QCM : Pharmacodynamie et risques médicamenteux — 70 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude principal de la pharmacologie lorsqu’elle vise une application thérapeutique ?

Les effets indésirables produits par les traitements chez les patients
Les interactions entre des substances chimiques et les systèmes biologiques
Les variations de concentration d’un médicament dans le plasma
Les techniques de préparation des formes pharmaceutiques solides

Les interactions entre des substances chimiques et les systèmes biologiques

Explication

La pharmacologie étudie les interactions entre des substances chimiques naturelles ou synthétiques et les systèmes biologiques dans un but thérapeutique. L’étude des concentrations plasmatiques relève plus précisément de la pharmacocinétique.

2. Quelle proposition décrit correctement la pharmacocinétique ?

Elle étudie l’action de l’organisme sur le médicament, de l’administration à l’élimination.
Elle étudie l’action du médicament sur une cellule, un organe ou un récepteur.
Elle classe les médicaments selon les maladies qu’ils permettent de traiter.
Elle évalue les conseils à donner au patient lors de la délivrance.

Elle étudie l’action de l’organisme sur le médicament, de l’administration à l’élimination.

Explication

La pharmacocinétique suit le devenir du médicament dans l’organisme depuis son administration jusqu’à son élimination. L’action du médicament sur l’organisme correspond à la pharmacodynamie.

3. Un chercheur analyse la fixation d’un médicament sur un récepteur et la réponse produite par cette interaction : quelle discipline mobilise-t-il ?

La pharmacologie galénique
La pharmacocinétique
La thérapeutique clinique
La pharmacodynamie

La pharmacodynamie

Explication

La pharmacodynamie étudie le mode d’action du médicament sur une cible telle qu’un récepteur, une cellule ou un organe. La pharmacocinétique s’intéresse au devenir du médicament sous l’action de l’organisme.

4. Quelle distinction entre classe thérapeutique et classe pharmacologique est correcte ?

La classe thérapeutique repose sur la voie d’administration, la classe pharmacologique sur la forme galénique.
La classe thérapeutique repose sur la vitesse d’élimination, la classe pharmacologique sur la dose prescrite.
La classe thérapeutique repose sur la cible moléculaire, la classe pharmacologique sur l’indication clinique.
La classe thérapeutique repose sur la pathologie traitée, la classe pharmacologique sur le mécanisme d’action.

La classe thérapeutique repose sur la pathologie traitée, la classe pharmacologique sur le mécanisme d’action.

Explication

Une classe thérapeutique regroupe les médicaments selon les pathologies traitées, tandis qu’une classe pharmacologique les regroupe selon leur mécanisme d’action. Les autres distinctions confondent ces critères avec la voie, la dose ou la forme du médicament.

5. Qu’est-ce qui caractérise une voie parentérale d’administration ?

Elle introduit le médicament directement dans un liquide extracellulaire par effraction.
Elle transforme le médicament dans l’estomac avant son absorption intestinale.
Elle fait passer le médicament par le tube digestif avant son arrivée dans la circulation générale.
Elle dépose le médicament sur une muqueuse sans franchir de barrière tissulaire.

Elle introduit le médicament directement dans un liquide extracellulaire par effraction.

Explication

Une voie parentérale introduit le médicament directement dans un liquide extracellulaire grâce à une effraction. Le passage par le tube digestif caractérise plutôt la voie orale et ses étapes digestives.

6. Laquelle de ces voies appartient aux voies parentérales ?

La voie sublinguale
La voie pulmonaire
La voie intrathécale
La voie orale

La voie intrathécale

Explication

La voie intrathécale fait partie des voies parentérales, au même titre que les voies intraveineuse, intramusculaire ou sous-cutanée. Les voies orale, sublinguale et pulmonaire sont des voies d’administration non parentérales.

7. Pourquoi les voies parentérales peuvent-elles produire une activité thérapeutique en 20 à 45 secondes ?

Elles augmentent la transformation digestive du médicament avant son arrivée dans le sang.
Elles font intervenir une absorption intestinale particulièrement rapide et complète.
Elles imposent une dissolution plus lente afin de prolonger l’effet thérapeutique.
Elles évitent les phases de libération et d’absorption avant l’action du médicament.

Elles évitent les phases de libération et d’absorption avant l’action du médicament.

Explication

Les voies parentérales permettent une activité rapide car elles ne comportent ni phase de libération ni phase d’absorption. L’absorption intestinale concerne les voies nécessitant un passage digestif et entraîne généralement un délai plus important.

8. Quelle différence distingue principalement les voies sublinguale et orale ?

La voie sublinguale est rapidement absorbée sans premier passage hépatique, contrairement à la voie orale.
La voie sublinguale traverse la veine porte avant le foie, contrairement à la voie orale.
La voie sublinguale nécessite une absorption intestinale, contrairement à la voie orale.
La voie sublinguale produit une absorption lente avec premier passage hépatique, contrairement à la voie orale.

La voie sublinguale est rapidement absorbée sans premier passage hépatique, contrairement à la voie orale.

Explication

La voie sublinguale ou buccale permet une absorption rapide, en environ 30 secondes, sans premier passage hépatique. La voie orale passe par la veine porte et subit ce premier passage avant l’arrivée dans la circulation générale.

9. Quelles étapes sont regroupées par l’acronyme L-ADME en pharmacocinétique qualitative ?

Liaison, activation, dégradation, modification et élimination
Libération, administration, diffusion, métabolisme et excrétion
Absorption, distribution, liaison, métabolisme et évacuation
Libération, absorption, distribution, métabolisme et excrétion

Libération, absorption, distribution, métabolisme et excrétion

Explication

L-ADME désigne la libération, l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion. Les autres propositions remplacent plusieurs étapes par des termes qui ne correspondent pas à cet enchaînement pharmacocinétique.

10. Que désigne la libération d’un médicament sous forme galénique solide ?

La mise en solution du principe actif pour obtenir une forme résorbable
La transformation enzymatique du principe actif avant son élimination
La répartition du principe actif depuis le plasma vers les tissus
Le passage du principe actif dans la circulation générale après franchissement d’une membrane

La mise en solution du principe actif pour obtenir une forme résorbable

Explication

La libération correspond à la mise en solution du principe actif d’une forme galénique solide afin d’obtenir une forme résorbable. Le passage dans la circulation générale relève de l’absorption, tandis que la répartition tissulaire relève de la distribution.

