QCM : Surveillance sanitaire et épidémiologie (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la surveillance sanitaire selon Thacker en 1996 ?

Une procédure de collecte de données cliniques, conservées pour décrire les cas sans orienter une action collective.
Un processus continu et systématique de collecte, d’analyse et d’interprétation de données, diffusées à temps pour guider une action de santé publique.
Une enquête ponctuelle sur les causes d’une maladie, destinée à établir un diagnostic individuel et à choisir un traitement.
Un dispositif d’évaluation des interventions, fondé sur la comparaison des résultats obtenus dans plusieurs populations.

Un processus continu et systématique de collecte, d’analyse et d’interprétation de données, diffusées à temps pour guider une action de santé publique.

Explication

Thacker définit la surveillance sanitaire comme un processus continu et systématique qui transforme des données pertinentes en informations diffusées à temps pour agir. Une enquête ponctuelle sur les causes d’une maladie relève plutôt d’une investigation ciblée que de cette surveillance continue.

2. Dans la séquence de surveillance sanitaire, quelle étape suit la fabrication des indicateurs ?

La diffusion des données brutes avant leur transformation en indicateurs.
L’évaluation des interventions avant l’interprétation des résultats obtenus.
L’analyse et l’interprétation des indicateurs avant la diffusion des résultats.
La collecte d’un nouvel ensemble de données avant toute analyse des indicateurs.

L’analyse et l’interprétation des indicateurs avant la diffusion des résultats.

Explication

Après la fabrication des indicateurs, la démarche prévoit leur analyse et leur interprétation, puis la diffusion des résultats et de leur interprétation. Diffuser les données brutes à cette étape confond les données recueillies avec les indicateurs élaborés.

3. Une hausse récente de cas est détectée dans une population : quel objectif de la surveillance sanitaire justifie de transmettre rapidement cette information aux responsables publics ?

Mesurer l’efficacité d’une intervention déjà achevée sans chercher à repérer les changements de santé en cours.
Établir les causes individuelles de chaque cas afin de remplacer les mesures collectives par des soins personnalisés.
Informer et repérer rapidement les changements de l’état de santé afin de rendre possible une action de santé publique.
Décrire les variations observées afin de retarder toute action jusqu’à ce que les causes soient démontrées.

Informer et repérer rapidement les changements de l’état de santé afin de rendre possible une action de santé publique.

Explication

La surveillance vise à informer et à détecter rapidement les modifications de l’état de santé des populations pour permettre une action de santé publique. Attendre que les causes soient démontrées avant toute action ne correspond pas à cette fonction d’alerte rapide.

4. Quelle proposition décrit le mieux l’épidémiologie ?

Le dénombrement des maladies dans une population, sans examen de leurs facteurs d’apparition ni usage préventif des résultats.
L’analyse des interventions de prévention, sans description de la fréquence des maladies ni recherche de leurs déterminants.
L’étude des symptômes et des traitements chez une personne, afin de choisir la prise en charge clinique la plus adaptée.
L’étude de la répartition et des déterminants des états de santé dans des populations, ainsi que l’usage des résultats pour prévenir et contrôler les maladies.

L’étude de la répartition et des déterminants des états de santé dans des populations, ainsi que l’usage des résultats pour prévenir et contrôler les maladies.

Explication

L’épidémiologie porte sur la répartition et les déterminants des états de santé et des maladies dans des populations, puis mobilise ces résultats pour prévenir et contrôler les maladies. Le dénombrement sans recherche des déterminants ni utilisation des résultats ne couvre qu’une partie de cette définition.

5. Une équipe compare la fréquence d’une maladie selon le temps, le lieu et les personnes, puis étudie les facteurs susceptibles d’expliquer son apparition : quelle distinction applique-t-elle ?

La fréquence selon les personnes relève de l’évaluation, tandis que les facteurs d’apparition relèvent de la surveillance.
La fréquence et ses causes relèvent toutes deux des déterminants, tandis que la répartition désigne les interventions de prévention.
La fréquence et sa distribution relèvent de la répartition, tandis que les facteurs influençant l’apparition relèvent des déterminants.
La fréquence relève des déterminants, tandis que les facteurs influençant l’apparition décrivent la répartition des cas.

