📌 Les cancers liquides concernent le sang et la moelle osseuse, tandis que les cancers solides correspondent à des masses tissulaires classées selon leur type cellulaire.
Le cycle cellulaire comprend quatre phases, G1, S, G2 et M, ainsi qu’une phase hors cycle appelée G0.
La phase G1 permet la croissance et l’accumulation d’énergie, la phase S assure la réplication de l’ADN, la phase G2 poursuit la croissance et vérifie la préparation à la mitose, puis la phase M sépare les chromosomes et aboutit à deux cellules filles.
G1 prépare, S copie, G2 contrôle, M sépare
★ À maîtriser
📌 La résistance intrinsèque est présente dès les premières séances, tandis que la résistance acquise apparaît progressivement après une efficacité initiale et se traduit par une progression de la maladie.
Compléments
Toxicité → récupération entre cures → protocole espacé
📌 Les anticancéreux sont généralement inactifs sur les cellules en phase G0, ce qui justifie le recrutement visant à augmenter la proportion de cellules dans le cycle cellulaire avant certains traitements.
ADN contre fuseau : copier l’information ou séparer les chromosomes
★ À maîtriser
📌 La chimiothérapie agit sur les cellules cancéreuses et non cancéreuses, surtout celles qui se renouvellent rapidement, ce qui explique la fréquence de ses effets indésirables.
Les nausées et vomissements liés aux cytotoxiques peuvent être aigus pendant les 24 premières heures, retardés après la 24e heure ou anticipés avant la séance par un mécanisme psychogène.
La fièvre au cours d’une chimiothérapie peut indiquer une neutropénie et doit être prise au sérieux en raison du risque infectieux.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Les antiestrogènes empêchent les œstrogènes de se fixer à leur récepteur, tandis que les inhibiteurs de l’aromatase empêchent leur production à partir des androgènes.
📌 L’immunothérapie active comprend notamment les cytokines et les immunomodulateurs, tandis que l’immunothérapie passive utilise notamment des anticorps monoclonaux.
Compléments
Hormonothérapie bloque un signal ; immunothérapie réactive une défense
★ À maîtriser
📌 Le ciblage extracellulaire bloque un ligand, le domaine extracellulaire d’un récepteur ou reconnaît un antigène de surface, tandis que le ciblage intracellulaire bloque par une petite molécule un site kinase dépendant de l’ATP.
Les thérapies ciblées sont généralement moins myélotoxiques et provoquent très rarement une alopécie, mais elles peuvent altérer fortement la qualité de vie.
Les diarrhées liées aux thérapies ciblées concernent plus de 50 % des patients et peuvent parfois nécessiter l’arrêt du traitement.
Compléments
📌 Les inhibiteurs de kinase doivent être utilisés avec précaution chez l’insuffisant hépatique, tandis qu’une insuffisance rénale ou un âge avancé ne nécessitent pas de précaution particulière selon le cours.
Ciblage extracellulaire par anticorps, intracellulaire par inhibiteur kinase
Les nausées et vomissements anticipés surviennent avant la chimiothérapie, les formes aiguës pendant les 24 premières heures, les formes retardées après la 24e heure et les formes réfractaires malgré un traitement bien conduit.
Les nausées et vomissements anticipés sont liés à l’anxiété et peuvent être prévenus par une benzodiazépine administrée la veille et le matin de la chimiothérapie, notamment l’alprazolam à la dose de 0,25 à 0,5 mg.
Pour un risque hautement émétisant, la prophylaxie aiguë associe généralement dexaméthasone, aprépitant à 125 mg par jour et un sétron.
Pour un risque faiblement émétisant, la prophylaxie aiguë repose sur un seul agent choisi parmi le métoclopramide, un sétron ou un corticoïde, sans antiémétique systématique pour les vomissements retardés.
Anticipés, aigus, retardés, réfractaires
★ À maîtriser
📌 L’objectif principal des antiémétiques est d’éviter les nausées et vomissements pendant les cycles de chimiothérapie afin d’améliorer la qualité de vie et de prévenir l’anticipation des symptômes.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Pour les nausées et vomissements anticipés liés à l’anxiété, une benzodiazépine peut être administrée la veille ou le matin de la chimiothérapie.
📌 La prophylaxie des chimiothérapies modérément émétisantes associe un antagoniste NK1, un sétron et un corticoïde, tandis que celle des molécules faiblement émétisantes repose sur un antiémétique choisi par le médecin avec une corticothérapie, un antagoniste NK1 ou un sétron.
Compléments
Le granisétron est commercialisé notamment sous les spécialités Kytril et Sancuso patch, tandis que l’ondansétron est commercialisé sous les spécialités Zophren et Setofilm.