11. Quelle propriété distingue la diffusion passive du transport actif ?

La diffusion passive suit le gradient de concentration sans énergie ni saturation.
La diffusion passive dépend d’un transporteur qui reconnaît spécifiquement le médicament.
La diffusion passive utilise des transporteurs spécifiques et consomme de l’ATP.
La diffusion passive fonctionne contre le gradient et devient saturable à forte concentration.

La diffusion passive suit le gradient de concentration sans énergie ni saturation.

Explication

La diffusion passive suit le gradient de concentration sans dépense d’énergie et sans saturation. Le transport actif, contrairement à elle, utilise des transporteurs spécifiques, consomme de l’ATP et peut être saturable.

12. Que signifie l’effet de premier passage d’un médicament ?

Une fixation initiale du médicament aux protéines plasmatiques après son entrée dans le sang
Une répartition immédiate du médicament depuis le plasma vers les tissus périphériques
Une élimination rénale du médicament après sa distribution dans l’organisme
Une dégradation enzymatique gastrique, intestinale ou hépatique avant l’arrivée dans la circulation générale

Une dégradation enzymatique gastrique, intestinale ou hépatique avant l’arrivée dans la circulation générale

Explication

L’effet de premier passage correspond à une dégradation enzymatique survenant dans l’estomac, l’intestin ou le foie avant l’arrivée du médicament dans la circulation générale. La fixation protéique et l’élimination rénale se produisent à d’autres étapes du devenir du médicament.

13. Quelle grandeur pharmacocinétique décrit à la fois la fraction d’un médicament atteignant la circulation générale et la rapidité de cette arrivée ?

Le volume de distribution
La clairance totale
La demi-vie d’élimination
La biodisponibilité

La biodisponibilité

Explication

La biodisponibilité évalue la quantité de médicament qui atteint la circulation générale ainsi que la vitesse de cette arrivée. Le volume de distribution décrit plutôt la répartition du médicament dans l’organisme.

14. Comment définit-on le volume de distribution d’un médicament ?

Un volume de liquide épuré du médicament par un organe en une unité de temps
Un volume fictif où le médicament aurait la même concentration que dans le plasma
Un volume réel correspondant à l’espace anatomique occupé par le médicament
Un volume sanguin correspondant à la fraction de médicament biodisponible

Un volume fictif où le médicament aurait la même concentration que dans le plasma

Explication

Le volume de distribution est un volume théorique dans lequel la totalité du médicament serait distribuée à la concentration plasmatique mesurée. Il ne correspond pas nécessairement à un compartiment anatomique réel.

15. Un médicament est éliminé par les reins, le foie et d’autres tissus ; quelle relation exprime sa clairance totale ?

ClT=Clr×Clh×Clautres tissusCl_T = Cl_r \times Cl_h \times Cl_{autres\ tissus}
ClT=Clr−Clh−Clautres tissusCl_T = Cl_r - Cl_h - Cl_{autres\ tissus}
ClT=Clr+Clh+Clautres tissusCl_T = Cl_r + Cl_h + Cl_{autres\ tissus}
ClT=Clr+Clh−Clautres tissusCl_T = Cl_r + Cl_h - Cl_{autres\ tissus}

$$Cl_T = Cl_r + Cl_h + Cl_{autres\ tissus}$$

Explication

La clairance totale est la somme des clairances rénale, hépatique et des autres tissus. La demi-vie correspond à une durée de diminution de la concentration et ne constitue pas un terme de cette addition.

16. Que représente la demi-vie d’élimination d’un médicament ?

Le temps nécessaire pour réduire sa concentration plasmatique de moitié
La quantité de médicament éliminée par unité de temps
La durée pendant laquelle le médicament reste fixé à sa cible
Le temps nécessaire pour atteindre sa concentration plasmatique maximale

Le temps nécessaire pour réduire sa concentration plasmatique de moitié

Explication

La demi-vie d’élimination est le temps requis pour que la concentration plasmatique diminue de moitié. Elle ne désigne ni l’atteinte du pic de concentration ni un volume épuré par unité de temps.

17. Quelle distinction caractérise les principes actifs à action non spécifique et ceux à action spécifique ?

Les premiers se fixent à un récepteur, les seconds modifient seulement les propriétés physiques du milieu
Les premiers nécessitent une enzyme, les seconds traversent la membrane sans interaction moléculaire
Les premiers agissent par des propriétés physiques ou chimiques, les seconds par une cible moléculaire
Les premiers agissent sur une synapse, les seconds se distribuent dans le plasma

Les premiers agissent par des propriétés physiques ou chimiques, les seconds par une cible moléculaire

Explication

Une action non spécifique repose sur les propriétés physiques ou chimiques du principe actif, tandis qu’une action spécifique implique une interaction avec une cible moléculaire. La fixation à un récepteur relève donc de l’action spécifique.

18. Quelle définition correspond à un récepteur pharmacologique ?

Une molécule sanguine qui transporte les médicaments vers les tissus
Une protéine cellulaire qui reconnaît et fixe spécifiquement un ligand
Une membrane qui sépare le plasma du compartiment intracellulaire
Une enzyme qui transforme chaque médicament en métabolite actif

Une protéine cellulaire qui reconnaît et fixe spécifiquement un ligand

Explication

Un récepteur est une protéine située dans ou sur une cellule cible, capable de reconnaître et de fixer spécifiquement un ligand. Une enzyme peut constituer une autre cible médicamenteuse, mais elle n’est pas définie ici par la reconnaissance d’un ligand récepteur.

19. Quelle interaction décrit correctement la différence entre un agoniste et un antagoniste ?

L’agoniste active le récepteur après liaison, tandis que l’antagoniste bloque son activation
L’agoniste détruit le récepteur après liaison, tandis que l’antagoniste augmente son activation
L’agoniste bloque le récepteur sans s’y lier, tandis que l’antagoniste le stimule
L’agoniste transforme le ligand en enzyme, tandis que l’antagoniste modifie la membrane

L’agoniste active le récepteur après liaison, tandis que l’antagoniste bloque son activation

Explication

Un agoniste se lie au récepteur et l’active, alors qu’un antagoniste s’y lie en empêchant l’activation et l’effet associé. Le blocage du récepteur correspond donc à l’antagonisme, non à l’agonisme.

