QCM : Pharmacologie cardiovasculaire et thérapeutique (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez une personne traitée pour hypertension, quel effet des diurétiques contribue à faire baisser la pression artérielle ?

Le blocage des récepteurs bêta s’accompagne d’une déplétion sodée.
La rétention rénale d’eau s’accompagne d’une déplétion sodée.
L’élimination rénale d’eau s’accompagne d’une déplétion sodée.
L’élimination rénale d’eau s’accompagne d’une augmentation du sodium.

L’élimination rénale d’eau s’accompagne d’une déplétion sodée.

Explication

Les diurétiques favorisent l’élimination d’eau dans les urines et abaissent la pression artérielle par déplétion sodée. La rétention d’eau inverse le mécanisme, l’augmentation du sodium contredit la déplétion, et le blocage bêta relève d’une autre classe.

2. Quels sont les trois types de diurétiques distingués en pharmacologie ?

Diurétiques de l’anse, thiazidiques et apparentés, inhibiteurs de l’enzyme de conversion
Diurétiques de l’anse, thiazidiques et apparentés, bêtabloquants
Diurétiques de l’anse, inhibiteurs calciques, épargneurs de potassium
Diurétiques de l’anse, thiazidiques et apparentés, épargneurs de potassium

Diurétiques de l’anse, thiazidiques et apparentés, épargneurs de potassium

Explication

Les trois types sont les diurétiques de l’anse, les thiazidiques et apparentés, et les épargneurs de potassium. Les inhibiteurs calciques, les bêtabloquants et les IEC sont des classes distinctes d’antihypertenseurs, pas des types de diurétiques.

3. Lors du suivi d’une personne sous diurétiques, quel ensemble réunit les éléments de surveillance indiqués ?

Poids, tension, douleur, rythme cardiaque, glycémie et créatininémie
Poids, tension, diurèse, ionogramme, kaliémie seule et créatininémie
Poids, tension, diurèse, fréquence respiratoire, glycémie et œdèmes
Poids, tension, diurèse, ionogramme, glycémie, créatininémie et œdèmes

Poids, tension, diurèse, ionogramme, glycémie, créatininémie et œdèmes

Explication

La surveillance comprend le poids, la tension artérielle, la diurèse, l’ionogramme sanguin, la glycémie, la créatininémie et la disparition des œdèmes. La fréquence respiratoire, la kaliémie seule ou la douleur et le rythme cardiaque ne remplacent pas cet ensemble.

4. Une personne souhaite agir sur ses facteurs de risque d’hypertension. Quel ensemble ne contient que des facteurs modifiables ?

Tabac, alcool, diabète et alimentation déséquilibrée
Antécédents familiaux, diabète, sédentarité et surpoids
Tabac, alcool, âge et alimentation déséquilibrée
Sexe, maladie rénale chronique, hypercholestérolémie et alcool

Tabac, alcool, diabète et alimentation déséquilibrée

Explication

Le tabac, l’alcool, le diabète et une alimentation déséquilibrée sont des facteurs modifiables. L’âge, le sexe, la maladie rénale chronique et les antécédents familiaux sont classés parmi les facteurs non modifiables.

5. Une personne hypertendue présente une atteinte de la rétine. Parmi les complications associées à l’hypertension, lesquelles sont du même groupe ?

Tabagisme, infarctus du myocarde et insuffisance rénale
Accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et insuffisance rénale
Accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et hyperglycémie
Accident vasculaire cérébral, bronchospasme et insuffisance rénale

Accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et insuffisance rénale

Explication

Les complications de l’hypertension comprennent l’accident vasculaire cérébral, l’infarctus du myocarde, l’insuffisance rénale et la rétinopathie. Le tabagisme est un facteur de risque, le bronchospasme un effet indésirable possible des bêtabloquants, et l’hyperglycémie figure parmi les effets indésirables des diurétiques.

6. Une mesure de pression artérielle est de 126 mmHg en systolique et de 82 mmHg en diastolique. Comment se situe-t-elle par rapport aux valeurs normales citées ?

La diastolique est normale, mais la systolique dépasse la plage citée.
Les deux valeurs se trouvent dans les plages normales citées.
Les deux valeurs sont au-dessus des plages normales citées.
La systolique est normale, mais la diastolique est sous la plage citée.

