★ À maîtriser
Les précautions standard (PS), appliquées à tous les patients, préviennent la transmission croisée de la plupart des microorganismes responsables d’infections, notamment le VIH, les hépatites B et C et les bactéries non multirésistantes.
Les précautions complémentaires constituent un deuxième niveau de barrières qui agit sur les modes de transmission.
Compléments
Les précautions standard forment la première barrière ; les précautions complémentaires ajoutent la deuxième.
★ À maîtriser
Pour les PCC, le soignant réalise une hygiène des mains à la solution hydroalcoolique (SHA), porte un tablier plastique imperméable à usage unique lors d’un soin direct et utilise du matériel à usage unique dédié au patient.
Pour la gale, le soignant réalise une hygiène des mains à l’eau et au savon puis à la SHA, porte une surblouse à manches longues et des gants pour tout contact cutané, et entretient la chambre avec un détergent-désinfectant habituel.
Pour Clostridioides difficile, le soignant réalise une hygiène des mains à l’eau et au savon puis à la SHA, porte une surblouse à manches longues et des gants pour tout contact cutané, et nettoie la chambre avec un détergent-désinfectant sporicide ou de l’eau de Javel diluée au 1/5 après rinçage.
Les précautions complémentaires Contact (PCC) visent une transmission par contact direct ou indirect, et le contact est le mode de transmission le plus fréquent des infections associées aux soins.
Les situations associées aux PCC comprennent :
Compléments
📌 Pour un patient non autonome sous PCC, les fèces sont éliminées directement dans le lave-bassin.
Les exemples de BMR cités sont : Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM), les entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (EBLSE), Acinetobacter baumannii résistant à l’imipénème (IPM)
Les exemples de BHR cités sont les entérobactéries productrices de carbapénémase (EPC) et les entérocoques résistants à la vancomycine (ERV/ERG).
★ À maîtriser
📌 La contamination respiratoire peut être directe d’un individu à l’autre ou indirecte par l’environnement, le matériel ou les mains souillées portées aux yeux, au nez ou à la bouche.
Compléments
Les infections respiratoires virales fréquentes comprennent :
Les infections respiratoires bactériennes fréquentes comprennent :
★ À maîtriser
Compléments
📌 Un capteur de CO₂ peut être utilisé pour évaluer rapidement la qualité de l’air.
L’évaluation du pathogène prend en compte :
L’évaluation de l’exposition prend en compte :
Les établissements de santé sont censés connaître les paramétrages de leur ventilation par l’intermédiaire des services techniques, conformément au code du travail.
Les secteurs pourvoyeurs de risque respiratoire comprennent :
Les bactéries de catégorie A sont moins persistantes dans l’air et ne nécessitent pas systématiquement des précautions respiratoires renforcées, sauf en cas d’exposition à risque élevé.
Ventilation insuffisante, pathogène transmissible ou exposition intense → risque respiratoire accru.
★ À maîtriser
Les mesures barrières respiratoires comprennent : le port d’un masque en présence d’autres personnes, le fait de tousser dans son coude, l’hygiène des mains après s’être mouché
Les précautions standard s’appliquent à tout professionnel, en tout lieu et pour tout patient ou résident.
Les précautions standard comprennent : l’hygiène des mains avec une technique couvrant la main et la pulpe des doigts au bon moment, les équipements de protection individuelle, l’hygiène respiratoire, dont le port du masque en cas de symptômes et les gestes barrières, l’entretien du matériel et de l’environnement, la ventilation des locaux
Compléments
📌 Dans les services d’urgence ou aux portes d’entrée, le masque médical est porté systématiquement par le soignant et le patient pour prévenir les infections respiratoires.
📌 Le choix du masque tient compte du risque d’exposition, de son intensité, de la durée et de la proximité de l’exposition, ainsi que du port éventuel d’un masque par le patient.
★ À maîtriser
La mise en place des précautions complémentaires se fait sur prescription médicale.
En médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), les précautions complémentaires sont maintenues pendant tout le séjour, sauf pour Clostridioides difficile, pour lequel elles durent jusqu’à 48 heures après la fin de la diarrhée, et la gale, pour laquelle elles durent 48 heures à partir du traitement.
