QCM : Pathologies de l’appareil urinaire (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique permet de distinguer l’insuffisance rénale chronique de l’insuffisance rénale aiguë ?

Elle résulte d’une atteinte limitée à un seul rein et réversible avec le temps.
Elle correspond à une atteinte rénale persistante depuis au moins trois mois.
Elle se manifeste par une hausse brutale de la créatininémie en quelques heures.
Elle touche les fonctions glomérulaires sans affecter les fonctions tubulaires.

Elle correspond à une atteinte rénale persistante depuis au moins trois mois.

Explication

L’insuffisance rénale chronique désigne une atteinte organique rénale qui persiste au moins trois mois et affecte plusieurs fonctions des reins. Une hausse brutale de la créatininémie évoque plutôt une insuffisance rénale aiguë.

2. Parmi les antécédents suivants, lequel constitue un facteur de risque d’insuffisance rénale chronique ?

Une allergie saisonnière persistante.
Une hypothyroïdie bien contrôlée.
Une hypertension artérielle sévère.
Une myopie corrigée par des lunettes.

Une hypertension artérielle sévère.

Explication

L’hypertension artérielle sévère fait partie des facteurs de risque de l’insuffisance rénale chronique. Une allergie saisonnière, par exemple, ne figure pas parmi les facteurs de risque énumérés.

3. Quel profil biologique permet d’affirmer une insuffisance rénale ?

Une clairance de la créatinine diminuée et une créatininémie augmentée.
Une clairance de la créatinine diminuée et une créatininémie diminuée.
Une clairance de la créatinine augmentée et une créatininémie augmentée.
Une clairance de la créatinine augmentée et une créatininémie diminuée.

Une clairance de la créatinine diminuée et une créatininémie augmentée.

Explication

L’insuffisance rénale est affirmée par la diminution de la clairance de la créatinine associée à l’augmentation de la créatininémie. Le profil inverse de ces deux marqueurs ne correspond pas au tableau attendu.

4. Après une perte de néphrons, quel mécanisme des néphrons résiduels peut contribuer à la progression de l’insuffisance rénale chronique ?

Leur repos fonctionnel réduit la filtration et protège les glomérules restants.
Leur hyperfonctionnement accroît la filtration et la pression intraglomérulaire.
Leur multiplication restaure le nombre de néphrons et rétablit la fonction rénale.
Leur filtration réduite diminue la pression intraglomérulaire et inverse les lésions.

Leur hyperfonctionnement accroît la filtration et la pression intraglomérulaire.

Explication

Les néphrons sains résiduels s’adaptent par hyperfonctionnement, avec une filtration accrue et une hypertension intraglomérulaire, ce qui favorise une évolution irréversible. Cette adaptation ne restaure pas les néphrons détruits ; elle peut au contraire entretenir la progression de l’atteinte.

5. Que désigne la préparation au traitement de suppléance chez un patient au stade 4 de l’insuffisance rénale chronique ?

L’information du patient et sa préparation aux options de remplacement de la fonction rénale
La transplantation rénale immédiate avant toute discussion des modalités de traitement
Le traitement de l’anémie et des troubles minéraux, sans aborder les options de suppléance
La surveillance de la protéinurie et de la pression artérielle comme seules mesures de prise en charge

L’information du patient et sa préparation aux options de remplacement de la fonction rénale

Explication

Au stade 4, la prise en charge comprend l’information du patient et sa préparation à un traitement de suppléance, comme la dialyse ou la transplantation. Le traitement des complications est ajouté dès le stade 3, mais ne définit pas à lui seul cette préparation.

6. Quelle situation peut provoquer une insuffisance rénale aiguë pré-rénale en diminuant la pression artérielle et le débit de filtration glomérulaire ?

Une hypovolémie due à une hémorragie ou à une déshydratation
Une néphropathie glomérulaire provoquant une lésion du tissu rénal
Un calcul obstruant les voies urinaires et gênant l’écoulement de l’urine
Une néphropathie tubulo-interstitielle touchant les tubules rénaux

Une hypovolémie due à une hémorragie ou à une déshydratation

Explication

Une hypovolémie, par exemple causée par une hémorragie ou une déshydratation, réduit la pression artérielle et le débit de filtration glomérulaire, ce qui diminue l’excrétion rénale. Une néphropathie glomérulaire relève plutôt d’une cause rénale organique, et non d’un défaut de perfusion pré-rénal.