Les deux valeurs se trouvent dans les plages normales citées.

Explication

La plage normale citée est de 120 à 129 mmHg pour la systolique et de 80 à 84 mmHg pour la diastolique; 126 et 82 s’y trouvent. Inverser les plages ou placer la systolique au-dessus de 129 ne correspond pas aux valeurs données.

7. Un patient souffre d’hypertension, d’insuffisance cardiaque chronique et de troubles du rythme. Quelle classe agit par blocage des récepteurs bêta-1 et bêta-2 et correspond aux indications citées ?

Les diurétiques
Les bêtabloquants
Les inhibiteurs calciques
Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion

Les bêtabloquants

Explication

Les bêtabloquants bloquent les récepteurs bêta-1 et bêta-2 et sont indiqués dans l’hypertension, l’insuffisance cardiaque chronique et les troubles du rythme. Les IEC, les inhibiteurs calciques et les diurétiques sont d’autres classes d’antihypertenseurs, avec des mécanismes distincts.

8. Une intervention est prévue dans 36 heures. Une consultation pré-anesthésique écrite, versée au dossier et réalisée deux mois auparavant est disponible. Quelle démarche respecte encore les exigences préopératoires ?

Réaliser la visite pré-anesthésique dans les 24 heures précédant l’anesthésie
Considérer la consultation comme suffisante puisque sa validité peut atteindre trois mois
Refaire la consultation pré-anesthésique au moins 48 heures avant l’intervention
Réaliser la visite pré-anesthésique au moins 48 heures avant l’intervention

Réaliser la visite pré-anesthésique dans les 24 heures précédant l’anesthésie

Explication

La consultation pré-anesthésique reste valable de un à trois mois, mais ne remplace pas la visite, qui doit avoir lieu dans les 24 heures précédant l’anesthésie. Refaire la consultation confond validité et délai minimal, la considérer suffisante omet la visite, et le délai de 48 heures concerne la consultation.

9. Lors de la visite pré-anesthésique, quel point l’équipe doit-elle vérifier en priorité ?

L’absence de nouvel élément depuis la consultation et les derniers examens, dont le bilan, le groupe sanguin avec RAI et l’ECG
La présence d’un jeûne préopératoire et l’absence de risque de régurgitation
La validité de la consultation et le respect du délai d’au moins 48 heures avant l’intervention
La réalisation d’une consultation écrite et son intégration au dossier médical

L’absence de nouvel élément depuis la consultation et les derniers examens, dont le bilan, le groupe sanguin avec RAI et l’ECG

Explication

La visite, effectuée dans les 24 heures précédant l’anesthésie, recherche tout nouvel élément et vérifie les examens récents, notamment le bilan, le groupe sanguin avec RAI et l’ECG. La consultation écrite et son délai relèvent de la consultation, tandis que le jeûne concerne une autre exigence préopératoire.

10. Au cours d’une anesthésie générale, après l’induction et avant le réveil, quelle phase l’équipe conduit-elle ?

L’induction
L’entretien
Le réveil
La visite pré-anesthésique

L’entretien

Explication

L’anesthésie générale comporte trois phases successives : induction, entretien et réveil ; après l’induction vient donc l’entretien. Le réveil est la phase finale, tandis que l’induction précède l’entretien et la visite est une étape préopératoire.

11. Lors d’une anesthésie loco-régionale, deux techniques sont envisagées : l’une injecte l’anesthésique local dans l’espace sous-arachnoïdien, l’autre dans l’espace péridural. Quelle identification est correcte ?

Rachianesthésie près d’un plexus nerveux, péridurale dans l’espace péridural
Rachianesthésie et péridurale dans l’espace sous-arachnoïdien
Rachianesthésie dans l’espace péridural, péridurale dans l’espace sous-arachnoïdien
Rachianesthésie dans l’espace sous-arachnoïdien, péridurale dans l’espace péridural

Rachianesthésie dans l’espace sous-arachnoïdien, péridurale dans l’espace péridural

Explication

La distinction repose sur le lieu d’injection : sous-arachnoïdien pour la rachianesthésie et péridural pour la péridurale. L’inversion des espaces mélange les deux techniques, l’injection près d’un plexus correspond à un bloc plexique, et l’espace sous-arachnoïdien ne caractérise pas les deux.