20. Quels groupes appartiennent aux récepteurs membranaires ?

Les récepteurs plasmatiques, hépatiques et rénaux
Les récepteurs nucléaires, mitochondriaux et ribosomiques
Les récepteurs hormonaux, cytokiniques et neurotransmetteurs
Les récepteurs couplés aux protéines G, à activité enzymatique et à canal ionique

Les récepteurs couplés aux protéines G, à activité enzymatique et à canal ionique

Explication

Les récepteurs membranaires comprennent les récepteurs couplés aux protéines G, les récepteurs à activité enzymatique et les récepteurs à canal ionique. Les récepteurs nucléaires appartiennent à une catégorie intracellulaire.

21. Quelle caractéristique distingue une hormone des autres médiateurs biologiques ?

Elle est libérée par un neurone dans une synapse et agit très rapidement
Elle est produite par une glande endocrine, transportée par le sang et agit à distance
Elle est produite par des cellules éparses et agit près de son site de synthèse
Elle se fixe à une enzyme locale pour modifier directement son activité

Elle est produite par une glande endocrine, transportée par le sang et agit à distance

Explication

Une hormone est produite par les cellules sécrétrices d’une glande endocrine, circule dans le sang et agit à distance avec une action lente et prolongée. L’action synaptique rapide et brève caractérise plutôt un neurotransmetteur.

22. Une cytokine sécrétée par une cellule agit sur une cellule voisine : quel type d’effet est observé ?

Un effet endocrinien
Un effet paracrine
Un effet autocrine
Un effet synaptique

Un effet paracrine

Explication

L’effet paracrine s’exerce sur une cellule voisine du site de production de la cytokine. Un effet autocrine concernerait la cellule qui sécrète elle-même la cytokine.

23. Quelle propriété décrit le mieux un neurotransmetteur ?

Une substance métabolique qui élimine un médicament dans les organes excréteurs
Une protéine endocrine transportée par le sang pour produire une action lente à distance
Une glycoprotéine libérée par des cellules éparses pour agir près de son lieu de synthèse
Une molécule neuronale qui transmet rapidement et brièvement un message au niveau d’une synapse

Une molécule neuronale qui transmet rapidement et brièvement un message au niveau d’une synapse

Explication

Un neurotransmetteur est synthétisé par les neurones et transmet rapidement et brièvement un message au niveau des synapses, entre neurones ou vers des muscles. Une hormone agit plutôt à distance par le sang avec un effet plus lent et prolongé.

24. Quelle distinction décrit correctement les effets paracrine et autocrine d’une cytokine ?

L’effet paracrine détruit la cytokine produite, tandis que l’effet autocrine augmente sa dégradation enzymatique.
L’effet paracrine agit sur la cellule sécrétrice, tandis que l’effet autocrine agit sur une cellule voisine.
L’effet paracrine agit sur une cellule voisine, tandis que l’effet autocrine agit sur la cellule qui sécrète la cytokine.
L’effet paracrine agit à distance par la circulation, tandis que l’effet autocrine agit sur plusieurs organes.

L’effet paracrine agit sur une cellule voisine, tandis que l’effet autocrine agit sur la cellule qui sécrète la cytokine.

Explication

Une cytokine exerce un effet paracrine sur une cellule proche et un effet autocrine sur la cellule qui l’a produite. Confondre ces deux modes revient à inverser la cellule cible de l’action locale.

25. Quelle proposition distingue correctement une cytokine recombinante d’une anti-cytokine ?

Une cytokine recombinante bloque les récepteurs, tandis qu’une anti-cytokine reproduit les effets de la cytokine native.
Une cytokine recombinante augmente la dégradation, tandis qu’une anti-cytokine facilite le stockage vésiculaire de la cytokine.
Une cytokine recombinante reproduit l’action d’une cytokine native, tandis qu’une anti-cytokine en réduit la synthèse, la sécrétion ou les effets.
Une cytokine recombinante agit sur les neurones, tandis qu’une anti-cytokine agit sur les muscles squelettiques.

Une cytokine recombinante reproduit l’action d’une cytokine native, tandis qu’une anti-cytokine en réduit la synthèse, la sécrétion ou les effets.

Explication

La cytokine recombinante est conçue pour reproduire l’action de la cytokine naturelle, alors que l’anti-cytokine s’oppose à sa production ou à ses effets. L’inversion entre stimulation et inhibition constitue la confusion principale.

26. Quelle fonction caractérise principalement un neurotransmetteur ?

Il régule durablement la croissance de cellules éloignées par une diffusion sanguine générale.
Il active directement les organes internes sans intervention d’une synapse ou d’un neurone.
Il constitue une protéine immunitaire libérée près de la cellule qui l’a synthétisée.
Il transmet rapidement et brièvement un message entre neurones ou d’un neurone vers un muscle.

Il transmet rapidement et brièvement un message entre neurones ou d’un neurone vers un muscle.

Explication

Les neurotransmetteurs sont synthétisés par les neurones et transmettent des messages rapides et brefs au niveau des synapses. La régulation locale de cellules par des protéines relève plutôt des cytokines.

27. Après la libération d’un neurotransmetteur dans la fente synaptique, quelle étape contribue directement à l’arrêt de son action ?

Sa transformation en cytokine puis son transport vers une cellule voisine.
Sa dégradation enzymatique ou sa recapture par le neurone présynaptique.
Sa conversion en influx électrique permanent dans le neurone postsynaptique.
Son stockage dans une nouvelle vésicule avant toute interaction avec un récepteur.

Sa dégradation enzymatique ou sa recapture par le neurone présynaptique.

Explication

L’action du neurotransmetteur prend fin notamment par une dégradation enzymatique ou une recapture présynaptique. Le stockage vésiculaire intervient avant la libération et ne constitue pas un mécanisme d’inactivation après l’action synaptique.

28. Quel processus relève principalement du système nerveux autonome ?

La régulation involontaire du rythme cardiaque, du tube digestif et des glandes.
La commande consciente d’un mouvement précis des muscles squelettiques.
La mémorisation volontaire d’une information sensorielle dans le cortex cérébral.
La production consciente d’un langage articulé à partir d’une intention.

