QCM : Plaies et cicatrisation (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit une plaie ?

Une inflammation de la peau sans ouverture vers l’extérieur
Une rupture de l’intégrité cutanée qui ouvre l’organisme sur l’extérieur
Une interruption de la circulation sanguine sans atteinte cutanée
Une altération des tissus profonds sous une peau intacte

Une rupture de l’intégrité cutanée qui ouvre l’organisme sur l’extérieur

Explication

Une plaie correspond à une rupture de l’intégrité cutanée qui met l’organisme en communication avec l’extérieur. Une inflammation sans ouverture de la peau ne répond pas à cette définition.

2. Une plaie ne progresse plus après cinq semaines : quelle distinction permet de la caractériser ?

Elle est chronique, car elle stagne après environ quatre à six semaines
Elle est aiguë, car toute plaie évolue normalement pendant plusieurs semaines
Elle est chirurgicale, car la durée indique une origine volontaire
Elle est traumatique, car la stagnation indique un choc initial

Elle est chronique, car elle stagne après environ quatre à six semaines

Explication

Une plaie chronique est caractérisée par une absence de progression après environ quatre à six semaines. Une plaie aiguë, à l’inverse, cicatrise dans des délais normaux.

3. Face à une plaie chronique, quelle démarche est nécessaire pour favoriser sa prise en charge ?

Rechercher et traiter une cause sous-jacente, comme un problème circulatoire ou nutritionnel
Privilégier la fermeture chirurgicale avant d’examiner les facteurs associés
Considérer que la durée de cicatrisation dépend principalement de l’âge de la plaie
Remplacer l’évaluation générale par des pansements, car la plaie est localisée

Rechercher et traiter une cause sous-jacente, comme un problème circulatoire ou nutritionnel

Explication

Une plaie chronique peut révéler un terrain lié à la circulation, à la nutrition, au diabète ou à l’immobilité ; il faut donc rechercher et traiter une cause sous-jacente. Les pansements seuls ne remplacent pas l’examen de ces facteurs.

4. Quelle conséquence distingue une atteinte limitée à l’épiderme d’une plaie qui atteint le derme ?

Les deux niveaux se régénèrent sans cicatrice si les berges sont rapprochées
L’épiderme produit une cicatrice définitive, tandis que le derme se régénère sans cicatrice
L’épiderme se régénère sans cicatrice, tandis qu’une atteinte du derme laisse une cicatrice définitive
Les deux niveaux produisent une cicatrice définitive dès qu’il y a rupture cutanée

L’épiderme se régénère sans cicatrice, tandis qu’une atteinte du derme laisse une cicatrice définitive

Explication

Lorsque seule l’épiderme est atteint, le tissu se régénère sans cicatrice ; l’atteinte du derme entraîne une réparation par tissu conjonctif non spécifique et une cicatrice définitive. Le rapprochement des berges ne supprime pas cette distinction liée à la profondeur.

5. Quel mode de fermeture rapproche les berges par suture et favorise une cicatrisation rapide avec une cicatrice fine ?

La régénération spontanée
La cicatrisation dirigée
La seconde intention
La première intention

La première intention

Explication

La fermeture par première intention met les berges bord à bord au moyen d’une suture, ce qui favorise une cicatrisation rapide et une cicatrice fine. La seconde intention comble plutôt une perte de substance par bourgeonnement.

6. Une plaie présente une perte de substance que l’on comble progressivement par bourgeonnement avec des pansements adaptés : quel mode de fermeture est utilisé ?

La régénération épidermique sans perte de substance
La fermeture bord à bord par rapprochement immédiat
La première intention par suture des berges
La seconde intention par cicatrisation dirigée

La seconde intention par cicatrisation dirigée

Explication

La seconde intention comble une perte de substance par bourgeonnement, dans le cadre d’une cicatrisation dirigée accompagnée de pansements adaptés. La première intention repose plutôt sur le rapprochement des berges par suture.

7. Quelles sont les quatre phases de la cicatrisation, qui se chevauchent ?

Hémostase, inflammation, prolifération et remodelage
Inflammation, détersion, épithélialisation et fermeture
Vasoconstriction, détersion, suture et remodelage
Hémostase, infection, contraction et maturation

Hémostase, inflammation, prolifération et remodelage

Explication

La cicatrisation comprend quatre phases qui se chevauchent : hémostase, inflammation, prolifération et remodelage. La détersion intervient pendant l’inflammation, mais ne constitue pas l’une des quatre phases nommées.

