QCM : Place de l’IPA en pneumologie chronique — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle premier de l’interrogatoire dans l’examen clinique respiratoire ?

Mesurer la fonction ventilatoire et confirmer une obstruction bronchique
Préciser le motif de consultation, l’âge, la profession et les facteurs de risque respiratoires
Identifier une infection et choisir immédiatement un traitement antibiotique
Évaluer la saturation en oxygène et rechercher une détresse respiratoire

Préciser le motif de consultation, l’âge, la profession et les facteurs de risque respiratoires

Explication

L’interrogatoire inaugure l’examen clinique et recueille notamment le motif de consultation, l’âge, la profession et les facteurs de risque respiratoires. La mesure ventilatoire relève d’examens complémentaires et ne constitue pas le rôle premier de l’interrogatoire.

2. Lequel de ces éléments appartient aux facteurs de risque respiratoires modifiables ?

Un facteur environnemental durable
Le tabagisme
Une prédisposition génétique
Une exposition professionnelle ancienne

Le tabagisme

Explication

Le tabagisme fait partie des facteurs de risque respiratoires modifiables, au même titre que l’hypertension artérielle et le diabète. Une prédisposition génétique relève plutôt des facteurs constitutionnels.

3. Un patient fume deux paquets de vingt cigarettes par jour depuis quinze ans ; quelle est sa consommation cumulée en paquets-année ?

40 paquets-anneˊe40\ \text{paquets-année}
35 paquets-anneˊe35\ \text{paquets-année}
30 paquets-anneˊe30\ \text{paquets-année}
15 paquets-anneˊe15\ \text{paquets-année}

$$30\ \text{paquets-année}$$

Explication

Le calcul applique PA=2×15PA = 2 \times 15, soit 30 paquets-anneˊe30\ \text{paquets-année}. La durée seule ne suffit pas : le nombre de paquets fumés chaque jour doit être multiplié par le nombre d’années.

4. Quelle situation correspond à une consommation de 20 paquets-anneˊe20\ \text{paquets-année} ?

Deux paquets par jour pendant vingt ans
Un paquet par jour pendant vingt ans
Un demi-paquet par jour pendant vingt ans
Deux paquets par jour pendant cinq ans

Un paquet par jour pendant vingt ans

Explication

Un paquet quotidien pendant vingt ans donne 1×20=20 paquets-anneˊe1 \times 20 = 20\ \text{paquets-année}. Deux paquets par jour pendant cinq ans correspondent à 10 paquets-anneˊe10\ \text{paquets-année}, tandis que les deux autres situations donnent des valeurs différentes.

5. Quelle proportion des cas d’asthme, de BPCO et de cancer bronchique est concernée par des expositions professionnelles ?

Environ 15 % à 20 % des cas
Environ 30 % à 40 % des cas
Environ 50 % à 60 % des cas
Environ 2 % à 5 % des cas

Environ 15 % à 20 % des cas

Explication

Les expositions professionnelles concernent environ 15 % à 20 % des cas des trois grandes maladies respiratoires chroniques citées. Les autres fourchettes ne correspondent pas à la proportion indiquée.

6. Quelle distinction de durée définit la toux aiguë et la toux chronique ?

La toux aiguë dépasse huit semaines, tandis que la toux chronique dure moins de trois semaines
La toux aiguë dure moins de huit semaines, tandis que la toux chronique dépasse trois semaines
La toux aiguë dure moins de trois semaines, tandis que la toux chronique dépasse huit semaines
La toux aiguë dure quelques jours, tandis que la toux chronique dépasse six mois

La toux aiguë dure moins de trois semaines, tandis que la toux chronique dépasse huit semaines

Explication

La toux aiguë dure moins de trois semaines, alors que la toux chronique dure plus de huit semaines et justifie une enquête diagnostique systématique. Le seuil de trois semaines ne définit donc pas la chronicité.

