QCM : Oxygénothérapie à haut débit (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue le réglage de l’oxygénothérapie à haut débit ?

Le débit est fixé selon la saturation mesurée
Le débit et la température sont réglés ensemble
La FiO₂ dépend directement de la fréquence respiratoire
Le débit et la FiO₂ sont réglés séparément

Le débit et la FiO₂ sont réglés séparément

Explication

L’OHD permet d’ajuster indépendamment le débit et la FiO₂ dans un mélange d’air et d’oxygène réchauffé et humidifié. La FiO₂ ne dépend donc pas directement de la fréquence respiratoire, contrairement à ce que suggère cette proposition.

2. Quels sont les deux objectifs principaux de l’oxygénothérapie à haut débit ?

Améliorer l’oxygénation et réduire le travail respiratoire
Maintenir la température et diminuer les sécrétions
Augmenter la toux et accélérer la fréquence respiratoire
Prévenir la cyanose et supprimer la ventilation spontanée

Améliorer l’oxygénation et réduire le travail respiratoire

Explication

L’OHD vise à améliorer l’oxygénation tout en diminuant l’effort nécessaire pour respirer. Elle ne cherche pas à accélérer la fréquence respiratoire ni à supprimer la ventilation spontanée.

3. Quel mécanisme de l’OHD réduit principalement la réinhalation de dioxyde de carbone ?

La génération d’une pression expiratoire positive modérée
La stabilisation de la concentration d’oxygène inspiré
Le lavage d’une partie de l’espace mort des voies aériennes
Le réchauffement des gaz inspirés et expirés

Le lavage d’une partie de l’espace mort des voies aériennes

Explication

Le débit élevé lave une partie du CO₂ présent dans les voies aériennes supérieures, ce qui limite sa réinhalation. La pression expiratoire positive modérée agit plutôt sur le recrutement alvéolaire et la limitation du collapsus.

4. Pourquoi le débit élevé contribue-t-il à stabiliser la FiO₂ délivrée par l’OHD ?

Il répond à la demande inspiratoire et limite l’entrée d’air ambiant
Il augmente la pression alvéolaire et accélère les échanges gazeux
Il réduit la production de CO₂ et ralentit la ventilation spontanée
Il refroidit les gaz inspirés et diminue leur volume respiratoire

Il répond à la demande inspiratoire et limite l’entrée d’air ambiant

Explication

Un débit élevé couvre mieux la demande inspiratoire et limite la dilution du mélange par l’air ambiant, ce qui stabilise la FiO₂. L’augmentation de la pression alvéolaire relève d’un autre mécanisme de l’OHD.

5. Que doit principalement rechercher la surveillance infirmière lors d’une OHD ?

La vitesse d’administration des médicaments et la diurèse horaire
La température corporelle, le poids et la glycémie capillaire
La mobilité articulaire, l’alimentation et le risque thrombotique
L’efficacité clinique, le travail respiratoire et le fonctionnement du dispositif

L’efficacité clinique, le travail respiratoire et le fonctionnement du dispositif

Explication

La surveillance de l’OHD associe l’évaluation de l’oxygénation, du travail respiratoire, de la détresse, de l’état neurologique, de la tolérance et du dispositif. La diurèse et la glycémie peuvent être suivies dans d’autres contextes, mais ne constituent pas le cœur de cette surveillance.

6. Comment la SpO₂ et l’objectif prescrit permettent-ils d’évaluer l’oxygénation ?

Ils permettent de distinguer une hypercapnie d’une défaillance neurologique
Ils permettent de repérer une hypoxémie ou une hyperoxie inutile
Ils permettent de mesurer directement le travail des muscles accessoires
Ils permettent d’identifier une condensation ou une fuite du circuit

Ils permettent de repérer une hypoxémie ou une hyperoxie inutile

Explication

La comparaison de la SpO₂ avec la cible prescrite vérifie l’efficacité de l’oxygénation et aide à éviter une oxygénation insuffisante ou excessive. Elle ne permet pas, à elle seule, de contrôler l’état du circuit ni de mesurer directement l’effort musculaire.

7. Quel ensemble de signes traduit un travail respiratoire important sous OHD ?

Une fréquence respiratoire basse, une respiration ample et une amélioration clinique
Une fréquence respiratoire élevée, une respiration superficielle ou une aggravation ventilatoire
Une conscience normale, une absence de sueurs et une bonne tolérance de la canule
Une température stable, une peau chaude et une saturation conforme à la cible

Une fréquence respiratoire élevée, une respiration superficielle ou une aggravation ventilatoire

Explication

Une respiration rapide, superficielle ou de plus en plus difficile indique que le patient fournit un effort respiratoire important. Une saturation correcte ne suffit pas à exclure cet effort, car l’évaluation doit aussi porter sur la mécanique respiratoire.

