📌 Le fonctionnement normal se caractérise par la flexibilité, la souplesse, l’adaptabilité, la pluralité des modes de fonctionnement et leur évolution selon les expériences et les âges de la vie.
Souplesse et adaptation s’opposent à rigidité et incapacité d’adaptation.
★ À maîtriser
Emile Kraepelin (1856-1926) décrit le tableau clinique du patient à partir d’un ensemble de signes et de symptômes, d’une évolution typique, d’une étiologie souvent multifactorielle et d’un traitement spécifique.
La classification vise la systématisation et le diagnostic, le partage d’un langage commun, ainsi que l’information sur la nature, l’origine et le développement des troubles afin de contribuer aux indications thérapeutiques.
📌 La classification catégorielle repose sur un nombre de caractéristiques nécessaires et suffisantes et aboutit à une décision binaire, tandis que la classification dimensionnelle évalue plus finement l’intensité ou la fréquence d’un trait.
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
La CIM-10 comprend 22 chapitres correspondant chacun à une catégorie diagnostique, et son chapitre V, consacré aux troubles mentaux et du comportement, fait notamment l’objet de deux livrets : « description clinique et directives pour le diagnostic » et « critères de diagnostic pour la recherche ».
Les six aspects mentionnés sont :
★ À maîtriser
📌 L’anxiété peut être reliée à un objet ou à une situation spécifique, comme dans une phobie, ou être diffuse et sans objet particulier, comme dans le trouble anxieux généralisé.
Compléments
📌 Le stress post-traumatique et le stress aigu sont classés dans une rubrique distincte des troubles anxieux.
Les facteurs de prédisposition cités comprennent : les antécédents familiaux similaires, le déclenchement des crises par perfusion de lactate de sodium et l’hypersensibilité au gaz carbonique, l’hypersensibilité à la caféine, l’antagonisme possible des crises par un agoniste alpha-2 du système noradrénergique
L’anxiété apparaît souvent vers la fin de l’adolescence, et le fait que le sujet ait toujours été anxieux rend difficile l’isolement des causes et des effets.
Pour Freud, la névrose d’angoisse est une « névrose actuelle » liée à des perturbations récentes de la vie pulsionnelle.
Selon D. Klein, la répétition des attaques de panique provoque une crainte anticipatoire, qui associe les lieux de survenue aux attaques, les rend phobogènes et conduit à leur évitement.
Chez les patients anxieux, le cortex insulaire et l’amygdale sont suractivés.
Le GABA est une cible des médicaments anxiolytiques.
La sérotonine régule l’activité du GABA, et les inhibiteurs de recapture de la sérotonine présentent une efficacité contre l’anxiété.
L’augmentation du niveau de sérotonine réduit les symptômes des attaques de panique, de l’anxiété généralisée ou des phobies.
La peur répond à un danger imminent ; l’angoisse est diffuse et anticipatoire.
★ À maîtriser
Les critères diagnostiques DSM-5 de la phobie spécifique comprennent sept exigences : peur intense liée à un objet, une situation ou un lieu ; peur immédiate ; évitement ou peur intense lors de la confrontation ; peur disproportionnée au danger réel ; persistance d’au moins 6 mois ; détresse ou diminution du fonctionnement ; et absence d’une meilleure explication par un autre trouble mental.
La prise en charge de la phobie spécifique peut associer des TCC avec exposition progressive ou optimale, in vivo, en imagination ou en réalité virtuelle, restructuration cognitive et gestion de l’anxiété ; un traitement pharmacologique peut être proposé selon la sévérité, et l’association des deux modalités est plus efficace à long terme selon les études les plus récentes.
Compléments
Dans l’anxiété sociale, les signes manifestes de la crainte d’être jugé négativement comprennent notamment le rougissement et les tremblements.
Les critères DSM-5 de l’anxiété sociale incluent la peur intense d’être observé, la crainte que des symptômes anxieux entraînent une opinion négative, l’anxiété presque systématique dans les situations sociales, leur évitement ou une émotion intense, une peur disproportionnée persistante depuis au moins 6 mois, une détresse ou une altération du fonctionnement, et l’absence d’explication par une substance, un autre trouble mental ou un problème de santé.
Le traitement de l’anxiété sociale peut associer exposition avec modelage par le psychologue, entraînement aux habiletés sociales, exposition aux situations sociales et travail cognitif sur les interprétations de ce que les autres pensent de soi.
L’anxiété de séparation est normale chez le bébé entre 8 et 24 mois et disparaît lorsque la permanence de l’objet est acquise.
