QCM : Pathologie lithiasique biliaire — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la lithiase biliaire ?

La dilatation des voies biliaires provoquée par une infection bactérienne
La présence de calculs dans la vésicule, le cholédoque ou les voies intrahépatiques
L'inflammation de la vésicule biliaire sans formation de calculs
La présence de calculs limitée à la vésicule biliaire et au canal cystique

La présence de calculs dans la vésicule, le cholédoque ou les voies intrahépatiques

Explication

La lithiase biliaire désigne la présence de calculs dans différentes voies biliaires, notamment la vésicule, le cholédoque ou les voies intrahépatiques. La lithiase vésiculaire constitue une localisation particulière, mais ne recouvre pas toutes les formes de lithiase biliaire.

2. Quelle répartition décrit le mieux la nature des calculs biliaires ?

Environ 80 % sont pigmentaires et 20 % sont mixtes
Environ 80 % sont cholestéroliques et 20 % sont pigmentaires
Environ 50 % sont cholestéroliques et 50 % sont pigmentaires
Environ 20 % sont cholestéroliques et 80 % sont pigmentaires

Environ 80 % sont cholestéroliques et 20 % sont pigmentaires

Explication

Les calculs biliaires sont cholestéroliques dans environ 80 % des cas et pigmentaires dans environ 20 % des cas, avec la possibilité de formes mixtes. La lithiase pigmentaire correspond à un mécanisme lié à la bilirubine et ne doit pas être assimilée à la lithiase cholestérolique.

3. Quelle évolution de la fréquence de la lithiase vésiculaire est observée avec l'âge dans les pays occidentaux ?

Elle concerne environ 20 % de la population et atteint 60 % après 80 ans
Elle concerne environ 60 % de la population et atteint 20 % après 80 ans
Elle concerne environ 4 % de la population et atteint 20 % après 80 ans
Elle concerne environ 2 % de la population et atteint 4 % après 80 ans

Elle concerne environ 20 % de la population et atteint 60 % après 80 ans

Explication

La fréquence de la lithiase vésiculaire est d'environ 20 % dans les pays occidentaux et augmente jusqu'à 60 % après 80 ans. Les valeurs de 2 à 4 % correspondent plutôt à la proportion de sujets susceptibles de développer une complication.

4. Chez une personne ayant un calcul vésiculaire, quelle situation est la plus fréquente ?

Le calcul obstrue d'emblée le conduit cholédoque
Le calcul provoque une douleur biliaire récurrente
Le calcul reste totalement asymptomatique
Le calcul entraîne rapidement une infection sévère

Le calcul reste totalement asymptomatique

Explication

Près de 80 % des sujets porteurs d'un calcul vésiculaire restent totalement asymptomatiques. Une douleur récurrente, une infection sévère ou une obstruction cholédocienne peuvent survenir, mais elles ne constituent pas l'évolution la plus fréquente.

5. Quels éléments appartiennent à la voie biliaire accessoire ?

Le conduit cholédoque, le confluent inférieur et le conduit hépatique commun
Le confluent biliaire supérieur, le conduit cholédoque et le canal cystique
Les conduits hépatiques droit et gauche et le conduit hépatique commun
La vésicule biliaire, le canal cystique et la zone terminale cholédo-oddienne

La vésicule biliaire, le canal cystique et la zone terminale cholédo-oddienne

Explication

La voie biliaire accessoire comprend la vésicule biliaire, le canal cystique et la zone terminale cholédo-oddienne. Le conduit cholédoque et les conduits hépatiques appartiennent à la voie biliaire principale.

6. Quel élément appartient à la voie biliaire principale plutôt qu'à la voie biliaire accessoire ?

La vésicule biliaire
Le canal cystique
La zone terminale cholédo-oddienne
Le conduit cholédoque

Le conduit cholédoque

Explication

Le conduit cholédoque fait partie de la voie biliaire principale, qui comprend également les conduits hépatiques et leurs confluents. La vésicule biliaire et le canal cystique relèvent de la voie biliaire accessoire.