8. Lors de l’hémostase, quel enchaînement contribue à arrêter le saignement et à préparer la défense de la plaie ?

La vasodilatation provoque un afflux de leucocytes, qui éliminent les débris avant la formation d’un caillot
Les fibroblastes forment un tissu de granulation, puis l’épiderme recouvre la plaie depuis les berges
Les macrophages rapprochent les berges, tandis que les nouveaux vaisseaux réduisent le saignement
La vasoconstriction limite le saignement, les plaquettes forment un clou consolidé par la fibrine, puis attirent des cellules de défense

La vasoconstriction limite le saignement, les plaquettes forment un clou consolidé par la fibrine, puis attirent des cellules de défense

Explication

Pendant l’hémostase, la vasoconstriction limite le saignement, les plaquettes s’agrègent en clou et la fibrine consolide le bouchon en caillot ; des signaux plaquettaires attirent aussi les cellules de défense. L’afflux de plasma et de leucocytes correspond plutôt à l’inflammation.

9. Quel mécanisme caractérise la phase inflammatoire d’une plaie ?

La vasodilatation attire plasma et leucocytes, puis des cellules détruisent les germes et les débris
Les fibroblastes comblent la perte de substance, tandis que l’épiderme recouvre la plaie
Les nouveaux vaisseaux nourrissent la plaie pendant que les berges se rapprochent
La vasoconstriction forme un caillot, puis les plaquettes recrutent les cellules de défense

La vasodilatation attire plasma et leucocytes, puis des cellules détruisent les germes et les débris

Explication

L’inflammation comporte une vasodilatation entraînant un afflux de plasma et de leucocytes ; les polynucléaires et les macrophages éliminent ensuite les germes et les débris par détersion naturelle. La formation du caillot relève de l’hémostase.

10. Une plaie conserve de la fibrine et une infection : quel effet cela peut-il avoir sur sa progression ?

La phase inflammatoire se prolonge et la plaie cesse de progresser
La prolifération s’accélère et le tissu de granulation disparaît plus vite
Le remodelage commence immédiatement et empêche la formation d’une cicatrice
L’hémostase reprend et les berges se rapprochent par suture naturelle

La phase inflammatoire se prolonge et la plaie cesse de progresser

Explication

La persistance de fibrine, d’une nécrose ou d’une infection prolonge la phase inflammatoire et bloque la progression de la plaie. La formation de tissu de granulation est associée à la prolifération, mais ne corrige pas à elle seule ces facteurs persistants.

11. Lors de l’évaluation d’une plaie, quel tissu rouge vif, humide et granuleux saigne facilement au contact et doit être protégé ?

Le tissu nécrotique, qui forme une couche sombre
La fibrine, qui recouvre le fond de la plaie
Le tissu épithélial, qui progresse depuis les berges
Le tissu de granulation, qui témoigne du bourgeonnement

Le tissu de granulation, qui témoigne du bourgeonnement

Explication

Le tissu de granulation est rouge vif, humide et granuleux; il peut saigner au contact et doit être préservé. La fibrine est plutôt jaune et doit être retirée.

12. Dans l’échelle colorielle du lit de la plaie, quelle interprétation correspond à une zone rose ?

Une présence de pus
Une fibrine à retirer
Une épithélialisation à protéger
Une nécrose à retirer

Une épithélialisation à protéger

Explication

La couleur rose indique une épithélialisation, qui doit être protégée. Le jaune indique plutôt de la fibrine, tandis que le noir correspond à la nécrose.

13. Une plaie contient des germes, mais ne présente ni invasion ni signe d’infection : comment qualifier cette situation ?

Une colonisation, correspondant à une présence de germes sans infection
Une contamination, correspondant à une dégradation tissulaire purulente
Une infection, correspondant à une invasion accompagnée de signes
Une colonisation critique, indiquant des signes locaux sans signe général

Une colonisation, correspondant à une présence de germes sans infection

Explication

La colonisation désigne la présence de germes sans invasion ni signe d’infection. La colonisation critique implique, elle, des signes locaux tels qu’un exsudat ou une odeur.

14. Une plaie stagne et présente un exsudat et une odeur, mais aucun signe général : quelle situation ces éléments évoquent-ils ?

Une infection avec signes généraux établis
Une cicatrisation active, caractérisée par l’épithélialisation
Une colonisation critique, avec augmentation des germes et signes locaux
Une colonisation simple, sans signe local associé

Une colonisation critique, avec augmentation des germes et signes locaux

Explication

La colonisation critique associe une augmentation des germes à des signes locaux, sans signe général. Une infection peut comporter des signes généraux, ce qui n’est pas décrit ici.

