Fiche de révision : Physiologie aviaire et thermorégulation

Plan du Cours

  1. Anatomie et fonctions respiratoires aviaires
  2. Ventilation et échanges gazeux
  3. Circulation et composition du sang
  4. Défenses immunitaires aviaires
  5. Organes lymphoïdes et immunité
  6. Production et transfert de chaleur
  7. Thermorégulation et confort des poussins
  8. Stress thermique et coup de chaleur
  9. Prévention thermique en élevage
  10. Transport et ambiance des volailles

1. Anatomie et fonctions respiratoires aviaires

★ À maîtriser

  • L’appareil respiratoire de l’oiseau comprend les narines, les fosses nasales, la cavité bucco-pharyngée, le larynx, la trachée, le syrinx, deux bronches extrapulmonaires, les poumons et neuf sacs aériens.

  • L’air est filtré dans les fosses nasales, réchauffé et humidifié dans la cavité bucco-pharyngée, puis les particules sont éliminées par le dispositif mucociliaire de la trachée.

  • Les poumons assurent l’alimentation en oxygène et l’élimination du dioxyde de carbone et de l’eau.

Compléments

  • Le syrinx est l’organe de la voix chez l’oiseau.

  • Les sacs aériens servent de réserve d’oxygène, participent à la régulation thermique, diminuent la densité corporelle et amortissent les chocs.

  • La cage thoracique aviaire est rigide, les vertèbres thoraciques et lombosacrées sont soudées, le sternum est hypertrophié, les côtes portent des apophyses uncinées et l’oiseau ne possède pas de diaphragme.

2. Ventilation et échanges gazeux

Notions clés & Définitions

  • Hématose : L’échange d’oxygène et de dioxyde de carbone entre les capillaires aériens et les capillaires sanguins.

★ À maîtriser

  • Le poumon aviaire est rigide, reste déployé en permanence et conserve un volume constant.

📌 Les sacs aériens postérieurs comprennent les sacs abdominaux et thoraciques caudaux, tandis que les sacs antérieurs comprennent les sacs claviculaires, cervicaux et thoraciques craniaux.

  • La mécanique ventilatoire aviaire associe stockage de l’air frais dans les sacs postérieurs, passage de l’air à travers les poumons puis stockage dans les sacs antérieurs, avec une inspiration et une expiration actives et un flux pulmonaire permanent à sens unique.

Compléments

  • L’arbre respiratoire aviaire comprend :

    • La trachée
    • Les bronches principales
    • Les bronches secondaires
    • Les parabronches
    • Les capillaires aériens
  • Les sacs aériens sont très sensibles aux infections, et la barrière mucociliaire de la trachée et des bronches est très sensible à l’ammoniac et aux poussières.

Astuce mémo

Poumon à flux unidirectionnel, sacs aériens réservoirs

3. Circulation et composition du sang

Notions clés & Définitions

  • Cœur : Une pompe aspirante et foulante composée du myocarde, de l’endocarde et du péricarde.
  • Capillaires : Des vaisseaux très fins qui permettent les échanges nutritifs et gazeux entre le sang et les cellules.

★ À maîtriser

📌 Les artères conduisent le sang oxygéné, sauf l’artère pulmonaire, et les veines conduisent le sang non oxygéné, sauf la veine pulmonaire.

📌 Le sang frais comprend du plasma et des globules rouges, des plaquettes et des globules blancs en suspension, tandis que le sang coagulé forme un caillot et du sérum.

Compléments

  • Le plasma est une solution aqueuse jaunâtre qui permet les échanges entre le sang et les tissus et contient notamment de l’eau, du glucose, des acides gras, des acides aminés, des vitamines, des sels minéraux, des hormones et du fibrinogène sécrété par le foie.

  • Les globules rouges transportent l’oxygène et participent à la régulation du pH sanguin.

  • Les leucocytes comprennent les granulocytes à 26 %, les monocytes à 8 % et les lymphocytes à 66 %.

  • Les plaquettes participent à la coagulation sanguine grâce à la thrombokinase.

  • Le sang remplit plusieurs fonctions :

    • La respiration
    • La nutrition et l’excrétion
    • La défense
    • Le transport des hormones
    • La régulation de l’équilibre hydrique
    • La régulation du pH
    • La régulation de la pression osmotique
    • La régulation de la pression sanguine
    • La transmission de la chaleur

4. Défenses immunitaires aviaires

Notions clés & Définitions

  • Phagocytose : Le mécanisme par lequel certaines cellules, notamment les macrophages, les granulocytes et les monocytes, reconnaissent et englobent des éléments étrangers par endocytose.
  • Antigène : Une molécule, notamment une protéine ou un fragment de protéine, qui permet d’identifier un corps étranger tel qu’une bactérie ou un virus.
  • Anticorps : Une protéine spécifique d’un antigène.