7. Chez un patient présentant une toux nocturne, quelle orientation clinique est particulièrement pertinente ?

Rechercher un asthme et évaluer le contrôle de la maladie
Conclure à une infection respiratoire en raison de l’horaire nocturne
Retenir une bronchite chronique sur la seule présence de la toux
Évoquer d’abord un trouble de déglutition lié aux repas

Rechercher un asthme et évaluer le contrôle de la maladie

Explication

La toux nocturne est observée dans l’asthme et constitue un élément important de l’évaluation de son contrôle. Une toux perprandiale, plutôt qu’une toux nocturne, oriente davantage vers un trouble de déglutition ou une fistule œsotrachéale.

8. Quelle définition correspond à la bronchite chronique ?

Une toux présente plus de huit semaines avec des épisodes nocturnes répétés
Une expectoration présente au moins trois mois par an pendant deux années consécutives
Une expectoration quotidienne durant plusieurs semaines après un épisode viral
Une expectoration purulente apparaissant lors d’une infection respiratoire aiguë

Une expectoration présente au moins trois mois par an pendant deux années consécutives

Explication

La bronchite chronique repose sur une expectoration présente au moins trois mois par an pendant au moins deux années consécutives. La purulence évoque surtout une infection et ne suffit pas à définir une bronchite chronique.

9. Que doit faire évoquer en priorité une expectoration purulente ?

Un asthme insuffisamment contrôlé
Un trouble de déglutition avec fistule œsotrachéale
Une bronchite chronique définie par sa durée
Une infection respiratoire haute ou basse

Une infection respiratoire haute ou basse

Explication

Une expectoration purulente contient du pus et doit faire évoquer une infection respiratoire, qu’elle soit haute ou basse. La bronchite chronique est définie par la durée de l’expectoration, et non par son caractère purulent.

10. Comment définit-on la dyspnée ?

Une diminution objective de la saturation en oxygène à l’effort
Une expérience subjective d’inconfort respiratoire aux sensations variables
Une accélération respiratoire mesurée pendant une période de repos
Une gêne respiratoire exclusivement provoquée par une maladie bronchique

Une expérience subjective d’inconfort respiratoire aux sensations variables

Explication

La dyspnée correspond à une expérience subjective d’inconfort respiratoire, dont les sensations et l’intensité peuvent varier. Une diminution de la saturation ou une respiration rapide sont des signes mesurables, mais ne définissent pas à eux seuls la dyspnée.

11. Quelle orientation diagnostique donnent des sifflements principalement inspiratoires ?

Une atteinte des voies aériennes supérieures
Une atteinte des petites bronches distales
Une atteinte isolée de la circulation pulmonaire
Une atteinte prédominante du parenchyme pulmonaire

Une atteinte des voies aériennes supérieures

Explication

Les sifflements inspiratoires orientent vers une pathologie des voies aériennes supérieures. Des sifflements expiratoires évoquent davantage une pathologie bronchique, ce qui rend cette interprétation inadaptée ici.

12. Quelle situation correspond à une orthopnée ?

Une dyspnée apparaissant en décubitus dorsal
Une dyspnée apparaissant principalement debout ou assis
Une dyspnée limitée aux périodes de sommeil paradoxal
Une dyspnée déclenchée par une marche rapide

Une dyspnée apparaissant en décubitus dorsal

Explication

L’orthopnée est une dyspnée qui survient en position allongée sur le dos et peut notamment être associée à une insuffisance cardiaque. La dyspnée en position debout ou assise correspond plutôt à la platypnée.

13. Quel niveau de l’échelle MMRC correspond à une dyspnée présente au moindre effort, par exemple en parlant ou en s’habillant ?

Le grade 4
Le grade 2
Le grade 1
Le grade 0

Le grade 4

Explication

Le grade 4 de l’échelle MMRC correspond à une dyspnée au moindre effort, y compris lors d’activités comme parler ou s’habiller. Le grade 0 décrit une dyspnée absente dans la vie courante, sauf lors d’exercices intensifs.