La régulation involontaire du rythme cardiaque, du tube digestif et des glandes.

Explication

Le système nerveux autonome contrôle sans effort conscient des fonctions d’organes internes, comme celles du cœur, du tube digestif et des glandes. Les mouvements volontaires et les activités conscientes ne correspondent pas à sa fonction principale.

29. Une personne se détend après un repas dans un environnement calme : quel système est principalement favorisé ?

Le système sensoriel, chargé de déclencher une réponse d’urgence cardiovasculaire.
Le système parasympathique, associé au repos et à la digestion.
Le système somatique, chargé de stimuler les glandes digestives par effort conscient.
Le système sympathique, associé à l’activité et à la réponse de fuite.

Le système parasympathique, associé au repos et à la digestion.

Explication

Le parasympathique est favorisé pendant le repos et la relaxation et participe aux fonctions digestives. Le sympathique intervient plutôt lors de l’activité, du stress ou d’une situation de fuite.

30. Quels neurotransmetteurs sont associés respectivement aux systèmes parasympathique et sympathique ?

L’acétylcholine pour le parasympathique, puis la noradrénaline et l’adrénaline pour le sympathique.
La dopamine pour le parasympathique, puis la sérotonine et le glutamate pour le sympathique.
La sérotonine pour le parasympathique, puis l’acétylcholine et le glutamate pour le sympathique.
La noradrénaline pour le parasympathique, puis l’acétylcholine et la dopamine pour le sympathique.

L’acétylcholine pour le parasympathique, puis la noradrénaline et l’adrénaline pour le sympathique.

Explication

Le système parasympathique est qualifié de cholinergique et utilise l’acétylcholine, tandis que le sympathique est adrénergique et utilise la noradrénaline et l’adrénaline. Les autres associations mélangent des neurotransmetteurs qui ne définissent pas ces deux divisions autonomes.

31. Quelle caractéristique correspond aux récepteurs adrénergiques ?

Ils sont couplés aux protéines G et comprennent les récepteurs α1, α2, β1 et β2.
Ils forment des canaux calciques et comprennent les récepteurs 5HT1, 5HT2 et 5HT3.
Ils sont couplés directement à l’ADN et comprennent les récepteurs D1, D2, D3 et D4.
Ils sont perméables aux ions sodium et comprennent les récepteurs muscariniques et nicotiniques.

Ils sont couplés aux protéines G et comprennent les récepteurs α1, α2, β1 et β2.

Explication

Les récepteurs adrénergiques sont des récepteurs couplés aux protéines G, notamment les sous-types α1, α2, β1 et β2. Les récepteurs nicotiniques, eux, sont perméables aux ions sodium et appartiennent à la signalisation de l’acétylcholine.

32. Quelle caractéristique décrit les récepteurs dopaminergiques D1 à D5 ?

Ils sont couplés à l’ADN et se trouvent dans les glandes endocrines périphériques.
Ils sont couplés aux protéines G et se trouvent au niveau du système nerveux central.
Ils sont des récepteurs intracellulaires et se trouvent exclusivement dans le tube digestif.
Ils sont des canaux ioniques et se trouvent principalement dans les muscles périphériques.

Ils sont couplés aux protéines G et se trouvent au niveau du système nerveux central.

Explication

Les récepteurs dopaminergiques D1, D2, D3, D4 et D5 sont couplés aux protéines G et sont situés dans le système nerveux central. La dopamine possède aussi des effets périphériques, mais ceux-ci ne définissent pas la localisation principale de ces récepteurs.

33. Comment la dopamine est-elle principalement éliminée de la fente synaptique ?

Elle est dégradée par la MAO et la COMT, tandis qu’une partie est recapturée par le neurone présynaptique.
Elle est dégradée par les récepteurs D1 et D2, tandis qu’une partie est transformée en sérotonine.
Elle est détruite par SERT et la MAO, tandis qu’une partie diffuse vers les muscles périphériques.
Elle est convertie en acétylcholine par la COMT, tandis qu’une partie est stockée dans le neurone postsynaptique.

Elle est dégradée par la MAO et la COMT, tandis qu’une partie est recapturée par le neurone présynaptique.

Explication

La monoamine oxydase et la catéchol-O-méthyltransférase dégradent la dopamine, alors qu’une autre fraction est retirée de la fente par recapture présynaptique. SERT concerne principalement le transport de la sérotonine, et les récepteurs ne dégradent pas directement la dopamine.

34. Quel mécanisme correspond à l’action d’un agoniste dopaminergique indirect ?

Il bloque les récepteurs dopaminergiques afin de réduire leur réponse à la dopamine.
Il diminue la dopamine disponible en stimulant sa recapture par le neurone présynaptique.
Il active directement le récepteur dopaminergique sans modifier la quantité de dopamine disponible.
Il augmente la dopamine disponible en bloquant sa recapture ou l’activité de la MAO.

Il augmente la dopamine disponible en bloquant sa recapture ou l’activité de la MAO.

Explication

Un agoniste dopaminergique indirect augmente la quantité de dopamine disponible en empêchant sa recapture ou sa dégradation par la MAO. L’activation directe du récepteur correspond à un agoniste direct, tandis que son blocage relève d’un antagoniste.

35. Quelle organisation caractérise les récepteurs sérotoninergiques ?

Ils comprennent cinq familles, toutes constituées de canaux ioniques perméables au sodium.
Ils comprennent trois familles, dont 5HT1 et 5HT2 sont des récepteurs intracellulaires.
Ils comprennent sept familles, toutes couplées aux protéines G, sans sous-type formant un canal.
Ils comprennent sept familles, dont 5HT3 est un récepteur canal et plusieurs autres sont couplées à une protéine G.

Ils comprennent sept familles, dont 5HT3 est un récepteur canal et plusieurs autres sont couplées à une protéine G.

Explication

Les récepteurs sérotoninergiques sont répartis en sept familles : 5HT1, 5HT2, 5HT4, 5HT5, 5HT6 et 5HT7 sont couplées à une protéine G, tandis que 5HT3 est un récepteur canal. L’idée que toutes les familles partagent le même mécanisme omet la particularité de 5HT3.