La fréquence et sa distribution relèvent de la répartition, tandis que les facteurs influençant l’apparition relèvent des déterminants.

Explication

La répartition décrit la fréquence des événements de santé et leur distribution selon le temps, le lieu et les personnes; les déterminants sont les facteurs qui influencent leur apparition. Classer la fréquence parmi les déterminants inverse les deux notions.

6. Après avoir décrit la répartition d’un problème de santé et analysé ses déterminants, quelle étape complète le continuum de la démarche épidémiologique ?

Évaluer l’impact des interventions mises en œuvre.
Remplacer l’analyse des déterminants par un dénombrement supplémentaire des cas.
Recommencer la description sans examiner les effets des interventions.
Diffuser les résultats sans apprécier l’impact des interventions.

Évaluer l’impact des interventions mises en œuvre.

Explication

Le continuum épidémiologique enchaîne la description du problème, l’analyse de ses déterminants, puis l’évaluation de l’impact des interventions. Une description supplémentaire des cas ne constitue pas l’étape finale consacrée aux effets des interventions.

7. Une équipe mesure la fréquence des cas et suit leurs variations selon le temps et l’espace afin de décrire l’état de santé d’une population : quelle démarche mène-t-elle ?

L’épidémiologie analytique, centrée sur les facteurs de risque et les déterminants.
L’épidémiologie descriptive.
L’investigation des déterminants, centrée sur l’impact des mesures de santé publique.
L’épidémiologie évaluative, centrée sur l’efficacité des interventions de prévention.

L’épidémiologie descriptive.

Explication

L’épidémiologie descriptive mesure la fréquence des cas et leurs variations dans le temps et l’espace pour décrire l’état de santé d’une population. L’épidémiologie analytique cherche plutôt les facteurs de risque et les déterminants.

8. Pour comprendre pourquoi un problème de santé apparaît, une équipe étudie les facteurs de risque et recherche ses déterminants : quelle approche utilise-t-elle ?

L’épidémiologie descriptive, qui mesure la fréquence et la répartition des cas.
L’épidémiologie évaluative, qui mesure l’effet des interventions de prévention.
La surveillance sanitaire, qui organise la collecte et la diffusion de données.
L’épidémiologie analytique, également appelée comparative ou étiologique.

L’épidémiologie analytique, également appelée comparative ou étiologique.

Explication

L’épidémiologie analytique étudie les facteurs de risque afin de comprendre les phénomènes observés et d’identifier leurs déterminants. L’approche descriptive, distracteur proche, mesure plutôt la fréquence et la répartition sans avoir pour objet principal l’identification des causes.

9. Une étude examine si une intervention de prévention améliore l’état de santé d’une population : quelle branche épidémiologique correspond à cet objectif ?

L’épidémiologie évaluative, qui étudie les interventions de prévention et leur efficacité.
La surveillance sanitaire, qui repère les changements de l’état de santé pour éclairer l’action.
L’épidémiologie descriptive, qui mesure la fréquence des cas et leurs variations dans le temps et l’espace.
L’épidémiologie analytique, qui recherche les facteurs de risque et les déterminants des phénomènes.

L’épidémiologie évaluative, qui étudie les interventions de prévention et leur efficacité.

Explication

L’épidémiologie évaluative étudie les interventions de prévention et mesure leur efficacité sur l’état de santé de la population. L’épidémiologie analytique peut éclairer les déterminants, mais elle ne mesure pas directement l’effet des interventions.

10. Quel rôle remplit un indicateur de santé dans l’analyse de données sanitaires ?

Il agrège, simplifie ou résume un ensemble d’informations ou de données.
Il établit la cause médicale de chaque maladie observée dans une population.
Il détermine le traitement nécessaire pour chaque personne malade.
Il remplace la collecte de données par une estimation de la population.

Il agrège, simplifie ou résume un ensemble d’informations ou de données.