14. Quelle définition correspond à l’hémoptysie ?

Un saignement provenant du nez et s’écoulant vers le pharynx
Un saignement limité aux voies respiratoires supérieures après une toux
Un saignement des voies respiratoires inférieures extériorisé ou non
Un rejet de sang provenant du tube digestif après des nausées

Un saignement des voies respiratoires inférieures extériorisé ou non

Explication

L’hémoptysie est un saignement des voies respiratoires inférieures, extériorisé ou non, provenant le plus souvent des artères bronchiques. Un saignement nasal relève de l’épistaxis, tandis qu’un sang issu du tube digestif correspond à une hématémèse.

15. Laquelle de ces associations regroupe des causes majeures d’hémoptysie ?

Asthme, rhinite, sinusite, reflux gastro-œsophagien et pneumothorax
Aspergillome, tuberculose, cancer, dilatation des bronches et embolie pulmonaire
Bronchiolite, pneumonie virale, apnée du sommeil, otite et gastrite
Insuffisance cardiaque, anémie, migraine, pleurésie et laryngite

Aspergillome, tuberculose, cancer, dilatation des bronches et embolie pulmonaire

Explication

Les grandes causes d’hémoptysie comprennent l’aspergillome, la tuberculose, le cancer, la dilatation des bronches et l’embolie pulmonaire. Les autres associations mélangent des affections respiratoires ou extrarespiratoires qui ne constituent pas cette liste de causes majeures.

16. Dans quelle situation une hémoptysie est-elle considérée comme grave ?

Lorsqu’elle est observée après un effort modéré sans autre symptôme
Lorsqu’elle survient après une toux brève sans gêne respiratoire associée
Lorsque le volume dépasse 150 cc ou entraîne un retentissement respiratoire
Lorsqu’elle reste faible chez une personne sans antécédent respiratoire

Lorsque le volume dépasse 150 cc ou entraîne un retentissement respiratoire

Explication

Une hémoptysie est notamment grave si son volume dépasse 150 cc, si elle entraîne un retentissement respiratoire ou si elle survient chez un patient respiratoirement fragile. Un faible volume sans conséquence respiratoire ne suffit pas à caractériser cette gravité.

17. Quel examen fait partie des explorations fonctionnelles respiratoires ?

La tomodensitométrie thoracique
La bronchoscopie diagnostique
Le test de marche de 6 minutes
La radiographie standard du thorax

Le test de marche de 6 minutes

Explication

Le test de marche de 6 minutes fait partie des explorations fonctionnelles respiratoires, avec notamment la spirométrie et la pléthysmographie. La radiographie, la bronchoscopie et la tomodensitométrie sont des examens d’imagerie ou d’exploration anatomique.

18. Quelle distinction entre spirométrie et pléthysmographie est correcte ?

La spirométrie mesure les volumes mobilisables, tandis que la pléthysmographie évalue notamment le volume résiduel
La spirométrie confirme une restriction, tandis que la pléthysmographie recherche principalement une obstruction bronchique
La spirométrie analyse le transfert du monoxyde de carbone, tandis que la pléthysmographie mesure les gaz du sang
La spirométrie mesure le volume résiduel, tandis que la pléthysmographie mesure les débits expiratoires maximaux

La spirométrie mesure les volumes mobilisables, tandis que la pléthysmographie évalue notamment le volume résiduel

Explication

La spirométrie mesure les volumes pulmonaires mobilisables, tandis que la pléthysmographie permet notamment de mesurer les volumes non mobilisables comme le volume résiduel. Les autres propositions inversent les fonctions des examens ou leur attribuent des mesures différentes.

19. Quel critère spirométrique définit un trouble ventilatoire obstructif ?

Un volume résiduel augmenté mesuré en pléthysmographie
Un rapport VEMS/CVF<0,7VEMS/CVF < 0,7
Une capacité pulmonaire totale inférieure à 80 %
Une amélioration du VEMS d’au moins 200 mL après bronchodilatateur

Un rapport $$VEMS/CVF < 0,7$$

Explication

Le trouble ventilatoire obstructif est défini en spirométrie par un rapport VEMS/CVF<0,7VEMS/CVF < 0,7. Une capacité pulmonaire totale inférieure à 80 % confirme plutôt une restriction, tandis que les autres critères concernent la réversibilité ou les volumes pulmonaires.

