QCM : Précautions standard en soins infirmiers — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle obligation le décret n°94-352 du 4 mai 1994 impose-t-il aux directeurs d’établissement ?

Former les patients aux gestes de prévention des infections
Limiter les actes invasifs réalisés dans l’établissement
Mettre en place des moyens de protection contre les agents biologiques
Déclarer chaque infection associée aux soins aux autorités sanitaires

Mettre en place des moyens de protection contre les agents biologiques

Explication

Ce décret impose aux directeurs d’établissement d’organiser des moyens de protection des travailleurs contre les agents biologiques. La déclaration des infections et la formation des patients ne constituent pas l’obligation précisée par ce décret.

2. Quel est l’objectif principal des précautions standard définies par la circulaire du 20 avril 1998 ?

Réduire la transmission des micro-organismes et protéger personnel et patients
Réserver les mesures de protection aux patients présentant une infection
Remplacer les procédures de désinfection par le port de gants
Prévenir les infections liées aux interventions chirurgicales programmées

Réduire la transmission des micro-organismes et protéger personnel et patients

Explication

Les précautions standard visent à réduire la transmission des micro-organismes et à protéger le personnel ainsi que les patients contre les accidents d’exposition au sang ou aux liquides biologiques. Elles ne concernent donc pas une catégorie limitée de patients et ne remplacent pas la désinfection.

3. Quelle condition caractérise une infection associée aux soins au début de la prise en charge ?

Elle apparaît après un acte invasif réalisé pendant la prise en charge
Elle n’est ni présente ni en incubation au début de la prise en charge
Elle concerne une prise en charge réalisée dans un établissement de santé
Elle est déjà présente mais reste sans symptôme au début de la prise en charge

Elle n’est ni présente ni en incubation au début de la prise en charge

Explication

Une infection associée aux soins survient lors ou après une prise en charge alors qu’elle n’était ni présente ni en incubation à son commencement. Une infection préexistante, même sans symptômes, ne répond pas à ce critère.

4. Comment appelle-t-on une infection associée aux soins contractée dans un établissement de santé ?

Une infection communautaire
Une infection préexistante
Une infection nosocomiale
Une infection professionnelle

Une infection nosocomiale

Explication

Une infection associée aux soins contractée dans un établissement de santé est appelée infection nosocomiale. Les autres termes proposés ne désignent pas cette catégorie précise d’infection.

5. Quel délai est habituellement retenu pour relier une infection à la pose d’une prothèse ou d’un implant ?

Quarante-huit heures après la pose
Trente jours après la pose
Un an après la pose
Trois mois après la pose

Un an après la pose

Explication

Le délai habituellement retenu pour une prothèse ou un implant est d’un an. Les délais de quarante-huit heures et de trente jours concernent respectivement le délai général et le site opératoire.

6. Quels éléments forment la chaîne de transmission des micro-organismes ?

Un diagnostic, un traitement, une guérison et une surveillance médicale
Une exposition, un symptôme, une complication et une déclaration obligatoire
Un agent pathogène, un antibiotique, une vaccination et une hospitalisation
Un réservoir, un mode de transmission, une porte d’entrée et un hôte réceptif

Un réservoir, un mode de transmission, une porte d’entrée et un hôte réceptif

Explication

La chaîne infectieuse comprend un réservoir, un mode de transmission, une porte d’entrée et un hôte réceptif. Les autres propositions décrivent des étapes de prise en charge ou des éléments cliniques, pas les maillons de cette chaîne.

7. Lequel de ces éléments peut constituer un réservoir de micro-organismes ?

L’environnement
Le statut vaccinal
Le traitement antibiotique
La porte d’entrée cutanée

L’environnement

Explication

Les réservoirs peuvent être l’être humain, l’environnement ou les animaux ; l’environnement constitue donc un réservoir possible. Le traitement antibiotique, la porte d’entrée et le statut vaccinal correspondent à d’autres notions de la transmission ou du risque infectieux.

8. Quelle situation illustre une transmission respiratoire plutôt qu’un contact direct ou indirect ?

Le transfert d’un micro-organisme par une poignée contaminée
L’inhalation de particules émises par une personne qui parle
La transmission par un dispositif invasif contaminé
Le passage d’un micro-organisme lors d’une poignée de main

L’inhalation de particules émises par une personne qui parle

Explication

La transmission respiratoire implique l’inhalation de particules émises lors de la parole, de la toux ou de la respiration. Une poignée de main relève du contact direct, tandis qu’une poignée contaminée illustre un contact indirect.

