QCM : Violences conjugales et accompagnement (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la violence à l’égard des femmes dans la Convention d’Istanbul ?

Une violation des droits humains comprenant des actes fondés sur le genre et leurs menaces, lorsqu’ils se produisent dans la vie privée.
Une atteinte aux droits humains limitée aux actes fondés sur le genre qui causent des dommages physiques ou sexuels, dans la vie publique comme privée.
Une violation des droits humains et une discrimination incluant des actes fondés sur le genre pouvant causer des dommages physiques, sexuels, psychologiques ou économiques, leurs menaces, la contrainte ou une privation arbitraire de liberté, dans la vie publique ou privée.
Une discrimination liée au genre incluant des dommages physiques, sexuels, psychologiques ou économiques, mais excluant les menaces et les privations de liberté.

Une violation des droits humains et une discrimination incluant des actes fondés sur le genre pouvant causer des dommages physiques, sexuels, psychologiques ou économiques, leurs menaces, la contrainte ou une privation arbitraire de liberté, dans la vie publique ou privée.

Explication

La définition couvre les dommages physiques, sexuels, psychologiques ou économiques, mais aussi les menaces, la contrainte et la privation arbitraire de liberté, dans les espaces publics comme privés. La réduction aux seuls dommages physiques, l’exclusion des menaces et la restriction à la vie privée omettent des éléments de cette définition.

2. Un enfant assiste à des violences entre adultes de sa famille sans être directement frappé. Comment la Convention d’Istanbul le considère-t-elle ?

Comme une victime seulement si les violences lui causent une blessure physique.
Comme une personne concernée uniquement si elle est adulte.
Comme un témoin, mais pas comme une victime de violence domestique.
Comme une victime de la violence domestique, même en tant que témoin.

Comme une victime de la violence domestique, même en tant que témoin.

Explication

La Convention reconnaît les enfants comme victimes de violence domestique, y compris lorsqu’ils sont témoins de violences familiales. L’exigence d’une atteinte directe ou physique méconnaît cette reconnaissance, tout comme la restriction de la notion aux adultes.

3. En 2024, quel chiffre correspond aux femmes déclarant avoir subi des violences à caractère sexuel ?

1 371 000 femmes, soit une femme toutes les 23 secondes.
46 % des viols enregistrés au sein du couple.
277 000 femmes, soit une femme toutes les deux minutes.
1 740 346 victimes, dont 86 % de femmes.

1 371 000 femmes, soit une femme toutes les 23 secondes.

Explication

En 2024, 1 371 000 femmes déclaraient avoir subi des violences à caractère sexuel, ce qui correspond à une femme toutes les 23 secondes. Le chiffre de 277 000 concerne les viols ou agressions sexuelles, tandis que 1 740 346 est un cumul de victimes de violences conjugales depuis 2016.

4. Parmi les viols sur majeurs enregistrés, quelle combinaison décrit la part survenue au sein du couple et la part des victimes ayant déposé plainte ?

46 % au sein du couple et 13 % de plaintes.
7 % au sein du couple et 46 % de plaintes.
46 % au sein du couple et 7 % de plaintes.
86 % au sein du couple et 7 % de plaintes.

46 % au sein du couple et 7 % de plaintes.

Explication

Les données indiquent que 46 % des viols sur majeurs enregistrés ont eu lieu au sein du couple, tandis que 7 % des victimes ont déposé plainte. Le taux de 86 % concerne la proportion de femmes parmi les victimes recensées de violences conjugales depuis 2016, et non les viols conjugaux.

5. Qu’est-ce qui distingue un conflit conjugal des violences conjugales ?

Dans un conflit, une personne impose ses décisions par la peur, tandis que les violences correspondent à un désaccord ponctuel entre égaux.
Dans un conflit, les partenaires alternent des phases de tension et d’accalmie, tandis que les violences relèvent d’une dispute isolée.
Dans un conflit, les points de vue s’opposent entre personnes égales et autonomes, tandis que les violences impliquent domination et prise de pouvoir.
Dans un conflit, une personne perd son autonomie sous l’effet de l’emprise, tandis que les violences reposent sur des intérêts divergents.

Dans un conflit, les points de vue s’opposent entre personnes égales et autonomes, tandis que les violences impliquent domination et prise de pouvoir.

Explication

Un conflit conjugal oppose deux points de vue dans un rapport d’égalité où chacun conserve son autonomie ; les violences se caractérisent par la domination et la prise de pouvoir de l’agresseur. La confusion entre conflit et violences vient notamment de l’idée erronée que la domination serait une simple divergence d’intérêts.

6. Lorsqu’une victime hésite à se séparer puis retourne au domicile conjugal, à quoi le cours attribue-t-il ce comportement ?

À une volonté de reprendre le contrôle sur l’agresseur
À une preuve que les violences ont cessé
À une absence de conséquences psychotraumatiques
Aux effets de l’emprise exercée par l’agresseur

Aux effets de l’emprise exercée par l’agresseur

Explication

L’emprise peut entraîner des hésitations et des retours au domicile, même après des projets ou tentatives de séparation. Interpréter ce retour comme la preuve que les violences ont cessé méconnaît les effets de l’emprise.

