Quelles caractéristiques définissent le fonctionnement normal ?
La flexibilité, la souplesse, l’adaptabilité, la pluralité des modes de fonctionnement et leur évolution.
Comment les modes de fonctionnement normaux évoluent-ils ?
Selon les expériences et les âges de la vie.
Quels facteurs signalent un risque de troubles psychopathologiques ?
L’altération du fonctionnement social, la rigidité, des traits de personnalité marqués et l’incapacité à s’adapter aux situations de vie.
Quelle difficulté d’adaptation constitue un facteur de risque psychopathologique ?
L’incapacité à s’adapter aux différentes situations de la vie.
Quel aspect du fonctionnement social constitue un facteur de risque psychopathologique ?
Son altération.
Qui décrivait le tableau clinique à partir de signes, de symptômes et d’une évolution typique ?
Emile Kraepelin, 1856-1926.
Que consiste à faire la classification ?
Mettre en ordre une multiplicité de phénomènes en les catégorisant.
Quels sont les objectifs de la classification concernant les troubles ?
Systématiser et diagnostiquer les troubles, partager un langage commun et éclairer les indications thérapeutiques.
Qu’est-ce qui distingue les classifications catégorielle et dimensionnelle ?
La catégorielle aboutit à une décision binaire, tandis que la dimensionnelle évalue l’intensité ou la fréquence d’un trait.
Quel est l’objectif du DSM concernant le diagnostic ?
Le faciliter et l’accélérer en recherchant la plus grande fiabilité possible.
Quels critères servent à évaluer la gravité d’un trouble anxieux ?
Ancienneté, intensité, fréquence, retentissement, comorbidités, consommations ou dépendances, et nécessité éventuelle d’hospitalisation.
Qu’est-ce qu’une phobie spécifique ?
Une peur très forte d’un objet, d’un animal ou d’une situation, entraînant une peur intense ou un évitement systématique.
Combien de mois au minimum la peur doit-elle persister pour satisfaire un critère DSM-5 de phobie spécifique ?
Six mois.
Quelles approches peuvent être associées dans le traitement de la phobie spécifique ?
Les TCC avec exposition, la restructuration cognitive et la gestion de l’anxiété peuvent être associées.
Qu’est-ce que l’anxiété sociale ?
Une peur intense de situations sociales suscitant la crainte d’un jugement négatif, de l’embarras ou de l’humiliation.
Comment le trouble panique se caractérise-t-il et comment est-il vécu ?
Il se caractérise par un paroxysme anxieux, la peur d’avoir peur, vécu comme terrifiant.
Qu’est-ce qui distingue une attaque de panique isolée d’un trouble panique ?
Une attaque isolée et sans suite ne suffit pas à caractériser un trouble panique.
Selon Dugas, que désigne l’inquiétude ?
Un enchaînement de pensées, d’images et de doutes sur des événements futurs négatifs, possibles mais généralement improbables.
Qu’est-ce qui distingue l’anxiété normale de l’anxiété pathologique ?
L’anxiété devient pathologique lorsqu’elle perturbe le fonctionnement normal.
Comment se caractérise le trouble anxieux généralisé ?
Par des inquiétudes excessives, presque constantes et difficiles à contrôler, accompagnées d’appréhension, d’intrusions et de symptômes somatiques.
Quels critères temporels caractérisent le trouble anxieux généralisé ?
Des soucis excessifs et au moins trois symptômes présents depuis au moins six mois.
Quels facteurs entretiennent le trouble anxieux généralisé selon le modèle de l’intolérance à l’incertitude ?
L’intolérance à l’incertitude, les fausses croyances, l’orientation inefficace face aux problèmes et les stratégies de neutralisation.
Comment les évitements et les comportements d’échappement entretiennent-ils la peur ?
Les évitements procurent un soulagement immédiat, tandis que l’échappement réduit fortement l’angoisse ; tous deux renforcent la peur.