L’aprépitant est commercialisé sous le nom Emend et l’association nétupitant-palonosétron sous le nom Akynzeo.
Les effets indésirables de l’aprépitant comprennent:
Blocage des récepteurs → interruption du déclenchement du vomissement
★ À maîtriser
Le dexrazoxane, commercialisé sous Cardioxane et Savene, prévient la cardiotoxicité chronique cumulative des anthracyclines chez des patients atteints d’un cancer du sein.
Le mesna, commercialisé sous Uromitexan, est utilisé pour prévenir la toxicité urinaire.
📌 Les folinates diminuent la toxicité et contrecarrent l’action des antagonistes de l’acide folique tels que le méthotrexate et le 5-fluorouracile dans le cadre du sauvetage folinique.
Les inhibiteurs de la résorption osseuse, comme les acides ibandronique, clodronique et zolédronique, préviennent ou traitent les complications osseuses et les hypercalcémies malignes.
Les facteurs de croissance hématopoïétique, notamment le filgrastim, le pegfilgrastim, le lénograstim et le lipegfilgrastim, réduisent la durée de la neutropénie et l’incidence de la neutropénie fébrile après une chimiothérapie cytotoxique.
Compléments
La témoporfine, commercialisée sous Foscan, est indiquée dans le traitement palliatif des carcinomes épidermoïdes.
Les cancers hématologiques cités comprennent:
★ À maîtriser
📌 Le patient doit signaler son traitement aux autres prescripteurs et éviter toute automédication en raison des nombreuses interactions médicamenteuses.
Compléments
📌 En cas de somnolence importante liée à l’olanzapine, la posologie peut être diminuée à 5 mg par jour et le traitement peut être administré le soir.
J1 avant la cure, puis J2-J3 et J1-J4
★ À maîtriser
Les nausées et vomissements peuvent entraîner une anorexie, une dénutrition, des pertes hydroélectrolytiques et une insuffisance rénale aiguë fonctionnelle, altérant l’état général et la qualité de vie.
Les repas doivent être fractionnés en 6 à 8 collations par jour, pris lentement dans un environnement calme, et les aliments gras, épicés, frits ou fortement odorants doivent être évités.
Après un vomissement, il faut attendre au moins 1 heure avant de manger et se rincer la bouche à l’eau froide, sans utiliser de bains de bouche contenant de l’alcool.
L’hydratation doit être régulière, en petits volumes répartis dans la journée et de préférence en dehors des repas, tandis que les gros volumes peuvent avoir un effet émétisant.
Une perte de poids supérieure à 5 % du poids initial peut signaler une dénutrition et doit conduire à consulter un médecin.
En cas de vomissements sévères, l’ionogramme et la fonction rénale doivent être contrôlés, et l’aprépitant nécessite une surveillance renforcée de l’INR chez les patients traités par antivitamine K.
Le métoclopramide doit être administré en respectant un intervalle d’au moins 6 heures entre deux prises, ou 12 heures pour une forme à libération prolongée, même en cas de vomissement de la prise précédente.
Compléments
📌 Pour prévenir la constipation liée aux sétrons ou aux antagonistes NK1, il faut maintenir une activité physique adaptée, augmenter les fibres et l’hydratation, et privilégier un laxatif osmotique si aucun laxatif n’a été prescrit.
Nausées et vomissements → dénutrition, pertes hydroélectrolytiques et altération de la qualité de vie
| Type | Moment ou caractéristique | Prise en charge mentionnée |
|---|---|---|
| Anticipés | Avant la chimiothérapie, liés à l’anxiété | Benzodiazépine la veille et le matin |
| Aigus | Pendant les 24 premières heures | Prophylaxie adaptée au pouvoir émétisant |
| Retardés | Après la 24e heure | Aprépitant et/ou corticoïde selon le risque |
| Réfractaires | Malgré un traitement bien mené | Nécessitent une adaptation de la prise en charge |
| Classe | Médicament ou exemple | Indication principale |
|---|---|---|
| Chimioprotecteur | Dexrazoxane | Prévention de la cardiotoxicité des anthracyclines |
| Chimioprotecteur | Mesna | Prévention de la toxicité urinaire |
| Folinates | Acide folinique | Sauvetage folinique et réduction de la toxicité |
| Facteur de croissance | Filgrastim | Réduction de la neutropénie |
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Caractérisé par prolifération incontrôlée et échappement à l'apoptose
Quelles phases composent le cycle cellulaire ?
Le cycle cellulaire comprend G1, S, G2, M et la phase hors cycle G0.
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