Fiche de révision : Pathologies de l’appareil urinaire

Plan du Cours

  1. Insuffisance rénale chronique
  2. Diagnostic et complications de l’IRC
  3. Prise en charge de l’IRC
  4. Insuffisance rénale aiguë
  5. Incontinence urinaire
  6. Bilan de l’incontinence
  7. Traitements et prévention de l’incontinence

1. Insuffisance rénale chronique

Notions clés & Définitions

  • Insuffisance rénale chronique : Réduction néphrotique permanente, progressive et définitive, avec atteinte organique des deux reins et de leurs fonctions glomérulaires, tubulaires, endocrines et métaboliques depuis au moins 3 mois.

★ À maîtriser

  • Les marqueurs biologiques d’atteinte rénale cités sont : la protéinurie, la leucocyturie, l’hématurie, la microalbuminurie chez le diabétique de type 1

  • Les facteurs de risque de l’insuffisance rénale chronique comprennent le diabète, l’HTA sévère, la maladie athéro-thrombotique, l’insuffisance cardiaque, la goutte, le lupus érythémateux disséminé, les pyélonéphrites chroniques, la polyarthrite rhumatoïde, certains médicaments, l’âge et le sexe.

Compléments

  • L’atteinte rénale concerne 7 à 10 % de la population et peut évoluer vers l’insuffisance rénale chronique terminale ; elle est reconnue comme affection de longue durée sous l’intitulé « néphropathie chronique grave ».

  • Les médicaments cités comme facteurs de risque rénal sont :

    • les AINS
    • les antibiotiques
    • les produits de contraste iodés
    • les IEC

2. Diagnostic et complications de l’IRC

★ À maîtriser

  • L’insuffisance rénale est affirmée par une diminution de la clairance de la créatinine et une augmentation de la créatininémie.

  • Le caractère chronique est étayé par l’interrogatoire et les antécédents, une anémie arégénérative, une hypocalcémie, une hyperphosphorémie et la taille des reins à l’imagerie.

  • 🔄 La progression de l’IRC suit cette chaîne : perte de néphrons fonctionnels, adaptation métabolique des néphrons sains résiduels, hyperfonctionnement avec filtration accrue et hypertension intraglomérulaire, évolution irréversible et inéluctable

  • Les complications de l’IRC comprennent : l’hyponatrémie, l’intoxication hydrique et les œdèmes, les crampes, les fourmillements, les convulsions et les troubles de conscience, l’ostéodystrophie rénale et les calcifications vasculaires, viscérales ou articulaires, la cardiopathie ischémique, l’insuffisance cardiaque et l’HTA, l’intolérance au glucose et la dénutrition, l’anémie, les carences en vitamines B9 et B1 et une réponse immunitaire altérée, le prurit, l’amylose liée à l’augmentation de la bêta-2-microglobuline plasmatique

Compléments

  • Le diagnostic biologique de l’IRC peut montrer une rétention de créatinine, d’urée et d’acide urique, une anémie normochrome, normocytaire et arégénérative, ainsi qu’une protéinurie ou une albuminurie, parfois associée à des œdèmes.

Astuce mémo

Néphron perdu → hyperfonctionnement des néphrons restants → progression irréversible

3. Prise en charge de l’IRC

★ À maîtriser

  • Aux stades 1 et 2, la prise en charge consiste à : rechercher et traiter la cause, contrôler la pression artérielle et la protéinurie, éviter les produits néphrotoxiques, prendre en charge les facteurs de risque cardiovasculaire et les maladies associées

  • Au stade 3, la prise en charge ajoute : le traitement de l’anémie, le traitement des troubles du métabolisme minéral et osseux, le traitement des déséquilibres hydro-électrolytiques et acido-basiques, la préservation du capital veineux, la surveillance du statut sérologique, les vaccinations

  • Au stade 4, le patient est informé et préparé au traitement de suppléance ; aux stades 4 et 5, les options mentionnées sont l’épuration extra-rénale par hémodialyse ou dialyse péritonéale et la transplantation.

Compléments

  • La prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire et des maladies associées aux stades 1 et 2 inclut le contrôle des lipides, de la glycémie et du poids avec un IMC inférieur à 25, ainsi que le sevrage tabagique.

  • Les greffes rénales représentent 62 % des greffes citées, le temps d’attente est de 20 mois et la durée de vie moyenne d’un greffon est de 15 ans.

  • Après une transplantation rénale, le patient reçoit un traitement immunosuppresseur et est suivi comme un patient atteint d’IRC non terminale.

Astuce mémo

Stades 1–2 : freiner ; stade 3 : traiter les complications ; stades 4–5 : suppléer

4. Insuffisance rénale aiguë

Notions clés & Définitions

  • Insuffisance rénale aiguë : Baisse brutale et rapidement progressive du débit de filtration glomérulaire, réversible spontanément ou sous l’effet d’un traitement étiologique.