Que produit l’activation des souvenirs inconscients de peur enregistrés par l’amygdale ?
Des réponses corporelles qui préparent au danger.
Après quelles expositions le trouble de stress post-traumatique peut-il apparaître ?
Après une menace de mort, la mort, une atteinte grave à l’intégrité physique ou des violences sexuelles.
Comment se caractérisent les obsessions dans le TOC ?
Ce sont des idées, images ou envies intrusives et répétitives, difficiles à contrôler, auxquelles le patient résiste tout en ayant conscience de ses troubles.
Quels sont les trois types d’obsessions dans le TOC ?
Les obsessions idéatives, phobiques et impulsives.
Qu’est-ce qu’une compulsion dans le TOC ?
Un acte répétitif, éventuellement mental, auquel le sujet se sent contraint pour neutraliser le malaise d’une obsession.
Quel effet le rituel et la résistance ont-ils sur l’angoisse dans le TOC ?
Le rituel réduit temporairement l’angoisse, tandis que lui résister l’augmente.
Qu’est-ce qui distingue une dépression caractérisée d’une baisse passagère de plaisir ou d’énergie ?
L’intensité et la durée des symptômes, qui peuvent entraîner de graves conséquences.
Quels seuils de symptômes et de durée exige le trouble dépressif caractérisé ?
Au moins cinq symptômes pendant au moins deux semaines.
Comment se caractérise le trouble dysphorique prémenstruel par rapport au syndrome prémenstruel ?
C’est une manifestation sévère où les problèmes de l’humeur sont au premier plan.
Combien de manifestations doivent être présentes la semaine précédant les règles pour le trouble dysphorique prémenstruel ?
Au moins cinq manifestations.
Quelles conséquences fonctionnelles le trouble dysphorique prémenstruel doit-il entraîner ?
Une détresse significative ou des changements du fonctionnement social, interpersonnel ou professionnel.
Pendant combien de cycles les symptômes du trouble dysphorique prémenstruel doivent-ils être confirmés ?
Pendant les deux cycles menstruels suivants.
Quelle durée minimale caractérise l’humeur persistante d’un épisode maniaque ?
Au moins une semaine.
Combien de symptômes faut-il pour un épisode maniaque avec humeur seulement irritable ?
Au moins quatre symptômes.
Quel dysfonctionnement un épisode maniaque entraîne-t-il ?
Un dysfonctionnement social ou professionnel.
Quelle caractéristique psychotique indique un épisode maniaque plutôt qu’hypomaniaque ?
La présence de caractéristiques psychotiques indique un épisode maniaque.
Quel épisode est indispensable au diagnostic de trouble bipolaire de type 1 ?
Au moins un épisode maniaque.
Quels épisodes sont indispensables au diagnostic de trouble bipolaire de type 2 ?
Au moins un épisode hypomaniaque et un épisode dépressif caractérisé.
Qu’est-ce que la boulimie associe aux crises de gloutonnerie avec perte de contrôle ?
Des comportements compensatoires visant à prévenir la prise de poids.
À quelle fréquence et pendant combien de temps les crises ou compensations surviennent-elles dans la boulimie ?
Au moins une fois par semaine pendant trois mois.
Comment se caractérise l’anorexie mentale ?
Par une restriction énergétique entraînant un poids inférieur au minimum attendu, une peur intense de grossir et une perception altérée du poids ou de la maigreur.
Quelle mortalité l’anorexie mentale peut-elle atteindre après plus de dix ans de suivi ?
Jusqu’à 10 %.
Quelles conditions indispensables une classification doit-elle satisfaire ?
L’homogénéité, la validité et la fidélité.
Comment la classification dimensionnelle décrit-elle un état psychique ?
Multidimensionnellement, selon un système de référence théorique.
De quel domaine la classification dimensionnelle relève-t-elle davantage ?
De l’évaluation clinique plutôt que du diagnostic.