★ À maîtriser

  • Les défenses non spécifiques comprennent :

    • La barrière épithéliale et la cuticule de la coquille
    • Les défenses mécaniques
    • Les défenses chimiques
    • La fièvre
    • La phagocytose
  • Les lymphocytes B et T sont responsables des réactions immunitaires spécifiques et la mise en mémoire des antigènes permet une réactivité ultérieure plus rapide.

  • 🔄 La réponse humorale suit cette chaîne :

    1. Les lymphocytes B produisent des anticorps circulant dans le sang
    2. Les anticorps forment des complexes immuns avec les antigènes
    3. Les complexes neutralisent l’élément étranger
    4. Les complexes favorisent la phagocytose
    5. Les complexes déclenchent un système enzymatique

Compléments

  • Les défenses mécaniques comprennent :

    • La filtration par les cornets nasaux
    • L’activité mucociliaire trachéale
    • Le mucus intestinal
    • Le jetage
    • La toux
    • L’éternuement
  • Le lysozyme, présent dans la salive, les larmes et le blanc d’œuf, est une protéine antiseptique, et l’acidité du tube digestif constitue une défense chimique.

  • La fièvre exerce une action microbiostatique mais peut provoquer fatigue, frissons et sueur.

  • La phagocytose entraîne une réaction inflammatoire caractérisée par une rougeur et une chaleur locales.

  • Les lymphocytes T exercent une action cytotoxique en détruisant la membrane des cellules cibles, tandis que les cellules NK sont des cellules tueuses et que les cytokines mobilisent et attirent les macrophages, les maintiennent sur place et activent la phagocytose.

Astuce mémo

B produisent des anticorps ; T détruisent les cellules cibles

5. Organes lymphoïdes et immunité

Notions clés & Définitions

  • Vaccin : Une préparation d’antigènes inactivés.
  • Sérologie : Le dosage du taux d’anticorps dans le sang afin de contrôler l’efficacité d’un vaccin.
  • Sérum : Une préparation d’anticorps.

★ À maîtriser

📌 Les organes lymphoïdes centraux assurent la production et la différenciation des lymphocytes, tandis que les organes périphériques hébergent les lymphocytes B et T, sont le lieu des réactions immunitaires et permettent la mise en mémoire.

  • Les organes lymphoïdes centraux des oiseaux sont :
    • La moelle osseuse
    • Le thymus
    • La bourse de Fabricius

📌 L’immunité passive repose sur les moyens de défense d’un autre individu ou sur des anticorps d’origine maternelle, tandis que l’immunité active repose sur les moyens de défense propres de l’organisme après infection ou vaccination.

Compléments

  • Les organes et tissus lymphoïdes périphériques comprennent :

    • La rate
    • Les amygdales et les plaques de Peyer du tube digestif
    • Le tissu lymphoïde du système respiratoire, notamment la glande de Harder
    • Le tissu lymphoïde disséminé, notamment dans les reins
  • Le thymus est un organe cervical bien développé seulement chez le jeune oiseau.

  • La bourse de Fabricius est une vésicule de 1 à 2 cm de diamètre située dorsalement au cloaque.

  • La glande de Harder est un minuscule organe proche du crâne, situé dans la cavité oculaire, qui protège les muqueuses.

  • L’immunité passive peut être naturelle, par l’intermédiaire de l’œuf, du colostrum ou du lait, ou artificielle, par injection de sérums.

  • L’immunité active peut être naturelle après une infection ou artificielle après une vaccination.

Astuce mémo

Production centrale → circulation → stimulation périphérique

6. Production et transfert de chaleur

Notions clés & Définitions

  • Zone de neutralité thermique : La zone de neutralité thermique est la plage de température ambiante où les échanges thermiques sont équilibrés.
  • Homéothermie : L’homéothermie est la capacité de maintenir une température corporelle relativement constante.

★ À maîtriser

📌 La thermogenèse produit de la chaleur dans toutes les cellules et peut augmenter par frisson, avec une adaptation possible à plus long terme. Les oiseaux ne possèdent pas de graisse brune.

📌 La thermolyse s’effectue par chaleur sensible via la peau et le plumage, par chaleur latente via la respiration, ainsi que par les déjections et les œufs chez les reproductrices pondeuses.

  • Les échanges de chaleur entre l’animal et son environnement se font par conduction, convection et radiation.