12. Quel ensemble de propriétés caractérise les AINS utilisés pour combattre l’inflammation ?

Anti-inflammatoires, antiagrégants plaquettaires et antalgiques de palier II
Anti-inflammatoires, anticoagulants et antipyrétiques
Anti-inflammatoires, antalgiques de palier II et antipyrétiques
Anti-inflammatoires, antalgiques de palier I et antipyrétiques

Anti-inflammatoires, antalgiques de palier I et antipyrétiques

Explication

Les AINS combattent l’inflammation et possèdent notamment des propriétés antalgiques de palier I et antipyrétiques. L’effet antiagrégant est associé à l’aspirine à faible dose, le palier II est une confusion sur leur niveau antalgique, et l’effet anticoagulant ne fait pas partie des propriétés énoncées.

13. Un patient ayant un antécédent d’ulcère gastroduodénal demande un AINS pour une douleur inflammatoire. Quelle décision tient compte d’une contre-indication citée ?

Prescrire l’AINS en surveillant la tension artérielle
Prescrire l’AINS au cours des repas pour lever la contre-indication
Éviter l’AINS uniquement si une insuffisance rénale fonctionnelle est déjà présente
Éviter l’AINS en raison de l’antécédent d’ulcère gastroduodénal

Éviter l’AINS en raison de l’antécédent d’ulcère gastroduodénal

Explication

Les antécédents d’ulcère gastroduodénal figurent parmi les contre-indications des AINS, indépendamment de la demande pour une douleur inflammatoire. La surveillance tensionnelle concerne un risque associé, l’insuffisance rénale fonctionnelle est un effet indésirable cité, et la prise avec les repas ne supprime pas une contre-indication.

14. Après le début d’un traitement par AINS, quel ensemble d’effets indésirables doit être pris en compte lors de la surveillance ?

Douleurs inflammatoires, fièvre, arthrose douloureuse et bronchospasme
Hyperglycémie, troubles digestifs, hypertension artérielle et bronchospasme
Ulcères gastriques, insuffisance rénale fonctionnelle, hypotension et bradycardie
Ulcères gastriques, insuffisance rénale fonctionnelle, hypertension artérielle et bronchospasme

Ulcères gastriques, insuffisance rénale fonctionnelle, hypertension artérielle et bronchospasme

Explication

Les principaux effets indésirables cités des AINS comprennent les ulcères gastriques, l’insuffisance rénale fonctionnelle, l’hypertension artérielle et le bronchospasme. Les douleurs, la fièvre et l’arthrose douloureuse sont des situations de prescription, l’hyperglycémie est associée aux anti-inflammatoires stéroïdiens, et hypotension et bradycardie ne correspondent pas à la liste donnée.

15. Quelles propriétés caractérisent les anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) ?

Des propriétés anti-allergiques, antipyrétiques et bronchodilatatrices
Des propriétés anti-inflammatoires, anticoagulantes et antibiotiques
Des propriétés anti-inflammatoires, anti-allergiques et immunosuppressives
Des propriétés antalgiques, anticoagulantes et immunostimulantes

Des propriétés anti-inflammatoires, anti-allergiques et immunosuppressives

Explication

Les AIS associent des actions anti-inflammatoire, anti-allergique et immunosuppressive. L’anticoagulation et l’action antibiotique ne font pas partie des propriétés indiquées pour cette classe.

16. Une personne prend un AIS par voie orale au long cours. Quel conseil respecte les modalités de prise et d’arrêt du traitement ?

Prendre la dose le matin à jeun et diminuer soi-même le traitement progressivement
Prendre la dose le soir pendant le repas et arrêter dès la disparition des symptômes
Prendre la dose quotidienne le matin pendant le repas et ne pas arrêter brutalement
Répartir la dose entre matin et soir et interrompre le traitement si l’état s’améliore

Prendre la dose quotidienne le matin pendant le repas et ne pas arrêter brutalement

Explication

La prise orale est préférablement unique, le matin au cours du repas, et l’arrêt brutal doit être évité. Une prise le soir, l’interruption à l’amélioration ou une modification autonome du traitement ne respecte pas ces consignes.