9. Quelle tenue correspond à une tenue professionnelle adaptée aux soins ?

Une tunique à manches longues, un pantalon et des chaussures ordinaires portées à l’extérieur
Une blouse ample, un short et des chaussures ouvertes faciles à retirer
Un tee-shirt, un pantalon et des chaussures personnelles difficiles à nettoyer
Une tunique à manches courtes, un pantalon et des chaussures propres réservées au travail

Une tunique à manches courtes, un pantalon et des chaussures propres réservées au travail

Explication

La tenue professionnelle associe une tunique à manches courtes, un pantalon et des chaussures propres, fermées ou à bride, facilement nettoyables et réservées au travail. Les chaussures ordinaires ne répondent pas à cette exigence de réservation professionnelle.

10. Quelle situation respecte les règles d’hygiène des mains avant un soin ?

Des mains sans bijoux, avec des ongles longs et des faux ongles
Des mains sans bijoux, avec des ongles courts et sans faux ongles
Des mains portant une montre, avec des ongles courts et sans vernis
Des mains portant une bague, avec des ongles courts et naturels

Des mains sans bijoux, avec des ongles courts et sans faux ongles

Explication

Les mains doivent être dépourvues de bijoux et de faux ongles, avec des ongles courts. Une montre, une bague ou des faux ongles peuvent gêner l’hygiène correcte des mains.

11. Quel geste d’hygiène des mains convient à des mains visuellement propres et sèches ?

Rincer les mains à l’eau claire puis les laisser sécher à l’air
Effectuer un lavage simple avec de l’eau et du savon
Réaliser une friction avec un produit hydro-alcoolique
Mettre des gants directement sans effectuer d’hygiène des mains

Réaliser une friction avec un produit hydro-alcoolique

Explication

Le produit hydro-alcoolique s’applique lorsque les mains sont visuellement propres et sèches. Le lavage à l’eau et au savon est indiqué lorsque les mains sont souillées ou mouillées.

12. Quelle séquence décrit correctement un lavage simple des mains ?

Savonner les mains sèches, rincer les paumes, sécher par frottement, puis fermer le robinet à main nue
Mouiller, savonner les sept zones, rincer, sécher par tamponnement, puis fermer le robinet avec l’essuie-mains
Mouiller, rincer les sept zones, savonner rapidement, puis sécher sans fermer le robinet
Mouiller, savonner les paumes, rincer, puis réutiliser l’essuie-mains après avoir touché la poubelle

Mouiller, savonner les sept zones, rincer, sécher par tamponnement, puis fermer le robinet avec l’essuie-mains

Explication

Le lavage simple comprend le mouillage, le savonnage et le rinçage des sept zones, le séchage par tamponnement, puis la fermeture du robinet avec l’essuie-mains. Les autres séquences modifient l’ordre ou favorisent une nouvelle contamination des mains.

13. Comment choisir les équipements de protection individuelle lors d’un soin ?

En fonction de la durée du soin, sans tenir compte du contact possible avec les liquides biologiques
En portant systématiquement des gants, une protection oculaire, un tablier, une surblouse et un masque
En choisissant l’équipement le plus confortable, même si aucune exposition n’est anticipée
En fonction du risque d’exposition à des projections, à un liquide biologique, à une peau lésée ou aux muqueuses

En fonction du risque d’exposition à des projections, à un liquide biologique, à une peau lésée ou aux muqueuses

Explication

L’équipement dépend du risque d’exposition et peut comprendre différents éléments selon la situation. Le port systématique de tous les équipements n’est pas le principe retenu.

14. Dans quelle situation le port de gants est-il indiqué ?

Lors de tout échange verbal avec un patient présentant une gêne respiratoire
Lorsqu’un soin ne comporte aucun contact avec le patient ni avec son environnement
Lors d’un contact prévu avec du sang, une muqueuse, une peau lésée ou pendant un bionettoyage
Pour remplacer l’hygiène des mains avant et après un soin courant

Lors d’un contact prévu avec du sang, une muqueuse, une peau lésée ou pendant un bionettoyage

Explication

Les gants sont indiqués lors d’un contact avec du sang, un produit d’origine humaine, une muqueuse, une peau lésée, ou lors d’un soin à risque ou d’un bionettoyage. Ils ne remplacent pas l’hygiène des mains et ne sont pas nécessaires pour une situation sans exposition prévue.

15. Quelle règle s’applique à l’utilisation des gants pendant les soins ?

Changer de paire entre les gestes mais garder les mêmes gants pour le patient suivant
Conserver la même paire pour plusieurs patients si elle paraît propre et réaliser l’hygiène des mains après le soin
Mettre les gants avant l’hygiène des mains et les retirer seulement à la fin de la tournée
Utiliser une paire pour un geste et un patient, avec une hygiène des mains avant et après le port

Utiliser une paire pour un geste et un patient, avec une hygiène des mains avant et après le port

Explication

La règle est une paire de gants pour un geste et un patient, avec une hygiène des mains avant la mise en place et après le retrait. Des gants visuellement propres peuvent néanmoins transmettre des micro-organismes d’un patient ou d’un geste à l’autre.