36. Quelle caractéristique distingue les récepteurs histaminergiques H1, H2, H3 et H4 du récepteur sérotoninergique 5HT3 ?

Les quatre récepteurs histaminergiques sont couplés aux protéines G, tandis que 5HT3 est un canal
Les quatre récepteurs histaminergiques sont des canaux, tandis que 5HT3 est couplé aux protéines G
Les récepteurs H1 et H2 sont couplés aux protéines G, tandis que H3 et H4 sont des canaux
Les récepteurs H1 et H3 sont des canaux, tandis que H2 et H4 sont couplés aux protéines G

Les quatre récepteurs histaminergiques sont couplés aux protéines G, tandis que 5HT3 est un canal

Explication

Les récepteurs H1 à H4 appartiennent à la famille des récepteurs couplés aux protéines G. Le récepteur 5HT3 constitue une exception sérotoninergique, car il fonctionne comme un canal ionique.

37. Quelle combinaison décrit correctement les effets périphériques et centraux de l’histamine ?

Elle maintient l’éveil, diminue l’acidité gastrique, contracte les vaisseaux et dilate les bronches
Elle favorise le sommeil, diminue l’acidité gastrique, contracte les vaisseaux et dilate les bronches
Elle favorise le sommeil, augmente l’acidité gastrique, dilate les vaisseaux et relâche les bronches
Elle maintient l’éveil, augmente l’acidité gastrique, dilate les vaisseaux et contracte les bronches

Elle maintient l’éveil, augmente l’acidité gastrique, dilate les vaisseaux et contracte les bronches

Explication

L’histamine participe au maintien de l’éveil et augmente l’acidité gastrique, tout en provoquant une vasodilatation et une contraction bronchique. La diminution de l’acidité gastrique correspond plutôt à l’action des antagonistes H2.

38. Quel traitement est le plus cohérent avec l’utilisation des antagonistes H1 et H2 ?

Un antagoniste H1 contre une allergie et un antagoniste H2 contre un ulcère gastrique
Un antagoniste H1 contre une œsophagite et un antagoniste H2 pour maintenir l’éveil
Un antagoniste H1 pour augmenter l’acidité et un antagoniste H2 pour traiter une allergie
Un antagoniste H1 contre un ulcère gastrique et un antagoniste H2 contre une allergie

Un antagoniste H1 contre une allergie et un antagoniste H2 contre un ulcère gastrique

Explication

Les antagonistes H1 sont employés comme antiallergiques, tandis que les antagonistes H2 réduisent l’acidité gastrique dans les ulcères et les œsophagites. Inverser ces indications confond les fonctions des deux sous-types de récepteurs.

39. Quelle association entre neurotransmetteur et fonction principale dans le système nerveux central est correcte ?

Le GABA est principalement excitateur et le glutamate principalement inhibiteur
Le GABA et le glutamate sont principalement inhibiteurs dans le système nerveux central
Le GABA est principalement inhibiteur et le glutamate principalement excitateur
Le GABA et le glutamate sont principalement excitateurs dans le système nerveux central

Le GABA est principalement inhibiteur et le glutamate principalement excitateur

Explication

Le GABA constitue le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central, alors que le glutamate en est le principal neurotransmetteur excitateur. Les trois autres associations inversent ou suppriment cette distinction fonctionnelle.

40. Quel est l’objet principal de la pharmacogénétique ?

Décrire les effets des repas sur l’absorption des principes actifs
Comparer les voies d’administration selon leur rapidité d’action
Mesurer l’influence de l’âge sur la vitesse d’élimination des médicaments
Étudier le rôle des caractéristiques génétiques dans la variabilité de la réponse aux médicaments

Étudier le rôle des caractéristiques génétiques dans la variabilité de la réponse aux médicaments

Explication

La pharmacogénétique analyse les caractéristiques génétiques qui contribuent aux différences individuelles de réponse pharmacologique ou toxique. L’âge, l’alimentation et la voie d’administration relèvent d’autres facteurs de variabilité.

41. Quelle distinction décrit correctement un polymorphisme génétique par rapport à une mutation pathologique ?

Le polymorphisme concerne plusieurs gènes différents, tandis qu’une mutation concerne plusieurs allèles du même gène
Le polymorphisme correspond à une maladie héréditaire, tandis qu’une mutation désigne plusieurs allèles normaux
Le polymorphisme apparaît après une exposition médicamenteuse, tandis qu’une mutation dépend de la dose administrée
Le polymorphisme correspond à plusieurs allèles d’un même gène, tandis qu’une mutation peut conduire à une maladie

Le polymorphisme correspond à plusieurs allèles d’un même gène, tandis qu’une mutation peut conduire à une maladie

Explication

Un polymorphisme génétique est la coexistence de plusieurs allèles d’un même gène. Il ne doit pas être confondu avec une mutation susceptible d’entraîner une pathologie.

42. Pourquoi la réponse aux médicaments varie-t-elle fortement chez l’enfant ?

L’immaturité de plusieurs organes et des enzymes hépatiques modifie la pharmacocinétique et la pharmacodynamie
La diminution de la distribution tissulaire empêche les médicaments d’atteindre leurs sites d’action
La maturation précoce du foie et de l’intestin augmente la stabilité des réponses médicamenteuses
La clairance rénale augmentée accélère l’élimination et réduit la variabilité pharmacologique

L’immaturité de plusieurs organes et des enzymes hépatiques modifie la pharmacocinétique et la pharmacodynamie

Explication

Chez l’enfant, le rein, le foie, l’intestin et les systèmes enzymatiques hépatiques sont encore immatures, ce qui influence la pharmacocinétique et la pharmacodynamie. La maturation incomplète, plutôt qu’une maturation accélérée, explique cette variabilité.

43. Quelle adaptation est souvent nécessaire chez une personne âgée lorsque la clairance rénale diminue ?

Réduire ou ajuster la posologie afin de tenir compte d’une élimination médicamenteuse plus lente
Remplacer toute administration orale par une administration locale pour éviter le rein
Augmenter systématiquement la posologie afin de compenser une élimination rénale accélérée
Maintenir la même posologie puisque la clairance rénale ne modifie pas l’exposition

Réduire ou ajuster la posologie afin de tenir compte d’une élimination médicamenteuse plus lente

Explication

La diminution de la clairance rénale ralentit l’élimination des médicaments chez la personne âgée, ce qui peut augmenter leur exposition. Une adaptation de la posologie permet de limiter ce risque, contrairement à une augmentation destinée à compenser une clairance accélérée.