Explication

Un indicateur de santé est un instrument de mesure qui synthétise un ensemble d’informations ou de données. Déterminer la cause d’une maladie relève d’une analyse étiologique, et non de la fonction définitoire d’un indicateur.

11. Une équipe choisit un indicateur pour suivre la santé d’une population. Quelles qualités doit-elle privilégier ?

Une collecte coûteuse, une interprétation complexe, une mesure stable et une grande précision.
Une collecte rapide, une définition changeante, une mesure fiable et une précision approximative.
Une disponibilité suffisante, une utilisation simple, une mesure fiable et une bonne exactitude.
Une disponibilité variable, une utilisation intuitive, une mesure reproductible et une portée limitée.

Une disponibilité suffisante, une utilisation simple, une mesure fiable et une bonne exactitude.

Explication

Un indicateur de santé doit être disponible, simple à utiliser, fiable ou reproductible, et exact ou précis. Une définition changeante compromet notamment la fiabilité et la reproductibilité de la mesure.

12. Pour estimer la proportion de personnes atteintes d’une maladie dans une ville à une date donnée, quel calcul convient ?

Diviser les nouveaux cas apparus pendant l’année par la population exposée au milieu de l’année.
Diviser le nombre de cas présents par la population de la ville à cette date.
Diviser le nombre de cas présents par les nouveaux cas observés pendant l’année.
Diviser les décès dus à la maladie pendant l’année par le nombre de cas de cette année.

Diviser le nombre de cas présents par la population de la ville à cette date.

Explication

La prévalence rapporte le nombre de cas présents à la population au moment considéré et décrit l’importance quantitative de la maladie. Le calcul des nouveaux cas apparus pendant une période correspond plutôt à l’incidence.

13. Une surveillance cherche à mesurer la dynamique d’une maladie en comptant les nouveaux cas sur une période. Quel indicateur faut-il calculer ?

La mortalité brute, en rapportant les décès de l’année à la population au milieu de l’année.
La létalité, en rapportant les décès dus à la maladie aux cas observés pendant la période.
L’incidence, en rapportant les nouveaux cas à la population exposée au milieu de la période.
La prévalence, en rapportant l’ensemble des cas présents à la population à la fin de la période.

L’incidence, en rapportant les nouveaux cas à la population exposée au milieu de la période.

Explication

L’incidence rapporte les nouveaux cas sur une période à la population exposée au milieu de cette période, ce qui renseigne sur la dynamique de la maladie. La prévalence porte sur les cas présents et mesure plutôt l’importance quantitative de la maladie.

14. Pour calculer le taux brut annuel de mortalité pour 1 000 habitants, quel rapport faut-il utiliser ?

Le nombre de décès dus à une maladie divisé par les cas de cette maladie pendant l’année, puis multiplié par 1 000.
Le nombre de décès pendant l’année divisé par la population au début de l’année, puis multiplié par 100.
Le nombre de décès pendant l’année divisé par la population en fin d’année, puis multiplié par 100.
Le nombre de décès pendant l’année divisé par la population au milieu de l’année, puis multiplié par 1 000.

Le nombre de décès pendant l’année divisé par la population au milieu de l’année, puis multiplié par 1 000.

Explication

Le taux brut annuel de mortalité rapporte les décès de l’année à la population au milieu de l’année et multiplie ce rapport par 1 000. Le rapport entre les décès dus à une maladie et les cas de cette maladie mesure plutôt la létalité.

15. Deux taux de mortalité sont comparés entre des régions et des années différentes. Que faut-il préciser pour interpréter correctement ces indicateurs ?

La cause individuelle de chaque décès enregistré dans les régions.
Le nombre de professionnels chargés de recueillir les données.
Le lieu et le temps auxquels chaque indicateur se rapporte.
La méthode de traitement appliquée à chaque personne décédée.

Le lieu et le temps auxquels chaque indicateur se rapporte.

Explication

La construction et l’interprétation d’un indicateur de santé exigent de préciser le lieu et le temps auxquels il se rapporte. Connaître les traitements individuels ne remplace pas ces repères contextuels indispensables.

16. Une hausse saisonnière de l’incidence correspond à une tendance habituelle observée les années précédentes. Quel critère permettrait de la qualifier d’épidémie ?