  • L’hypothalamus constitue le centre de la thermorégulation.

Compléments

  • Dans la zone de neutralité thermique, les pertes de chaleur sont réparties entre 75 % de chaleur sensible, 20 % de chaleur latente et 5 % par les déjections.

  • Les transferts de chaleur aviaires se font surtout par convection, le sang jouant le rôle de convecteur interne.

  • Les facteurs de variation des pertes thermiques sont :

    • L’âge et l’emplumement
    • La densité d’élevage
    • L’alimentation
    • L’ambiance
  • Les thermorécepteurs périphériques de la peau sont très sensibles aux variations de température et comprennent des récepteurs au chaud et au froid.

7. Thermorégulation et confort des poussins

★ À maîtriser

  • La température interne du poussin est de 38 à 39 °C à l’éclosion et atteint 40,5 à 41,5 °C vers 3 semaines.

  • La zone de neutralité thermique du poussin est très étroite, entre 31 et 33 °C.

  • Chez le poulet de chair, les températures ambiantes conseillées diminuent par étapes : 31 à 33 °C de 0 à 3 jours, 32 à 30 °C de 3 à 7 jours, 30 à 28 °C de 7 à 14 jours, 28 à 26 °C de 14 à 21 jours, 26 à 23 °C de 21 à 28 jours, 23 à 20 °C de 28 à 35 jours et 20 à 18 °C après 35 jours.

Compléments

  • La zone de neutralité thermique du poulet diminue avec l’âge, avec les repères indiqués de 33 °C et 31 °C dans les premières semaines.

  • La zone de neutralité thermique de la dinde est indiquée par les repères de 34 °C et 33,5 °C au début de l’élevage.

  • Chez la dinde, les températures d’ambiance recommandées passent de 26 °C de 0 à 7 jours à 20–21 °C de 35 à 42 jours, puis à 17–19 °C après 42 jours.

  • Dans la zone de neutralité thermique, des échanges équilibrés favorisent l’utilisation de la ration, la croissance et l’état de santé.

  • La sensibilité thermique du poussin est renforcée par :

    • Un duvet court et peu isolant
    • Une surface de contact avec l’air proportionnellement plus grande
    • Des pattes nues
    • L’absence de glandes sudoripares
  • Une volaille adulte en difficulté face au froid se tasse, recherche les zones chaudes, ébouriffe son plumage et augmente sa consommation alimentaire.

  • Une volaille adulte en difficulté face à la chaleur accélère sa respiration, ouvre le bec, écarte les ailes, recherche les courants d’air et réduit sa consommation alimentaire.

8. Stress thermique et coup de chaleur

★ À maîtriser

  • Lors d’une augmentation de la température, la fréquence respiratoire augmente et l’hyperventilation favorise l’évaporation d’eau, mais des échanges excessifs entraînent une exportation importante d’eau et de dioxyde de carbone, une alcalose respiratoire avec hypocapnie, puis des troubles métaboliques et une déshydratation.

  • Les conséquences possibles du coup de chaleur sont :

    • Une alcalose respiratoire
    • Une acidose métabolique
    • Une déshydratation
    • Une hypoxie
    • Une hypoglycémie
    • Un épuisement énergétique
    • Des troubles cardiaques
    • La mort par arrêt cardiaque

Compléments

  • Chez le poulet, le rythme respiratoire indiqué augmente de 30 cycles par minute à une température interne de 41 °C à 160 cycles par minute à 44 °C.

  • Chez le canard, le rythme respiratoire indiqué passe de 38 cycles par minute à 25 °C ambiants à 210 cycles par minute à 30 °C ambiants.

  • Le panting apparaît dès 26 °C lorsque l’hygrométrie atteint 70 %.

  • La fréquence respiratoire peut atteindre une limite de résistance de 200 inspirations par minute.

Astuce mémo

Chaleur → hyperventilation → pertes d’eau et de CO₂ → troubles

9. Prévention thermique en élevage

Notions clés & Définitions

  • TEV : La température effectivement vécue par l’animal dépend de la température ambiante, de celle des parois et de la litière, de la circulation de l’air, de l’humidité et des échanges par radiation, convection, conduction et évaporation.

★ À maîtriser

  • Le préchauffage du bâtiment avant l’arrivée des poussins est nécessaire, car une température d’ambiance de 30 °C peut correspondre à une température vécue de seulement 24 °C si le sol, la litière et les parois sont froids.

  • Un préchauffage de 18 heures, avec une litière à 26 °C, est associé à 96 % de jabots pleins et 2 % de pattes froides trois heures après l’arrivée des poussins, contre 65 % et 90 % après 2 heures de chauffage avec une litière à 18 °C.