44. Quel profil pharmacologique est le plus associé à un métaboliseur lent d’un médicament ?

Une distribution augmentée et une efficacité indépendante du métabolisme
Une absorption diminuée et une réduction du risque d’effets indésirables
Une élimination accélérée et un risque plus élevé d’inefficacité
Une accumulation accrue et un risque plus élevé d’effets indésirables

Une accumulation accrue et un risque plus élevé d’effets indésirables

Explication

Un métaboliseur lent transforme moins rapidement certains médicaments, ce qui peut favoriser leur accumulation et les effets indésirables. À l’inverse, un métaboliseur rapide risque davantage une concentration insuffisante et une inefficacité.

45. Quel énoncé décrit correctement l’influence des aliments sur l’absorption médicamenteuse ?

Les repas lourds la retardent, les graisses chélatent les médicaments et le calcium augmente l’absorption des principes actifs lipophiles
Les repas lourds l’accélèrent, les graisses réduisent les médicaments lipophiles et le calcium favorise l’absorption des tétracyclines
Les repas lourds l’accélèrent, les graisses favorisent certains médicaments hydrophiles et le calcium n’interagit pas avec les médicaments
Les repas lourds la retardent, les graisses favorisent certains médicaments lipophiles et le calcium peut chélater des tétracyclines

Les repas lourds la retardent, les graisses favorisent certains médicaments lipophiles et le calcium peut chélater des tétracyclines

Explication

Les repas lourds retardent l’absorption, tandis que les graisses peuvent l’augmenter pour des principes actifs lipophiles. Le calcium du lait peut aussi chélater certains médicaments, notamment les tétracyclines, et ainsi réduire leur absorption.

46. Pourquoi le jus de pamplemousse peut-il augmenter les effets indésirables de certaines statines ?

Il chélate ces médicaments dans l’intestin, ce qui empêche leur passage dans le sang
Il inhibe des enzymes qui métabolisent ces médicaments, ce qui peut accroître leur exposition
Il induit des enzymes qui métabolisent ces médicaments, ce qui diminue leur exposition
Il accélère leur élimination rénale, ce qui augmente leur concentration dans les tissus

Il inhibe des enzymes qui métabolisent ces médicaments, ce qui peut accroître leur exposition

Explication

Le jus de pamplemousse inhibe certaines enzymes impliquées dans le métabolisme médicamenteux, notamment celui de certaines statines. Cette inhibition peut augmenter l’exposition et donc le risque d’effets secondaires, contrairement à une induction enzymatique.

47. Comment une consommation aiguë et une consommation chronique d’alcool peuvent-elles modifier le métabolisme des médicaments ?

La consommation aiguë induit des enzymes, tandis que la consommation chronique les inhibe
Les deux formes de consommation inhibent les enzymes avec une intensité comparable
La consommation aiguë inhibe des enzymes, tandis que la consommation chronique les induit
Les deux formes de consommation induisent les enzymes sans modifier la toxicité médicamenteuse

La consommation aiguë inhibe des enzymes, tandis que la consommation chronique les induit

Explication

L’alcool consommé ponctuellement peut inhiber certaines enzymes, alors qu’une consommation chronique peut les induire. Ces effets opposés modifient l’efficacité ou la toxicité des médicaments selon le contexte.

48. Comment se définit un effet indésirable médicamenteux ?

Une réponse bénéfique et recherchée apparaissant après une dose thérapeutique
Une réaction nocive provoquée par un dépassement de la dose maximale
Une réaction nocive et non voulue survenant à une posologie recommandée
Une amélioration inattendue liée à l’action pharmacologique du médicament

Une réaction nocive et non voulue survenant à une posologie recommandée

Explication

Un effet indésirable médicamenteux est une réaction nocive et non voulue qui survient à une posologie ne dépassant pas les recommandations maximales. L’effet thérapeutique, contrairement à cette réaction, correspond au résultat recherché du traitement.

49. Quelle caractéristique distingue un effet indésirable dose-dépendant d’un effet non dose-dépendant ?

Le premier est généralement prévisible et pharmacologique, tandis que le second dépend de la sensibilité individuelle
Le premier est rare et imprévisible, tandis que le second est généralement lié à l’effet pharmacologique
Le premier apparaît après une interaction, tandis que le second correspond à une réponse thérapeutique excessive
Le premier dépend d’une allergie, tandis que le second résulte d’une augmentation progressive de la dose

Le premier est généralement prévisible et pharmacologique, tandis que le second dépend de la sensibilité individuelle

Explication

L’effet dose-dépendant est généralement prévisible parce qu’il est lié à l’effet pharmacologique du médicament, alors que l’effet non dose-dépendant est rare et dépend de la sensibilité individuelle. La rareté et l’imprévisibilité caractérisent donc plutôt le second mécanisme.

50. Laquelle de ces situations correspond à un effet indésirable grave ?

Une réaction légère qui disparaît sans modification de la prise en charge
Une réaction qui impose une hospitalisation ou prolonge une hospitalisation
Une gêne transitoire qui n’entraîne pas de conséquence fonctionnelle
Un symptôme modéré qui nécessite une surveillance ambulatoire simple

Une réaction qui impose une hospitalisation ou prolonge une hospitalisation

Explication

Un effet indésirable est grave lorsqu’il impose une hospitalisation ou sa prolongation, ou lorsqu’il entraîne notamment un décès, une menace vitale ou une invalidité significative. Une gêne légère surveillée en ambulatoire ne répond pas à cette définition.

51. À partir de quelle fréquence un effet indésirable est-il considéré comme très fréquent ?

À partir d’un cas pour dix patients
Entre un cas pour cent et moins d’un cas pour dix
En dessous d’un cas pour dix mille
Entre un cas pour mille et moins d’un cas pour cent

À partir d’un cas pour dix patients

Explication

La catégorie très fréquente commence à partir d’une fréquence de 1/10. Une fréquence inférieure à 1/10 relève de catégories moins fréquentes, selon l’intervalle concerné.