Une hausse du nombre total de cas présents, même si l’incidence ne dépasse pas les niveaux attendus.
Une augmentation inhabituelle et inattendue par rapport à l’expérience antérieure, dans une population, un lieu et un temps donnés.
Une augmentation observée simultanément dans plusieurs pays, même si elle reste conforme à l’expérience antérieure.
Une augmentation régulière qui se reproduit à la même saison dans une population et un lieu donnés.

Une augmentation inhabituelle et inattendue par rapport à l’expérience antérieure, dans une population, un lieu et un temps donnés.

Explication

Une épidémie se caractérise par une augmentation inhabituelle et inattendue de l’incidence, considérée dans une population, un lieu et un temps donnés. Une hausse saisonnière habituelle ne suffit pas, à elle seule, à établir ce caractère épidémique.

17. Une épidémie se propage simultanément dans des pays situés sur au moins deux continents. Comment la qualifie-t-on ?

Une pandémie.
Une flambée locale.
Une hausse saisonnière.
Une endémie régionale.

Une pandémie.

Explication

Une épidémie qui se répand et touche simultanément des pays d’au moins deux continents est qualifiée de pandémie. Une flambée locale concerne une propagation plus circonscrite, sans le critère de diffusion intercontinentale.

18. Après une intervention de santé, quels indicateurs peuvent servir à suivre l’évolution de la maladie et à apprécier l’efficacité de l’action ?

Les indicateurs de létalité et d’espérance de vie.
Les indicateurs de population totale et de durée d’hospitalisation.
Les indicateurs de mortalité infantile et de décès par âge.
Les indicateurs d’incidence et de prévalence.

Les indicateurs d’incidence et de prévalence.

Explication

L’incidence et la prévalence permettent de suivre l’évolution d’une maladie et de montrer l’efficacité des interventions de santé. La létalité renseigne sur la gravité parmi les cas, mais elle ne remplace pas ces indicateurs de suivi de l’évolution.

19. Quelle caractéristique définit un facteur de risque en épidémiologie ?

Une variable démontrée comme la cause directe de la maladie chez toute personne exposée
Une variable associée statistiquement à la maladie et à une probabilité accrue de la développer, sans être nécessairement causale
Une intervention qui réduit la probabilité de maladie dans une population donnée
Une caractéristique liée à une maladie sans association statistique avec sa survenue

Une variable associée statistiquement à la maladie et à une probabilité accrue de la développer, sans être nécessairement causale

Explication

Un facteur de risque est associé statistiquement à une probabilité plus élevée de maladie, mais cette association ne prouve pas à elle seule un lien causal. Une cause directe démontrée est une interprétation plus forte que la définition du facteur de risque.

20. Quel est l’objectif principal d’une étude étiologique comparant plusieurs groupes de sujets ?

Évaluer l’efficacité d’un traitement en comparant les symptômes avant et après sa prescription
Mettre en évidence l’association entre une exposition et une maladie et en préciser les modalités
Mesurer la prévalence d’une maladie dans un seul groupe sans considérer les expositions
Décrire la répartition d’une maladie sans examiner les différences entre groupes

Mettre en évidence l’association entre une exposition et une maladie et en préciser les modalités

Explication

Les études étiologiques comparent des groupes afin d’examiner l’association entre une exposition et une maladie, ainsi que ses modalités. Mesurer la prévalence dans un seul groupe ne répond pas à cet objectif comparatif.

21. Quelle proposition rend compte de l’explication multifactorielle des maladies formulée par Rothman en 1976 ?

Une maladie peut résulter d’un complexe de facteurs dont chacun représente une part de la cause
Les facteurs associés à une maladie constituent des marqueurs statistiques sans part dans la cause
Une maladie résulte d’un facteur isolé qui explique à lui seul l’ensemble du processus causal
Chaque facteur contribue à la maladie dans une proportion identique, quel que soit le cas

Une maladie peut résulter d’un complexe de facteurs dont chacun représente une part de la cause

Explication

Selon Rothman, la plupart des maladies sont multifactorielles et résultent d’un complexe de facteurs, chacun représentant une part de la cause. L’explication par un facteur isolé ne correspond pas à ce modèle.