★ À maîtriser

  • Le diagnostic d’IRA affirme l’insuffisance rénale par la clairance et son caractère aigu par l’absence d’antécédents, des signes cliniques brutaux et mal supportés, l’absence d’anémie, une calcémie et une phosphorémie normales et une taille rénale normale à l’imagerie.

📌 L’IRA pré-rénale ou fonctionnelle est liée notamment à une hypovolémie, telle qu’une hémorragie ou une déshydratation, qui diminue la pression artérielle, le DFG et le pouvoir d’excrétion rénal.

  • Les causes d’IRA rénale ou organique comprennent :
    • les néphropathies glomérulaires
    • les néphropathies tubulo-interstitielles
    • les néphropathies d’origine vasculaire

Compléments

  • L’insuffisance rénale aiguë concerne 10 % des patients hospitalisés et plus de 50 % des patients en réanimation.

  • Les causes d’IRA post-rénale ou obstructive citées sont :

    • l’adénome de la prostate
    • les cancers de la prostate ou de l’utérus
    • les calculs rénaux
    • les lithiases urinaires

Astuce mémo

Pré-rénale : perfusion ; rénale : tissu ; post-rénale : obstacle

5. Incontinence urinaire

Notions clés & Définitions

  • Incontinence urinaire : Perte involontaire d’urine par l’urètre, diurne ou nocturne, qui survient lorsque la pression vésicale dépasse les résistances du sphincter.

★ À maîtriser

  • L’incontinence est souvent liée à un affaiblissement du plancher pelvien de la vessie ou du bloc vessie-urètre, avec hypermobilité vésicale à l’effort, éventuellement associée à une diminution du tonus sphinctérien urétral.

  • Les formes d’incontinence urinaire se distinguent ainsi :

    • l’incontinence d’effort : faible fuite lors d’un rire, d’une toux, de la marche ou d’un sport
    • l’instabilité vésicale : miction impérieuse incontrôlable avec émission d’une quantité importante d’urine
    • l’incontinence mixte : association des deux formes précédentes
    • le regorgement chez l’homme : fuite goutte à goutte sans envie d’uriner, souvent liée à une vidange vésicale incomplète

Compléments

  • L’incontinence urinaire concerne plus de 3 millions de personnes, principalement des femmes, avec un pic à partir de 60 ans ; les chiffres sont probablement sous-estimés car le sujet est difficile à évoquer.

  • Une instabilité vésicale peut cacher une cause organique telle qu’une tumeur ou un calcul.

Astuce mémo

Effort : petite fuite déclenchée ; instabilité : urgence et émission importante

6. Bilan de l’incontinence

★ À maîtriser

  • L’interrogatoire recherche : le type d’incontinence, les circonstances d’apparition ou favorisantes, les répercussions dans la vie quotidienne, les antécédents médicaux et chirurgicaux, le nombre de grossesses et le type d’accouchement, un éventuel amaigrissement

Compléments

  • L’examen clinique recherche chez la femme une hernie de la vessie ou une dilatation de l’urètre et, chez l’homme, évalue le volume et la consistance de la prostate par toucher rectal.

  • Le bilan complémentaire peut comprendre :

    • un ECBU
    • une échographie rénale et pelvienne
    • un examen urodynamique

7. Traitements et prévention de l’incontinence

★ À maîtriser

  • La prise en charge de l’incontinence peut inclure la rééducation périnéale par kinésithérapie et électrostimulation, la pose de bandelettes TVT chez la femme, l’œstrogénothérapie chez la femme ménopausée, des appareillages, des protections et des systèmes collecteurs.
  • Les anticholinergiques antispasmodiques diminuent les contractions vésicales involontaires ; leurs effets indésirables atropiniques comprennent la sécheresse buccale, les troubles de l’accommodation, la sédation, la constipation et la tachycardie.

Compléments

  • Les molécules agissant sur le détrusor réduisent les contractions vésicales et la pression intravésicale, tout en augmentant la capacité vésicale.

  • Les conseils cités comprennent : ne pas négliger la rééducation du postpartum, être attentif au volley, au basket, au handball, à l’équitation, au trampoline, aux sauts et au bodybuilding, lutter contre la constipation, ne pas se retenir d’uriner au cours de la journée

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Pathologies de l’appareil urinaire avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle caractéristique permet de distinguer l’insuffisance rénale chronique de l’insuffisance rénale aiguë ?

2. Parmi les antécédents suivants, lequel constitue un facteur de risque d’insuffisance rénale chronique ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Pathologies de l’appareil urinaire avec 10 flashcards interactives.

Quelle durée minimale définit l’insuffisance rénale chronique ?

Au moins 3 mois.

Quelle anomalie biologique rénale est recherchée chez le diabétique de type 1 ?

La microalbuminurie.

Quels marqueurs affirment l’insuffisance rénale ?

La clairance de la créatinine diminue et la créatininémie augmente.

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