20. Quel protocole permet d’évaluer la réversibilité d’un trouble obstructif ?

Réaliser une spirométrie, administrer un antibiotique, attendre 24 heures, puis refaire l’examen
Réaliser une spirométrie, inhaler un bêta-2 mimétique de courte durée d’action, attendre 15 minutes, puis répéter la spirométrie
Effectuer une pléthysmographie, inhaler un corticoïde, attendre une heure, puis mesurer les gaz du sang
Effectuer un test de marche, inhaler de l’oxygène, attendre 15 minutes, puis mesurer la capacité pulmonaire totale

Réaliser une spirométrie, inhaler un bêta-2 mimétique de courte durée d’action, attendre 15 minutes, puis répéter la spirométrie

Explication

Le test de réversibilité comprend une spirométrie initiale, l’inhalation d’un bêta-2 mimétique de courte durée d’action, une attente de 15 minutes et une seconde spirométrie. Les autres protocoles utilisent des examens, des traitements ou des délais qui ne correspondent pas à cette procédure.

21. Quel examen mesure notamment la PaO2, la PaCO2, le pH et les bicarbonates après une ponction artérielle radiale ?

La radiographie thoracique réalisée après une inspiration profonde
La spirométrie réalisée après administration d’un bronchodilatateur
La gazométrie artérielle réalisée après la manœuvre d’Allen
Les explorations fonctionnelles respiratoires réalisées après un effort

La gazométrie artérielle réalisée après la manœuvre d’Allen

Explication

La gazométrie artérielle mesure ces paramètres, généralement au repos, après la manœuvre d’Allen et une ponction de l’artère radiale. Les EFR servent plutôt à explorer la fonction respiratoire, notamment dans des situations chroniques.

22. Selon l’équation d’Henderson-Hasselbalch, comment le pH est-il relié aux bicarbonates et à la PaCO2 ?

pH=6,1+log(0,03×PaCO2[HCO3])pH = 6,1 + \log\left(\frac{0,03 \times PaCO_2}{[HCO_3^-]}\right)
pH=6,1+[HCO3]0,03+PaCO2pH = 6,1 + \frac{[HCO_3^-]}{0,03 + PaCO_2}
pH=7,4+log([HCO3]+0,03×PaCO2)pH = 7,4 + \log\left([HCO_3^-] + 0,03 \times PaCO_2\right)
pH=6,1+log([HCO3]0,03×PaCO2)pH = 6,1 + \log\left(\frac{[HCO_3^-]}{0,03 \times PaCO_2}\right)

$$pH = 6,1 + \log\left(\frac{[HCO_3^-]}{0,03 \times PaCO_2}\right)$$

Explication

L’équation place la concentration de bicarbonates au numérateur et le produit 0,03×PaCO20,03 \times PaCO_2 au dénominateur. Inverser ces termes modifierait le sens de la relation entre les composantes métabolique et respiratoire.

23. Quelle combinaison correspond aux valeurs usuelles de référence de la gazométrie artérielle ?

Un pH de 7,50 à 7,65, une PaCO2 de 50 à 60 mmHg et des bicarbonates de 28 à 34 mmol/L
Un pH de 7,10 à 7,25, une PaCO2 de 20 à 30 mmHg et des bicarbonates de 12 à 18 mmol/L
Un pH de 7,35 à 7,45, une PaCO2 de 35 à 45 mmHg et des bicarbonates de 22 à 26 mmol/L
Un pH de 6,90 à 7,10, une PaCO2 de 60 à 70 mmHg et des bicarbonates de 16 à 21 mmol/L

Un pH de 7,35 à 7,45, une PaCO2 de 35 à 45 mmHg et des bicarbonates de 22 à 26 mmol/L

Explication

Les intervalles usuels sont un pH de 7,35 à 7,45, une PaCO2 de 35 à 45 mmHg et des bicarbonates de 22 à 26 mmol/L. Les autres ensembles décrivent des valeurs déplacées par rapport aux références physiologiques.

