QCM : Corticostéroïdes — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle partie des glandes surrénales les corticostéroïdes sont-ils produits ?

Dans la médulla hypophysaire
Dans la zone corticale
Dans la zone glomérulée rénale
Dans la médullosurrénale

Dans la zone corticale

Explication

Les corticostéroïdes sont des hormones produites par la corticosurrénale, c’est-à-dire la zone corticale des glandes surrénales. La médullosurrénale produit d’autres hormones, notamment des catécholamines, et non les corticostéroïdes.

2. Quel noyau constitue le squelette structural commun des corticostéroïdes ?

Le noyau pregnane
Le noyau indolique
Le noyau pyridinique
Le noyau benzénique

Le noyau pregnane

Explication

Les corticostéroïdes dérivent du noyau pregnane, qui forme leur squelette stéroïdien caractéristique. Une chaîne aliphatique ou un noyau aromatique ne correspond pas à leur structure de base.

3. Quelle classification associe correctement les principaux types de corticostéroïdes à leurs exemples ?

Minéralocorticoïdes : hydrocortisone ; glucocorticoïdes : aldostérone et désoxycorticostérone
Minéralocorticoïdes : cortisone ; glucocorticoïdes : désoxycorticostérone et aldostérone
Minéralocorticoïdes : cortisone et aldostérone ; glucocorticoïdes : désoxycorticostérone
Minéralocorticoïdes : désoxycorticostérone ; glucocorticoïdes : cortisone et hydrocortisone

Minéralocorticoïdes : désoxycorticostérone ; glucocorticoïdes : cortisone et hydrocortisone

Explication

Les corticostéroïdes se répartissent notamment entre les minéralocorticoïdes, comme la désoxycorticostérone, et les glucocorticoïdes, comme la cortisone et l’hydrocortisone. La confusion vient d’un classement inversé des exemples entre les deux familles.

4. Quelles fonctions carbonylées des corticostéroïdes réagissent avec la 2,4-dinitrophénylhydrazine, le semicarbazide et les bases de Schiff ?

Celles des positions 11 et 17
Celles des positions 3 et 20
Celle de la position 21 et celle de la position 18
Celles des positions 1 et 2

Celles des positions 3 et 20

Explication

Les carbonyles situés en positions 3 et 20 réagissent avec ces réactifs caractéristiques. Le carbonyle en position 11 est décrit comme peu réactif dans ce contexte, ce qui rend l’autre attribution incorrecte.

5. Quelle réaction caractérise le pouvoir réducteur du cétol en position 17 des corticostéroïdes ?

Il réagit avec le tétrazolium bleu en formant un formazan rouge
Il réagit avec l’acide sulfurique en formant une fluorescence verte
Il réagit avec la 2,4-dinitrophénylhydrazine en formant un précipité bleu
Il s’estérifie avec l’acide acétique en formant un ester neutre

Il réagit avec le tétrazolium bleu en formant un formazan rouge

Explication

Le cétol en position 17 possède un pouvoir réducteur et transforme le tétrazolium bleu en formazan rouge. La fluorescence verte avec l’acide sulfurique concerne l’alcool en position 11, tandis que les autres propositions attribuent des réactions à des fonctions ou réactifs inadaptés.

6. Quelle zone de la corticosurrénale produit les minéralocorticoïdes, notamment l’aldostérone et la désoxycorticostérone ?

La zone fasciculée
La médullosurrénale
La zone réticulée
La zone glomérulée

La zone glomérulée

Explication

Les minéralocorticoïdes sont produits par la zone glomérulée de la corticosurrénale. La zone fasciculée est associée à la production des glucocorticoïdes, ce qui explique la confusion possible.

