QCM : Prescription et surveillance des anti-inflammatoires — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Après une agression cellulaire, quelle voie métabolique transforme l’acide arachidonique en leucotriènes ?

La voie de la phospholipase A2
La voie de la cyclo-oxygénase
La voie de la lipo-oxygénase
La voie de la thromboxane-synthase

La voie de la lipo-oxygénase

Explication

La lipo-oxygénase métabolise l’acide arachidonique en leucotriènes, tandis que la cyclo-oxygénase produit notamment des prostaglandines, la prostacycline et le thromboxane A2. La phospholipase A2 intervient plus en amont en libérant l’acide arachidonique des phospholipides membranaires.

2. Quelle différence pharmacologique distingue principalement les AINS des corticoïdes dans la cascade de l’acide arachidonique ?

Les AINS inhibent la COX, tandis que les corticoïdes inhibent la phospholipase A2
Les AINS inhibent la phospholipase A2, tandis que les corticoïdes inhibent la COX
Les AINS bloquent les leucotriènes, tandis que les corticoïdes stimulent les prostaglandines
Les AINS stimulent la COX, tandis que les corticoïdes bloquent la lipo-oxygénase

Les AINS inhibent la COX, tandis que les corticoïdes inhibent la phospholipase A2

Explication

Les AINS agissent au niveau de la cyclo-oxygénase, alors que les corticoïdes bloquent en amont la phospholipase A2. Cette position plus précoce explique que les corticoïdes inhibent les voies des prostaglandines et des leucotriènes.

3. Pourquoi l’inhibition de la cyclo-oxygénase par un AINS peut-elle provoquer des effets indésirables digestifs et rénaux ?

Elle augmente des leucotriènes responsables d’une destruction directe de la muqueuse gastrique
Elle stimule la production de thromboxane A2 et diminue directement la filtration hépatique
Elle réduit des prostaglandines qui participent à la protection gastrique et à la perfusion rénale
Elle bloque la phospholipase A2 et supprime les médiateurs protecteurs des voies respiratoires

Elle réduit des prostaglandines qui participent à la protection gastrique et à la perfusion rénale

Explication

Les prostaglandines produites par la voie de la COX contribuent à la protection gastrique et à la perfusion rénale ; leur diminution explique ces toxicités. La réduction de l’inflammation ne garantit donc pas le maintien de ces fonctions protectrices.

4. Quel est l’effet prédominant de l’aspirine à faible dose, jusqu’à 300 mg par jour ?

Un effet anti-inflammatoire systémique
Un effet antalgique de forte intensité
Un effet anti-agrégant plaquettaire
Un effet antipyrétique marqué

Un effet anti-agrégant plaquettaire

Explication

À faible dose, l’aspirine est sélective de COX1 et exerce surtout un effet anti-agrégant plaquettaire. À dose anti-inflammatoire, elle possède également des effets antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires.

5. Quel profil caractérise les AINS classiques ?

Ils inhibent COX1, avec un effet anti-agrégant sans action contre la douleur
Ils inhibent principalement COX2, avec une protection digestive et un risque thrombotique accru
Ils bloquent la phospholipase A2, avec une action anti-inflammatoire et immunosuppressive
Ils inhibent COX1 et COX2, avec des effets antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires

Ils inhibent COX1 et COX2, avec des effets antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires

Explication

Les AINS classiques inhibent COX1 et COX2 et associent des effets antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires à une inhibition plaquettaire. Leur inhibition de COX1 peut aussi favoriser des effets indésirables digestifs, rénaux et cutanéo-muqueux.

6. Quelle association entre les coxibs et leurs effets est correcte ?

Meilleure tolérance rénale, effet anti-agrégant et faible risque cardiovasculaire
Moins d’ulcères, absence d’effet anti-agrégant et risque accru de thrombose artérielle
Inhibition de COX1 et COX2, protection gastrique et réduction des événements artériels
Plus d’ulcères, effet anti-agrégant marqué et diminution de la thrombose artérielle

Moins d’ulcères, absence d’effet anti-agrégant et risque accru de thrombose artérielle

Explication

Les coxibs diminuent le risque d’ulcère mais n’ont pas d’effet anti-agrégant et augmentent le risque de thrombose artérielle. Leur meilleure tolérance digestive ne signifie donc pas une sécurité cardiovasculaire supérieure.