16. Quelle pratique est correcte concernant le produit hydro-alcoolique et les gants ?

Remplacer le retrait des gants par une friction hydro-alcoolique directement sur leur surface
Verser le produit hydro-alcoolique sur les gants afin d’augmenter leur durée d’utilisation
Appliquer le produit hydro-alcoolique sur les mains avant de mettre les gants, puis après les avoir retirés
Frictionner les gants avec le produit hydro-alcoolique pour les désinfecter entre deux gestes

Appliquer le produit hydro-alcoolique sur les mains avant de mettre les gants, puis après les avoir retirés

Explication

Le produit hydro-alcoolique est destiné aux mains avant la mise en place des gants et après leur retrait. Il ne doit pas être appliqué sur les gants, car leur intégrité n’est alors pas garantie.

17. Quelle règle concerne le port correct d’un masque chirurgical ?

Il couvre la bouche et le menton, puis peut être abaissé sous le menton entre deux contacts
Il couvre le nez et la bouche, tandis que le menton peut rester découvert pendant les soins
Il couvre hermétiquement le nez, la bouche et le menton, sans être repositionné sous le menton
Il est porté sous le menton pendant les pauses, puis remonté sans modifier sa durée d’utilisation

Il couvre hermétiquement le nez, la bouche et le menton, sans être repositionné sous le menton

Explication

Le masque chirurgical doit couvrir hermétiquement le nez, la bouche et le menton et ne doit pas être repositionné sous le menton. Sa durée maximale dépend du fabricant, avec une limite de quatre heures indiquée dans le cours.

18. Quel appareil respiratoire convient à une procédure générant des aérosols à risque élevé ?

Une protection en tissu, tandis que le masque chirurgical convient aux projections importantes
Un masque chirurgical renforcé, tandis que le masque FFP2 convient aux soins sans projection
Un masque chirurgical, tandis que le masque FFP2 convient aux symptômes respiratoires sans aérosols
Un masque FFP2, tandis que le masque chirurgical convient notamment aux aérosols à risque modéré

Un masque FFP2, tandis que le masque chirurgical convient notamment aux aérosols à risque modéré

Explication

Le FFP2 est indiqué pour les procédures générant des aérosols à risque élevé, alors que le masque chirurgical convient notamment aux symptômes respiratoires, aux projections et aux aérosols à risque modéré. Le niveau de risque détermine donc le choix de la protection respiratoire.

19. Laquelle de ces situations fait partie des procédures générant des aérosols à risque élevé ?

Une prise de température frontale
Une distribution de médicaments par voie orale
Une intubation trachéale
Une aide à la toilette du visage

Une intubation trachéale

Explication

L’intubation fait partie des procédures générant des aérosols à risque élevé, avec notamment la trachéotomie, la fibroscopie bronchique et la ventilation manuelle au masque. Les autres situations proposées ne figurent pas dans cette catégorie.

20. Quelle protection complémentaire est requise avec un FFP2 lors d’une procédure générant des aérosols à risque élevé ?

Un masque chirurgical par-dessus le FFP2, sans test de son étanchéité
Des gants seuls, en laissant le visage découvert pendant la procédure
Un tablier seul, sans contrôle de l’ajustement du masque respiratoire
Une visière ou des lunettes de sécurité, avec vérification de l’étanchéité du FFP2

Une visière ou des lunettes de sécurité, avec vérification de l’étanchéité du FFP2

Explication

Lors d’une procédure générant des aérosols à risque élevé, le FFP2 doit être associé à une visière ou à des lunettes de sécurité et son étanchéité doit être testée. Un tablier ou des gants ne remplacent pas la protection oculaire ni le contrôle de l’ajustement respiratoire.

21. Qu’est-ce qui définit un accident d’exposition au sang ?

Un contact avec du sang ou un liquide biologique par effraction cutanée, lésion cutanée ou projection muqueuse
Une inhalation de gouttelettes respiratoires provenant d’une personne infectée
Un contact avec une surface souillée sans atteinte de la peau ni des muqueuses
Une ingestion accidentelle de liquide biologique sans contact avec la peau ou les muqueuses

Un contact avec du sang ou un liquide biologique par effraction cutanée, lésion cutanée ou projection muqueuse

Explication

Un accident d’exposition au sang implique un contact avec du sang ou un liquide biologique par une effraction cutanée, une lésion cutanée ou une muqueuse. Un contact avec une surface souillée intacte ne correspond pas à cette définition.