22. Quelle comparaison distingue correctement la sélection des sujets dans une étude de cohorte et dans une étude cas-témoins ?

La cohorte sélectionne selon l’exposition et compare l’exposition à une date fixe, tandis que l’étude cas-témoins suit l’incidence dans le temps
La cohorte sélectionne selon l’exposition et suit l’incidence, tandis que l’étude cas-témoins sélectionne selon le statut malade et compare l’exposition
La cohorte sélectionne selon l’incidence observée, tandis que l’étude cas-témoins sélectionne selon la durée de l’exposition
La cohorte sélectionne selon le statut malade et compare l’exposition, tandis que l’étude cas-témoins sélectionne selon l’exposition et suit l’incidence

La cohorte sélectionne selon l’exposition et suit l’incidence, tandis que l’étude cas-témoins sélectionne selon le statut malade et compare l’exposition

Explication

Dans une cohorte, les sujets sont classés selon leur exposition et l’incidence est étudiée dans le temps ; dans une étude cas-témoins, ils sont choisis selon leur statut malade ou non malade et la fréquence d’exposition est comparée. La réponse qui inverse ces modes de sélection confond les deux plans d’étude.

23. Quelle affirmation compare correctement les coûts, la durée et les mesures calculables dans les études de cohorte et cas-témoins ?

Une cohorte est longue et coûteuse et permet de calculer un OR, tandis qu’une étude cas-témoins est rapide, peu coûteuse et permet de calculer un RR
Une cohorte est longue et coûteuse et permet de calculer un RR ou un OR, tandis qu’une étude cas-témoins est rapide, peu coûteuse et permet de calculer un OR
Une cohorte est rapide et coûteuse et permet de calculer un RR ou un OR, tandis qu’une étude cas-témoins est longue et peu coûteuse et permet de calculer un OR
Une cohorte est rapide et peu coûteuse et permet de calculer un OR, tandis qu’une étude cas-témoins est longue, coûteuse et permet de calculer un RR ou un OR

Une cohorte est longue et coûteuse et permet de calculer un RR ou un OR, tandis qu’une étude cas-témoins est rapide, peu coûteuse et permet de calculer un OR

Explication

Une cohorte est généralement longue et coûteuse, mais elle permet de calculer un risque relatif ou un odds-ratio ; l’étude cas-témoins est plus rapide et moins coûteuse et permet de calculer un odds-ratio. L’affirmation selon laquelle une étude cas-témoins permet de calculer un RR est incorrecte, car ses taux d’incidence ne peuvent pas être obtenus.

24. Dans une cohorte, comment calcule-t-on le risque relatif (RR) ?

En divisant le nombre de sujets exposés par le nombre total de sujets de la cohorte
En divisant l’incidence chez les sujets exposés par l’incidence chez les sujets non exposés
En soustrayant l’incidence chez les non-exposés de l’incidence chez les exposés
En divisant la fréquence d’exposition chez les malades par celle des sujets non malades

En divisant l’incidence chez les sujets exposés par l’incidence chez les sujets non exposés

Explication

Le RR est le rapport de l’incidence chez les sujets exposés à l’incidence chez les non-exposés. Comparer les fréquences d’exposition chez les malades et les non-malades correspond à une autre mesure et ne définit pas le RR.

25. Dans une étude, un facteur protecteur présente un RR de 0,25 ; quelle diminution du risque de maladie cela indique-t-il ?

Une augmentation de 75 % du risque de développer la maladie
Une diminution de 25 % du risque de développer la maladie
Une diminution de 25 points de l’incidence dans la population entière
Une diminution de 75 % du risque de développer la maladie

Une diminution de 75 % du risque de développer la maladie

Explication

Un RR de 0,25 signifie que le risque associé à l’exposition protectrice représente un quart du risque de référence, soit 75 % de risque en moins. Une baisse de 25 % confond la valeur du RR avec la réduction relative du risque.