Le mutisme sélectif est une difficulté ou une impossibilité à parler dans certains contextes ; ce trouble relativement rare concerne préférentiellement les enfants et est considéré comme un trouble anxieux.
★ À maîtriser
📌 Une attaque de panique isolée et sans suite ne suffit pas à caractériser un trouble panique.
Selon les critères du DSM-5, une attaque de panique correspond à une réaction intense récurrente atteignant son maximum en quelques minutes et comprenant au moins 4 symptômes typiques.
Le traitement du trouble panique peut comprendre une psychothérapie comportementale par exposition in situ, progressive selon la tolérance et régulière, un traitement cognitif des pensées catastrophiques et un traitement pharmacologique selon l’intensité de l’anxiété.
📌 Le diagnostic d’agoraphobie peut être posé indépendamment du diagnostic de trouble panique, ou les deux diagnostics peuvent être posés ensemble.
Compléments
Les symptômes physiques des attaques de panique peuvent être confondus avec des pathologies coronaires, respiratoires ou cardiaques, ce qui conduit souvent à une première consultation en médecine somatique.
Environ 30 % des urgences cardiologiques seraient en réalité des attaques de panique.
Lors de la première consultation en psychiatrie, les patients présentant un trouble panique montrent souvent un fonctionnement personnel et émotionnel limité, avec un manque de flexibilité émotionnelle et cognitive.
La prévalence du trouble panique est de 3 % au cours de la vie et il touche les femmes 2 à 3 fois plus que les hommes.
Les premières crises du trouble panique apparaissent entre 20 et 30 ans.
Deux tiers des patients présentant un trouble panique développent également une agoraphobie.
Les symptômes typiques d’une attaque de panique comprennent les palpitations ou l’accélération du rythme cardiaque, la transpiration, les tremblements, le souffle coupé ou l’étouffement, la sensation d’étranglement, la douleur ou le malaise thoracique, les nausées ou le malaise abdominal, le vertige ou l’impression d’évanouissement, les frissons ou la chaleur, l’engourdissement ou les picotements, la déréalisation ou la dépersonnalisation, la peur de perdre le contrôle ou de devenir fou, et la peur de mourir.
Les complications comprennent :
Sensations corporelles interprétées comme dangereuses → peur, hypervigilance et évitement.
📌 L’anxiété est normale lorsqu’elle est occasionnelle et adaptée en intensité, mais elle est pathologique lorsqu’elle perturbe le fonctionnement normal.
Les critères diagnostiques du trouble anxieux généralisé comprennent des soucis excessifs portant sur diverses situations depuis au moins 6 mois, une difficulté à contrôler les inquiétudes, au moins 3 symptômes présents la plupart du temps depuis au moins 6 mois, et une détresse psychologique ou une modification du fonctionnement quotidien.
Les quatre facteurs d’entretien sont :
📌 Les évitements procurent un soulagement immédiat mais entretiennent la peur et la dépendance anxieuse, tandis que les comportements d’échappement diminuent nettement l’angoisse tout en renforçant la peur et en devenant progressivement moins efficaces.
📌 Dans le conditionnement de la peur, l’hippocampe et les aires corticales associées enregistrent les souvenirs conscients, dont le rappel mène à une remémoration consciente, tandis que l’amygdale enregistre les souvenirs inconscients et leur activation produit des réponses corporelles préparant au danger.
Les symptômes de reviviscence du TSPT comprennent des souvenirs intrusifs et répétitifs, des rêves liés au trauma, des réactions dissociatives ainsi qu’une détresse ou des réactions physiologiques marquées face à des rappels du trauma.
Le TSPT comporte un évitement persistant des pensées, situations, lieux ou autres éléments associés au traumatisme.
Les altérations négatives des cognitions et de l’humeur dans le TSPT comprennent notamment l’amnésie de certains éléments du trauma, les croyances négatives, le blâme, les émotions négatives persistantes, le détachement, la baisse d’intérêt et l’incapacité à ressentir des émotions positives.
L’hyperactivation du TSPT peut se manifester par l’hypervigilance, la colère, l’irritabilité, les réactions de sursaut exagérées, les comportements irréfléchis ou autodestructeurs, les difficultés de concentration et les troubles du sommeil.
Environ 75 % des personnes atteintes de TSPT présentent au moins un autre trouble psychiatrique, notamment un trouble dépressif, un trouble anxieux ou un trouble lié à l’usage de l’alcool ou de drogues.