22. Quel risque de transmission du VIH est estimé après un accident d’exposition au sang ?

Environ 3 %
Environ 0,30 %
Environ 0,03 %
Environ 30 %

Environ 0,30 %

Explication

Le risque estimé de transmission du VIH lors d’un accident d’exposition au sang est de 0,30 %. Les valeurs de 3 % et de 30 % correspondent respectivement au VHC et au VHB.

23. Quelle conduite prévient le mieux les accidents d’exposition au sang lors de l’utilisation d’une aiguille ?

Recapuchonner l’aiguille avec précaution afin de limiter les projections avant son élimination
Éliminer immédiatement l’aiguille dans un collecteur proche, sans la recapuchonner ni la désadapter à la main
Déposer l’aiguille sur le plateau avant de la transporter vers le collecteur en fin de soin
Désadapter manuellement l’aiguille puis la placer dans un collecteur situé dans le local de soins

Éliminer immédiatement l’aiguille dans un collecteur proche, sans la recapuchonner ni la désadapter à la main

Explication

L’aiguille doit être éliminée immédiatement dans un collecteur pour objets piquants, coupants et tranchants situé près du soin, sans recapuchonnage ni désadaptation manuelle. Une dépose intermédiaire augmente le risque de piqûre accidentelle.

24. Quelle séquence de soins faut-il appliquer immédiatement après un accident d’exposition au sang sur la peau ?

Rincer rapidement à l’eau, sécher la zone, puis appliquer une solution alcoolique concentrée
Immerger dans le Dakin, rincer à l’eau, puis nettoyer avec un savon antiseptique
Nettoyer à l’eau et au savon doux, rincer à l’eau, puis immerger dans le Dakin pendant 5 minutes
Nettoyer avec de l’eau de Javel, couvrir la zone, puis consulter sans effectuer de rinçage

Nettoyer à l’eau et au savon doux, rincer à l’eau, puis immerger dans le Dakin pendant 5 minutes

Explication

La conduite recommandée consiste à nettoyer avec de l’eau et du savon doux, à rincer à l’eau, puis à immerger la zone dans le Dakin pendant 5 minutes. L’application directe de produits agressifs ne remplace pas cette séquence.

25. Dans quels délais faut-il consulter et déclarer un accident du travail après un accident d’exposition au sang ?

Consulter dans l’heure et déclarer l’accident du travail dans les 72 heures
Consulter dans les 24 heures et déclarer l’accident du travail dans les 4 heures
Consulter dans les 48 heures et déclarer l’accident du travail dans la semaine
Consulter dans les 4 heures et déclarer l’accident du travail dans les 24 heures

Consulter dans les 4 heures et déclarer l’accident du travail dans les 24 heures

Explication

Après un accident d’exposition au sang, la consultation du médecin référent ou des urgences doit avoir lieu dans les 4 heures, tandis que la déclaration de l’accident du travail doit être effectuée dans les 24 heures. Ces deux délais ne doivent pas être inversés.

26. Quel ensemble correspond aux précautions standard en matière de prévention des infections ?

Hygiène alimentaire, dépistage des visiteurs, ventilation des chambres et administration d’antiseptiques
Désinfection des locaux, stérilisation chirurgicale, traitement des eaux et contrôle des températures
Port de gants, isolement respiratoire, vaccination, antibiothérapie et restriction des visites
Hygiène des mains, équipements de protection, prévention des AES, désinfection et gestion du linge, des excreta et des déchets

Hygiène des mains, équipements de protection, prévention des AES, désinfection et gestion du linge, des excreta et des déchets

Explication

Les précautions standard regroupent notamment l’hygiène des mains, les équipements de protection individuelle, la prévention des accidents d’exposition au sang, la désinfection du matériel, le bionettoyage et la gestion du linge, des excreta et des déchets. L’isolement respiratoire et l’antibiothérapie relèvent de mesures spécifiques qui ne constituent pas cet ensemble.

27. Comment un prélèvement doit-il être conditionné pour son transport ?

Dans un emballage ouvert permettant l’aération, posé sur un plateau propre
Dans une compresse sèche, transportée directement jusqu’au laboratoire
Dans un emballage fermé et étanche, placé dans une pochette plastique
Dans un récipient non fermé, placé dans une pochette en papier absorbant

Dans un emballage fermé et étanche, placé dans une pochette plastique

Explication

Un prélèvement doit être transporté dans un emballage fermé et étanche, puis déposé dans une pochette plastique. Un emballage ouvert expose à un risque de fuite ou de contamination pendant le transport.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Précautions standard en soins infirmiers.

Qu'a renforcé l'apparition du VIH dans les années 80 ?

Les mesures de prévention du risque infectieux.

Quelle résistance bactérienne a renforcé les mesures de prévention dans les années 80 ?

La résistance aux antibiotiques.

Quel décret impose la protection des travailleurs contre les agents biologiques ?

Le décret n°94-352 du 4 mai 1994.

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