26. Dans quelle situation l’odds-ratio sert-il d’approximation du risque relatif ?

Lorsque l’exposition est assignée au hasard et que les effets du traitement sont mesurés
Lorsque les incidences ne sont pas connues et que l’on compare les fréquences d’exposition
Lorsque les incidences sont connues et que l’on compare directement les taux dans une cohorte
Lorsque la fréquence de maladie est identique chez les sujets exposés et non exposés

Lorsque les incidences ne sont pas connues et que l’on compare les fréquences d’exposition

Explication

L’odds-ratio est un rapport de fréquences d’exposition qui sert d’approximation du risque relatif lorsque les incidences ne sont pas connues. Le calcul direct du RR exige des incidences, qui ne sont pas disponibles dans une étude cas-témoins.

27. Une étude met en évidence une association statistique entre un facteur et une maladie ; quelle conclusion est justifiée à ce stade ?

L’association exclut un biais lorsque les groupes étudiés présentent des tailles comparables
L’association établit la causalité dès lors que le facteur précède la maladie dans le temps
L’association démontre une causalité si les résultats statistiques sont suffisamment marqués
L’association ne suffit pas à établir la causalité, car elle peut découler de biais ou d’associations secondaires

L’association ne suffit pas à établir la causalité, car elle peut découler de biais ou d’associations secondaires

Explication

Une liaison statistique ne démontre pas à elle seule une relation causale, puisqu’elle peut résulter de biais ou d’associations secondaires. Une association marquée ne suffit donc pas à établir la causalité.

28. Comment interprète-t-on un odds-ratio de 0,7 pour l’association entre une exposition et une maladie ?

Comme une association de facteur de risque, car l’OR est inférieur à 1
Comme une association causale, car l’OR est inférieur à 1
Comme une association protectrice, car l’OR est inférieur à 1
Comme une absence d’association, car l’OR est différent de 1

Comme une association protectrice, car l’OR est inférieur à 1

Explication

Comme pour le RR, un OR inférieur à 1 indique une association protectrice, tandis qu’une valeur supérieure à 1 indique une association de facteur de risque. Cette interprétation de l’association ne prouve pas à elle seule une causalité.

29. Quels critères figurent parmi les huit critères de causalité de Bradford-Hill ?

La force et la spécificité de l’association, la valeur prédictive, la sensibilité, la plausibilité biologique, la cohérence, le dépistage et l’expérimentation
La temporalité, la force et la spécificité de l’association, l’effet dose-réponse, sa stabilité, la plausibilité biologique, la cohérence et l’expérimentation
La temporalité, la prévalence et l’incidence, l’effet dose-réponse, la reproductibilité, la plausibilité biologique, la cohérence et la randomisation
La temporalité, la force de l’association, la prévalence, l’effet dose-réponse, la stabilité, la plausibilité biologique, la représentativité et le suivi

La temporalité, la force et la spécificité de l’association, l’effet dose-réponse, sa stabilité, la plausibilité biologique, la cohérence et l’expérimentation

Explication

Bradford-Hill retient huit critères, dont la temporalité, l’effet dose-réponse, la cohérence et l’expérimentation. La randomisation est une méthode d’étude, mais elle ne remplace pas l’un des critères énumérés dans cette liste.

30. Une étude satisfait au critère de force de l’association de Bradford-Hill, mais pas aux autres critères. Quelle conclusion est justifiée ?

Ce critère établit la causalité dès lors que l’association observée est suffisamment forte.
Ce critère apporte un argument, mais il ne suffit pas à établir à lui seul un lien causal.
Ce critère permet de conclure à la causalité lorsque l’étude inclut un groupe témoin.
Ce critère démontre une causalité si l’exposition précède l’apparition de la maladie.

Ce critère apporte un argument, mais il ne suffit pas à établir à lui seul un lien causal.

Explication

Un critère isolé de Bradford-Hill constitue un élément d’appréciation, mais ne suffit pas à démontrer la causalité. La temporalité est également importante, mais sa présence seule ne transforme pas davantage une association en preuve causale.