24. Un patient présente un pH inférieur à 7,35 et une PaCO2 supérieure à 45 mmHg. Quel trouble acido-basique évoquent ces résultats ?

Une acidose respiratoire
Une alcalose métabolique
Une alcalose respiratoire
Une acidose métabolique

Une acidose respiratoire

Explication

L’acidose respiratoire associe une acidémie à une élévation de la PaCO2, généralement liée à une élimination insuffisante du dioxyde de carbone. L’acidose métabolique se caractérise plutôt par une baisse des bicarbonates.

25. Laquelle de ces affections fait partie des principales maladies respiratoires chroniques prises en charge ?

La fracture costale traumatique
Le syndrome d’obésité-hypoventilation
La pneumonie bactérienne isolée
La laryngite infectieuse aiguë

Le syndrome d’obésité-hypoventilation

Explication

Le syndrome d’obésité-hypoventilation figure parmi les principales maladies respiratoires chroniques prises en charge, avec la BPCO, l’asthme, la mucoviscidose et d’autres affections. Les autres propositions correspondent à des situations aiguës ou traumatiques qui ne figurent pas dans cette liste.

26. Quelle affirmation décrit correctement la BPCO et le rôle du tabac ?

La BPCO est la quatrième cause mondiale de décès et environ 70 % des cas sont imputables au tabac.
La BPCO entraîne environ 350 000 décès annuels et sa cause principale est l’allergie.
La BPCO concerne surtout l’enfant et la majorité des cas résulte d’une infection virale.
La BPCO est une cause rare de décès et moins de 10 % des cas sont associés au tabac.

La BPCO est la quatrième cause mondiale de décès et environ 70 % des cas sont imputables au tabac.

Explication

La BPCO est présentée comme la quatrième cause de décès dans le monde, avec environ 3,5 millions de décès en 2021, et 70 % des cas sont imputables au tabac. Les autres propositions sous-estiment son poids mondial ou attribuent sa cause principale à des facteurs non indiqués.

27. Quel tableau clinique est particulièrement évocateur de l’asthme ?

Une dyspnée progressivement installée avec symptômes respiratoires peu fluctuants
Une toux productive constante avec amaigrissement et sueurs nocturnes
Une douleur thoracique isolée avec hémoptysie persistante et fièvre
Une toux nocturne sifflante avec oppression thoracique et dyspnée variable

Une toux nocturne sifflante avec oppression thoracique et dyspnée variable

Explication

L’asthme peut se manifester par une toux nocturne sifflante, une oppression thoracique et une dyspnée à l’effort ou au repos, avec une variabilité des symptômes. Une dyspnée chronique progressivement installée évoque davantage le profil décrit pour la BPCO.

28. Comment définir l’insuffisance respiratoire ?

Une défaillance du système d’oxygénation, du système de ventilation ou des deux
Une inflammation limitée aux bronches sans atteinte des échanges gazeux
Une obstruction des voies aériennes provoquée par une réaction allergique
Une diminution de la capacité pulmonaire liée à une anomalie de la cage thoracique

Une défaillance du système d’oxygénation, du système de ventilation ou des deux

Explication

L’insuffisance respiratoire correspond à la défaillance du système d’oxygénation, du système de ventilation ou de ces deux systèmes. Elle ne se réduit donc pas à une inflammation bronchique, à une allergie ou à une seule anomalie mécanique.

29. Quelle distinction entre ventilation et hématose est correcte ?

La ventilation déplace l’air, tandis que l’hématose assure les échanges gazeux.
La ventilation régule le pH sanguin, tandis que l’hématose commande les mouvements respiratoires.
La ventilation assure les échanges gazeux, tandis que l’hématose déplace l’air inspiré.
La ventilation transporte l’oxygène dans le sang, tandis que l’hématose contracte les muscles respiratoires.

