passages entre le sang et les organes lymphoïdes secondaires.

Explication

Le homing est une migration dirigée du sang vers un tissu particulier, alors que la recirculation consiste en migrations répétées entre le sang et les organes lymphoïdes secondaires. Ces termes ne décrivent donc ni deux milieux distincts ni deux fonctions d’activation cellulaire.

18. Comment les chimiokines orientent-elles la migration des cellules ?

Elles renforcent l’adhérence par des récepteurs reconnaissant des carbohydrates et ralentissent les cellules dans les vaisseaux.
Elles détruisent les cellules infectées grâce à des récepteurs exprimés par les globules rouges circulants.
Elles stimulent la motilité par des récepteurs couplés aux protéines G et dirigent les cellules selon des gradients de concentration.
Elles transportent les antigènes vers les ganglions grâce à des récepteurs présents dans la matrice extracellulaire.

Elles stimulent la motilité par des récepteurs couplés aux protéines G et dirigent les cellules selon des gradients de concentration.

Explication

Les chimiokines sont des cytokines qui induisent la motilité cellulaire via des récepteurs couplés aux protéines G et fournissent une direction grâce à leurs gradients de concentration. La liaison aux carbohydrates et l’adhérence initiale relèvent plutôt des sélectines.

19. Quelle différence fonctionnelle oppose les sélectines aux intégrines lors du recrutement leucocytaire ?

Les sélectines établissent une adhérence de haute affinité, tandis que les intégrines assurent une interaction initiale faible avec des carbohydrates.
Les sélectines assurent une adhérence initiale de faible affinité, tandis que les intégrines établissent une adhérence de haute affinité.
Les sélectines orientent la migration par des gradients, tandis que les intégrines produisent les cytokines nécessaires à la motilité.
Les sélectines présentent les antigènes aux lymphocytes, tandis que les intégrines capturent les particules opsonisées.

Les sélectines assurent une adhérence initiale de faible affinité, tandis que les intégrines établissent une adhérence de haute affinité.

Explication

Les sélectines reconnaissent des carbohydrates et permettent l’adhérence initiale, relativement faible, des leucocytes. Les intégrines passent à une adhérence de haute affinité avec des ligands cellulaires ou la matrice extracellulaire.

20. Quel rôle jouent principalement les interférons de type I au début d’une infection virale ?

Ils assurent l’adhérence initiale des leucocytes à l’endothélium vasculaire.
Ils constituent une alarme antivirale immédiate, notamment sous la forme d’IFN-α et d’IFN-β.
Ils déclenchent principalement une réponse adaptative tardive après la formation de centres germinatifs.
Ils éliminent les globules rouges infectés dans la pulpe rouge de la rate.

Ils constituent une alarme antivirale immédiate, notamment sous la forme d’IFN-α et d’IFN-β.

Explication

Les interférons de type I, principalement l’IFN-α et l’IFN-β, constituent le système d’alarme antiviral immédiat de l’organisme. Ils interviennent donc précocement, contrairement aux mécanismes adaptatifs qui se mettent en place plus tard.

21. Quel effet produit l’interféron de type I sur une cellule qui exprime le récepteur IFNR ?

Il induit un état résistant à la réplication virale et augmente le CMH-I ainsi que la cytotoxicité des lymphocytes T CD8 et NK.
Il provoque la migration de la cellule vers la pulpe rouge et réduit l’activité cytotoxique des lymphocytes NK.
Il active un centre germinatif et empêche la présentation des antigènes aux lymphocytes T CD8.
Il transforme la cellule en macrophage et diminue l’expression du CMH-I afin de limiter sa reconnaissance immunitaire.

Il induit un état résistant à la réplication virale et augmente le CMH-I ainsi que la cytotoxicité des lymphocytes T CD8 et NK.

Explication

Les interférons de type I agissent directement sur les cellules exprimant IFNR pour instaurer une résistance à la réplication virale, augmenter le CMH-I et renforcer la cytotoxicité des lymphocytes T CD8 et NK. Une cellule dépourvue d’IFNR ne répond pas directement à ce signal.

22. Quelle distinction décrit correctement les PAMP et les DAMP ?

Les PAMP sont des fragments du complément, tandis que les DAMP sont des récepteurs de l’immunité adaptative
Les PAMP signalent des tissus lésés, tandis que les DAMP correspondent à des antigènes microbiens variables
Les PAMP sont produits par les cellules immunitaires, tandis que les DAMP sont sécrétés par les bactéries
Les PAMP sont des motifs microbiens conservés, tandis que les DAMP signalent des cellules du soi endommagées

Les PAMP sont des motifs microbiens conservés, tandis que les DAMP signalent des cellules du soi endommagées

Explication

Les PAMP sont des motifs partagés par différents microbes et liés à leur pathogénicité, alors que les DAMP proviennent du soi endommagé ou stressé. Confondre les origines microbienne et tissulaire inverse précisément cette distinction fondamentale.