7. Quel est le rôle du questionnement systématique sur les violences lors de l’intervention de l’IDE ?

Déterminer immédiatement si la victime doit quitter son domicile et porter plainte
Ouvrir un espace de parole que la victime pourra utiliser lorsqu’elle se sentira prête
Établir un portrait type de la victime à partir de son comportement et de son couple
Confirmer les violences en recherchant d’abord des traces physiques visibles

Ouvrir un espace de parole que la victime pourra utiliser lorsqu’elle se sentira prête

Explication

Le questionnement systématique permet d’aborder les violences quel que soit le lieu d’intervention et d’offrir à la victime un espace de parole. La recherche de traces physiques peut aider au repérage, mais elle ne constitue pas l’objectif de ce questionnement.

8. Lorsqu’un professionnel intervient auprès d’une victime de violences, quel enchaînement décrit le mieux le cheminement visé par son intervention ?

Recueillir une plainte, confronter l’agresseur et déterminer les sanctions pénales
Évaluer les blessures, convaincre la victime de partir et organiser son hébergement
Établir la responsabilité de la victime, puis négocier une médiation avec l’agresseur
Reconnaître les violences, comprendre qu’elle n’est pas seule et repérer les soutiens disponibles

Reconnaître les violences, comprendre qu’elle n’est pas seule et repérer les soutiens disponibles

Explication

L’intervention vise à aider la victime à reconnaître les violences, à se dégager de l’emprise et à identifier les professionnels et associations qui peuvent l’accompagner. Convaincre la victime de partir et organiser son hébergement ne résume pas les objectifs indiqués et ne respecte pas nécessairement son cheminement.

9. Quelle différence distingue la prise en charge IDE en situation de danger de celle menée lorsque l’urgence n’est pas signalée ?

En cas de danger, l’IDE oriente vers les associations sans évaluer les risques ; hors urgence, il privilégie une réponse judiciaire immédiate.
En cas de danger, l’IDE attend l’accord de la victime avant d’agir ; hors urgence, il choisit les mesures à sa place.
En cas de danger, l’IDE mène une écoute active sans proposer de mesure ; hors urgence, il impose une mise en sécurité.
En cas de danger, l’IDE alerte la victime et propose des mesures adaptées à l’urgence ; hors urgence, il respecte son rythme et son adhésion.

En cas de danger, l’IDE alerte la victime et propose des mesures adaptées à l’urgence ; hors urgence, il respecte son rythme et son adhésion.

Explication

La prise en charge associe le respect de l’adhésion et du cheminement de la victime à une réponse adaptée lorsqu’un danger est présent. L’idée d’attendre l’accord avant toute alerte en situation de danger méconnaît la consigne d’alerter la victime et de lui proposer des mesures urgentes.

10. Quelle origine historique la Convention d’Istanbul associe-t-elle aux violences faites aux femmes ?

Des rapports de force inégaux ayant favorisé leur domination et leur discrimination par les hommes
Des différences de revenus ayant limité leur accès aux emplois les mieux rémunérés
Des conflits familiaux ayant réduit leur participation à la vie publique et privée
Des divergences culturelles ayant empêché leur accès aux services de santé

Des rapports de force inégaux ayant favorisé leur domination et leur discrimination par les hommes

Explication

La Convention relie ces violences à des rapports de force historiquement inégaux qui ont conduit à la domination et à la discrimination des femmes. Les différences de revenus peuvent être une inégalité sociale, mais elles ne constituent pas l’origine historique décrite ici.

11. Pour contextualiser la hausse des violences conjugales enregistrées, comment le nombre relevé en 2024 se compare-t-il à celui de 2016 ?

Il était inférieur de 119 % à celui de 2016.
Il avait augmenté de 86 % par rapport à celui de 2016.
Il était supérieur de 119 % à celui de 2016.
Il avait doublé, soit une hausse de 100 % par rapport à 2016.

Il était supérieur de 119 % à celui de 2016.

Explication

En 2024, les violences au sein du couple enregistrées étaient supérieures de 119 % au niveau de 2016. La hausse de 86 % concerne la proportion de femmes parmi les victimes recensées depuis 2016, et non l’évolution du nombre annuel de violences enregistrées.

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Comment la Convention d’Istanbul définit-elle la violence à l’égard des femmes ?

Une violation des droits humains et une discrimination comprenant les actes fondés sur le genre susceptibles d’entraîner des dommages, leurs menaces, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, dans la vie publique ou privée.

Selon le ministère de l’Intérieur en 2024, combien de femmes déclaraient des violences à caractère sexuel ?

1 371 000 femmes.

Selon le ministère de l’Intérieur en 2024, combien de femmes déclaraient des viols ou agressions sexuelles ?

277 000 femmes.

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