52. Quelle manifestation caractérise l’effet antabuse lors de la prise simultanée d’alcool et d’une substance active ?

Un rougissement accompagné de céphalées, de nausées et de sueurs abondantes
Une baisse de température accompagnée d’une rigidité musculaire généralisée
Une sécheresse buccale associée à une constipation et à une vision floue
Une somnolence isolée accompagnée d’un ralentissement progressif de la respiration

Un rougissement accompagné de céphalées, de nausées et de sueurs abondantes

Explication

L’effet antabuse associe notamment rougissement, vasodilatation, céphalées, nausées, vomissements et sueurs abondantes après l’association d’alcool et d’une substance active. La somnolence avec ralentissement respiratoire correspond à un autre type de toxicité.

53. Dans le cadre de la pharmacovigilance, qui peut signaler un effet indésirable rencontré par un patient ?

Les fabricants, via une déclaration réservée aux essais cliniques
Les seuls médecins hospitaliers, via le dossier administratif du patient
Les patients eux-mêmes, sans intervention possible des professionnels de santé
Les pharmaciens et les préparateurs, via le site du gouvernement

Les pharmaciens et les préparateurs, via le site du gouvernement

Explication

Les pharmaciens et les préparateurs peuvent déclarer les effets indésirables observés chez les patients sur le site du gouvernement. L’addictovigilance concerne plutôt la pharmacodépendance, tandis que la pharmacovigilance porte sur les effets indésirables.

54. Pourquoi faut-il adapter certaines posologies chez un patient souffrant d’insuffisance rénale ou hépatique ?

La diminution de l’élimination peut provoquer une accumulation, un surdosage et une toxicité
L’augmentation de l’élimination réduit l’efficacité et impose une hausse systématique des doses
La baisse de filtration transforme les effets indésirables en effets thérapeutiques recherchés
La modification du métabolisme empêche toute interaction entre les médicaments administrés

La diminution de l’élimination peut provoquer une accumulation, un surdosage et une toxicité

Explication

Une insuffisance rénale ou hépatique peut diminuer l’élimination des médicaments et favoriser leur accumulation, avec un risque accru de surdosage et de toxicité. L’adaptation des posologies vise donc à limiter cette accumulation, et non à augmenter automatiquement les doses.

55. Quel est l’effet attendu d’une association de médicaments ayant des effets antagonistes ?

Elle transforme les effets pharmacologiques en réactions allergiques imprévisibles
Elle peut atténuer les effets produits par les médicaments associés
Elle peut majorer les effets communs produits par les médicaments associés
Elle empêche la diminution de l’élimination observée en cas d’insuffisance d’organe

Elle peut atténuer les effets produits par les médicaments associés

Explication

Des médicaments aux effets antagonistes peuvent se contrebalancer et ainsi atténuer leurs effets. À l’inverse, des médicaments partageant un effet commun peuvent majorer cet effet.

56. Que recouvre la notion de iatrogénie médicamenteuse ?

Toute réaction nocive liée à un médicament administré à une dose supérieure aux recommandations
Toute complication provoquée par une maladie indépendante des soins et des traitements
Tout événement indésirable résultant d’un ou plusieurs médicaments ou d’un acte médical
Tout effet thérapeutique inattendu apparaissant après une prescription correctement suivie

Tout événement indésirable résultant d’un ou plusieurs médicaments ou d’un acte médical

Explication

La iatrogénie regroupe les événements indésirables résultant de la prise de médicaments ou d’un acte médical. Elle est donc plus large qu’un effet indésirable médicamenteux, qui résulte spécifiquement d’un médicament.

57. Quelle situation illustre un risque iatrogénique évitable ?

Une réaction allergique survenant malgré une prescription et une administration adaptées
Un effet indissociable du mécanisme d’action du médicament correctement utilisé
Une réponse individuelle imprévisible apparaissant sans erreur ni interaction identifiée
Une interaction entre deux médicaments qui aurait pu être prévenue par une vérification

Une interaction entre deux médicaments qui aurait pu être prévenue par une vérification

Explication

Les risques liés aux interactions médicamenteuses peuvent être évités par une vérification et une prévention appropriées. Une allergie ou un risque directement lié au médicament peut en revanche relever des risques considérés comme inévitables.

58. Lequel de ces éléments constitue un facteur de risque iatrogénique ?

L’observance correcte d’une prescription claire sans interaction détectée
La simplification du traitement accompagnée d’une information adaptée du patient
La coordination étroite des intervenants et la vérification régulière des traitements
Le nomadisme médical associé à des prescriptions incohérentes et à un manque de coordination

Le nomadisme médical associé à des prescriptions incohérentes et à un manque de coordination

Explication

Le nomadisme médical, les prescriptions incohérentes et l’absence de coordination entre intervenants font partie des facteurs de risque iatrogénique. Une bonne coordination et une prescription vérifiée réduisent au contraire la probabilité d’erreurs et d’interactions.

59. Qu’est-ce que la pharmacodépendance ?

Une diminution progressive de l’efficacité d’un médicament malgré une prise régulière
Un ensemble de phénomènes psychiques et physiques rendant certains médicaments indispensables à l’équilibre physiologique
Un ensemble de troubles provoqués par une dose dépassant la dose maximale recommandée
Une réaction allergique apparaissant après la première prise médicamenteuse

Un ensemble de phénomènes psychiques et physiques rendant certains médicaments indispensables à l’équilibre physiologique

Explication

La pharmacodépendance associe des phénomènes psychiques et physiques qui peuvent rendre un médicament nécessaire à l’équilibre physiologique du patient. Une dose supérieure à la dose maximale recommandée caractérise plutôt une intoxication médicamenteuse.

60. Quelle situation caractérise une dépendance physique plutôt qu’une dépendance psychique ?

Le désir irrépressible de reprendre le produit pour retrouver ses sensations
L’augmentation volontaire des prises pour obtenir un effet thérapeutique
La recherche d’un médicament pour corriger une maladie persistante
L’apparition de troubles lors de l’arrêt de la substance

L’apparition de troubles lors de l’arrêt de la substance

Explication

La dépendance physique se manifeste par des troubles lorsque la substance est suspendue. Le désir de reprendre le produit pour retrouver ses sensations correspond à la dépendance psychique.