7. Quel mécanisme peut favoriser la formation d'une lithiase cholestérolique ?

Une sécrétion accrue de phospholipides accompagnée d'une vidange vésiculaire accélérée
Une sécrétion biliaire excessive de cholestérol associée à une hypomotricité vésiculaire
Une déconjugaison isolée de la bilirubine avec augmentation de sa solubilité
Une diminution de la bilirubine déconjuguée avec une concentration accrue de sels biliaires

Une sécrétion biliaire excessive de cholestérol associée à une hypomotricité vésiculaire

Explication

La lithiase cholestérolique est favorisée par un excès de cholestérol biliaire, un défaut de phospholipides ou de sels biliaires solubilisants, ainsi que par la rétention et l'hypomotricité vésiculaires. La déconjugaison de la bilirubine correspond plutôt au mécanisme de la lithiase pigmentaire.

8. Lequel des éléments suivants fait partie des facteurs de risque de lithiase vésiculaire ?

Le jeûne prolongé, qui favorise la stase vésiculaire
Une hydratation régulière, qui accélère la vidange de la vésicule
Une activité physique modérée, qui réduit la stase biliaire
Une alimentation stable, qui limite les variations métaboliques

Le jeûne prolongé, qui favorise la stase vésiculaire

Explication

Le jeûne prolongé fait partie des facteurs de risque de lithiase vésiculaire, notamment parce qu'il favorise la stase vésiculaire. Les variations importantes de poids constituent un autre facteur métabolique, distinct du jeûne prolongé.

9. Pourquoi la déconjugaison de la bilirubine peut-elle favoriser une lithiase pigmentaire ?

La bilirubine conjuguée devient insoluble, ce qui augmente la sécrétion de cholestérol
La bilirubine conjuguée diminue la motricité vésiculaire, ce qui provoque une stase
La bilirubine déconjuguée devient davantage soluble, ce qui empêche son précipité
La bilirubine déconjuguée devient insoluble, ce qui facilite la formation de calculs

La bilirubine déconjuguée devient insoluble, ce qui facilite la formation de calculs

Explication

La lithiase pigmentaire est liée à la déconjugaison de la bilirubine, qui devient alors insoluble et peut participer à la formation de calculs. La bilirubine conjuguée est au contraire la forme soluble.

10. Dans quelle circonstance une lithiase vésiculaire asymptomatique est-elle le plus souvent découverte ?

Lors d’un ictère associé à une angiocholite
Lors d’une douleur typique de l’hypochondre droit
Lors d’un épisode fébrile avec défense abdominale
Lors d’un examen réalisé pour une autre raison

Lors d’un examen réalisé pour une autre raison

Explication

La lithiase vésiculaire asymptomatique est fréquemment découverte fortuitement, au cours d’un examen effectué pour un autre motif. Une douleur, une fièvre avec défense ou un ictère orientent plutôt vers une manifestation clinique ou une complication.

11. Lequel de ces tableaux correspond à une lithiase vésiculaire asymptomatique ?

Une découverte de calculs sans manifestation clinique
Une infection des voies biliaires avec ictère
Une douleur postprandiale irradiant vers l’omoplate
Une inflammation aiguë de la paroi vésiculaire

Une découverte de calculs sans manifestation clinique

Explication

La lithiase asymptomatique se définit par la présence de calculs sans symptômes ni complication. La douleur postprandiale évoque une colique hépatique, l’inflammation correspond à une cholécystite et l’infection ictérique à une angiocholite.

12. Quel tableau clinique caractérise le mieux une colique hépatique ?

Une douleur abdominale diffuse accompagnée d’un ictère et d’un choc septique
Une douleur brutale de l’hypochondre droit irradiant vers l’omoplate droite et durant moins de 6 heures
Une douleur de l’hypochondre droit durant plus de 6 heures avec fièvre et vomissements
Une douleur épigastrique persistante avec pancréatite et insuffisance rénale

Une douleur brutale de l’hypochondre droit irradiant vers l’omoplate droite et durant moins de 6 heures

Explication

La colique hépatique provoque une douleur brutale de l’hypochondre droit ou de l’épigastre, souvent après un repas, irradiant surtout vers l’omoplate droite et durant moins de 6 heures. Une douleur prolongée avec fièvre évoque plutôt une cholécystite aiguë.

13. Quel élément biologique est généralement attendu lors d’une colique hépatique simple ?

Une biologie généralement normale
Une insuffisance rénale aiguë avec syndrome inflammatoire
Une cytolyse avec TGP supérieure à TGO
Une hyperleucocytose avec cholestase marquée

Une biologie généralement normale

Explication

Dans la colique hépatique simple, la biologie est généralement normale malgré l’inhibition de la respiration profonde et la possibilité d’un signe de Murphy. L’hyperleucocytose et le syndrome inflammatoire sont davantage associés à une cholécystite ou à une complication infectieuse.