La TCC recommandée par la HAS comprend : la psychoéducation, des techniques de gestion du stress, des séances d’exposition aux souvenirs du trauma, des stratégies cognitives visant les croyances dysfonctionnelles
Dans le conditionnement classique, des stimuli neutres associés aux stimuli inconditionnels du traumatisme peuvent ensuite déclencher une réponse de peur conditionnelle, laquelle peut se généraliser à des stimuli similaires. - Mowrer, 1960
RÉAH : Reviviscence, Évitement, Altérations, Hyperactivation
★ À maîtriser
Les obsessions sont des idées, images ou envies intrusives, répétitives et difficiles à contrôler, auxquelles le patient résiste ou qu’il tente d’éliminer tout en ayant conscience de ses troubles.
Les trois types d’obsessions sont :
Dans le TOC, l’accomplissement du rituel réduit temporairement l’angoisse, tandis que la tentative d’y résister l’augmente.
📌 Le diagnostic de TOC repose sur la présence d’obsessions, de compulsions ou des deux, qui prennent plus d’une heure par jour ou provoquent une détresse importante ou une altération du fonctionnement social, personnel ou professionnel ; les symptômes ne doivent pas être dus à une substance, à une affection médicale ou mieux expliqués par un autre trouble mental.
Compléments
Le TOC est appelé maladie du doute, constitue la quatrième maladie psychiatrique la plus fréquente après le syndrome dépressif, les addictions et les phobies, et touche environ 2 % de la population générale.
Le TOC débute généralement à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte, et ses facteurs de risque restent mal identifiés malgré son caractère multifactoriel.
📌 Les obsessions phobiques sont des craintes qui surviennent hors d’une situation phobogène, tandis que les phobies sont décrites comme des craintes liées à une situation phobogène.
Les hypothèses neurobiologiques du TOC comprennent des anomalies morphologiques et fonctionnelles du système nerveux central, une diminution de la taille des noyaux caudés et un possible dysfonctionnement du circuit orbito-fronto-striato-thalamo-cortical.
Les modèles cognitivo-comportementaux du TOC proposent que les rituels neutralisent l’impact émotionnel des pensées obsédantes et les renforcent en empêchant l’habituation ; selon la théorie de Beck, une pensée automatique liée à un schéma cognitif peut également conduire à ritualiser.
📌 Le diagnostic de dysmorphie corporelle implique des préoccupations corporelles importantes, des comportements répétitifs ou des actes mentaux de comparaison et une détresse ou une altération du fonctionnement ; le trouble n’est pas mieux expliqué par une insatisfaction pondérale ou un trouble alimentaire.
📌 La TCC de la thésaurisation pathologique vise à réduire la détresse associée au fait de jeter des objets, et la thérapie cognitive par inférence travaille les idées irrationnelles afin de développer un jugement plus conforme à la réalité.
L’obsession impose une pensée ; la compulsion impose un rituel pour en réduire le malaise.
★ À maîtriser
📌 Le trouble dépressif caractérisé exige au moins cinq symptômes pendant au moins deux semaines, dont obligatoirement une humeur dépressive et une perte d’intérêt ou de plaisir, avec détresse significative ou altération du fonctionnement.
Les facteurs prédisposants précèdent la dépression et en augmentent le risque, les facteurs précipitants contribuent à déclencher l’épisode et les facteurs perpétuants entretiennent la dépression, notamment par des pensées qui tournent en rond.
Selon le modèle de Beck, la dépression est associée à une triade cognitive négative portant sur soi, le monde et l’avenir.
📌 Le trouble dépressif persistant associe une humeur dépressive présente la majeure partie de la journée, plus d’un jour sur deux pendant au moins deux ans et au moins deux symptômes supplémentaires, avec détresse ou altération du fonctionnement.
Compléments
📌 Le trouble dépressif caractérisé n’est pas attribuable à une substance ou à un problème médical, n’est pas mieux expliqué par certains troubles psychotiques et ne comporte jamais d’épisode maniaque ou hypomaniaque.
Près d’une personne sur cinq souffrira d’une dépression au cours de sa vie, et en 2017 une personne sur dix âgée de 18 à 75 ans déclarait avoir connu un épisode dépressif dans les douze derniers mois.
Les taux de dépression indiqués sont de 11,2 à 11,4 % chez les 15–44 ans, de 8,4 % chez les 55–64 ans et de 5,5 % chez les 65–75 ans.