15. Lors d’un soin, quelle conduite l’infirmier doit-il adopter face à un signe d’infection ?

Le tracer et le signaler, tout en respectant l’hygiène des mains et l’asepsie
Le surveiller sans le consigner, en réservant l’asepsie aux soins invasifs
Le traiter par un pansement adapté, sans transmettre l’observation
Le signaler après le soin, en privilégiant les précautions de contact

Le tracer et le signaler, tout en respectant l’hygiène des mains et l’asepsie

Explication

Tout signe d’infection doit être tracé et signalé, et l’hygiène des mains ainsi que l’asepsie s’appliquent à chaque soin. Un pansement adapté ne remplace pas la transmission de l’observation.

16. Quels éléments sont pris en compte dans le modèle TIME pour préparer le lit d’une plaie ?

La température, l’infection, la mobilité et l’épaisseur des berges
La tension, l’inflammation, le milieu humide et l’évolution cicatricielle
Le tissu, l’infection et l’inflammation, l’humidité et les berges
Le tissu, l’irrigation, la macération et l’évaluation de la douleur

Le tissu, l’infection et l’inflammation, l’humidité et les berges

Explication

TIME désigne le Tissu, l’Infection et l’inflammation, l’Humidité et les Berges. La température ou la mobilité ne font pas partie des éléments nommés par ce modèle.

17. Une plaie présente de la fibrine, un exsudat abondant et des berges qui progressent peu : quelle approche correspond à la préparation du lit de la plaie ?

Retirer la fibrine, contrôler l’inflammation, gérer l’exsudat sans macération et favoriser l’épithélialisation
Conserver la fibrine, assécher le fond et stimuler les berges par une occlusion prolongée
Contrôler l’exsudat par dessiccation, sans agir sur la charge bactérienne ni les tissus
Retirer les berges, augmenter l’humidité et laisser l’inflammation soutenir la cicatrisation

Retirer la fibrine, contrôler l’inflammation, gérer l’exsudat sans macération et favoriser l’épithélialisation

Explication

La préparation du lit comprend le retrait de la fibrine, le contrôle de la charge bactérienne et de l’inflammation, ainsi qu’une gestion de l’exsudat qui évite la macération tout en favorisant l’épithélialisation. Assécher le fond ne correspond pas au maintien d’un milieu humide adapté.

18. Une plaie reçoit un nouveau pansement, mais sa cause n’est pas traitée et son lit n’est pas préparé : que faut-il retenir ?

Le pansement peut suffire si l’exsudat est absorbé par le dispositif
Le pansement seul ne suffit pas; il faut traiter la cause et préparer le lit
La préparation du lit devient utile surtout après l’échec de plusieurs pansements
Le traitement de la cause peut attendre que les berges soient épithélialisées

Le pansement seul ne suffit pas; il faut traiter la cause et préparer le lit

Explication

Un pansement, à lui seul, ne fait pas cicatriser la plaie : le traitement de la cause et la préparation du lit sont nécessaires. L’absorption de l’exsudat ne remplace pas ces étapes.

19. Quel ensemble regroupe des facteurs locaux susceptibles de freiner la cicatrisation ?

L’infection, la nécrose, la fibrine et une mauvaise vascularisation locale
L’âge, le tabac, le stress et l’insuffisance rénale
Les corticoïdes, les AINS, la chimiothérapie et la radiothérapie
La dénutrition, l’anémie, le diabète et l’immunodépression

L’infection, la nécrose, la fibrine et une mauvaise vascularisation locale

Explication

Ces éléments agissent au niveau de la plaie ou de son environnement local et peuvent ralentir sa cicatrisation. La dénutrition et l’anémie sont plutôt des facteurs généraux.

20. Une personne diabétique, dénutrie et fumeuse présente une plaie qui cicatrise lentement : à quelle catégorie appartiennent ces facteurs ?

Aux gestes qui provoquent des frottements sur la plaie
Aux médicaments agissant sur la phase d’hémostase
Aux facteurs locaux liés à l’état du lit de la plaie
Aux facteurs généraux qui freinent la cicatrisation

Aux facteurs généraux qui freinent la cicatrisation

Explication

Le diabète, la dénutrition et le tabac font partie des facteurs généraux susceptibles de ralentir la cicatrisation. Les frottements sont un facteur local, et non une caractéristique générale de la personne.

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Qu’est-ce qu’une plaie ?

Une rupture de l’intégrité cutanée qui ouvre l’organisme sur l’extérieur.

Comment évolue une plaie aiguë ?

Elle cicatrise dans des délais normaux.

Après combien de temps une plaie est-elle considérée comme chronique si elle ne progresse pas ?

Environ 4 à 6 semaines.

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