8. Quel signe fait partie des manifestations de détresse respiratoire à rechercher ?

Le balancement thoraco-abdominal
La diminution de la température des extrémités sans gêne respiratoire
La bradycardie isolée sans autre symptôme
L’augmentation de l’appétit au cours du repas

Le balancement thoraco-abdominal

Explication

Le balancement thoraco-abdominal est un signe de détresse respiratoire, au même titre que le tirage, l’utilisation des muscles accessoires, la cyanose, les sueurs ou l’agitation. Une bradycardie isolée n’est pas citée comme signe caractéristique dans cette surveillance.

9. Pourquoi l’oxygénothérapie à haut débit (OHD) est-elle inadaptée chez un patient présentant un trouble majeur de la conscience ?

Il ne peut pas maintenir une fréquence respiratoire stable pendant le traitement
Il ne peut pas signaler correctement une gêne ni protéger ses voies aériennes
Il risque surtout de présenter une FiO₂ trop faible malgré un débit élevé
Il présente généralement une obstruction complète des voies aériennes supérieures

Il ne peut pas signaler correctement une gêne ni protéger ses voies aériennes

Explication

Un patient ayant un trouble majeur de la conscience peut difficilement exprimer une gêne et protéger ses voies aériennes, ce qui rend l’OHD inadaptée. Une FiO₂ insuffisante n’est pas la raison principale de cette contre-indication, qui concerne surtout la sécurité des voies aériennes.

10. Chez quel patient la mise en place d’une canule d’OHD est-elle compromise par une limite anatomique ?

Chez un patient présentant une déformation faciale empêchant son positionnement correct
Chez un patient dont la saturation augmente après l’instauration du traitement
Chez un patient ayant une fréquence respiratoire élevée sans anomalie faciale
Chez un patient coopérant pouvant signaler rapidement une sensation d’inconfort

Chez un patient présentant une déformation faciale empêchant son positionnement correct

Explication

Une déformation faciale peut empêcher la mise en place correcte de la canule et compromettre l’administration de l’OHD. La coopération, la fréquence respiratoire ou l’évolution de la saturation ne constituent pas en elles-mêmes une limite anatomique au positionnement.

11. Quelle situation justifie de ne pas retenir l’OHD comme stratégie initiale ?

Une fréquence respiratoire élevée sans signe d’épuisement clinique
Une gêne nasale tolérable avec une ventilation spontanée conservée
Des vomissements actifs avec incapacité à protéger les voies aériennes
Une dyspnée modérée avec une saturation améliorée sous oxygène

Des vomissements actifs avec incapacité à protéger les voies aériennes

Explication

Les vomissements actifs associés à une incapacité à protéger les voies aériennes exposent à un risque majeur et contre-indiquent l’OHD. Une dyspnée ou une fréquence respiratoire élevée peuvent conduire à une surveillance rapprochée, mais ne suffisent pas à elles seules à établir cette contre-indication.

12. Quel ensemble de signes doit faire envisager un échec de l’OHD ou une escalade ventilatoire ?

Une SpO₂ insuffisante malgré une FiO₂ élevée, avec travail respiratoire persistant ou aggravé
Une fréquence respiratoire réduite avec amélioration de la vigilance et du confort
Une gêne légère rapidement corrigée après l’ajustement du débit et de la position
Une saturation stabilisée, une respiration moins rapide et une diminution progressive du tirage

Une SpO₂ insuffisante malgré une FiO₂ élevée, avec travail respiratoire persistant ou aggravé

Explication

Une hypoxémie persistante malgré une FiO₂ élevée, associée à un travail respiratoire élevé ou aggravé, évoque un échec de l’OHD et impose d’envisager une escalade. Les autres situations décrivent une amélioration clinique plutôt qu’une détérioration nécessitant ce changement de stratégie.