La signalisation par un pictogramme connu de l’ensemble du personnel identifie le patient concerné et rappelle les mesures à prendre dans la chambre.
Compléments
📌 Les précautions complémentaires ne sont pas nécessaires au retour à domicile, sauf si un professionnel de santé libéral intervient.
📌 L’unité mobile de protection est affectée à une chambre ou à deux chambres côte à côte et placée dans le couloir à l’entrée de la chambre du patient.
★ À maîtriser
📌 Les visites sont limitées et strictement encadrées : en précautions Contact, le visiteur n’a pas de protection de tenue mais réalise une hygiène des mains à la SHA ; en précautions Respiratoires simples, il porte un masque chirurgical dès l’entrée et réalise une hygiène des mains ; en précautions Respiratoires renforcées, il met un FFP2 avant d’entrer, vérifie son étanchéité par un fit check et réalise une hygiène des mains.
Compléments
Les patients porteurs ou infectés par le même microorganisme peuvent être regroupés dans la même chambre pour des précautions Contact ou Respiratoires, tandis que la chambre individuelle facilite l’observance des mesures.
Pour les précautions Contact ou Respiratoires, il n’y a pas de gestion particulière du linge, des déchets sauf pour Clostridioides difficile, ni de la vaisselle ; les dispositifs médicaux réutilisables sont nettoyés et désinfectés avant de sortir de la chambre et le matériel n’y est pas stocké.
Un transfert entre établissements ou services nécessite d’informer le service destinataire, l’infirmier ou le professionnel libéral par téléphone, fiche de liaison ou lettre de sortie.
Un patient déambulant en précautions complémentaires ne doit pas être confiné systématiquement dans sa chambre.
Pour des précautions de type Contact liées à une plaie, la sortie de chambre est autorisée avec un pansement propre et une hygiène des mains.
Pour des précautions Gouttelettes ou Air, le patient porte un masque adapté, chirurgical ou FFP2, et réalise une friction des mains à la SHA lors de sa sortie de chambre.
L’accès aux plateaux médico-techniques doit être organisé sans perte de chance, avec un masque chirurgical ou FFP2 pour le patient, en évitant les attentes et en réalisant le réveil postopératoire en salle d’intervention.
Les affiches de précautions Contact concernent notamment les BMR, les plaies, les diarrhées et les gastro-entérites aiguës ; des affiches renforcées sont prévues pour les BHR et des affiches spécifiques pour la gale et Clostridioides difficile.
Les exemples associés aux précautions Gouttelettes comprennent :
Les exemples associés aux précautions Air comprennent la tuberculose et la rougeole.
Les exemples d’adjonction Contact + Gouttelettes comprennent :
Les exemples d’adjonction Contact + Air comprennent :
★ À maîtriser
📌 Les précautions complémentaires sont efficaces si elles sont respectées par tous et ne s’arrêtent pas à la porte du service.
📌 L’isolement vise le microorganisme et non le patient, et l’information doit tenir compte de l’impact psychologique pour le patient.
Compléments
📌 L’application des précautions complémentaires suppose que le nom du germe et son mode de transmission soient connus et que les mesures soient respectées par tous.
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1. Dans une unité de soins, quel objectif général poursuivent les précautions complémentaires lorsqu’un risque de transmission est identifié ?
2. Un patient nécessite des précautions complémentaires en plus des précautions standard. Quel rôle ces précautions ajoutées remplissent-elles dans le dispositif de prévention ?
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Quel rôle jouent les précautions complémentaires dans la transmission des microorganismes ?
Elles établissent des barrières à la transmission entre patients, entre soignants et patients, et vers l’environnement.
Quel mode de transmission visent les précautions complémentaires Contact ?
La transmission par contact direct ou indirect.
Quelles situations sont associées aux précautions complémentaires Contact ?
Les plaies chirurgicales, infections urinaires, selles, atteintes cutanées, gastro-entérites aiguës, abcès, BMR, BHR, gale et Clostridioides difficile.
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