Comment la classification typologique synthétise-t-elle les troubles psychiques ?
En types, configurations de traits ou de syndromes, ou constellations de traits.
En quelle année un médecin crée-t-il la CIM pour classifier les causes et les données de mortalité ?
En 1893.
Sous quel intitulé les troubles mentaux apparaissent-ils dans la CIM en 1949 ?
« Désordres mentaux psychonévrotiques et de la personnalité ».
Combien de pathologies le DSM recense-t-il en 1952 ?
60 pathologies.
Combien de pathologies le DSM recense-t-il en 1968 ?
145 pathologies.
Combien de pathologies le DSM recense-t-il en 1980 ?
292 pathologies.
Quelle triade Freud associe-t-il à la névrose d’angoisse en 1895 ?
Crise d’angoisse aiguë, fond permanent d’anxiété et terrain anxieux.
Quelles catégories sont citées parmi les troubles anxieux ?
Anxiété de séparation, mutisme sélectif, trouble panique, anxiété généralisée, agoraphobie, phobie spécifique et phobie sociale.
Dans quelle rubrique le stress post-traumatique et le stress aigu sont-ils classés ?
Dans une rubrique distincte des troubles anxieux.
Quand l’anxiété apparaît-elle souvent, et qu’est-ce qui complique l’analyse de ses causes ?
Elle apparaît souvent vers la fin de l’adolescence, et l’anxiété ancienne complique l’isolement des causes et des effets.
Comment Freud qualifie-t-il la névrose d’angoisse ?
Une « névrose actuelle » liée à des perturbations récentes de la vie pulsionnelle.
Selon D. Klein, comment les attaques de panique favorisent-elles l’évitement des lieux ?
Leur répétition entraîne une crainte anticipatoire qui associe les lieux aux attaques, les rend phobogènes et conduit à leur évitement.
Quels signes manifestes peuvent révéler la crainte du jugement dans l’anxiété sociale ?
Le rougissement et les tremblements.
Depuis combien de temps la peur doit-elle persister pour satisfaire un critère DSM-5 d’anxiété sociale ?
Au moins six mois.
Quel travail cognitif peut faire partie du traitement de l’anxiété sociale ?
Travailler sur les interprétations de ce que les autres pensent de soi.
À quel âge l’anxiété de séparation est-elle normale chez le bébé ?
Entre 8 et 24 mois.
Pourquoi les attaques de panique conduisent-elles souvent à une consultation somatique ?
Leurs symptômes physiques peuvent être confondus avec des pathologies coronaires, respiratoires ou cardiaques.
Quelle proportion des urgences cardiologiques correspondrait à des attaques de panique ?
Environ 30 %.
Quelles difficultés émotionnelles et cognitives sont souvent observées lors de la première consultation psychiatrique pour trouble panique ?
Un fonctionnement personnel et émotionnel limité, avec peu de flexibilité émotionnelle et cognitive.
Quelle est la prévalence au cours de la vie du trouble panique ?
3 %.
Entre quels âges apparaissent généralement les premières crises du trouble panique ?
Entre 20 et 30 ans.
Quelle proportion des patients présentant un trouble panique développe aussi une agoraphobie ?
Deux tiers.
Quelle fréquence le TOC occupe-t-il parmi les maladies psychiatriques, et quelle part de la population touche-t-il ?
C’est la quatrième maladie psychiatrique la plus fréquente et il touche environ 2 % de la population générale.
À quel moment de la vie le TOC débute-t-il généralement ?
À la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
Qu’est-ce qui distingue les obsessions phobiques des phobies ?
Les obsessions phobiques surviennent hors d’une situation phobogène, tandis que les phobies sont liées à une telle situation.
Selon J. Delay, qu’est-ce que l’humeur ?
Une disposition affective fondamentale donnant aux états d’âme une tonalité agréable ou désagréable.
Quels symptômes du trouble dépressif caractérisé concernent le sommeil ?