13. Quelle situation impose de prévenir rapidement l’équipe et d’anticiper une stratégie ventilatoire adaptée ?

Une saturation correcte avec une fréquence respiratoire stable et une vigilance conservée
Une irritation nasale modérée améliorée par des soins locaux et une adaptation du dispositif
Une instabilité hémodynamique accompagnée d’une altération importante de la conscience
Une diminution du travail respiratoire après ajustement du débit d’oxygène

Une instabilité hémodynamique accompagnée d’une altération importante de la conscience

Explication

L’instabilité hémodynamique, l’état de choc ou une dégradation neurologique importante imposent une réaction rapide et l’anticipation d’une stratégie ventilatoire adaptée. Une irritation locale ou une amélioration respiratoire relève plutôt de mesures de confort et de surveillance.

14. Quelle expression correspond au calcul du score ROX ?

ROX=SpO2×FiO2FRROX = \frac{SpO_2 \times FiO_2}{FR}
ROX=SpO2/FiO2FRROX = \frac{SpO_2 / FiO_2}{FR}
ROX=FiO2/SpO2FRROX = \frac{FiO_2 / SpO_2}{FR}
ROX=FRSpO2/FiO2ROX = \frac{FR}{SpO_2 / FiO_2}

$$ROX = \frac{SpO_2 / FiO_2}{FR}$$

Explication

Le score ROX se calcule en divisant le rapport entre la SpO₂ et la FiO₂ par la fréquence respiratoire. Inverser la FiO₂ et la SpO₂ ou placer la fréquence respiratoire au numérateur produit une formule différente et incorrecte.

15. Quel profil correspond à des critères indicatifs favorables au sevrage de l’OHD ?

FiO₂ à 50 %, SpO₂ à 90 %, fréquence respiratoire à 28/min et ROX stable
FiO₂ à 60 %, SpO₂ à 88 %, fréquence respiratoire à 32/min et ROX défavorable
FiO₂ à 40 %, SpO₂ à 92 %, fréquence respiratoire à 25/min et ROX favorable
FiO₂ à 45 %, SpO₂ à 91 %, fréquence respiratoire à 30/min et ROX incertain

FiO₂ à 40 %, SpO₂ à 92 %, fréquence respiratoire à 25/min et ROX favorable

Explication

Des valeurs comprenant une FiO₂ inférieure ou égale à 40 %, une SpO₂ supérieure ou égale à 92 %, une fréquence respiratoire inférieure ou égale à 25/min et un ROX favorable sont indicatives d’un sevrage possible. Les autres profils dépassent plusieurs seuils attendus ou ne comportent pas un ROX favorable.

16. Dans quel ordre général le sevrage de l’OHD est-il conduit ?

Diminuer d’abord la FiO₂, puis réduire le débit lorsque la FiO₂ est suffisamment basse
Réduire d’abord le débit, puis augmenter la FiO₂ lorsque la saturation diminue
Arrêter d’abord l’oxygène, puis reprendre le débit selon la tolérance clinique
Diminuer simultanément la FiO₂ et le débit sans réévaluation intermédiaire

Diminuer d’abord la FiO₂, puis réduire le débit lorsque la FiO₂ est suffisamment basse

Explication

Le sevrage consiste généralement à réduire d’abord la FiO₂, puis le débit lorsque la FiO₂ est suffisamment basse, avec une réévaluation après chaque diminution. Une réduction simultanée ou un arrêt initial de l’oxygène ne permet pas d’évaluer progressivement la tolérance.

17. Quelle action relève directement du rôle infirmier lors d’une OHD ?

Vérifier le dispositif, évaluer son efficacité, repérer l’aggravation et transmettre rapidement toute dégradation
Modifier de façon autonome la stratégie ventilatoire sans prescription ni réévaluation clinique
Interrompre le traitement dès qu’une gêne apparaît sans rechercher sa cause ni prévenir l’équipe
Remplacer l’évaluation respiratoire par la seule surveillance de la saturation affichée

Vérifier le dispositif, évaluer son efficacité, repérer l’aggravation et transmettre rapidement toute dégradation

Explication

Le rôle infirmier comprend l’installation et la vérification du dispositif, l’application de la prescription, l’évaluation de l’efficacité, la prévention des complications et la transmission rapide d’une dégradation. Modifier seul la stratégie ou interrompre le traitement sans analyse ni transmission ne correspond pas à cette démarche.

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Qu'est-ce que l'oxygénothérapie à haut débit ?

Un mélange d'air et d'O₂ à haut débit délivré par canule nasale, réchauffé et humidifié.

Quels réglages sont séparés dans l'oxygénothérapie à haut débit ?

Le débit et la fraction inspirée en oxygène (FiO₂).

Quel est l'objectif principal de l'oxygénothérapie à haut débit ?

Améliorer l'oxygénation et diminuer le travail respiratoire.

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