★ À maîtriser
Le prélèvement d’hémostase se fait sur tube bleu contenant du citrate ou du CTAD, mélangé au moins 5 fois après prélèvement.
Le remplissage recommandé du tube est supérieur à 90 % ; un remplissage jusqu’à 80 % est acceptable, tandis qu’un remplissage inférieur à 80 % entraîne le refus du tube par le laboratoire.
Les échantillons sont conservés à température ambiante et acheminés rapidement ; le délai maximal avant réalisation des tests au laboratoire est de 4 heures.
Le laboratoire doit connaître la prise ou l’absence d’anticoagulants et d’antiagrégants plaquettaires, l’heure du prélèvement, le préleveur, le prescripteur et le contexte clinique, notamment les saignements et leur localisation, le bilan préopératoire ou une suspicion de thrombose veineuse.
Compléments
📌 Le garrot doit être peu serré et maintenu moins d’une minute ; en cas d’utilisation d’une tubulure, celle-ci est purgée avec un tube sec sans activateur.
📌 Avant l’exploration, un repas léger sans matières grasses est possible, mais le tabac, la caféine et l’exercice physique sont à proscrire.
★ À maîtriser
L’exploration de l’hémostase est indiquée lors d’enquêtes familiales pour une maladie congénitale de l’hémostase, d’antécédents hémorragiques ou d’un bilan préopératoire.
L’évaluation des antécédents hémorragiques prend en compte les conditions d’apparition, la fréquence, la gravité, les pathologies associées, les traitements et le type de saignement : cutanéo-muqueux, externe, extériorisé ou interne.
Le risque hémorragique associé à une thrombopénie apparaît généralement lorsque le nombre de plaquettes est inférieur à 30 G/L.
Les principales pathologies hémorragiques acquises comprennent : la carence en vitamine K touchant les facteurs II, VII, IX et X, la maladie hémorragique du nourrisson, l’insuffisance hépatique, les anticorps anti-facteurs de la coagulation, les lésions traumatiques, les cancers, les malformations vasculaires
📌 La maladie de Willebrand est une maladie hémorragique constitutionnelle marquée surtout par des saignements des muqueuses, tandis que les hémophilies A et B sont des déficits congénitaux en facteur VIII ou IX touchant surtout les sujets masculins.
Compléments
Thrombopénie : plaquettes moins nombreuses ; thrombopathie : plaquettes non fonctionnelles.
★ À maîtriser
📌 Les thromboses artérielles sont notamment associées aux plaques d’athérome, tandis que les thromboses veineuses sont caractérisées par un thrombus de fibrine.
Compléments
Les exemples de thromboses artérielles sont :
Les exemples de thromboses veineuses comprennent la phlébite et l’embolie pulmonaire.
Stase, hypercoagulabilité ou lésion vasculaire → risque de thrombose.
★ À maîtriser
Le TP sert à surveiller un traitement par antivitamines K (AVK) au moyen de l’INR.
Le TCA permet de surveiller un traitement par héparine non fractionnée et peut être allongé en cas de déficit factoriel, notamment dans l’hémophilie A ou B et la maladie de Willebrand avec déficit en facteur VIII.
📌 En cas de TP bas, le bilan est complété par le dosage des facteurs II, V, VII et X ainsi que du fibrinogène ; en cas de TCA allongé avec TP normal, les facteurs VIII, IX et XI sont dosés.
📌 La valeur des D-dimères est considérée normale si elle est inférieure à 500 ng/mL entre 0 et 50 ans ; après 51 ans, le seuil indiqué est l’âge multiplié par 10 ng/mL.
Compléments
La valeur normale du temps de Quick est de 12 à 14 secondes.
Les dosages spécifiques des facteurs de coagulation peuvent porter sur les facteurs II, V, VII, VIII, IX, X, XI et XII.
L’héparinémie, mesurée par l’activité anti-Xa, évalue l’activité anticoagulante des héparines pour vérifier l’efficacité thérapeutique et détecter les surdosages.
📌 Un taux de D-dimères inférieur au seuil indiqué permet d’écarter une thrombose dans le cadre de l’interprétation présentée.
TP explore la voie extrinsèque ; TCA explore la voie intrinsèque.
★ À maîtriser
📌 L’exploration du système inhibiteur de la coagulation n’est pas systématique et est réalisée dans certains contextes de thrombose, de prédisposition familiale ou de pathologie artérielle sans facteur de risque patent.
L’exploration du système inhibiteur peut comprendre les protéines C et S, dont la valeur normale est supérieure à 70 %, ainsi que l’antithrombine III, dont la valeur normale est supérieure à 80 %.
Le bilan étiologique de thrombophilie après un épisode documenté de maladie thromboembolique veineuse comprend l’antithrombine, les protéines C et S, les mutations du facteur V Leiden et du facteur II (G20210A), ainsi que la numération sanguine et plaquettaire.
La recherche des anticorps antiphospholipides comprend : les anticorps anti-bêta-2-glycoprotéine IgG et IgM, les anticorps anticardiolipine IgG et IgM, les anticoagulants circulants de type lupique
📌 Le bilan de thrombophilie est idéalement réalisé à distance de l’épisode thromboembolique veineux et de l’anticoagulation ; en phase aiguë sous HBPM, il est possible sauf pour le dosage de l’antithrombine, et sous AVK, le dosage des protéines C et S n’est pas réalisé.
Compléments
📌 Chez un patient asymptomatique faisant l’objet d’une recherche familiale de maladie thromboembolique veineuse, le bilan est similaire mais exclut les anticorps antiphospholipides.
★ À maîtriser
📌 Les tests immunologiques de la TIH détectent les anticorps dirigés contre le complexe facteur 4 plaquettaire-héparine, quelle que soit leur capacité à activer les cellules, tandis que les tests fonctionnels détectent seulement les anticorps pathogènes qui activent les plaquettes en présence d’héparine.
Compléments
Test immunologique : détecte les anticorps ; test fonctionnel : détecte ceux qui activent les plaquettes.
Tests d’hémostase secondaire
| Test | Voie explorée | Utilité principale |
|---|---|---|
| TP / temps de Quick | Extrinsèque | Surveillance des AVK par l’INR |
| TCA | Intrinsèque | Détection de déficits en VIII, IX et XI et surveillance de l’héparine non fractionnée |
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1. Un prélèvement destiné à un bilan d’hémostase vient d’être réalisé. Quel protocole de tube et de mélange faut-il appliquer ?
2. Un échantillon pour des tests d’hémostase est conservé à température ambiante. Dans quel délai maximal doit-il être analysé au laboratoire ?
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Quel tube utiliser pour un prélèvement d’hémostase et combien de fois le mélanger ?
Un tube bleu au citrate ou au CTAD, mélangé au moins cinq fois.
Quelles limites de remplissage du tube d’hémostase déterminent son acceptation ?
Plus de 90 % est recommandé, 80 % est acceptable et moins de 80 % entraîne le refus.
Dans quels contextes l’exploration de l’hémostase est-elle indiquée ?
Lors d’enquêtes familiales pour une maladie congénitale de l’hémostase, d’antécédents hémorragiques ou d’un bilan préopératoire.
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