7. Quel effet les minéralocorticoïdes produisent-ils au niveau du tube distal ?

Une rétention simultanée de sodium et de potassium sans effet hydrique
Une excrétion d’eau et de sodium accompagnée d’une rétention de potassium
Une rétention d’eau et de sodium accompagnée d’une excrétion de potassium
Une excrétion de sodium avec une rétention d’eau indépendante du potassium

Une rétention d’eau et de sodium accompagnée d’une excrétion de potassium

Explication

Au niveau du tube distal, les minéralocorticoïdes favorisent la rétention de sodium et d’eau ainsi que l’excrétion de potassium. La proposition opposée inverse précisément les effets rénaux caractéristiques de cette classe hormonale.

8. Quelle affirmation décrit correctement la spironolactone ?

C’est un analogue de la désoxycorticostérone commercialisé en dosages de 5 et 10 mg
C’est un diurétique thiazidique commercialisé sans association avec d’autres substances
C’est un glucocorticoïde de substitution commercialisé en comprimés de 20 et 40 mg
C’est un inhibiteur de l’aldostérone commercialisé notamment en dosages de 50 et 100 mg

C’est un inhibiteur de l’aldostérone commercialisé notamment en dosages de 50 et 100 mg

Explication

La spironolactone est un inhibiteur de l’aldostérone disponible notamment à 50 et 100 mg, sous des noms comme Aldactone et Aldactazine avec hydrochlorothiazide. Elle n’est ni un analogue de la désoxycorticostérone, ni un glucocorticoïde, ni un diurétique thiazidique.

9. Laquelle de ces substances appartient aux glucocorticoïdes naturels produits par la zone fasciculée des surrénales ?

L’aldostérone
La désoxycorticostérone
L’hydrocortisone
La fludrocortisone

L’hydrocortisone

Explication

L’hydrocortisone, avec la cortisone, est un glucocorticoïde naturel produit par la zone fasciculée. L’aldostérone et la désoxycorticostérone relèvent des minéralocorticoïdes, tandis que la fludrocortisone est un dérivé synthétique.

10. Quel ensemble décrit le mieux l’étendue des effets physiologiques des glucocorticoïdes ?

Des effets sur plusieurs métabolismes, les glandes, le tube digestif et le système nerveux central
Des effets portant principalement sur le rein, l’équilibre sodé et la pression artérielle
Des effets centrés sur le métabolisme phosphocalcique et la minéralisation osseuse
Des effets limités au métabolisme glucidique et à la régulation de la glycémie

Des effets sur plusieurs métabolismes, les glandes, le tube digestif et le système nerveux central

Explication

Les glucocorticoïdes influencent les métabolismes glucidique, lipidique, protéique, phosphocalcique et hydrominéral, ainsi que plusieurs organes et systèmes. Leur action ne se réduit donc pas au métabolisme glucidique ni à la régulation rénale.

11. Quel effet produit l’introduction d’un fluor en position 9 sur un glucocorticoïde ?

Elle augmente fortement l’activité anti-inflammatoire et peut accroître l’activité minéralocorticoïde jusqu’à 300 fois.
Elle augmente l’activité anti-inflammatoire par 2 et réduit légèrement l’activité minéralocorticoïde.
Elle multiplie par 4,5 l’activité anti-inflammatoire tout en modifiant peu l’activité minéralocorticoïde.
Elle augmente l’activité anti-inflammatoire et annule l’activité minéralocorticoïde associée à la position 9.

Elle augmente fortement l’activité anti-inflammatoire et peut accroître l’activité minéralocorticoïde jusqu’à 300 fois.

Explication

Un fluor en position 9 multiplie l’activité anti-inflammatoire par 10 à 20 et peut augmenter fortement l’activité minéralocorticoïde, jusqu’à 300 fois. L’annulation de cet effet minéralocorticoïde est liée à un substituant en position 16, et non au fluor lui-même.

12. Pourquoi ajoute-t-on un substituant en position 16 à un glucocorticoïde fluoré en position 9 ?

Pour renforcer l’activité anti-inflammatoire et neutraliser l’activité minéralocorticoïde induite par le fluor.
Pour multiplier par 4,5 l’activité anti-inflammatoire en conservant une action minéralocorticoïde similaire.
Pour améliorer l’hydrosolubilité du composé et faciliter sa formulation injectable.
Pour augmenter la pénétration cutanéomuqueuse et accroître la liposolubilité du composé.