17. Quel ensemble d’effets indésirables doit être pris en compte chez une personne traitée par AIS ?

Hypoglycémie, risque d’insuffisance corticosurrénalienne aiguë et ostéoporose
Hyperglycémie, risque d’insuffisance corticosurrénalienne aiguë et ostéoporose
Hyperglycémie, risque d’insuffisance hépatique aiguë et ostéomalacie
Hyperglycémie, risque d’insuffisance rénale aiguë et arthrose

Hyperglycémie, risque d’insuffisance corticosurrénalienne aiguë et ostéoporose

Explication

Les effets indésirables mentionnés comprennent l’hyperglycémie, le risque d’insuffisance corticosurrénalienne aiguë et l’ostéoporose. L’hypoglycémie, l’insuffisance rénale aiguë et l’arthrose correspondent à des confusions avec d’autres notions.

18. Comment caractériser les catécholamines ?

Des substances sympathomimétiques naturelles ou de synthèse agissant sur des récepteurs spécifiques, avec un rôle de neurotransmetteur et des classes alpha et delta
Des substances sympathomimétiques naturelles ou de synthèse agissant sur des récepteurs spécifiques, avec un rôle hormonal et des classes alpha et bêta
Des substances sympathomimétiques naturelles ou de synthèse agissant sur des récepteurs spécifiques, avec un rôle de neurotransmetteur et des classes alpha et bêta
Des substances parasympathomimétiques naturelles ou de synthèse agissant sur des récepteurs spécifiques, avec un rôle de neurotransmetteur et des classes alpha et bêta

Des substances sympathomimétiques naturelles ou de synthèse agissant sur des récepteurs spécifiques, avec un rôle de neurotransmetteur et des classes alpha et bêta

Explication

Les catécholamines sont sympathomimétiques, activent des récepteurs spécifiques, jouent un rôle de neurotransmetteur et sont classées en alpha et bêta. La confusion avec le parasympathique, un rôle seulement hormonal ou une classe delta modifie cette caractérisation.

19. Un patient reçoit une catécholamine dont la demi-vie est de quelques minutes. Quelle organisation de surveillance convient ?

Surveillance hémodynamique rapprochée, objectifs tensionnels définis et monitorage ponctuel
Surveillance hémodynamique rapprochée, objectifs tensionnels définis et monitorage permanent
Surveillance hémodynamique rapprochée, objectifs glycémiques définis et monitorage permanent
Surveillance hémodynamique espacée, objectifs tensionnels définis et monitorage permanent

Surveillance hémodynamique rapprochée, objectifs tensionnels définis et monitorage permanent

Explication

La demi-vie de quelques minutes justifie une surveillance hémodynamique rapprochée, des objectifs tensionnels définis et un monitorage permanent. Des contrôles espacés ou ponctuels ne répondent pas à cette exigence, et les objectifs indiqués sont tensionnels.

20. Lors de la surveillance d’un patient sous catécholamine, quel ensemble de paramètres faut-il suivre ?

Tension artérielle, température, ECG, cyanose, glycémie et fonction rénale
Tension artérielle, fréquence cardiaque, ECG, cyanose, poids et fonction rénale
Tension artérielle, fréquence cardiaque, ECG, cyanose, glycémie et fonction rénale
Tension artérielle, fréquence cardiaque, diurèse, cyanose, glycémie et fonction rénale

Tension artérielle, fréquence cardiaque, ECG, cyanose, glycémie et fonction rénale

Explication

La surveillance comprend la tension artérielle, la fréquence cardiaque, l’ECG, les signes de cyanose, la glycémie et la fonction rénale. La température, la diurèse seule ou le poids ne remplacent pas les paramètres de cette liste.

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Comment les diurétiques abaissent-ils la pression artérielle ?

Par déplétion sodée.

Quels sont les trois types de diurétiques ?

Les diurétiques de l’anse, les thiazidiques et apparentés, et les épargneurs de potassium.

Quel paramètre corporel faut-il surveiller sous diurétiques ?

Le poids.

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