7. Quel est le rôle du sphincter urétral dans le mécanisme de l’incontinence urinaire ?

Il augmente la production d’urine lorsque la pression vésicale s’élève.
Il déclenche la contraction vésicale lorsque la vessie se remplit.
Il facilite la vidange vésicale en diminuant la résistance de l’urètre.
Il oppose une résistance à la pression vésicale afin de retenir l’urine.

Il oppose une résistance à la pression vésicale afin de retenir l’urine.

Explication

La continence dépend notamment de la résistance du sphincter urétral, qui aide à retenir l’urine lorsque la vessie exerce une pression. Une diminution de ce tonus peut favoriser les fuites, tandis que la contraction vésicale concerne un autre mécanisme.

8. Lors du bilan d’une incontinence urinaire, quelles informations l’interrogatoire recherche-t-il notamment sur les antécédents reproductifs ?

L’âge de la ménopause et la date du dernier examen gynécologique
L’âge des premières règles et la durée des cycles
Le nombre de grossesses et le type d’accouchement
Le nombre d’années de contraception et son type

Le nombre de grossesses et le type d’accouchement

Explication

Ces renseignements aident à caractériser les antécédents pertinents dans le bilan de l’incontinence. L’âge de la ménopause peut avoir un intérêt clinique, mais il ne remplace pas les données ciblées sur les grossesses et les accouchements.

9. En quoi les anticholinergiques antispasmodiques diffèrent-ils de la rééducation périnéale dans la prise en charge de l’incontinence ?

Ils augmentent la capacité vésicale, tandis que la rééducation traite les effets indésirables atropiniques.
Ils préviennent la constipation, tandis que la rééducation réduit la pression intravésicale par médicament.
Ils réduisent les contractions vésicales involontaires, tandis que la rééducation vise à renforcer le contrôle périnéal.
Ils corrigent l’incontinence par une bandelette, tandis que la rééducation repose sur l’œstrogénothérapie.

Ils réduisent les contractions vésicales involontaires, tandis que la rééducation vise à renforcer le contrôle périnéal.

Explication

Les anticholinergiques antispasmodiques diminuent les contractions involontaires de la vessie, alors que la rééducation périnéale constitue une approche par kinésithérapie ou électrostimulation. L’augmentation de la capacité vésicale est associée aux molécules agissant sur le détrusor, et non à la rééducation elle-même.

10. Comment la perte progressive de néphrons fonctionnels contribue-t-elle à l’évolution de l’insuffisance rénale chronique ?

Elle provoque une obstruction urinaire qui empêche l’élimination de l’acide urique.
Elle entraîne une adaptation puis un hyperfonctionnement des néphrons restants, ce qui favorise une progression irréversible.
Elle favorise des complications osseuses sans modifier la filtration des néphrons restants.
Elle augmente la production hormonale rénale et rétablit durablement la fonction des reins.

Elle entraîne une adaptation puis un hyperfonctionnement des néphrons restants, ce qui favorise une progression irréversible.

Explication

La perte de néphrons pousse les néphrons sains résiduels à s’adapter et à hyperfonctionner, ce qui entretient la progression de l’atteinte rénale. Les complications osseuses peuvent accompagner l’IRC, mais elles ne décrivent pas le mécanisme reliant la perte de néphrons à son aggravation.

11. Chez un patient dont la chronicité de l’insuffisance rénale est incertaine, quels éléments peuvent étayer ce caractère chronique lors de l’évaluation ?

Des signes cliniques brutaux, une calcémie normale, une phosphorémie normale et une taille rénale normale
Une anémie arégénérative, une hypocalcémie, une hyperphosphorémie et la taille des reins à l’imagerie
Une clairance de la créatinine diminuée, une créatininémie augmentée et une apparition récente des symptômes
Une anémie régénérative, une hypercalcémie, une hypophosphorémie et une taille rénale augmentée

Une anémie arégénérative, une hypocalcémie, une hyperphosphorémie et la taille des reins à l’imagerie

Explication

L’anémie arégénérative, les anomalies du calcium et du phosphate ainsi que la taille rénale à l’imagerie contribuent à établir la chronicité. Des signes brutaux avec une calcémie et une phosphorémie normales orientent plutôt vers une atteinte aiguë.

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Quelle durée minimale définit l’insuffisance rénale chronique ?

Au moins 3 mois.

Quelle anomalie biologique rénale est recherchée chez le diabétique de type 1 ?

La microalbuminurie.

Quels marqueurs affirment l’insuffisance rénale ?

La clairance de la créatinine diminue et la créatininémie augmente.

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