Pour renforcer l’activité anti-inflammatoire et neutraliser l’activité minéralocorticoïde induite par le fluor.

Explication

Un substituant en position 16 augmente l’activité anti-inflammatoire d’un facteur de 10 à 20 et diminue l’activité minéralocorticoïde, jusqu’à annuler celle due au fluor en position 9. L’acétonide concerne plutôt les positions 16-17 et la pénétration cutanéomuqueuse, tandis que le monophosphate améliore l’hydrosolubilité.

13. Quel est l’effet caractéristique d’un acétonide en positions 16-17, comme dans l’acétonide de triamcinolone ?

Il augmente l’hydrosolubilité et facilite l’injection en solution aqueuse.
Il prolonge la libération par estérification en position 21 avec un acide gras lourd.
Il réduit la pénétration cutanée afin de privilégier une action systémique.
Il augmente la pénétration cutanéomuqueuse et la liposolubilité.

Il augmente la pénétration cutanéomuqueuse et la liposolubilité.

Explication

L’acétonide en positions 16-17 accroît la liposolubilité et la pénétration cutanéomuqueuse, comme dans l’acétonide de triamcinolone commercialisé sous le nom de Kenalcol. L’augmentation de l’hydrosolubilité est associée au monophosphate en position 21.

14. Comment obtient-on une forme de corticoïde à libération prolongée ?

Par substitution en position 9 par un fluor afin d’augmenter l’activité anti-inflammatoire du composé.
Par introduction d’un monophosphate en position 21 afin d’obtenir une solution aqueuse rapidement disponible.
Par estérification en position 21 avec un acide gras lourd ou par suspension de microcristaux d’esters insolubles dans l’eau.
Par ajout d’un acétonide en positions 16-17 afin d’augmenter la liposolubilité et la pénétration cutanée.

Par estérification en position 21 avec un acide gras lourd ou par suspension de microcristaux d’esters insolubles dans l’eau.

Explication

Les formes à libération prolongée reposent sur une estérification en position 21 par des acides gras lourds ou sur une suspension aqueuse de microcristaux d’esters insolubles. Le monophosphate améliore plutôt l’hydrosolubilité, tandis que l’acétonide modifie principalement la liposolubilité et la pénétration.

15. Lequel de ces médicaments appartient à la liste des principaux glucocorticoïdes généraux ?

La méthylprednisolone
Le lotéprednol
Le clobétasol
Le tixocortol

La méthylprednisolone

Explication

La méthylprednisolone fait partie des principaux glucocorticoïdes généraux, avec notamment l’hydrocortisone, la prednisone et la dexaméthasone. Le clobétasol est un dermocorticoïde, tandis que le lotéprednol et le tixocortol sont utilisés dans des traitements locaux.

16. Lequel de ces médicaments fait partie des corticoïdes inhalés destinés principalement aux voies respiratoires ?

La fluocortolone
Le désonide
Le budésonide
Le clobétasol

Le budésonide

Explication

Le budésonide appartient aux corticoïdes inhalés, qui ciblent principalement les voies respiratoires. La fluocortolone, le clobétasol et le désonide figurent parmi les dermocorticoïdes appliqués sur la peau.

17. Quel médicament appartient à la famille des dermocorticoïdes ?

Le clobétasol
Le ciclésonide
Le lotéprednol
Le tixocortol

Le clobétasol

Explication

Le clobétasol est un dermocorticoïde destiné à l’application cutanée. Le ciclésonide et le tixocortol sont des corticoïdes inhalés, tandis que le lotéprednol appartient aux corticoïdes ophtalmiques ou auriculaires.

