★ À maîtriser
L’appareil respiratoire de l’oiseau comprend les narines, les fosses nasales, la cavité bucco-pharyngée, le larynx, la trachée, le syrinx, deux bronches extrapulmonaires, les poumons et neuf sacs aériens.
L’air est filtré dans les fosses nasales, réchauffé et humidifié dans la cavité bucco-pharyngée, puis les particules sont éliminées par le dispositif mucociliaire de la trachée.
Les poumons assurent l’alimentation en oxygène et l’élimination du dioxyde de carbone et de l’eau.
Compléments
Le syrinx est l’organe de la voix chez l’oiseau.
Les sacs aériens servent de réserve d’oxygène, participent à la régulation thermique, diminuent la densité corporelle et amortissent les chocs.
La cage thoracique aviaire est rigide, les vertèbres thoraciques et lombosacrées sont soudées, le sternum est hypertrophié, les côtes portent des apophyses uncinées et l’oiseau ne possède pas de diaphragme.
★ À maîtriser
📌 Les sacs aériens postérieurs comprennent les sacs abdominaux et thoraciques caudaux, tandis que les sacs antérieurs comprennent les sacs claviculaires, cervicaux et thoraciques craniaux.
Compléments
L’arbre respiratoire aviaire comprend :
Les sacs aériens sont très sensibles aux infections, et la barrière mucociliaire de la trachée et des bronches est très sensible à l’ammoniac et aux poussières.
Poumon à flux unidirectionnel, sacs aériens réservoirs
★ À maîtriser
📌 Les artères conduisent le sang oxygéné, sauf l’artère pulmonaire, et les veines conduisent le sang non oxygéné, sauf la veine pulmonaire.
📌 Le sang frais comprend du plasma et des globules rouges, des plaquettes et des globules blancs en suspension, tandis que le sang coagulé forme un caillot et du sérum.
Compléments
Le plasma est une solution aqueuse jaunâtre qui permet les échanges entre le sang et les tissus et contient notamment de l’eau, du glucose, des acides gras, des acides aminés, des vitamines, des sels minéraux, des hormones et du fibrinogène sécrété par le foie.
Les globules rouges transportent l’oxygène et participent à la régulation du pH sanguin.
Les leucocytes comprennent les granulocytes à 26 %, les monocytes à 8 % et les lymphocytes à 66 %.
Les plaquettes participent à la coagulation sanguine grâce à la thrombokinase.
Le sang remplit plusieurs fonctions :
★ À maîtriser
Les défenses non spécifiques comprennent :
Les lymphocytes B et T sont responsables des réactions immunitaires spécifiques et la mise en mémoire des antigènes permet une réactivité ultérieure plus rapide.
🔄 La réponse humorale suit cette chaîne :
Compléments
Les défenses mécaniques comprennent :
Le lysozyme, présent dans la salive, les larmes et le blanc d’œuf, est une protéine antiseptique, et l’acidité du tube digestif constitue une défense chimique.
La fièvre exerce une action microbiostatique mais peut provoquer fatigue, frissons et sueur.
La phagocytose entraîne une réaction inflammatoire caractérisée par une rougeur et une chaleur locales.
Les lymphocytes T exercent une action cytotoxique en détruisant la membrane des cellules cibles, tandis que les cellules NK sont des cellules tueuses et que les cytokines mobilisent et attirent les macrophages, les maintiennent sur place et activent la phagocytose.
B produisent des anticorps ; T détruisent les cellules cibles
★ À maîtriser
📌 Les organes lymphoïdes centraux assurent la production et la différenciation des lymphocytes, tandis que les organes périphériques hébergent les lymphocytes B et T, sont le lieu des réactions immunitaires et permettent la mise en mémoire.
📌 L’immunité passive repose sur les moyens de défense d’un autre individu ou sur des anticorps d’origine maternelle, tandis que l’immunité active repose sur les moyens de défense propres de l’organisme après infection ou vaccination.
Compléments
Les organes et tissus lymphoïdes périphériques comprennent :
Le thymus est un organe cervical bien développé seulement chez le jeune oiseau.