23. Quelle réponse décrit le mieux le rôle des récepteurs de reconnaissance des motifs, ou PRR ?

Ils clivent les protéines plasmatiques, puis forment des pores dans les membranes des cellules ciblées
Ils détectent des PAMP et des DAMP, puis peuvent déclencher l’inflammation, la phagocytose et la production d’interférons de type I
Ils capturent des complexes immuns, puis inhibent la libération de médiateurs inflammatoires par les mastocytes
Ils reconnaissent des antigènes spécifiques, puis produisent directement des anticorps et des lymphocytes mémoire

Ils détectent des PAMP et des DAMP, puis peuvent déclencher l’inflammation, la phagocytose et la production d’interférons de type I

Explication

Les PRR reconnaissent des motifs conservés associés aux microbes ou aux lésions et déclenchent plusieurs réponses de l’immunité innée. La reconnaissance d’antigènes spécifiques et la mémoire immunitaire relèvent plutôt des récepteurs adaptatifs.

24. Lors d’une inflammation, quelle fonction peut être assurée par un PRR soluble ?

Se lier à une surface microbienne ou lésée afin de favoriser l’opsonisation et l’activation du complément
Reconnaître un antigène présenté par le CMH afin de sélectionner un lymphocyte spécifique
Pénétrer dans le noyau d’une cellule infectée afin de modifier directement l’expression de ses gènes
Cliver les immunoglobulines membranaires afin de supprimer leur capacité de reconnaissance

Se lier à une surface microbienne ou lésée afin de favoriser l’opsonisation et l’activation du complément

Explication

Les PRR solubles se lient aux surfaces des pathogènes ou des cellules lésées et facilitent notamment l’agrégation, l’opsonisation, l’activation du complément et l’inflammation. La sélection de lymphocytes par des antigènes présentés par le CMH concerne l’immunité adaptative, pas cette fonction des PRR solubles.

25. Sous quelle forme les protéines du complément circulent-elles majoritairement avant leur activation ?

Sous une forme intégrée aux membranes, attendant la fixation d’un anticorps
Sous une forme liée aux lymphocytes, contrôlant leur différenciation dans les tissus
Sous une forme inactive, prête à être activée en cascade par clivage
Sous une forme déjà clivée, exerçant continuellement une activité enzymatique

Sous une forme inactive, prête à être activée en cascade par clivage

Explication

Les protéines du complément sont principalement présentes dans le plasma sous forme inactive et sont activées successivement par clivage. Les fragments clivés acquièrent ensuite des activités biologiques ou enzymatiques, ce qui distingue leur état de celui des protéines initiales.

26. Quelle association entre les voies du complément et leurs C3 convertases est correcte ?

Voies classique et alterne : C3bBb ; voie des lectines : C4bC2a
Voie classique : C4bC2a ; voies des lectines et alterne : C3bBb
Voies classique et des lectines : C3bBb ; voie alterne : C4bC2a
Voies classique et des lectines : C4bC2a ; voie alterne : C3bBb

Voies classique et des lectines : C4bC2a ; voie alterne : C3bBb

Explication

Les voies classique et des lectines convergent vers la C3 convertase C4bC2a, tandis que la voie alterne forme C3bBb. L’association de C3bBb aux voies classique ou des lectines constitue la confusion la plus fréquente.

27. Quelle séquence correspond au déclenchement et à l’amplification de la voie alterne du complément ?

Hydrolyse spontanée de C3, fixation et clivage du facteur B par le facteur D, puis formation de C3bBb stabilisée par la properdine
Clivage de C5, recrutement de C6 à C9, puis hydrolyse répétée de C3 par le complexe d’attaque membranaire
Activation des mastocytes, libération de C5a, puis formation directe de C4bC2a à la surface des bactéries
Fixation d’un anticorps, clivage de C4 et C2, puis formation de C4bC2a stabilisée par la properdine

Hydrolyse spontanée de C3, fixation et clivage du facteur B par le facteur D, puis formation de C3bBb stabilisée par la properdine

Explication

La voie alterne commence par l’hydrolyse spontanée de C3 et conduit, après intervention des facteurs B et D, à la C3 convertase C3bBb, dont l’activité est amplifiée et stabilisée par la properdine. La formation de C4bC2a après activation par un anticorps appartient aux voies classique ou des lectines.

28. Comment le complexe d’attaque membranaire provoque-t-il la lyse d’une cellule cible ?

C4b active directement les mastocytes, puis la libération d’histamine dissout la membrane de la cellule cible
C3a recrute des immunoglobulines, puis leur agrégation bloque les échanges entre le cytoplasme et le milieu extérieur
C5a clive les phospholipides membranaires, puis les fragments obtenus s’assemblent pour former un canal
C5b recrute C6, C7, C8 et C9, puis la polymérisation de molécules de C9 forme un pore membranaire

C5b recrute C6, C7, C8 et C9, puis la polymérisation de molécules de C9 forme un pore membranaire

Explication

La C5 convertase produit C5b, qui assemble successivement C6, C7, C8 et C9 pour constituer le complexe d’attaque membranaire. La polymérisation d’environ 10 à 16 molécules de C9 crée le pore responsable de la lyse, tandis que C3a et C5a sont surtout des médiateurs inflammatoires.

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Où se trouvent les cellules immunitaires dans le corps ?

Dans le sang, la lymphe, les organes lymphoïdes et presque tous les tissus.

Que produisent les organes lymphoïdes primaires ?

Ils produisent les cellules immunitaires.

Quel rôle ont les organes lymphoïdes secondaires ?

Ils induisent les réponses adaptatives.

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