Les facteurs associés à l’origine de la dépression comprennent : la susceptibilité individuelle, l’influence environnementale sur l’expression des gènes, les facteurs neurobiologiques, un déficit dans la régulation du système de réponse au stress chronique
La thérapie cognitive de la dépression vise à prendre du recul sur les pensées dysfonctionnelles et à modifier les croyances et perceptions négatives par la restructuration cognitive.
L’activation comportementale vise à mettre la personne en action et à augmenter les événements positifs de sa vie ; les traitements peuvent aussi comprendre la thérapie interpersonnelle, d’autres thérapies verbales et des médicaments.
Pour les dépressions sévères résistantes aux antidépresseurs, l’électroconvulsivothérapie peut être utilisée.
Selon le modèle de Seligman, la dépression peut résulter de l’impuissance acquise, c’est-à-dire de la conviction de ne pouvoir échapper à une situation douloureuse, ainsi que de la lutte infructueuse contre cette situation.
Les symptômes supplémentaires comprennent : la perte d’appétit ou l’alimentation excessive, l’insomnie ou l’hypersomnie, la baisse d’énergie, la faible estime de soi, les difficultés de concentration ou de décision, la perte d’espoir
La dépression caractérisée est intense et limitée dans le temps ; la dépression persistante est plus légère mais dure au moins deux ans.
★ À maîtriser
📌 La semaine précédant les règles, au moins cinq manifestations doivent être présentes, dont les variations émotionnelles, l’instabilité ou les colères, l’humeur dépressive, l’anxiété ou la nervosité, la perte d’intérêt, les difficultés de concentration, la fatigue ou la léthargie, l’insomnie ou l’hypersomnie, le sentiment d’être débordé ou de perdre le contrôle, et les symptômes physiques.
📌 Le trouble dysphorique prémenstruel entraîne une détresse significative ou des changements du fonctionnement social, interpersonnel ou professionnel, et ses symptômes doivent être confirmés pendant les deux cycles menstruels suivants.
Compléments
📌 Au moins un des symptômes du trouble dysphorique prémenstruel doit être présent depuis au moins une année au cours des périodes menstruelles.
★ À maîtriser
Les symptômes possibles sont :
Un épisode maniaque entraîne un dysfonctionnement social ou professionnel, peut nécessiter une hospitalisation ou comporter des caractéristiques psychotiques, et n’est pas attribuable à une substance ou à une condition médicale.
L’épisode hypomaniaque est moins intense que l’épisode maniaque et ne nécessite généralement pas d’hospitalisation ; la présence de caractéristiques psychotiques indique un épisode maniaque.
Le trouble bipolaire de type 1 comporte au moins un épisode maniaque, avec ou sans épisodes dépressifs ou hypomaniaques, et ne correspond pas à un trouble schizo-affectif ni à un trouble du spectre de la schizophrénie.
Le trouble bipolaire de type 2 comporte au moins un épisode hypomaniaque et un épisode dépressif caractérisé, sans épisode maniaque ni trouble schizo-affectif ou du spectre de la schizophrénie.
La cyclothymie associe depuis au moins deux ans de nombreuses périodes hypomaniaques et dépressives qui ne répondent pas pleinement aux critères des épisodes hypomaniaque et dépressif caractérisé.
Dans la cyclothymie, les passages hypomaniaques et dépressifs sont présents au moins la moitié du temps, sans période asymptomatique de plus de deux mois.
Compléments
Arétée de Cappadoce aurait établi dès le IIe siècle après Jésus-Christ un lien entre manie et dépression ; Falret et Baillarger les ont décrites en 1854, puis Kraepelin a proposé la maladie maniaco-dépressive comme entité diagnostique à la fin du XIXe siècle.
Le traitement pharmacologique du trouble bipolaire peut reposer sur le lithium, qui vise à réduire l’intensité des phases et à allonger les intervalles entre les épisodes, mais présente une toxicité importante et de nombreux effets secondaires.
Manie : psychose ou hospitalisation possible ; hypomanie : intensité plus modérée.
★ À maîtriser
📌 Dans la boulimie, les crises de gloutonnerie ou les comportements compensatoires surviennent au moins une fois par semaine pendant trois mois, l’estime de soi étant exagérément influencée par le poids ou la forme physique.
📌 La restriction ou l’évitement alimentaire peut entraîner une perte de poids ou des difficultés de croissance, un déficit alimentaire, le recours à des compléments oraux ou entéraux, ou des problèmes de fonctionnement psychosocial.
📌 Les accès hyperphagiques associent des crises répétées avec perte de contrôle, ingestion en moins de deux heures d’une quantité de nourriture très supérieure à la normale, au moins trois manifestations associées, une détresse importante et une fréquence minimale d’une fois par semaine pendant trois mois, sans comportement compensatoire.