La ventilation déplace l’air, tandis que l’hématose assure les échanges gazeux.

Explication

La ventilation correspond aux mouvements d’inspiration et d’expiration qui déplacent l’air, alors que l’hématose désigne les échanges gazeux. Confondre ces notions revient à attribuer le déplacement de l’air au processus d’échange entre l’air et le sang.

30. Lors d’un suivi chronique, quels éléments l’IPA doit-elle notamment vérifier chez un patient atteint d’une maladie respiratoire ?

La fréquence des consultations et le régime alimentaire quotidien
La réalisation des examens biologiques et l’activité physique pratiquée
La prise des médicaments et l’utilisation des dispositifs prescrits
La connaissance du diagnostic et la présence d’antécédents familiaux

La prise des médicaments et l’utilisation des dispositifs prescrits

Explication

Le suivi chronique inclut la vérification de la bonne prise des médicaments et de l’utilisation correcte des dispositifs, notamment les traitements inhalés, la ventilation non invasive et l’oxygène. La fréquence des consultations et le régime alimentaire peuvent être pertinents, mais ils ne correspondent pas à la vérification ciblée décrite ici.

31. Chez un patient atteint d’une maladie respiratoire chronique, que doit faire rechercher une modification des symptômes ou une majoration des traitements habituels ?

Une décompensation de la maladie respiratoire
Une amélioration spontanée de la fonction respiratoire
Une stabilisation durable de la maladie chronique
Une intolérance alimentaire récemment apparue

Une décompensation de la maladie respiratoire

Explication

Une modification des symptômes ou une augmentation des traitements habituels peut signaler une décompensation et doit donc conduire à la rechercher. Une stabilisation durable ne rend pas compte de cette aggravation clinique, tandis que les autres propositions ne constituent pas l’hypothèse prioritaire.

32. Un patient utilise de plus en plus son oxygène ou sa ventilation non invasive à domicile ; quelle conduite est indiquée ?

Attendre l’apparition d’une douleur thoracique avant de réagir
Réduire les séances afin d’éviter une dépendance au dispositif
Considérer cette augmentation comme une urgence et appeler le 15
Programmer un contrôle non urgent auprès du médecin traitant

Considérer cette augmentation comme une urgence et appeler le 15

Explication

L’augmentation de l’utilisation de l’oxygène ou de la ventilation non invasive est une urgence, quelle que soit la maladie sous-jacente, et justifie d’appeler le 15. Organiser un contrôle différé sous-estime la gravité potentielle de cette modification.

33. Chez un patient asthmatique, que révèle une utilisation quasi quotidienne de la Ventoline et quelle vérification s’impose ?

Un mauvais contrôle nécessitant d’évaluer l’urgence et le traitement de fond
Une allergie nouvelle nécessitant de remplacer le traitement inhalé de secours
Un bon contrôle permettant d’espacer l’évaluation et de poursuivre les mêmes soins
Une infection respiratoire probable justifiant de débuter rapidement un antibiotique

Un mauvais contrôle nécessitant d’évaluer l’urgence et le traitement de fond

Explication

Une utilisation quasi quotidienne de la Ventoline témoigne d’un mauvais contrôle de l’asthme et impose de vérifier les critères d’urgence ainsi que la bonne prise du traitement de fond. Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure à une infection ou à une allergie nouvelle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Place de l’IPA en pneumologie chronique.

Qu'est-ce que l'interrogatoire en examen clinique ?

Le premier temps de l'examen clinique.

Quels facteurs de risque respiratoires inclut l'interrogatoire ?

Les facteurs constitutionnels, professionnels, environnementaux et modifiables.

Quels antécédents personnels respiratoires doit-on rechercher ?

L'asthme, la rhinite allergique de l'enfance et la tuberculose.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Place de l’IPA en pneumologie chronique.

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