7. Quel mécanisme explique l’insuffisance rénale aiguë fonctionnelle liée aux AINS ?

Une diminution de la perfusion rénale par réduction des prostaglandines vasodilatatrices
Une réaction immuno-allergique entraînant une destruction précoce du tissu rénal
Une obstruction urinaire provoquée par l’accumulation du médicament dans les tubules
Une augmentation de la filtration rénale causée par une dilatation de l’artériole afférente

Une diminution de la perfusion rénale par réduction des prostaglandines vasodilatatrices

Explication

Les AINS diminuent les prostaglandines qui contribuent à maintenir la perfusion rénale, ce qui peut provoquer précocement une insuffisance rénale fonctionnelle, dépendante de la dose. Les atteintes rénales organiques sont plus rares et relèvent plutôt de mécanismes immuno-allergiques.

8. Lequel constitue un facteur de risque digestif lors d’un traitement par AINS ?

Une alimentation équilibrée sans traitement associé
Une absence de comorbidité et une dose faible
Une durée brève sans antécédent médical particulier
Un antécédent d’ulcère ou d’hémorragie digestive

Un antécédent d’ulcère ou d’hémorragie digestive

Explication

Un antécédent d’ulcère ou d’hémorragie digestive augmente le risque digestif lié aux AINS, comme l’âge supérieur à 65 ans, l’infection à Helicobacter pylori ou certaines associations médicamenteuses. Une dose faible et l’absence de comorbidité ne constituent pas, à elles seules, des facteurs de risque comparables.

9. Quelle conduite est recommandée chez un patient présentant deux facteurs de risque digestif avant la prescription d’un AINS ?

Associer deux AINS afin de réduire la dose de chacun
Associer un IPP ou privilégier un coxib
Éviter tout traitement anti-inflammatoire et attendre une guérison spontanée
Prescrire l’AINS sans mesure de protection particulière

Associer un IPP ou privilégier un coxib

Explication

Avec un à deux facteurs de risque digestif, il faut associer un inhibiteur de la pompe à protons ou privilégier un coxib. L’absence de protection n’est pas adaptée, tandis que l’association de deux AINS augmente la toxicité.

10. Pourquoi faut-il éviter d’associer un AINS à un corticoïde ?

Parce qu’elle provoque une diminution spécifique de la perfusion cérébrale
Parce qu’elle transforme l’AINS en médicament anti-agrégant puissant
Parce qu’elle annule l’effet anti-inflammatoire des deux médicaments
Parce que cette association augmente les risques d’ulcère et d’hémorragie digestive

Parce que cette association augmente les risques d’ulcère et d’hémorragie digestive

Explication

L’association d’un AINS et d’un corticoïde majore les risques ulcéreux ou hémorragiques digestifs. Elle ne supprime pas l’effet anti-inflammatoire des médicaments, mais augmente leur toxicité digestive combinée.

11. Quelle est la durée d’action habituelle des corticoïdes non fluorés comme la prednisone et la méthylprednisolone ?

De 5 à 10 jours
De 8 à 36 heures
De 36 à 72 heures
De 1 à 3 heures

De 8 à 36 heures

Explication

Les corticoïdes non fluorés ont une demi-vie courte à intermédiaire, comprise entre 8 et 36 heures. La durée de 36 à 72 heures caractérise plutôt les corticoïdes fluorés.

12. Quelle caractéristique distingue principalement les corticoïdes fluorés tels que la dexaméthasone ?

Une action longue, une absence de freinage hormonal et une activité minéralocorticoïde comparable à celle de l’hydrocortisone
Une action longue, un freinage accru de l’axe hypothalamo-hypophysaire et l’absence d’activité minéralocorticoïde
Une action courte, une stimulation de l’axe hypothalamo-hypophysaire et une activité minéralocorticoïde importante
Une action intermédiaire, un freinage limité de l’axe hypothalamo-hypophysaire et une activité minéralocorticoïde conservée

Une action longue, un freinage accru de l’axe hypothalamo-hypophysaire et l’absence d’activité minéralocorticoïde

Explication

Les corticoïdes fluorés ont une action de 36 à 72 heures, freinent davantage l’axe hypothalamo-hypophysaire et ne possèdent pas d’activité minéralocorticoïde. L’hydrocortisone appartient au groupe non fluoré et ne constitue donc pas le profil décrit.

13. À quelle dose de prednisone correspond une dose de 20 mg d’hydrocortisone ?

0,75 mg
30 mg
4 mg
5 mg

5 mg

Explication

L’équivalence de référence indique que 20 mg d’hydrocortisone correspondent à 5 mg de prednisone. La dose de 0,75 mg correspond à la bétaméthasone ou à la dexaméthasone, tandis que 4 mg correspondent à la méthylprednisolone.

14. Un patient reçoit 40 mg par jour d’équivalent prednisone pendant quelques jours : dans quelle catégorie cette dose se situe-t-elle ?

Bolus
Dose forte
Dose faible
Dose moyenne

Dose forte

Explication

Une dose supérieure à 30 mg et allant jusqu’à 100 mg par jour est considérée comme forte. Un bolus nécessite au moins 250 mg par jour pendant un à quelques jours.

15. Quelle différence caractérise une corticothérapie courte par rapport à une corticothérapie prolongée ?

Elle débute par des bolus puis se poursuit à dose minimale pendant plusieurs mois
Elle nécessite un sevrage progressif dès qu’elle dépasse quelques jours de traitement
Elle dure moins de 21 jours et peut être interrompue brutalement sans risque
Elle dure plus de 3 mois et impose une diminution progressive de la dose

Elle dure moins de 21 jours et peut être interrompue brutalement sans risque

Explication

Une corticothérapie courte dure moins de 21 jours et permet un arrêt brutal sans risque. La corticothérapie prolongée, habituellement supérieure à 3 mois, nécessite au contraire un sevrage progressif.

16. Quelle posologie correspond généralement à la dose initiale d’une corticothérapie prolongée chez l’adulte, exprimée en équivalent prednisone ?

30 à 100 mg/kg/jour
0,05 à 0,1 mg/kg/jour
5 à 10 mg/jour
0,5 à 1 mg/kg/jour

0,5 à 1 mg/kg/jour

Explication

La posologie initiale habituelle d’une corticothérapie prolongée est de 0,5 à 1 mg/kg/jour d’équivalent prednisone. Une dose de 5 à 10 mg par jour correspond plutôt à la dose minimale efficace recherchée après la diminution progressive.

17. Comment doit évoluer une corticothérapie prolongée après l’administration de la dose d’attaque ?

La dose est maintenue à son niveau initial pendant toute la durée du traitement
La dose est interrompue dès l’amélioration clinique afin de limiter l’exposition
La dose est augmentée progressivement jusqu’à atteindre la dose maximale tolérée
La dose est diminuée lentement par paliers jusqu’à la dose minimale efficace

La dose est diminuée lentement par paliers jusqu’à la dose minimale efficace

Explication

Le traitement prolongé commence par une dose d’attaque pleine, puis celle-ci est réduite lentement et progressivement par paliers. La dose minimale efficace est souvent comprise entre 5 et 10 mg de prednisone par jour.

18. Quelle mesure est recommandée avant une corticothérapie orale prévue pour durer plus de 3 mois ?

Commencer un vaccin vivant et limiter les apports calciques pour réduire les calcifications
Attendre la fin du traitement pour évaluer la densité osseuse et rechercher une carence en fer
Réaliser une densitométrie osseuse et viser un apport calcique d’environ 1 g par jour
Réaliser une radiographie pulmonaire et viser un apport calcique inférieur à 500 mg par jour

Réaliser une densitométrie osseuse et viser un apport calcique d’environ 1 g par jour

Explication

Pour une corticothérapie orale de plus de 3 mois, une densitométrie osseuse est recommandée et l’apport calcique doit atteindre environ 1 g par jour. La vitamine D, autour de 800 UI par jour, est ajoutée en cas de carence ; les vaccins vivants ne constituent pas une mesure préventive adaptée.

19. Quelle stratégie vaccinale convient à une corticothérapie prolongée ?

Mettre à jour la vaccination contre la grippe et le pneumocoque, tout en évitant les vaccins vivants atténués dans les situations à risque
Remplacer les vaccins antigrippal et antipneumococcique par une antibiothérapie préventive
Administrer des vaccins vivants atténués afin de renforcer l’immunité pendant le traitement
Reporter les vaccins contre la grippe et le pneumocoque jusqu’à trois mois après l’arrêt

Mettre à jour la vaccination contre la grippe et le pneumocoque, tout en évitant les vaccins vivants atténués dans les situations à risque

Explication

La corticothérapie prolongée doit s’accompagner d’une mise à jour vaccinale, notamment contre la grippe et le pneumocoque. Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués au-delà de 10 mg par jour et pendant les trois mois suivant l’arrêt.

20. Quel ensemble d’éléments fait partie de la surveillance d’une corticothérapie prolongée ?

Surveiller la calcémie chaque jour, réaliser une spirométrie mensuelle et conseiller d’attendre la disparition de la fièvre
Contrôler la fonction auditive, rechercher une anémie chaque semaine et interrompre le traitement en cas de douleur musculaire
Dépister l’hypertension et le diabète, contrôler la kaliémie après une à deux semaines et expliquer les signes d’alerte
Mesurer la température une fois par mois, contrôler la natrémie après six mois et éviter toute consultation urgente

Dépister l’hypertension et le diabète, contrôler la kaliémie après une à deux semaines et expliquer les signes d’alerte

Explication

La surveillance comprend le dépistage de l’hypertension et du diabète, un contrôle de la kaliémie une à deux semaines après le début et une information sur les signes nécessitant un avis rapide. Une fièvre, des signes infectieux sans fièvre ou des douleurs abdominales doivent conduire à consulter rapidement.

21. Quel effet métabolique peut survenir au cours d’une corticothérapie ?

Une hyperkaliémie associée à une perte hydrique
Une hypokaliémie associée à une rétention hydrosodée
Une absence d’effet sur l’équilibre hydroélectrolytique
Une hypocalcémie isolée sans modification hydrique

Une hypokaliémie associée à une rétention hydrosodée

Explication

Les corticoïdes peuvent entraîner une rétention hydrosodée et une hypokaliémie parmi leurs effets indésirables. L’idée d’une absence d’effet métabolique ne correspond pas aux complications décrites.

22. Chez un patient sous corticothérapie, quel examen est le plus pertinent pour dépister un diabète cortico-induit ?

La glycémie post-prandiale
La glycémie à jeun
La mesure isolée de la kaliémie
Le dosage de la créatinine plasmatique

La glycémie post-prandiale

Explication

Le diabète cortico-induit, lié principalement à une insulinorésistance, est mieux dépisté par l’hyperglycémie post-prandiale. Une glycémie à jeun normale peut être faussement rassurante dans ce contexte.

23. Pourquoi une corticothérapie prolongée peut-elle favoriser la découverte tardive d’une infection ?

Elle provoque une fièvre persistante sans infection
Elle empêche toute infection bactérienne ou virale
Elle transforme les infections en complications osseuses
Elle peut masquer la douleur et la fièvre

Elle peut masquer la douleur et la fièvre

Explication

Les corticoïdes augmentent le risque d’infections, notamment de pneumocystose et d’herpès-zona, tout en pouvant masquer la douleur et la fièvre. Ils ne protègent donc pas contre les infections et ne les transforment pas spécifiquement en atteintes osseuses.

24. Pourquoi l’arrêt d’une corticothérapie prolongée doit-il être progressif ?

Pour maintenir une immunosuppression maximale après l’arrêt
Pour éviter une augmentation durable de la glycémie
Pour remplacer directement les corticoïdes par un traitement antibiotique
Pour limiter le rebond, permettre la récupération surrénalienne et réduire le sevrage

Pour limiter le rebond, permettre la récupération surrénalienne et réduire le sevrage

Explication

La diminution progressive réduit le risque de rebond de la maladie, laisse récupérer l’axe hypophyso-surrénalien et limite le syndrome de sevrage. Elle n’a pas pour objectif de prolonger l’immunosuppression ni de substituer systématiquement un antibiotique.

25. Quelle distinction permet de différencier un syndrome de sevrage d’une insuffisance corticotrope après diminution des corticoïdes ?

L’insuffisance corticotrope associe euphorie et agitation avec un test au Synacthène normal
Le syndrome de sevrage associe hypercortisolisme et hypertension avec un test au Synacthène perturbé
L’insuffisance corticotrope associe une guérison spontanée avec un test au Synacthène normal
Le syndrome de sevrage associe asthénie et troubles de l’humeur avec un test au Synacthène normal

Le syndrome de sevrage associe asthénie et troubles de l’humeur avec un test au Synacthène normal

Explication

Le syndrome de sevrage comprend notamment l’asthénie et les troubles de l’humeur, tandis que le test au Synacthène reste normal. Une insuffisance corticotrope se caractérise plutôt par un test perturbé et nécessite une substitution par hydrocortisone.

26. Laquelle de ces situations fait partie des principales causes d’échec d’une corticothérapie ?

Une mauvaise observance du traitement
Une surveillance biologique régulière
Une amélioration clinique trop rapide
Une réduction progressive des doses

Une mauvaise observance du traitement

Explication

La mauvaise observance, l’erreur diagnostique et la cortico-résistance figurent parmi les causes majeures d’échec thérapeutique. La réduction progressive des doses est une conduite de sevrage et ne constitue pas en elle-même une cause d’échec.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Prescription et surveillance des anti-inflammatoires.

Que libère une agression cellulaire à partir des phospholipides membranaires ?

L'acide arachidonique.

Par quelle enzyme l'acide arachidonique est-il métabolisé en prostaglandines ?

Par la cyclo-oxygénase.

Quels produits sont formés par la cyclo-oxygénase à partir de l'acide arachidonique ?

Les prostaglandines, la prostacycline et le thromboxane A2.

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Consultez la fiche de révision complète sur Prescription et surveillance des anti-inflammatoires.

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