18. Quel ensemble décrit le mieux les principaux effets pharmacologiques des corticoïdes ?

Des effets anti-inflammatoires, immunosuppresseurs, antiallergiques et métaboliques
Des effets antibactériens, diurétiques, anesthésiques et hypolipémiants
Des effets pro-inflammatoires, immunostimulants, antiallergiques et sédatifs
Des effets anticoagulants, antiviraux, antalgiques et bronchodilatateurs

Des effets anti-inflammatoires, immunosuppresseurs, antiallergiques et métaboliques

Explication

Les corticoïdes exercent principalement des effets anti-inflammatoires, immunosuppresseurs, antiallergiques et métaboliques, avec une action possible sur la muqueuse gastrique et le système nerveux central. Les effets anticoagulants et antibactériens ne font pas partie de leurs effets principaux.

19. Quel effet indésirable peut résulter d’un traitement par corticoïdes ?

Une diminution durable de la glycémie associée à une densification osseuse
Une élimination accrue du sodium associée à une rétention potassique
Une protection de la muqueuse gastrique associée à une réduction des infections
Une rétention hydrosodée associée à une fuite potassique

Une rétention hydrosodée associée à une fuite potassique

Explication

Les corticoïdes peuvent provoquer une rétention hydrosodée et une fuite potassique, parmi plusieurs effets indésirables métaboliques et systémiques. La diminution de la glycémie, la densification osseuse et la protection gastrique vont à l’encontre des effets indésirables décrits.

20. Dans quelle situation la voie générale des corticoïdes est-elle particulièrement indiquée ?

Lorsqu’une dermatite localisée nécessite un traitement ciblé
Lorsqu’une inflammation reste limitée à une articulation
Lorsqu’une urgence met en jeu le pronostic vital
Lorsqu’une irritation muqueuse ne dépasse pas une petite zone

Lorsqu’une urgence met en jeu le pronostic vital

Explication

La voie générale est utilisée en hormonothérapie substitutive, dans les urgences engageant le pronostic vital et pour des effets anti-inflammatoires, antiallergiques ou immunosuppresseurs étendus. Les atteintes limitées de la peau, des muqueuses ou des articulations relèvent plutôt de la voie locale.

21. Quel traitement correspond à une indication de la voie locale des corticoïdes ?

Une affection inflammatoire limitée à la peau
Une insuffisance hormonale nécessitant une substitution générale
Une urgence allergique engageant le pronostic vital
Une maladie inflammatoire nécessitant une immunosuppression systémique

Une affection inflammatoire limitée à la peau

Explication

La voie locale convient aux affections inflammatoires ou allergiques limitées de la peau, des muqueuses ou des articulations. Une urgence vitale, une hormonothérapie substitutive ou une immunosuppression systémique nécessitent une approche générale.

22. Quelle dose de dexaméthasone possède une activité anti-inflammatoire équivalente à 35 mg de cortisone ?

5 mg
30 mg
8 mg
1 mg

1 mg

Explication

L’équivalence anti-inflammatoire indique que 1 mg de dexaméthasone correspond à 35 mg de cortisone. La dose de 5 mg correspond notamment à la triamcinolone ou à la méthylprednisolone, tandis que 30 mg correspond à l’hydrocortisone.

23. Quelle dose de prednisone correspond approximativement à 5 mg de méthylprednisolone pour l’activité anti-inflammatoire ?

35 mg
8 mg
5 mg
1 mg

8 mg

Explication

La prednisone et la prednisolone sont équivalentes à 8 mg, tandis que la méthylprednisolone est équivalente à 5 mg dans le tableau d’activité anti-inflammatoire. Les autres doses proposées correspondent à d’autres molécules du tableau.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 44 flashcards sur Corticostéroïdes.

Qu'est-ce que les corticostéroïdes ?

Des hormones produites par la zone corticale des glandes surrénales.

De quel noyau dérivent les corticostéroïdes ?

Du noyau pregnane.

Quels types de corticostéroïdes existent ?

Les minéralocorticoïdes et les glucocorticoïdes.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Corticostéroïdes.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM