QCM : Prévention des IAS et principes sociaux (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le pilotage national de la prévention des IAS, quel rôle revient à la direction des ministères concernés ?

Mettre en place les programmes nationaux de prévention dans les différents secteurs de soins
Former les professionnels de chaque établissement à la prévention des infections associées aux soins
Définir les orientations, les priorités et les évolutions du programme de lutte contre les IAS
Coordonner les réseaux régionaux et suivre les déclarations d’infections associées aux soins

Définir les orientations, les priorités et les évolutions du programme de lutte contre les IAS

Explication

La direction des ministères concernés fixe les orientations, les priorités et les évolutions du programme. La mise en place des programmes relève du Propias, et non de la direction ministérielle.

2. Que signifie l’acronyme CLIAS dans la lutte contre les IAS en établissement ?

Centre local d’information sur les infections associées aux soins
Coordination régionale des infections associées aux soins
Comité de liaison pour l’antibiorésistance et les soins
Comité de lutte contre les infections associées aux soins

Comité de lutte contre les infections associées aux soins

Explication

Le CLIAS désigne le comité de lutte contre les infections associées aux soins. Un centre régional d’appui est plutôt un Cpias, qui intervient à l’échelle régionale.

3. Une personne suppose instinctivement qu’un groupe possède un trait commun en raison de son origine : quel phénomène décrit cette catégorisation ?

Un stéréotype, qui attribue une ou plusieurs caractéristiques à un groupe
Une norme, qui fixe une règle de conduite à apprendre en société
Une socialisation, qui désigne l’apprentissage des règles de vie sociale
Une valeur, qui exprime un idéal moral guidant les comportements

Un stéréotype, qui attribue une ou plusieurs caractéristiques à un groupe

Explication

Un stéréotype consiste à attribuer des caractéristiques à un groupe afin de le catégoriser, notamment selon l’origine ou d’autres critères sociaux. Une norme énonce une règle de conduite plutôt qu’un trait supposé partagé par un groupe.

4. Quel principe associe la neutralité de l’État envers les religions à la séparation des Églises et de l’État ainsi qu’à la liberté de conscience et de culte ?

La liberté de culte, qui organise la représentation des religions au sein de l’État
La neutralité religieuse, qui sépare les convictions personnelles de la vie sociale
La laïcité, qui articule neutralité institutionnelle et libertés individuelles
La liberté de conscience, qui confie aux institutions publiques la pratique religieuse

La laïcité, qui articule neutralité institutionnelle et libertés individuelles

Explication

La laïcité repose sur la neutralité de l’État et sur la séparation des institutions religieuses et publiques, tout en protégeant la liberté de conscience et de culte. La liberté de culte concerne une dimension de ce principe, mais n’en résume pas l’ensemble.

5. Pour qualifier juridiquement un traitement défavorable de discrimination, quels éléments doivent généralement être réunis ?

Une règle sociale enfreinte et une réaction négative du groupe concerné
Un désaccord entre les personnes et une conséquence financière mesurable
Un critère défini par la loi et une situation visée par la loi
Une intention explicite de nuire et une différence de traitement constatée

Un critère défini par la loi et une situation visée par la loi

Explication

En droit, la discrimination correspond à un traitement défavorable généralement fondé sur un critère défini par la loi et relevant d’une situation visée par la loi. Une intention de nuire ou une conséquence financière mesurable ne constitue pas, à elle seule, la définition juridique donnée ici.

6. Un professionnel sollicite un Cpias pour obtenir une expertise et un appui, coordonner des réseaux et assurer le suivi de déclarations d’IAS ; ces demandes relèvent-elles de ses missions ?

Non, car ses missions se limitent à la formation des professionnels au sein d’un établissement
Non, car il est chargé de mettre en place les programmes nationaux dans chaque secteur de soins
Oui, elles correspondent à ses missions d’expertise, d’appui, de coordination et de suivi des déclarations
Oui, mais ses missions portent sur la définition des orientations ministérielles et l’évolution du programme

Oui, elles correspondent à ses missions d’expertise, d’appui, de coordination et de suivi des déclarations

Explication

L’expertise, l’appui, la coordination des réseaux de professionnels et le suivi des déclarations d’IAS font partie des missions des Cpias. La définition des orientations ministérielles relève d’un autre niveau de pilotage.

7. Deux usagers expriment des convictions différentes et sollicitent le même service : que requiert l’égalité de traitement ?

Réserver un traitement équivalent aux usagers qui partagent les mêmes convictions
Adapter les droits de chaque usager à sa pratique religieuse
Accorder une priorité à l’usager dont les convictions sont les plus répandues
Ne favoriser ni défavoriser aucun usager en raison de ses convictions

Ne favoriser ni défavoriser aucun usager en raison de ses convictions

Explication

L’égalité de traitement interdit d’avantager ou de désavantager un usager en fonction de ses convictions. Adapter les droits selon la pratique religieuse introduirait précisément une différence de traitement fondée sur les convictions.

8. Quels secteurs sont concernés par le champ de prévention du Propias ?

Les établissements de santé, les agences régionales et les réseaux de professionnels
Les soins de ville, les services ministériels et les structures de formation professionnelle
Les établissements de santé, les établissements médico-sociaux et les soins de ville
Les établissements médico-sociaux, les laboratoires de recherche et les soins hospitaliers

Les établissements de santé, les établissements médico-sociaux et les soins de ville

Explication

Le Propias couvre les établissements de santé, les établissements médico-sociaux et les soins de ville. Les agences régionales et les réseaux professionnels ne remplacent pas ces trois secteurs de prise en charge.

9. Que désigne un Cpias dans l’organisation régionale de prévention des IAS ?

Un comité d’établissement chargé de coordonner la surveillance des infections associées aux soins
Un réseau professionnel chargé de mettre en place les programmes ministériels de prévention
Un centre régional d’appui à la prévention des infections associées aux soins, implanté dans chaque région
Une direction nationale qui définit les priorités du programme de lutte contre les infections

Un centre régional d’appui à la prévention des infections associées aux soins, implanté dans chaque région

Explication

Les Cpias sont des centres régionaux d’appui à la prévention des infections associées aux soins, présents dans chaque région. Un comité d’établissement, lui, coordonne des activités de lutte contre les IAS au sein d’un établissement.

10. Une entreprise place l’intégrité au cœur de ses décisions et de ses comportements : quel concept désigne ce principe directeur ?

Une valeur, qui constitue un principe moral ou un idéal guidant les actions
Une sanction, qui constitue une conséquence prévue pour une règle enfreinte
Un stéréotype, qui attribue une caractéristique à un groupe de personnes
Une norme, qui désigne une règle de vie sociale apprise par la socialisation

Une valeur, qui constitue un principe moral ou un idéal guidant les actions

Explication

Une valeur est un principe moral ou un idéal pouvant guider les actions d’une entreprise, d’un groupe ou d’un individu. Une norme correspond plutôt à une règle de vie en société, et non à un idéal directeur.

11. Dans un établissement, quelle responsabilité le CLIAS exerce-t-il pour lutter contre les IAS ?

Définir les priorités nationales et les évolutions du programme de lutte contre les IAS
Coordonner la surveillance, la prévention et la formation des professionnels
Assurer l’expertise régionale et le suivi des déclarations d’infections associées aux soins
Établir les trois axes du programme national de prévention des infections associées aux soins

Coordonner la surveillance, la prévention et la formation des professionnels

Explication

Le CLIAS coordonne la surveillance, la prévention et la formation des professionnels de l’établissement en matière de lutte contre les IAS. L’expertise régionale et le suivi des déclarations relèvent des Cpias.

12. Au cours de sa socialisation, une personne apprend qu’elle doit attendre son tour dans une file : à quel type de repère social cela correspond-il ?

À une norme, c’est-à-dire une règle de vie en société apprise par les individus
À une valeur, c’est-à-dire un idéal moral qui guide les comportements
À une préférence, c’est-à-dire un choix individuel sans règle collective
À un stéréotype, c’est-à-dire une caractéristique attribuée à un groupe

À une norme, c’est-à-dire une règle de vie en société apprise par les individus

Explication

Une norme est une règle de vie en société que les individus apprennent au cours de la socialisation. Une valeur est plutôt un principe moral ou un idéal qui oriente les actions.

13. Quel axe du Propias vise explicitement à réduire les risques infectieux liés aux actes invasifs ?

Le renforcement de la prévention et de la maîtrise de l’antibiorésistance
Le développement de la prévention des IAS tout au long du parcours de santé
La réduction des risques infectieux associés aux actes invasifs
La coordination des réseaux régionaux de professionnels impliqués dans la prévention

La réduction des risques infectieux associés aux actes invasifs

Explication

La réduction des risques infectieux liés aux actes invasifs constitue l’un des trois axes du Propias. Le renforcement de la maîtrise de l’antibiorésistance est un autre axe, portant sur un enjeu distinct.

14. Dans l’exercice de ses fonctions, un professionnel d’un service public souhaite manifester ses convictions religieuses : quelle règle s’applique à sa conduite professionnelle ?

Il les manifeste après avoir obtenu l’accord des organisations religieuses concernées
Il les manifeste si elles sont compatibles avec celles de la majorité des usagers
Il ne manifeste pas ses convictions dans l’exercice de ses fonctions
Il les manifeste comme un usager, dès lors que l’ordre public est respecté

Il ne manifeste pas ses convictions dans l’exercice de ses fonctions

Explication

La séparation des institutions publiques et des organisations religieuses implique que les professionnels ne manifestent pas leurs convictions dans l’exercice de leurs fonctions. La possibilité reconnue aux usagers de manifester leurs convictions dans les limites de l’ordre public ne s’applique pas de la même façon aux professionnels en fonction.

15. Une personne manifeste une conviction religieuse dans un espace public sans troubler l’ordre public : quel principe encadre cette possibilité ?

La séparation des institutions, qui réserve les convictions aux organisations religieuses
La neutralité de l’État, qui impose aux personnes de dissimuler leurs convictions en public
La liberté de conscience, qui autorise la manifestation des convictions dans le respect de l’ordre public
L’égalité de traitement, qui garantit la reconnaissance officielle de chaque conviction religieuse

La liberté de conscience, qui autorise la manifestation des convictions dans le respect de l’ordre public

Explication

La liberté de conscience permet à chacun de manifester ses convictions, sous réserve du respect de l’ordre public. La neutralité de l’État concerne les institutions publiques et ne signifie pas que les personnes doivent cacher leurs convictions dans l’espace public.

16. Une personne estime avoir subi un traitement défavorable parce qu’elle appartient à un groupe social : que faut-il encore examiner pour établir s’il s’agit juridiquement d’une discrimination ?

Si les autres membres du groupe ont subi une expérience identique
Si le motif correspond à un critère légal et si la situation est prévue par la loi
Si le traitement défavorable a entraîné une perte financière quantifiable
Si la personne responsable reconnaît avoir voulu causer un préjudice

Si le motif correspond à un critère légal et si la situation est prévue par la loi

Explication

L’examen juridique porte généralement sur le lien avec un critère défini par la loi et sur l’appartenance de la situation à celles visées par la loi. Une intention malveillante n’est pas l’un des deux éléments constitutifs indiqués dans cette définition.

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Qui décide des orientations du programme de lutte contre les IAS ?

La direction des ministères concernés.

Qui met en place les programmes de lutte contre les IAS ?

Le Propias.

Dans quels secteurs le Propias prévient-il les IAS ?

Dans les établissements de santé, les établissements médico-sociaux et les soins de ville.

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