QCM : Fractures de l’extrémité proximale du fémur — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel profil correspond le mieux au terrain habituel d’une fracture de l’extrémité proximale du fémur ?

Une femme de plus de 70 ans, ostéoporotique, après une chute de sa hauteur
Une adolescente en bonne santé, après une chute sans impact important
Un adulte d’âge moyen, après une torsion isolée du genou en marchant
Un homme jeune, sportif, après un traumatisme direct de faible intensité

Une femme de plus de 70 ans, ostéoporotique, après une chute de sa hauteur

Explication

Ces fractures touchent surtout les personnes de plus de 70 ans, principalement les femmes ostéoporotiques, après une chute de leur hauteur. Chez une personne jeune, un traumatisme violent est davantage attendu qu’une simple chute banale.

2. Quelle séquence correspond à une prise en charge urgente adaptée après une suspicion de fracture de l’extrémité proximale du fémur ?

Accueillir, identifier et évaluer le patient, préciser la chute, rechercher les signes cliniques puis expliquer la radiographie
Installer le patient, réaliser directement une radiographie, puis recueillir son identité et ses antécédents
Interroger la famille, traiter la douleur à domicile, puis organiser une consultation radiologique différée
Mobiliser le membre, vérifier la marche, puis rechercher les antécédents après la sortie du patient

Accueillir, identifier et évaluer le patient, préciser la chute, rechercher les signes cliniques puis expliquer la radiographie

Explication

L’accueil urgent comprend l’identification, le recueil des circonstances et des antécédents, l’évaluation de l’autonomie et de l’état clinique, l’examen de la déformation et de la douleur, puis l’explication de la radiographie. Réaliser l’imagerie avant l’évaluation et le recueil des informations inverse la logique de cette prise en charge.

3. Quelle association entre un signe surveillé et la complication recherchée est correcte après une intervention pour fracture proximale du fémur ?

La palpation des mollets évalue la cicatrice, tandis qu’une douleur thoracique mesure le drainage.
La palpation des mollets vérifie la température, tandis qu’une douleur thoracique contrôle l’installation.
La palpation des mollets recherche une phlébite, tandis qu’une douleur thoracique évoque une embolie pulmonaire.
La palpation des mollets recherche une embolie pulmonaire, tandis qu’une douleur thoracique évoque une phlébite.

La palpation des mollets recherche une phlébite, tandis qu’une douleur thoracique évoque une embolie pulmonaire.

Explication

La palpation des mollets participe à la recherche d’une phlébite, tandis que la recherche d’une douleur thoracique contribue à repérer une embolie pulmonaire. Ces deux éléments font partie d’une surveillance postopératoire plus large comprenant notamment le drainage, la température et la cicatrice.

4. Quelle complication peut survenir après l’intervention d’une fracture pertrochantérienne ?

Une phlébite, une infection postopératoire ou un déplacement secondaire
Une amélioration spontanée de l’ostéoporose sans risque thromboembolique
Une guérison accélérée avec récupération fonctionnelle immédiate
Une stabilité définitive du montage sans possibilité de complication tardive

Une phlébite, une infection postopératoire ou un déplacement secondaire

Explication

Les complications postopératoires comprennent notamment la phlébite, l’infection, le déplacement secondaire, la pseudarthrose, le cal vicieux et le décès dans l’année. Une évolution nécessairement simple et immédiatement favorable ne reflète pas les risques associés à cette fracture.

5. Quel objectif correspond à la prévention du décubitus dans la prise en charge postopératoire d’une fracture de l’extrémité proximale du fémur ?

Identifier une embolie pulmonaire à partir d’une douleur thoracique.
Éviter les complications liées à l’immobilisation prolongée du patient.
Mesurer l’évolution d’un saignement dans le drainage de Redon.
Détecter une infection locale à partir de l’aspect de la cicatrice.

Éviter les complications liées à l’immobilisation prolongée du patient.

Explication

La prévention du décubitus vise à éviter les complications de l’immobilisation prolongée et fait partie de la prise en charge postopératoire. La surveillance de la cicatrice recherche plutôt une complication locale, tandis que le drainage et la douleur thoracique répondent à d’autres objectifs de surveillance.

6. Quelle affirmation compare correctement la fréquence des fractures du col fémoral et des fractures pertrochantériennes ?

Les fractures du col fémoral sont moins fréquentes que les fractures pertrochantériennes.
Les fractures du col fémoral représentent près de 75 % des fractures proximales du fémur.
Les fractures du col fémoral sont plus fréquentes que les fractures pertrochantériennes.
Les deux types de fractures présentent une fréquence approximativement identique.

Les fractures du col fémoral sont moins fréquentes que les fractures pertrochantériennes.

Explication

Les fractures du col fémoral sont moins fréquentes que les fractures pertrochantériennes, ces dernières représentant environ 75 % des fractures proximales du fémur. L’affirmation attribuant cette proportion aux fractures du col fémoral inverse les fréquences décrites.

7. Quelle proportion des fractures de l’extrémité proximale du fémur correspond aux fractures pertrochantériennes ?

Environ 90 %
Environ 75 %
Environ 50 %
Environ 25 %

Environ 75 %

Explication

Les fractures pertrochantériennes représentent environ 75 % des fractures de l’extrémité proximale du fémur et sont donc majoritaires. La proportion de 25 % correspondrait plutôt à une minorité, ce qui ne concorde pas avec leur fréquence décrite.

8. Quelle distinction anatomique et clinique s’applique aux fractures de l’extrémité proximale du fémur ?

Elles regroupent les fractures du col fémoral et les fractures pertrochantériennes, dont les traitements diffèrent
Elles concernent le fémur distal et se distinguent par la présence d’une fracture de la rotule
Elles désignent deux formes identiques de fracture traitées par la même méthode opératoire
Elles correspondent à une fracture du bassin associée à une luxation systématique de la hanche

Elles regroupent les fractures du col fémoral et les fractures pertrochantériennes, dont les traitements diffèrent

Explication

Les fractures proximales du fémur comprennent principalement les fractures du col fémoral et les fractures pertrochantériennes, qui diffèrent notamment par leurs traitements et leurs complications. L’idée qu’elles seraient identiques ne tient pas compte de cette distinction clinique importante.

9. Chez une personne âgée présentant une fracture du col fémoral, à quoi sert principalement la classification de Garden ?

À mesurer la quantité de sang recueillie dans le drainage après l’intervention.
À déterminer la durée de la prévention du décubitus après la chirurgie.
À confirmer une infection locale par l’analyse de l’aspect de la cicatrice.
À orienter le choix entre une prothèse et une ostéosynthèse selon le risque de nécrose.

À orienter le choix entre une prothèse et une ostéosynthèse selon le risque de nécrose.

Explication

La classification de Garden évalue la fracture et le risque de nécrose afin d’orienter le choix entre prothèse et ostéosynthèse, en tenant compte de l’âge. L’aspect de la cicatrice relève de la surveillance postopératoire et ne constitue pas l’objectif de cette classification.

10. Quels signes décrivent typiquement la déformation d’une fracture de l’extrémité proximale du fémur ?

Une absence de déformation associée à une mobilité articulaire conservée
Un allongement du membre associé à une rotation interne
Un raccourcissement du membre associé à une rotation externe
Une flexion du genou associée à une déformation de la cheville

Un raccourcissement du membre associé à une rotation externe

Explication

La déformation caractéristique associe un raccourcissement du membre et une rotation externe. Une déformation sans ces deux signes ne correspond pas à la présentation typique décrite pour cette fracture.

11. Quelle complication supplémentaire doit être particulièrement recherchée après la mise en place d’une prothèse pour fracture du col fémoral ?

Une fracture pertrochantérienne, comme complication propre de la prothèse.
Une infection urinaire, en remplacement des complications postopératoires habituelles.
Une nécrose cutanée, qui constitue la complication principale de toute prothèse.
Une luxation de la prothèse, en plus des complications postopératoires habituelles.

Une luxation de la prothèse, en plus des complications postopératoires habituelles.

Explication

Après une prothèse pour fracture du col fémoral, les complications postopératoires sont comparables à celles observées pour une fracture pertrochantérienne traitée par prothèse, avec un risque supplémentaire de luxation. Les autres propositions ne correspondent pas à cette complication spécifique.

12. Quel traitement est indiqué pour une fracture pertrochantérienne ?

Une traction suivie d’une reprise progressive de l’appui sans stabilisation chirurgicale
Une surveillance radiologique avec rééducation dès que la douleur diminue
Une immobilisation plâtrée prolongée sans intervention sur le foyer de fracture
Un traitement chirurgical, par réduction au bloc opératoire ou ostéosynthèse avec un clou gamma

Un traitement chirurgical, par réduction au bloc opératoire ou ostéosynthèse avec un clou gamma

Explication

Le traitement des fractures pertrochantériennes est chirurgical, par réduction au bloc opératoire ou par ostéosynthèse, notamment avec un clou gamma. Une prise en charge orthopédique non opératoire ne correspond pas à la règle thérapeutique indiquée pour ces fractures.

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Quelles sont les principales fractures de l’extrémité proximale du fémur ?

Les fractures du col fémoral et les fractures pertrochantériennes.

Chez qui surviennent surtout les fractures de l’extrémité proximale du fémur ?

Chez les personnes âgées de plus de 70 ans, principalement des femmes.

Quelle pathologie est fréquente chez les femmes âgées avec fractures du fémur proximal ?

L’ostéoporose.

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