61. Après l’arrêt d’un médicament, une aggravation des symptômes déjà présents correspond à quel phénomène ?

Un syndrome de sevrage
Un phénomène de rebond
Une dépendance psychique
Une intoxication aiguë

Un phénomène de rebond

Explication

Le phénomène de rebond consiste en une exacerbation des symptômes préexistants après l’arrêt du médicament. Le syndrome de sevrage se définit plutôt par l’apparition de symptômes nouveaux.

62. Quelle durée maximale de prescription s’applique aux hypnotiques ?

Douze semaines
Quatre semaines
Six mois
Quatorze ou vingt-huit jours selon le médicament

Quatre semaines

Explication

La durée maximale de prescription des hypnotiques est fixée à quatre semaines. Les six mois concernent la prégabaline, tandis que douze semaines s’appliquent notamment aux anxiolytiques et au tramadol.

63. Quelle situation définit une intoxication médicamenteuse ?

La survenue de troubles après l’arrêt d’un traitement habituel
L’apparition de troubles après une dose supérieure à la dose maximale recommandée
L’apparition d’un désir irrépressible de reprendre un médicament
La nécessité physiologique d’un médicament après plusieurs mois d’utilisation

L’apparition de troubles après une dose supérieure à la dose maximale recommandée

Explication

L’intoxication médicamenteuse correspond à des troubles de l’organisme consécutifs à une dose dépassant la dose maximale recommandée. La nécessité physiologique d’un médicament relève de la pharmacodépendance et peut apparaître sans dépassement de dose.

64. Dans quel contexte une intoxication médicamenteuse est-elle considérée comme volontaire ?

Lorsqu’un enfant avale par erreur un médicament laissé au domicile
Lorsqu’une interaction entre deux traitements augmente leur toxicité
Lorsqu’une erreur de prescription entraîne une dose excessive
Lorsqu’elle survient dans un contexte de suicide ou de toxicomanie

Lorsqu’elle survient dans un contexte de suicide ou de toxicomanie

Explication

Les intoxications volontaires surviennent notamment dans un contexte de suicide, de toxicomanie ou d’empoisonnement. L’ingestion accidentelle à domicile, l’erreur et l’interaction médicamenteuse relèvent d’intoxications non volontaires.

65. Quelle conduite fait partie de la prise en charge initiale d’une intoxication médicamenteuse ?

Administrer immédiatement un antidote sans rechercher le médicament en cause
Attendre l’apparition de signes graves avant de limiter l’absorption
Faire vomir systématiquement le patient avant toute évaluation médicale
Appeler le 15 ou un centre antipoison et maintenir les fonctions vitales

Appeler le 15 ou un centre antipoison et maintenir les fonctions vitales

Explication

La prise en charge comprend l’alerte du 15 ou d’un centre antipoison et le maintien des fonctions vitales, puis la recherche du médicament et le traitement adapté. L’antidote dépend du produit en cause et ne doit pas être administré sans évaluation appropriée.

66. Quel antidote est indiqué lors d’un surdosage en paracétamol ?

La vitamine K
Le flumazénil
La N-acétylcystéine
La naloxone

La N-acétylcystéine

Explication

La N-acétylcystéine est l’antidote principal du surdosage en paracétamol. Le flumazénil est utilisé pour les benzodiazépines, la naloxone pour les opiacés et la vitamine K pour les AVK.

67. Qu’est-ce qu’une interaction médicamenteuse ?

La répétition d’une même prescription à plusieurs moments de la journée
La disparition complète d’un principe actif avant son absorption digestive
La modification de l’effet d’un ou plusieurs principes actifs par une autre substance présente simultanément dans l’organisme
La transformation d’un médicament en allergène après son administration

La modification de l’effet d’un ou plusieurs principes actifs par une autre substance présente simultanément dans l’organisme

Explication

Une interaction médicamenteuse survient lorsqu’une substance médicamenteuse ou non médicamenteuse modifie l’effet de principes actifs présents au même moment dans l’organisme. Elle ne correspond pas à une simple répétition de prise ni à une réaction allergique.

68. Quels sont les quatre niveaux de la classification clinique des interactions de l’ANSM ?

Association faible, modérée, forte et toxique
Association curative, préventive, symptomatique et expérimentale
Association contre-indiquée, déconseillée, avec précaution d’emploi et à prendre en compte
Association urgente, différée, conditionnelle et sans conséquence clinique

Association contre-indiquée, déconseillée, avec précaution d’emploi et à prendre en compte

Explication

La classification clinique de l’ANSM distingue l’association contre-indiquée, déconseillée, avec précaution d’emploi et à prendre en compte. Les autres séries ne correspondent pas aux quatre niveaux réglementaires décrits.

69. Deux médicaments produisent ensemble un effet égal à la somme de leurs effets respectifs : de quelle synergie s’agit-il ?

D’une potentialisation
D’une synergie additive
D’une synergie renforçatrice
D’un antagonisme

D’une synergie additive

Explication

La synergie additive correspond au cumul des actions de deux médicaments, soit un effet équivalent à la somme de leurs effets. Une synergie renforçatrice entraîne au contraire un effet supérieur à cette somme.

70. Quelle différence distingue l’inhibition enzymatique de l’induction enzymatique ?

L’inhibition augmente rapidement les enzymes, tandis que l’induction les diminue lentement et durablement
L’inhibition annule les effets associés, tandis que l’induction renforce l’action d’un seul médicament
L’inhibition agit rapidement en diminuant les enzymes, tandis que l’induction agit lentement et durablement en les augmentant
L’inhibition concerne l’absorption digestive, tandis que l’induction concerne l’élimination rénale

L’inhibition agit rapidement en diminuant les enzymes, tandis que l’induction agit lentement et durablement en les augmentant

Explication

L’inhibition enzymatique réduit rapidement le nombre d’enzymes capables de métaboliser les médicaments, alors que l’induction l’augmente progressivement et durablement. Les effets d’absorption, d’antagonisme et de potentialisation décrivent d’autres mécanismes.

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Qu'est-ce que la pharmacologie étudie?

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