La bourse de Fabricius est une vésicule de 1 à 2 cm de diamètre située dorsalement au cloaque.
La glande de Harder est un minuscule organe proche du crâne, situé dans la cavité oculaire, qui protège les muqueuses.
L’immunité passive peut être naturelle, par l’intermédiaire de l’œuf, du colostrum ou du lait, ou artificielle, par injection de sérums.
L’immunité active peut être naturelle après une infection ou artificielle après une vaccination.
Production centrale → circulation → stimulation périphérique
★ À maîtriser
📌 La thermogenèse produit de la chaleur dans toutes les cellules et peut augmenter par frisson, avec une adaptation possible à plus long terme. Les oiseaux ne possèdent pas de graisse brune.
📌 La thermolyse s’effectue par chaleur sensible via la peau et le plumage, par chaleur latente via la respiration, ainsi que par les déjections et les œufs chez les reproductrices pondeuses.
Les échanges de chaleur entre l’animal et son environnement se font par conduction, convection et radiation.
L’hypothalamus constitue le centre de la thermorégulation.
Compléments
Dans la zone de neutralité thermique, les pertes de chaleur sont réparties entre 75 % de chaleur sensible, 20 % de chaleur latente et 5 % par les déjections.
Les transferts de chaleur aviaires se font surtout par convection, le sang jouant le rôle de convecteur interne.
Les facteurs de variation des pertes thermiques sont :
Les thermorécepteurs périphériques de la peau sont très sensibles aux variations de température et comprennent des récepteurs au chaud et au froid.
★ À maîtriser
La température interne du poussin est de 38 à 39 °C à l’éclosion et atteint 40,5 à 41,5 °C vers 3 semaines.
La zone de neutralité thermique du poussin est très étroite, entre 31 et 33 °C.
Chez le poulet de chair, les températures ambiantes conseillées diminuent par étapes : 31 à 33 °C de 0 à 3 jours, 32 à 30 °C de 3 à 7 jours, 30 à 28 °C de 7 à 14 jours, 28 à 26 °C de 14 à 21 jours, 26 à 23 °C de 21 à 28 jours, 23 à 20 °C de 28 à 35 jours et 20 à 18 °C après 35 jours.
Compléments
La zone de neutralité thermique du poulet diminue avec l’âge, avec les repères indiqués de 33 °C et 31 °C dans les premières semaines.
La zone de neutralité thermique de la dinde est indiquée par les repères de 34 °C et 33,5 °C au début de l’élevage.
Chez la dinde, les températures d’ambiance recommandées passent de 26 °C de 0 à 7 jours à 20–21 °C de 35 à 42 jours, puis à 17–19 °C après 42 jours.
Dans la zone de neutralité thermique, des échanges équilibrés favorisent l’utilisation de la ration, la croissance et l’état de santé.
La sensibilité thermique du poussin est renforcée par :
Une volaille adulte en difficulté face au froid se tasse, recherche les zones chaudes, ébouriffe son plumage et augmente sa consommation alimentaire.
Une volaille adulte en difficulté face à la chaleur accélère sa respiration, ouvre le bec, écarte les ailes, recherche les courants d’air et réduit sa consommation alimentaire.
★ À maîtriser
Lors d’une augmentation de la température, la fréquence respiratoire augmente et l’hyperventilation favorise l’évaporation d’eau, mais des échanges excessifs entraînent une exportation importante d’eau et de dioxyde de carbone, une alcalose respiratoire avec hypocapnie, puis des troubles métaboliques et une déshydratation.
Les conséquences possibles du coup de chaleur sont :
Compléments
Chez le poulet, le rythme respiratoire indiqué augmente de 30 cycles par minute à une température interne de 41 °C à 160 cycles par minute à 44 °C.
Chez le canard, le rythme respiratoire indiqué passe de 38 cycles par minute à 25 °C ambiants à 210 cycles par minute à 30 °C ambiants.
Le panting apparaît dès 26 °C lorsque l’hygrométrie atteint 70 %.