Compléments

  • Les conséquences pathologiques des pattes froides comprennent :

    • Des néphrites
    • Des entérites
    • Des hépatites
    • Une diminution de la température interne
  • Pour le poulet de chair, une vitesse d’air de 0,10 à 0,30 m/s n’influence pas la TEV indiquée, tandis qu’entre 0,40 et 2 m/s la TEV diminue progressivement selon les valeurs du tableau.

  • Pour limiter la chaleur dans le bâtiment, le cours recommande des couleurs claires, une isolation, des entrées et sorties d’air dégagées, une litière sèche peu fermentescible et une réduction de chargement de 3 à 4 oiseaux par mètre carré.

  • Les aménagements possibles comprennent :

    • Des toitures claires ou végétalisées
    • Un déport de toit de 1,50 m
    • Un plafond limitant la chaleur radiante
    • De larges ouvertures
  • Pour accroître la résistance à la chaleur, l’élevage entre 15 et 35 jours à une température supérieure de 2 à 3 °C aux recommandations peut favoriser l’acclimatation, et un stress thermique à 4–5 jours est également présenté comme bénéfique selon des résultats récents.

  • Les mesures d’élevage recommandées comprennent :

    • Ne pas déranger les animaux
    • Organiser l’enlèvement et le desserrage avant le pic de chaleur
    • Réduire la densité de 3 à 4 animaux par mètre carré
    • Répandre un acidifiant sur la litière à titre curatif pour réduire les fermentations
  • Les moyens de favoriser les pertes de chaleur sont :

    • Réduire la quantité de litière
    • Augmenter les circuits et la vitesse d’air sur les animaux
    • Baisser l’humidité relative
    • Refroidir l’air par pulvérisation basse ou haute pression ou par filtre humide
  • Les mesures relatives à l’abreuvement comprennent :

    • Surveiller la qualité et la température de l’eau
    • Purger les lignes d’abreuvement
    • Ajouter de la glace dans les bacs

10. Transport et ambiance des volailles

★ À maîtriser

  • Les paramètres recommandés dans le camion sont une température de 23 à 28 °C, une hygrométrie de 55 à 70 % et une vitesse d’air de 0,5 à 0,10 m/s.

Compléments

  • Lors d’un transport par temps froid, le vent et la convection peuvent refroidir les boîtes et provoquer chez les poussins fragilisation, pattes froides, ébouriffement, problèmes sanitaires, mortalité et risques d’étouffement.

  • Lors d’un transport par temps chaud, les poussins peuvent être à plat, bec ouvert, déshydratés, avoir le duvet humide et risquer l’étouffement.

  • Une hygrométrie insuffisante pendant le transport favorise la déshydratation, tandis qu’un excès humidifie le duvet, refroidit les poussins et augmente les risques respiratoires.

  • Une vitesse d’air insuffisante dans le camion favorise l’élévation de la température du poussin et un renouvellement d’air insuffisant, tandis qu’un excès favorise la déshydratation, le refroidissement et les pattes froides.

  • Le tableau des caisses d’abattoir distingue des zones de confort thermique, d’alerte et de danger selon la température et l’humidité relative.

  • Les recommandations de transport précisent un bâchage hydraulique lorsque la température extérieure est inférieure à 10 °C et indiquent une condition distincte lorsque celle-ci dépasse 10 °C.

Astuce mémo

Froid : refroidissement ; chaleur : déshydratation et étouffement

Tableaux de synthèse

Immunité humorale et cellulaire

AspectHumoraleCellulaire
Cellules principalesLymphocytes BLymphocytes T
MécanismeProduction d’anticorpsAction cytotoxique
Effet indiquéNeutralisation et phagocytose facilitéeDestruction de la membrane des cellules cibles

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Physiologie aviaire et thermorégulation avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Lorsqu’on dresse la liste des principales structures de l’appareil respiratoire aviaire, quel ensemble comprend aussi les sacs aériens ?

2. Chez un oiseau, l’air inspiré traverse successivement les fosses nasales, la cavité bucco-pharyngée et la trachée : quelle succession de traitements y subit-il ?

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Révisez avec les flashcards

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Quels éléments composent l’appareil respiratoire de l’oiseau ?

Les narines, les fosses nasales, la cavité bucco-pharyngée, le larynx, la trachée, le syrinx, deux bronches extrapulmonaires, les poumons et neuf sacs aériens.

Où l’air est-il filtré chez l’oiseau ?

Dans les fosses nasales.

Quel est le volume du poumon aviaire au cours de la ventilation ?

Il conserve un volume constant.

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