Compléments
Les facteurs de risque spécifiques comprennent :
Selon Bardone-Cone (2006), la boulimie résulte de l’interaction du perfectionnisme, du manque de confiance en soi et de l’insatisfaction corporelle.
Selon Treasure (2003), les affects négatifs peuvent précéder une crise hyperphagique, diminuer pendant la crise ou la purge, puis réapparaître sous forme de honte, de culpabilité ou de désespoir et favoriser de nouvelles crises ou purges.
L’anorexie mentale peut prendre une forme restrictive ou une forme comportant des périodes hyperphagiques et des vomissements.
📌 La prise en charge de l’anorexie vise d’abord à maintenir le poids au-dessus de 70 % du poids normal et à prévenir les pertes rapides, puis à maintenir le poids amélioré ; une hospitalisation peut être nécessaire et le retour à un poids normal est souvent une condition de sortie.
Boulimie : comportements compensatoires ; accès hyperphagiques : absence de compensation.
★ À maîtriser
📌 Le modèle typologique classe la personnalité en catégories et s’inscrit dans la tradition médicale hippocratique des humeurs, tandis que le modèle structural, issu de la psychanalyse freudienne, conçoit la personnalité comme une organisation dynamique.
Le modèle des Big Five comprend le névrosisme, l’ouverture, l’agréabilité, le caractère consciencieux et l’extraversion.
Les troubles de la personnalité correspondent à des variantes dysfonctionnelles des traits par leur intensité, et non par leur qualité.
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
La personnalité paranoïaque se caractérise notamment par une forte méfiance envers autrui, une altération du jugement, de la rancune et peu d’émotions exprimées.
La personnalité schizoïde se caractérise par l’isolement social, le peu de plaisir dans les activités sociales, une faible expression émotionnelle et une apparence de froideur ou de détachement.
La personnalité schizotypique associe des difficultés sociales, des intérêts originaux, des conduites excentriques, des distorsions cognitives ou perceptuelles et des croyances bizarres ou une pensée magique.
La personnalité antisociale associe irritabilité, agressivité, impulsivité, absence de culpabilité, transgression répétée des droits d’autrui et trouble des conduites avant 15 ans.
La personnalité borderline se caractérise par une instabilité affective, interpersonnelle et identitaire, ainsi que par l’impulsivité, l’automutilation et des tentatives répétées d’autolyse.
La personnalité histrionique associe une émotionnalité excessive et une recherche de liens sociaux intenses, avec suggestibilité, théâtralité et quête affective excessive.
La personnalité narcissique se caractérise par un sentiment grandiose de sa propre importance, un besoin excessif d’admiration et des relations altérées par le manque d’empathie et la difficulté à tolérer la critique.
La personnalité évitante associe inhibition sociale, crainte de la honte ou du ridicule, mésestime de soi et sensibilité accrue au jugement négatif d’autrui.
La personnalité dépendante se caractérise par une peur de la séparation, un besoin excessif de prise en charge, une difficulté à assumer ses responsabilités et la recherche urgente d’une nouvelle relation après une rupture.
La personnalité obsessionnelle-compulsive se caractérise par le perfectionnisme, la méticulosité, la rigidité éthique, la dévotion excessive au travail, la difficulté à déléguer, l’incapacité à jeter des objets et l’avarice.
★ À maîtriser
Compléments
Filtrer → organiser en mémoire à long terme → récupérer → agir.
Teste tes connaissances sur Psychopathologie adulte et troubles anxieux avec 51 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Une personne adapte ses façons de fonctionner aux changements de situation et à ses expériences au fil des années. Quel aspect du fonctionnement normal cette situation illustre-t-elle ?
2. Dans l’évaluation d’une personne, quel ensemble d’éléments correspond à des facteurs de risque de troubles psychopathologiques ?
Mémorisez les concepts clés de Psychopathologie adulte et troubles anxieux avec 97 flashcards interactives.
Quelles caractéristiques définissent le fonctionnement normal ?
La flexibilité, la souplesse, l’adaptabilité, la pluralité des modes de fonctionnement et leur évolution.
Comment les modes de fonctionnement normaux évoluent-ils ?
Selon les expériences et les âges de la vie.
Quels facteurs signalent un risque de troubles psychopathologiques ?
L’altération du fonctionnement social, la rigidité, des traits de personnalité marqués et l’incapacité à s’adapter aux situations de vie.
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