La fréquence respiratoire peut atteindre une limite de résistance de 200 inspirations par minute.
Chaleur → hyperventilation → pertes d’eau et de CO₂ → troubles
★ À maîtriser
Le préchauffage du bâtiment avant l’arrivée des poussins est nécessaire, car une température d’ambiance de 30 °C peut correspondre à une température vécue de seulement 24 °C si le sol, la litière et les parois sont froids.
Un préchauffage de 18 heures, avec une litière à 26 °C, est associé à 96 % de jabots pleins et 2 % de pattes froides trois heures après l’arrivée des poussins, contre 65 % et 90 % après 2 heures de chauffage avec une litière à 18 °C.
Compléments
Les conséquences pathologiques des pattes froides comprennent :
Pour le poulet de chair, une vitesse d’air de 0,10 à 0,30 m/s n’influence pas la TEV indiquée, tandis qu’entre 0,40 et 2 m/s la TEV diminue progressivement selon les valeurs du tableau.
Pour limiter la chaleur dans le bâtiment, le cours recommande des couleurs claires, une isolation, des entrées et sorties d’air dégagées, une litière sèche peu fermentescible et une réduction de chargement de 3 à 4 oiseaux par mètre carré.
Les aménagements possibles comprennent :
Pour accroître la résistance à la chaleur, l’élevage entre 15 et 35 jours à une température supérieure de 2 à 3 °C aux recommandations peut favoriser l’acclimatation, et un stress thermique à 4–5 jours est également présenté comme bénéfique selon des résultats récents.
Les mesures d’élevage recommandées comprennent :
Les moyens de favoriser les pertes de chaleur sont :
Les mesures relatives à l’abreuvement comprennent :
★ À maîtriser
Compléments
Lors d’un transport par temps froid, le vent et la convection peuvent refroidir les boîtes et provoquer chez les poussins fragilisation, pattes froides, ébouriffement, problèmes sanitaires, mortalité et risques d’étouffement.
Lors d’un transport par temps chaud, les poussins peuvent être à plat, bec ouvert, déshydratés, avoir le duvet humide et risquer l’étouffement.
Une hygrométrie insuffisante pendant le transport favorise la déshydratation, tandis qu’un excès humidifie le duvet, refroidit les poussins et augmente les risques respiratoires.
Une vitesse d’air insuffisante dans le camion favorise l’élévation de la température du poussin et un renouvellement d’air insuffisant, tandis qu’un excès favorise la déshydratation, le refroidissement et les pattes froides.
Le tableau des caisses d’abattoir distingue des zones de confort thermique, d’alerte et de danger selon la température et l’humidité relative.
Les recommandations de transport précisent un bâchage hydraulique lorsque la température extérieure est inférieure à 10 °C et indiquent une condition distincte lorsque celle-ci dépasse 10 °C.
Froid : refroidissement ; chaleur : déshydratation et étouffement
Immunité humorale et cellulaire
| Aspect | Humorale | Cellulaire |
|---|---|---|
| Cellules principales | Lymphocytes B | Lymphocytes T |
| Mécanisme | Production d’anticorps | Action cytotoxique |
| Effet indiqué | Neutralisation et phagocytose facilitée | Destruction de la membrane des cellules cibles |
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1. Lorsqu’on dresse la liste des principales structures de l’appareil respiratoire aviaire, quel ensemble comprend aussi les sacs aériens ?
2. Chez un oiseau, l’air inspiré traverse successivement les fosses nasales, la cavité bucco-pharyngée et la trachée : quelle succession de traitements y subit-il ?
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Quels éléments composent l’appareil respiratoire de l’oiseau ?
Les narines, les fosses nasales, la cavité bucco-pharyngée, le larynx, la trachée, le syrinx, deux bronches extrapulmonaires, les poumons et neuf sacs aériens.
Où l’air est-il filtré chez l’oiseau ?
Dans les fosses nasales.
Quel est le volume du poumon aviaire au cours de la ventilation ?
Il conserve un volume constant.
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