14. Quelle association oriente vers une cholécystite aiguë plutôt que vers une colique hépatique simple ?

Une douleur postprandiale brève avec biologie normale
Une douleur irradiant vers l’omoplate sans signe inflammatoire
Une douleur de plus de 6 heures avec fièvre et nausées
Une gêne abdominale transitoire sans vomissement ni défense

Une douleur de plus de 6 heures avec fièvre et nausées

Explication

La cholécystite aiguë associe notamment une douleur durant plus de 6 heures, de la fièvre, des nausées ou vomissements et une défense. Une douleur brève avec biologie normale correspond davantage à une colique hépatique simple.

15. Quel aspect échographique est compatible avec une cholécystite aiguë ?

Une paroi fine sans anomalie vasculaire ni liquide péri vésiculaire
Une obstruction pancréatique isolée sans signe inflammatoire vésiculaire
Un épaississement pariétal avec dédoublement des feuillets et hyperhémie
Une dilatation des voies biliaires sans modification de la paroi vésiculaire

Un épaississement pariétal avec dédoublement des feuillets et hyperhémie

Explication

L’échographie d’une cholécystite aiguë peut montrer un épaississement de la paroi avec dédoublement des feuillets, une hyperhémie et parfois un épanchement au contact. Une simple dilatation des voies biliaires ne décrit pas les signes échographiques principaux de l’inflammation vésiculaire.

16. Quelle définition correspond à l’angiocholite ?

Une inflammation aiguë limitée à la paroi de la vésicule biliaire
Une inflammation du pancréas provoquée par une lithiase migrée
Une infection des voies biliaires liée à un obstacle ou à une communication digestive
Une douleur vésiculaire postprandiale sans infection ni obstruction

Une infection des voies biliaires liée à un obstacle ou à une communication digestive

Explication

L’angiocholite est une infection bactérienne des voies biliaires principales ou intrahépatiques, favorisée par un obstacle ou une communication avec le tube digestif. L’inflammation limitée à la vésicule biliaire correspond à la cholécystite.

17. Quels signes composent la triade de Vilard ?

Fièvre, hypotension et confusion
Douleur, fièvre et ictère
Ictère, prurit et selles décolorées
Douleur, vomissements et défense

Douleur, fièvre et ictère

Explication

La triade de Vilard associe une douleur, une fièvre et un ictère, tableau évocateur d’angiocholite. Une colique hépatique simple peut provoquer une douleur, mais elle ne comporte pas cette association avec fièvre et ictère.

18. Lequel constitue un critère de gravité d’une angiocholite ?

Une insuffisance rénale aiguë
Une douleur postprandiale brève
Une lithiase vésiculaire asymptomatique
Un signe de Murphy isolé

Une insuffisance rénale aiguë

Explication

L’insuffisance rénale aiguë fait partie des critères de gravité de l’angiocholite, avec la pancréatite aiguë et le choc septique. Un signe de Murphy isolé évoque plutôt une atteinte vésiculaire et ne suffit pas à caractériser une forme grave d’angiocholite.

19. Quelle stratégie thérapeutique est adaptée à une angiocholite lithiasique ?

Une cholécystectomie immédiate sans antibiothérapie ni correction des troubles hydroélectrolytiques
Une surveillance ambulatoire avec diète et antispasmodique sans drainage des voies biliaires
Une radiothérapie biliaire suivie d’une abstention thérapeutique en cas d’amélioration
Un drainage endoscopique avec sphinctérotomie et extraction du calcul, associé aux antibiotiques et à la réanimation

Un drainage endoscopique avec sphinctérotomie et extraction du calcul, associé aux antibiotiques et à la réanimation

Explication

Le traitement associe un cathétérisme rétrograde avec sphinctérotomie et extraction du calcul, une antibiothérapie, une réanimation hydroélectrolytique et des antalgiques, puis une cholécystectomie complémentaire si possible. Une simple surveillance ne traite pas l’obstacle infecté des voies biliaires.

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Qu'est-ce que la lithiase biliaire ?

La présence de calculs dans les voies biliaires.

Quelle est la composition la plus fréquente des calculs biliaires ?

Cholestérolique dans environ 80 % des cas.

Quelle est la fréquence de la lithiase vésiculaire dans les pays occidentaux ?

Environ 20 %.

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