31. Quel est l’objectif central de l’épidémiologie évaluative ?

Apprécier systématiquement si une intervention a atteint ses objectifs et mesurer son efficacité.
Organiser la distribution des soins et déterminer les besoins médicaux individuels des patients.
Décrire la fréquence d’une maladie dans une population et repérer les groupes les plus touchés.
Identifier les causes d’une épidémie et estimer le risque associé à chaque facteur d’exposition.

Apprécier systématiquement si une intervention a atteint ses objectifs et mesurer son efficacité.

Explication

L’épidémiologie évaluative examine systématiquement dans quelle mesure une intervention atteint ses objectifs et quelle est son efficacité. La description de la fréquence des maladies relève plutôt de l’épidémiologie descriptive.

32. Pour évaluer une action sanitaire, quelle démarche permet de prendre en compte sa portée et les ressources engagées ?

Mesurer le nombre de participants et déduire l’efficacité de l’intervention de son taux de participation.
Évaluer la satisfaction des bénéficiaires et apprécier les effets sanitaires sans tenir compte des dépenses.
Mesurer son impact, le comparer éventuellement à une intervention menée ailleurs et intégrer son coût économique.
Comparer les résultats avant et après l’action, sans examiner les coûts ni les interventions menées ailleurs.

Mesurer son impact, le comparer éventuellement à une intervention menée ailleurs et intégrer son coût économique.

Explication

L’évaluation des actions sanitaires peut mesurer leur impact, les comparer à une intervention menée ailleurs et intégrer leur coût économique. Le seul taux de participation ne renseigne pas suffisamment sur l’impact ni sur les ressources mobilisées.

33. Face à une maladie infectieuse transmissible et contagieuse, quelle approche associe les mesures nécessaires pour réduire sa diffusion ?

Comprendre les symptômes, traiter les personnes malades et concentrer les mesures de prévention sur les consultations individuelles.
Surveiller les nouveaux cas et renforcer les soins hospitaliers, en limitant les actions communautaires aux personnes exposées.
Rechercher un vaccin et traiter les formes graves, en réservant les interventions collectives aux périodes de forte incidence.
Comprendre la maladie, rechercher des traitements et mener des actions de santé publique auprès de la communauté pour diminuer les transmissions.

Comprendre la maladie, rechercher des traitements et mener des actions de santé publique auprès de la communauté pour diminuer les transmissions.

Explication

La réponse associe la compréhension de la maladie, la recherche de traitements et des actions de santé publique auprès de la communauté pour diminuer les transmissions. Le traitement des personnes malades est pertinent, mais ne remplace pas les interventions collectives nécessaires pour agir sur la transmission.

34. Selon la distinction présentée dans le cours, quel effet de la vaccination est mis en avant face à une maladie transmissible ?

Elle protège des décès en empêchant la maladie, mais n’a pas d’effet sur la transmission entre personnes.
Elle réduit les formes graves et interrompt la transmission, même si des infections peuvent encore survenir.
Elle protège contre les formes graves afin d’éviter les décès, sans empêcher la maladie ni sa transmission.
Elle empêche principalement l’infection et réduit ainsi la transmission, sans influer sur la gravité des formes.

Elle protège contre les formes graves afin d’éviter les décès, sans empêcher la maladie ni sa transmission.

Explication

La distinction retenue est que la vaccination protège contre les formes graves afin d’éviter les décès, sans empêcher la survenue de la maladie ni sa transmission. L’option qui lui attribue une interruption de la transmission confond cette protection contre les formes graves avec un effet sur la contagiosité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 81 flashcards sur Surveillance sanitaire et épidémiologie.

Selon Thacker, en 1996, qu’est-ce que la surveillance sanitaire ?

Un processus continu et systématique de collecte, d’analyse et d’interprétation de données, diffusées à temps pour agir en santé publique.

Quelles sont les quatre étapes de la surveillance sanitaire ?

Collecte des données, fabrication d’indicateurs, analyse et interprétation, puis diffusion des résultats et de leur interprétation.

Que vise la surveillance sanitaire concernant l’état de santé des populations ?

Informer et détecter rapidement ses modifications pour permettre une action de santé publique.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Surveillance sanitaire et épidémiologie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM