QCM : Physiologie vestibulaire et VPPB — 42 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle association entre les structures vestibulaires et les stimuli détectés est correcte ?

Les canaux semi-circulaires détectent la gravité, tandis que les macules otolithiques détectent les accélérations angulaires.
Les canaux semi-circulaires et les macules otolithiques détectent principalement les mêmes mouvements.
Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations angulaires, tandis que les macules otolithiques détectent les accélérations linéaires et la gravité.
Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations linéaires, tandis que les macules otolithiques détectent les rotations.

Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations angulaires, tandis que les macules otolithiques détectent les accélérations linéaires et la gravité.

Explication

Les trois canaux semi-circulaires détectent les accélérations angulaires. Les deux macules otolithiques détectent les accélérations linéaires ainsi que la gravité.

2. Quelle paire de canaux semi-circulaires associe le canal antérieur droit au canal postérieur gauche ?

La paire LARP
La paire RALP
La paire sacculo-utriculaire
La paire des canaux latéraux

La paire RALP

Explication

La paire RALP comprend le canal antérieur droit et le canal postérieur gauche. La paire LARP associe les canaux antérieur gauche et postérieur droit.

3. Quelle description correspond à l’utricule ?

Un organe otolithique latéral dont la macule est orientée dans le plan des canaux verticaux
Un organe otolithique antéro-inférieur dont la macule est orientée dans le plan du canal supérieur ipsilatéral
Un organe ampullaire postéro-supérieur contenant une cupule dans le canal latéral
Un organe otolithique postéro-supérieur dont la macule est orientée dans le plan des canaux latéraux

Un organe otolithique postéro-supérieur dont la macule est orientée dans le plan des canaux latéraux

Explication

L’utricule est situé en position postéro-supérieure et sa macule est orientée dans le plan des canaux semi-circulaires latéraux.

4. Quelle caractéristique anatomique distingue le saccule ?

Il est antéro-inférieur et sa macule s’aligne sur le plan du canal supérieur ipsilatéral.
Il est postéro-inférieur et sa macule s’aligne sur le plan des canaux latéraux.
Il est postéro-supérieur et sa macule s’aligne sur le plan des canaux latéraux.
Il est antéro-supérieur et sa macule s’aligne sur le plan du canal postérieur controlatéral.

Il est antéro-inférieur et sa macule s’aligne sur le plan du canal supérieur ipsilatéral.

Explication

Le saccule est un organe otolithique antéro-inférieur. Sa macule est orientée dans le plan du canal semi-circulaire supérieur du même côté.

5. Quelle comparaison entre les cellules ciliées vestibulaires de type I et de type II est correcte ?

Les cellules de type I sont piriformes, entourées d’une terminaison caliciforme et sensibles préférentiellement aux hautes fréquences, tandis que les cellules de type II sont cylindriques et reliées à plusieurs terminaisons en boutons.
Les cellules de type I sont dépourvues de terminaison nerveuse, tandis que les cellules de type II possèdent une terminaison caliciforme unique.
Les cellules de type I et de type II sont toutes deux piriformes et entourées d’une terminaison caliciforme, mais leurs macules sont différentes.
Les cellules de type I sont cylindriques, reliées à plusieurs boutons et sensibles préférentiellement aux basses fréquences, tandis que les cellules de type II sont piriformes et entourées d’une terminaison caliciforme.

Les cellules de type I sont piriformes, entourées d’une terminaison caliciforme et sensibles préférentiellement aux hautes fréquences, tandis que les cellules de type II sont cylindriques et reliées à plusieurs terminaisons en boutons.

Explication

Les cellules de type I sont piriformes et entourées par une terminaison caliciforme, avec une préférence pour les mouvements à hautes fréquences. Les cellules de type II sont cylindriques, connectées à plusieurs terminaisons en boutons, et répondent préférentiellement aux basses fréquences.

6. Quelle structure caractérise les macules utriculaire et sacculaire ?

Une striola, une membrane otoconiale gélatineuse contenant des otoconies et des cellules de soutien
Une crête ampullaire, une cupule obstruant l’ampoule et des cellules ciliées
Une membrane basilaire, un organe de Corti et des cellules ciliées externes
Un ganglion vestibulaire, une capsule osseuse et des fibres myélinisées

Une striola, une membrane otoconiale gélatineuse contenant des otoconies et des cellules de soutien

Explication

Les macules utriculaire et sacculaire comprennent une striola, une membrane otoconiale gélatineuse avec des otoconies et des cellules de soutien. Cette organisation les distingue notamment des crêtes ampullaires.

7. Que contient une ampoule vestibulaire ?

Une striola contenant des cellules de soutien et une cupule flottant librement dans l’endolymphe
Une macule recouverte d’otoconies et une membrane otoconiale qui obstrue l’ampoule
Une crête ampullaire couverte de cellules ciliées et une cupule qui atteint le toit de l’ampoule, sans otolithes
Une crête ampullaire dépourvue de cellules ciliées et une membrane basilaire avec des otolithes

Une crête ampullaire couverte de cellules ciliées et une cupule qui atteint le toit de l’ampoule, sans otolithes

Explication

L’ampoule contient une crête ampullaire couverte de cellules ciliées et une cupule qui atteint son toit et en obstrue la lumière. Elle ne contient pas d’otolithes.

8. Que se produit-il lorsque les stéréocils d’une cellule ciliée vestibulaire s’inclinent vers le kinocil ?

Les canaux de transduction s’ouvrent, la cellule se dépolarise et les décharges vestibulaires augmentent.
Les canaux de transduction restent inchangés, tandis que la cellule libère moins de neurotransmetteur.
Les canaux de transduction s’ouvrent, la cellule s’hyperpolarise et les décharges vestibulaires diminuent.
Les canaux de transduction se ferment, la cellule se dépolarise et les décharges vestibulaires diminuent.

Les canaux de transduction s’ouvrent, la cellule se dépolarise et les décharges vestibulaires augmentent.

Explication

L’inclinaison vers le kinocil ouvre les canaux de transduction et entraîne un afflux de potassium, une dépolarisation et une augmentation des décharges vestibulaires. L’inclinaison opposée produit l’effet inverse.

9. Quelle séquence décrit correctement la transduction cochléaire ?

Propagation de l’onde dans les fluides, stimulation et dépolarisation des cellules externes, amplification, stimulation des cellules internes, puis libération de glutamate
Stimulation des cellules internes, libération de glutamate, amplification par les cellules externes, puis propagation de l’onde dans les fluides
Propagation de l’onde dans les fluides, inhibition des cellules externes, stimulation des cellules internes, puis libération de potassium
Amplification par les cellules internes, stimulation des cellules externes, hyperpolarisation, puis libération de glutamate

Propagation de l’onde dans les fluides, stimulation et dépolarisation des cellules externes, amplification, stimulation des cellules internes, puis libération de glutamate

Explication

La transduction suit la propagation de l’onde dans les fluides, la stimulation des cellules ciliées externes, leur dépolarisation et leur contraction amplificatrice, puis la stimulation des cellules internes et la libération de glutamate.

10. Quelle association entre les organes vestibulaires et les informations détectées est correcte ?

L’utricule renseigne particulièrement sur les accélérations linéaires, le saccule sur la gravité, et les canaux semi-circulaires sur les accélérations angulaires.
L’utricule renseigne particulièrement sur la gravité, le saccule sur les accélérations angulaires, et les canaux semi-circulaires sur les accélérations linéaires.
L’utricule et le saccule détectent surtout les accélérations angulaires, tandis que les canaux semi-circulaires détectent la gravité.
L’utricule détecte les sons, le saccule détecte les accélérations linéaires, et les canaux semi-circulaires détectent la gravité.

L’utricule renseigne particulièrement sur les accélérations linéaires, le saccule sur la gravité, et les canaux semi-circulaires sur les accélérations angulaires.

Explication

Les organes otolithiques détectent les accélérations linéaires ; l’utricule y contribue particulièrement, tandis que le saccule renseigne notamment sur la gravité. Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations angulaires.

11. Dans un système vestibulaire push-pull, que se passe-t-il lorsqu’un flux d’endolymphe excite un canal semi-circulaire ?

Le canal pairé controlatéral est également excité, ce qui supprime toute comparaison entre les deux côtés.
Le canal pairé controlatéral est inhibé, ce qui crée une comparaison redondante facilitant la compensation centrale.
Le canal excité cesse de décharger, tandis que le canal controlatéral devient mécaniquement indépendant.
Les deux canaux verticaux ipsilatéraux sont inhibés, ce qui bloque la transmission vers les noyaux vestibulaires.

Le canal pairé controlatéral est inhibé, ce qui crée une comparaison redondante facilitant la compensation centrale.

Explication

Le système push-pull associe l’excitation d’un canal à l’inhibition de son canal pairé controlatéral. Cette opposition fournit une redondance sensorielle et facilite la compensation centrale.

12. Quelle est la fonction principale du réflexe vestibulo-oculaire lors d’un mouvement de la tête ?

Stabiliser l’image sur la rétine par des mouvements oculaires opposés à ceux de la tête
Produire un mouvement oculaire volontaire dans la direction de la tête
Maintenir la posture grâce à des contractions des muscles des membres
Déplacer le champ visuel pour déclencher une réponse optocinétique

Stabiliser l’image sur la rétine par des mouvements oculaires opposés à ceux de la tête

Explication

Le réflexe vestibulo-oculaire stabilise l’image rétinienne en générant des mouvements oculaires compensatoires opposés aux mouvements de la tête. Le déplacement du champ visuel relève plutôt du nystagmus optocinétique.

13. Où se trouvent les corps cellulaires des neurones vestibulaires primaires ?

Dans le cervelet vestibulaire
Dans les noyaux oculomoteurs
Dans le ganglion de Scarpa
Dans les noyaux vestibulaires

Dans le ganglion de Scarpa

Explication

Les corps cellulaires des neurones vestibulaires primaires résident dans le ganglion de Scarpa. Leurs prolongements transmettent ensuite les informations aux noyaux vestibulaires par les nerfs vestibulaires supérieur et inférieur.

14. Quelles voies efférentes prennent naissance dans les noyaux vestibulaires ?

Les voies vestibulo-oculaire, vestibulo-spinale, vestibulo-végétative et vestibulo-corticale
Les voies vestibulo-auditive, vestibulo-limbique, vestibulo-motrice et vestibulo-réticulaire
Les voies cochléaire, optique, pyramidale et spinothalamique
Les voies cérébelleuse, thalamique, olfactive et extrapyramidale

Les voies vestibulo-oculaire, vestibulo-spinale, vestibulo-végétative et vestibulo-corticale

Explication

Les noyaux vestibulaires donnent naissance à quatre voies efférentes : vestibulo-oculaire, vestibulo-spinale, vestibulo-végétative et vestibulo-corticale.

15. Quelle description caractérise le mieux un nystagmus ?

Un mouvement oculaire involontaire et asymétrique comportant une phase lente et une phase rapide
Une contraction soutenue des muscles oculaires sans alternance de phases
Un mouvement oculaire volontaire et symétrique uniquement dirigé vers la cible
Une oscillation régulière de la tête sans participation des yeux

Un mouvement oculaire involontaire et asymétrique comportant une phase lente et une phase rapide

Explication

Le nystagmus est un mouvement oculaire involontaire et asymétrique composé d’une phase lente et d’une phase rapide.

16. Quelle situation correspond à une presbyvestibulie ?

Une augmentation du gain vestibulo-oculaire provoquée par une stimulation visuelle
Des vertiges ou une instabilité associés à une diminution du gain du réflexe vestibulo-oculaire liée à l’âge
Une surdité isolée causée par une obstruction du conduit auditif externe
Un vertige aigu lié à une migration d’otoconies dans un canal semi-circulaire

Des vertiges ou une instabilité associés à une diminution du gain du réflexe vestibulo-oculaire liée à l’âge

Explication

La presbyvestibulie désigne des plaintes de vertiges ou d’instabilité associées à une diminution du gain du réflexe vestibulo-oculaire liée au vieillissement.

17. Entre quels âges les pertes cellulaires vestibulaires deviennent-elles significatives, avec une atteinte particulièrement marquée des cellules ciliées de type I ?

Entre 70 et 90 ans
Entre 40 et 50 ans
Entre 20 et 40 ans
Après 90 ans uniquement

Entre 70 et 90 ans

Explication

Les pertes cellulaires vestibulaires deviennent significatives entre 70 et 90 ans. La diminution des cellules ciliées touche davantage les cellules de type I que celles de type II.

18. Lors de la perception d’un mouvement sinusoïdal à 1 Hz, quelles unités correspondent respectivement aux seuils de rotation et de translation ?

Hertz pour la rotation et degrés par seconde pour la translation
Degrés par seconde pour la rotation et centimètres par seconde pour la translation
Centimètres par seconde pour la rotation et degrés par seconde pour la translation
Degrés pour la rotation et mètres pour la translation

Degrés par seconde pour la rotation et centimètres par seconde pour la translation

Explication

Le seuil est d’environ 1 degré par seconde pour une rotation et 1 centimètre par seconde pour une translation. Ces seuils augmentent dès 40 ans.

19. Quel mécanisme provoque le vertige positionnel paroxystique bénin ?

La migration d’otoconies utriculaires dans un ou plusieurs canaux semi-circulaires
La fixation des cellules ciliées vestibulaires contre la paroi de l’utricule
La rupture d’une membrane cochléaire entraînant une perte auditive aiguë
L’inflammation du nerf facial provoquant une paralysie périphérique

La migration d’otoconies utriculaires dans un ou plusieurs canaux semi-circulaires

Explication

Le VPPB est provoqué par la migration d’otoconies utriculaires dans un ou plusieurs canaux semi-circulaires. Il s’agit d’une pathologie vestibulaire périphérique bénigne sans signe auditif associé.

20. Quelle distinction entre canalolithiase et cupulolithiase est correcte ?

Les deux correspondent à des cristaux fixés, mais sur des structures vestibulaires différentes
Les deux correspondent à des cristaux libres, mais dans des canaux semi-circulaires différents
La canalolithiase implique des cristaux libres dans un canal, tandis que la cupulolithiase implique des débris fixés à la cupule
La canalolithiase implique des débris fixés à la cupule, tandis que la cupulolithiase implique des cristaux libres dans un canal

La canalolithiase implique des cristaux libres dans un canal, tandis que la cupulolithiase implique des débris fixés à la cupule

Explication

Dans la canalolithiase, les cristaux sont libres dans le canal semi-circulaire. Dans la cupulolithiase, les débris sont fixés à la cupule et l’alourdissent par rapport à l’endolymphe.

21. Quel canal semi-circulaire est atteint dans la grande majorité des cas de VPPB ?

Le canal latéral, dans environ 85 % des cas
Le canal antérieur, dans environ 85 % des cas
Les trois canaux, chacun dans environ un tiers des cas
Le canal postérieur, dans environ 85 % des cas

Le canal postérieur, dans environ 85 % des cas

Explication

Le canal semi-circulaire postérieur est atteint dans environ 85 % des cas de VPPB, contre 12 % pour le canal latéral et 3 % pour le canal antérieur.

22. Quelle évolution du nystagmus est habituellement observée lors d’une manœuvre de provocation du VPPB ?

Une latence de plusieurs minutes, une aggravation continue et une persistance après immobilisation
Une latence de 1 à 10 secondes, une évolution paroxystique, une inversion au retour assis et une fatigabilité à la répétition
Un déclenchement immédiat, une intensité constante, sans inversion ni fatigabilité
Une apparition uniquement au retour assis, sans réponse lors du changement initial de position

Une latence de 1 à 10 secondes, une évolution paroxystique, une inversion au retour assis et une fatigabilité à la répétition

Explication

Le nystagmus du VPPB présente habituellement une latence de 1 à 10 secondes, une évolution paroxystique, une inversion au retour à la position assise et une fatigabilité à la répétition.

23. Quelle séquence correspond à la prise en charge habituelle d’un VPPB ?

Diagnostiquer par imagerie, immobiliser le patient, puis attendre la migration spontanée des otoconies
Vérifier la réponse, identifier le canal atteint, puis traiter uniquement par rééducation centrale
Diagnostiquer par provocation, libérer les otoconies, puis vérifier la réponse lors d’une seconde séance
Libérer les otoconies, diagnostiquer par provocation, puis instaurer une restriction définitive des mouvements

Diagnostiquer par provocation, libérer les otoconies, puis vérifier la réponse lors d’une seconde séance

Explication

Les manœuvres de provocation identifient l’oreille et le canal atteints, les manœuvres libératoires déplacent les otoconies, puis la réponse est vérifiée lors d’une seconde séance. Les manœuvres diagnostiques et thérapeutiques ont donc des fonctions distinctes.

24. Quelle association entre les manœuvres et leur fonction est correcte dans le VPPB du canal postérieur ?

Brandt-Daroff et Sémont sont diagnostiques ; Rose et Epley sont réservées au traitement chirurgical
Sémont et Epley sont diagnostiques ; Dix-Hallpike, Brandt-Daroff et Rose sont thérapeutiques
Dix-Hallpike et Epley sont diagnostiques ; Rose et Sémont sont exclusivement préventives
Dix-Hallpike, Brandt-Daroff et Rose sont diagnostiques ; Sémont et Epley sont thérapeutiques

Dix-Hallpike, Brandt-Daroff et Rose sont diagnostiques ; Sémont et Epley sont thérapeutiques

Explication

Dans le VPPB du canal postérieur, Dix-Hallpike, Brandt-Daroff et Rose servent au diagnostic, tandis que Sémont et Epley sont des manœuvres libératoires thérapeutiques.

25. Dans une forme géotropique de VPPB du canal latéral, comment identifie-t-on le côté atteint ?

Il correspond au côté où le nystagmus vers l’oreille basse est le plus intense
Il correspond au côté de l’oreille haute, où le nystagmus est le plus faible
Il est déterminé uniquement par la présence d’un acouphène homolatéral
Il correspond systématiquement à l’oreille opposée au nystagmus observé

Il correspond au côté où le nystagmus vers l’oreille basse est le plus intense

Explication

La forme géotropique est associée à une canalolithiase, et le côté atteint correspond au nystagmus le plus fort vers l’oreille basse. Dans la forme agéotropique, c’est l’oreille haute qui indique le côté atteint.

26. Que peut faire un patient 48 heures après le traitement de son VPPB ?

Reprendre une activité normale, effectuer tous les mouvements et dormir naturellement des deux côtés
Réaliser uniquement des mouvements guidés sans reprendre les activités quotidiennes
Maintenir une immobilisation stricte et dormir uniquement du côté opposé à l’oreille atteinte
Éviter durablement les mouvements rapides et limiter le sommeil à la position assise

Reprendre une activité normale, effectuer tous les mouvements et dormir naturellement des deux côtés

Explication

Après les 48 premières heures, le patient peut reprendre une activité normale, effectuer tous les mouvements et dormir naturellement des deux côtés. La restriction éventuelle concerne donc la période initiale suivant le traitement.

27. Quel mécanisme caractérise principalement le Vestibular Habituation Training dans le VPPB ?

Le repositionnement immédiat des otoconies par une seule manœuvre mécanique spécialisée
L’immobilisation prolongée de la tête afin d’empêcher toute stimulation du système vestibulaire
La dispersion et la dissolution des otoconies associées à une amélioration de la compensation centrale
La suppression des signaux vestibulaires par une intervention chirurgicale ciblant le nerf vestibulaire

La dispersion et la dissolution des otoconies associées à une amélioration de la compensation centrale

Explication

Le VHT repose sur la dispersion et la dissolution des otoconies ainsi que sur l’amélioration de la compensation centrale grâce à l’exposition répétée aux vertiges.

28. Dans quelle situation le VHT doit-il être envisagé ?

En première intention, avant toute manœuvre diagnostique ou libératoire
Après vérification du diagnostic, notamment par un ORL en cas de VPPB rebelle
Uniquement après une chirurgie, lorsque les symptômes ont complètement disparu
Dès le premier épisode, sans nécessité de confirmer le canal ou l’oreille atteints

Après vérification du diagnostic, notamment par un ORL en cas de VPPB rebelle

Explication

Le VHT ne doit pas être utilisé en première intention. Il peut être envisagé après vérification du diagnostic, notamment par un ORL lorsque le VPPB est rebelle.

29. Lequel des éléments suivants fait partie des diagnostics différentiels du VPPB ?

Une contracture musculaire sans vertige
Le nystagmus positionnel central
Une otite externe isolée sans symptôme vestibulaire
Une simple myopie non corrigée

Le nystagmus positionnel central

Explication

Le nystagmus positionnel central figure parmi les diagnostics différentiels du VPPB, avec notamment la fistule labyrinthique périlymphatique, le déficit vestibulaire avéré, les vertiges cervicaux et les migraines vestibulaires.

30. Quel ensemble de signes doit faire rechercher une cause autre qu’un VPPB typique ?

Une latence du nystagmus suivie d’une épuisabilité lors des répétitions
Un vertige déclenché par la position sans autre signe associé
Des signes auditifs, un acouphène ou un déficit de force, de parole ou de sensibilité
Une amélioration progressive du nystagmus après plusieurs provocations

Des signes auditifs, un acouphène ou un déficit de force, de parole ou de sensibilité

Explication

La latence et l’épuisabilité du nystagmus soutiennent le diagnostic de VPPB, tandis que les signes auditifs, l’acouphène et les déficits moteur, verbal ou sensitif orientent vers une autre cause.

31. Quelle fonction caractérise principalement la macule otolithique ?

Elle code les forces gravito-inertielles et les translations
Elle mesure uniquement la pression dans l’oreille moyenne
Elle code les accélérations angulaires de la tête
Elle déclenche exclusivement les réflexes visuels

Elle code les forces gravito-inertielles et les translations

Explication

La macule otolithique, située dans l’utricule ou le saccule, code les forces gravito-inertielles, les translations et les inclinaisons. Les accélérations angulaires sont principalement codées par les canaux semi-circulaires.

32. Quelle association entre macule otolithique et type d’accélération est correcte ?

Macule sacculaire : accélération verticale ; macule utriculaire : accélération horizontale
Macule sacculaire : accélération horizontale ; macule utriculaire : accélération verticale
Macule sacculaire : inclinaison uniquement ; macule utriculaire : gravité uniquement
Macule sacculaire : accélération angulaire ; macule utriculaire : accélération linéaire

Macule sacculaire : accélération verticale ; macule utriculaire : accélération horizontale

Explication

La macule sacculaire est orientée verticalement et code principalement l’accélération linéaire verticale, tandis que la macule utriculaire est orientée horizontalement et code principalement l’accélération linéaire horizontale.

33. Quel ensemble de caractéristiques soutient le diagnostic d’un VPPB lors de la recherche d’un nystagmus positionnel ?

Un nystagmus épuisable, avec latence, paroxystique, cohérent avec le canal stimulé et inversé au redressement
Un nystagmus immédiat, permanent et indépendant du canal stimulé
Un nystagmus uniquement horizontal, sans inversion lors du retour à l’orthostatisme
Un nystagmus isolé, sans latence, dont le sens reste inchangé au redressement

Un nystagmus épuisable, avec latence, paroxystique, cohérent avec le canal stimulé et inversé au redressement

Explication

Le nystagmus diagnostique du VPPB doit être épuisable, présenter une latence, être paroxystique, avoir un sens cohérent avec le canal stimulé et s’inverser au retour à l’orthostatisme. Un nystagmus positionnel isolé ne suffit pas.

34. Quelle séquence décrit correctement la manœuvre de Dix-Hallpike ?

Asseoir le patient, tourner rapidement sa tête à 45°, l’allonger avec la tête en extension hors de la table, observer le nystagmus, puis le redresser
Tourner la tête à 45°, placer le patient en décubitus latéral, puis le redresser sans extension cervicale
Asseoir le patient, maintenir la tête droite, l’incliner latéralement, puis le faire marcher immédiatement
Allonger directement le patient sur le ventre, tourner la tête à 90°, puis réaliser une rotation complète du corps

Asseoir le patient, tourner rapidement sa tête à 45°, l’allonger avec la tête en extension hors de la table, observer le nystagmus, puis le redresser

Explication

La manœuvre de Dix-Hallpike associe une rotation rapide de la tête à 45°, un passage en décubitus dorsal avec extension de la tête hors de la table, l’observation du nystagmus après la latence, puis le retour en position assise.

35. Chez un patient présentant un nystagmus géotropique lors de l’exploration du canal latéral, comment identifie-t-on généralement le côté atteint ?

C’est le côté où la vitesse du nystagmus est la plus élevée
C’est systématiquement le côté gauche, quelle que soit la réponse
C’est le côté opposé à l’oreille basse lors de la réponse la plus lente
C’est le côté où le nystagmus devient ageotropique

C’est le côté où la vitesse du nystagmus est la plus élevée

Explication

Dans un nystagmus géotropique, les battements vont vers l’oreille basse et le côté atteint correspond à la position où la vitesse du nystagmus est la plus élevée. Cette règle diffère de celle du nystagmus ageotropique.

36. Quelle distinction entre les manœuvres de Sémont et d’Epley est correcte pour le VPPB du canal postérieur ?

Sémont traite la cupulolithiase latérale et Epley uniquement les troubles otolithiques non positionnels
Sémont est une manœuvre impulsionnelle et Epley une manœuvre de sédimentation
Sémont est une manœuvre de sédimentation et Epley une manœuvre impulsionnelle
Sémont et Epley sont deux manœuvres exclusivement destinées au canal latéral

Sémont est une manœuvre impulsionnelle et Epley une manœuvre de sédimentation

Explication

La manœuvre de Sémont est impulsionnelle, tandis que celle d’Epley repose sur la sédimentation. Toutes deux peuvent être utilisées dans le VPPB du canal semi-circulaire postérieur.

37. Quelles manœuvres sont proposées pour un VPPB du canal semi-circulaire latéral par canalolithiase ?

Brandt-Daroff, Vanucci et Wasserette
Sémont, Epley et Dix-Hallpike
Lempert-Ballot, Van Nechel et Gufoni
Vanucci, Wasserette et Gufoni

Lempert-Ballot, Van Nechel et Gufoni

Explication

Pour une canalolithiase du canal latéral, les manœuvres proposées sont Lempert-Ballot, Van Nechel et Gufoni. Vanucci et Wasserette sont notamment associées à la cupulolithiase latérale.

38. Quel schéma de répétition caractérise le protocole de Brandt-Daroff utilisé pour un VPPB rebelle au début du traitement ?

Dix répétitions de chaque côté une fois par jour pendant deux semaines
Cinq répétitions de chaque côté deux fois par jour pendant toute la durée du traitement
Dix répétitions consécutives toutes les quatre heures pendant la première semaine, puis deux séances par jour
Une répétition toutes les quatre heures pendant la première semaine, puis cinq séances par jour

Dix répétitions consécutives toutes les quatre heures pendant la première semaine, puis deux séances par jour

Explication

Le protocole de Brandt-Daroff prévoit dix répétitions consécutives toutes les quatre heures durant la première semaine, puis deux séances quotidiennes. Le schéma de cinq répétitions de chaque côté correspond plutôt au protocole de Dix-Hallpike en VHT.

39. Dans quel délai un patient qui réalise des auto-manœuvres de rééducation vestibulaire doit-il être réévalué, même si ses symptômes s’améliorent ?

Dans les 15 jours
Après 1 mois
Dans les 7 jours
Dans les 48 heures

Dans les 15 jours

Explication

Une réévaluation est recommandée dans un délai de 15 jours, y compris lorsque l’amélioration symptomatique semble favorable.

40. Quel ensemble de caractéristiques oriente vers un nystagmus positionnel central plutôt que vers un VPPB typique ?

Une morphologie correspondant au canal stimulé, avec crescendo-décrescendo
Un nystagmus toujours bref, uniquement horizontal et déclenché sans changement de position
L’absence fréquente de latence, de crescendo-décrescendo, de fatigabilité et d’inhibition par la fixation
Une latence, une fatigabilité et une inhibition par la fixation

L’absence fréquente de latence, de crescendo-décrescendo, de fatigabilité et d’inhibition par la fixation

Explication

Le nystagmus positionnel central ne respecte pas nécessairement la morphologie attendue du canal stimulé et peut être dépourvu de plusieurs critères typiques du VPPB, notamment la latence et la fatigabilité.

41. Lequel de ces ensembles correspond aux formes atypiques proposées du canal semi-circulaire postérieur ?

La canalolithiase du bras long, la fistule périlymphatique et l’hydrops endolymphatique
La cupulolithiase, la névrite vestibulaire et le conflit neurovasculaire
Le blocage de l’endolymphe, l’otite moyenne et la déhiscence du canal supérieur
La cupulolithiase, la canalolithiase du bras court et le blocage de l’endolymphe par de gros débris otoconiaux

La cupulolithiase, la canalolithiase du bras court et le blocage de l’endolymphe par de gros débris otoconiaux

Explication

Les trois formes atypiques citées sont la cupulolithiase, la canalolithiase du bras court et le blocage de l’endolymphe par de gros débris otoconiaux.

42. Quelle présentation clinique évoque une canalolithiase du bras court du canal semi-circulaire postérieur ?

Un nystagmus horizontal permanent avec surdité et absence de symptômes au retour assis
Un nystagmus vertical supérieur ou torsionnel transitoire vers le côté atteint, avec vertiges et rétropulsion au retour assis
Un nystagmus uniquement torsionnel déclenché par la fixation visuelle, sans vertige
Un nystagmus vertical inférieur prolongé vers l’oreille supérieure, sans trouble postural

Un nystagmus vertical supérieur ou torsionnel transitoire vers le côté atteint, avec vertiges et rétropulsion au retour assis

Explication

La canalolithiase du bras court est évoquée devant un nystagmus transitoire vertical supérieur ou torsionnel vers le côté atteint, associé à des vertiges et à une rétropulsion lors du retour assis.

Révisez avec les flashcards

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Quels éléments composent le vestibule de l'oreille interne ?

Trois canaux semi-circulaires et deux macules otolithiques.

Que détectent les canaux semi-circulaires dans le vestibule ?

Les accélérations angulaires.

Que détectent les macules otolithiques dans le vestibule ?

Les accélérations linéaires et la gravité.

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