L’insomnie ou l’hypersomnie.
À quelles causes le trouble dépressif caractérisé ne doit-il pas être attribuable ?
À une substance ou à un problème médical.
Quelle proportion de personnes souffrirait d’une dépression au cours de sa vie ?
Près d’une personne sur cinq.
Quel taux de dépression est indiqué chez les 65–75 ans ?
5,5 %.
Quels facteurs contribuent à l’origine plurifactorielle de la dépression ?
La susceptibilité individuelle, l’influence de l’environnement sur l’expression des gènes, les facteurs neurobiologiques et un déficit de régulation de la réponse au stress chronique.
Depuis combien de temps au moins un symptôme du trouble dysphorique prémenstruel doit-il être présent ?
Depuis au moins une année au cours des périodes menstruelles.
Quelle est l’approche initiale des traitements du trouble dysphorique prémenstruel ?
Ils sont d’abord symptomatiques.
Quel type d’antidépresseur peut être associé au traitement du trouble dysphorique prémenstruel ?
Un antidépresseur de type IRS.
Quelles mesures complémentaires peuvent accompagner le traitement du trouble dysphorique prémenstruel ?
Un traitement hormonal, une amélioration de l’hygiène de vie et une psychothérapie complémentaire.
Quel lien Arétée de Cappadoce aurait-il établi au IIe siècle après Jésus-Christ ?
Un lien entre manie et dépression.
Quel médicament peut réduire l’intensité des phases du trouble bipolaire ?
Le lithium.
Quels facteurs personnels et familiaux sont associés au risque de boulimie ?
Notamment l’impulsivité, une faible estime de soi et les troubles psychiatriques familiaux.
Selon Bardone-Cone (2006), quels facteurs interagissent dans la boulimie ?
Le perfectionnisme, le manque de confiance en soi et l’insatisfaction corporelle.
Selon Treasure (2003), comment les affects négatifs évoluent-ils autour d’une crise hyperphagique ?
Ils peuvent la précéder, diminuer pendant la crise ou la purge, puis réapparaître.
Quelles formes l’anorexie mentale peut-elle prendre ?
Une forme restrictive ou une forme avec périodes hyperphagiques et vomissements.
Quels symptômes et critères temporels ou fonctionnels fondent le diagnostic de TOC ?
Des obsessions, des compulsions ou les deux, durant plus d’une heure par jour ou provoquant une détresse importante ou une altération du fonctionnement.
Qu’est-ce que la thésaurisation pathologique ?
Une difficulté persistante à se débarrasser d’objets, même sans valeur, entraînant une détresse et pouvant rendre le logement difficile à habiter.
Quelle durée minimale caractérise l’humeur dépressive du trouble dépressif persistant ?
Au moins deux ans, plus d’un jour sur deux et la majeure partie de la journée.
Quels éléments supplémentaires caractérisent le trouble dépressif persistant ?
Au moins deux symptômes supplémentaires, avec détresse ou altération du fonctionnement.
En quelle année l’OMS reprend-elle la CIM à son compte ?
En 1948.
Combien de chapitres compte la CIM-10, chacun correspondant à une catégorie diagnostique ?
22 chapitres.
Quels facteurs familiaux prédisposent à l’anxiété ?
Des antécédents familiaux similaires.
Quels déclencheurs et sensibilités prédisposent aux crises d’anxiété ?
La perfusion de lactate de sodium, l’hypersensibilité au gaz carbonique et à la caféine.
Teste tes connaissances avec un QCM de 51 questions sur Psychopathologie adulte et troubles anxieux.
1. Une personne adapte ses façons de fonctionner aux changements de situation et à ses expériences au fil des années. Quel aspect du fonctionnement normal cette situation illustre-t-elle ?
2. Dans l’évaluation d’une personne, quel ensemble d’éléments correspond à des facteurs de risque de troubles psychopathologiques ?
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