QCM : Prévention des infections associées aux soins (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Au cours d’une prise en charge préventive, une infection apparaît alors qu’elle n’était ni présente ni en incubation au début des soins. Comment la qualifie-t-on ?

Une infection liée uniquement à un acte thérapeutique
Une infection nosocomiale par définition
Une infection préexistante à la prise en charge
Une infection associée aux soins

Une infection associée aux soins

Explication

Une infection associée aux soins survient pendant une prise en charge et n’était ni présente ni en incubation à son début. Une infection préexistante ne répond pas à ce critère, et la définition comprend aussi les prises en charge préventives.

2. L’état infectieux initial d’une personne n’est pas connu précisément. Une infection apparaît 50 heures après le début de la prise en charge, sans autre information sur sa période d’incubation. Quel critère permet de la considérer comme associée aux soins ?

Elle apparaît dans les 48 heures suivant le début des soins
Elle apparaît avant l’expiration d’un délai de 48 heures
Elle apparaît seulement après la période d’incubation
Elle apparaît après un délai d’au moins 48 heures

Elle apparaît après un délai d’au moins 48 heures

Explication

Lorsque l’état infectieux initial est imprécis, l’apparition après au moins 48 heures permet de considérer l’infection comme associée aux soins. Un délai inférieur à 48 heures ne suffit pas à lui seul, et le seuil n’est pas une durée maximale.

3. Une personne contracte une infection au cours de soins réalisés à son domicile. Quelle distinction s’applique entre les infections nosocomiales et les infections associées aux soins ?

Elle est nosocomiale parce qu’elle survient pendant des soins
Elle peut être associée aux soins sans être nosocomiale
Elle est nosocomiale dès que les soins sont thérapeutiques
Elle ne peut être associée aux soins qu’en établissement

Elle peut être associée aux soins sans être nosocomiale

Explication

Une infection nosocomiale est contractée dans un établissement de santé, tandis qu’une infection associée aux soins peut aussi apparaître à domicile. Assimiler les deux notions confond leur périmètre.

4. Au XIXe siècle, quelle mesure Semmelweiss a-t-il introduite pour faire baisser la mortalité maternelle liée aux accouchements ?

L’isolement des patientes
L’usage d’antibiotiques
Le lavage des mains
La désinfection des locaux

Le lavage des mains

Explication

Semmelweiss a mis en place le lavage des mains au XIXe siècle, ce qui a considérablement réduit la mortalité maternelle liée aux accouchements. L’isolement, la désinfection des locaux et les antibiotiques ne sont pas la mesure qui lui est attribuée ici.

5. Une infection provient des micro-organismes propres au patient; dans la classification des infections selon leur origine, comment la désigne-t-on ?

Une infection associée aux soins
Une infection exogène
Une infection endogène
Une infection nosocomiale

Une infection endogène

Explication

Une infection endogène provient des micro-organismes propres au patient; les infections de cette origine représentent les deux tiers des infections. Une infection exogène implique un apport extérieur, tandis que les termes nosocomiale et associée aux soins décrivent le contexte d’acquisition.

6. Parmi les décès de patients ayant eu une infection associée aux soins, quelle proportion serait strictement due à cette infection ?

La totalité des décès concernés
Environ un tiers
Environ la moitié
De 6 % à 15,7 %

De 6 % à 15,7 %

Explication

L’estimation de la part des décès strictement dus à l’infection associée aux soins se situe entre 6 % et 15,7 %. Le tiers correspond à l’estimation des décès liés aux infections qui seraient évitables si les conditions d’hygiène étaient respectées.

7. Un établissement évalue la part des décès liés aux infections associées aux soins qui pourrait être évitée si toutes les conditions d’hygiène étaient respectées. Quelle estimation correspond à cette évaluation ?

La totalité des décès concernés
Environ la moitié
De 6 % à 15,7 %
Environ un tiers

Environ un tiers

Explication

On estime qu’un tiers des décès liés aux infections associées aux soins seraient évitables si toutes les conditions d’hygiène étaient strictement respectées. La fourchette de 6 % à 15,7 % concerne les décès strictement dus à l’infection, et non la part évitable.

8. Dans un service de réanimation accueillant 200 patients hospitalisés, environ combien seraient concernés par une infection associée aux soins si le taux observé dans cette spécialité est de 23 % ?

10 patients
46 patients
2 patients
23 patients

46 patients

Explication

Le taux de réanimation est de 23 %, donc 200×0,23=46200 \times 0{,}23 = 46 patients. Le taux moyen de 5 % donnerait 10 patients, tandis que le taux de psychiatrie de 1 % en donnerait 2.

9. Parmi les infections associées aux soins les plus fréquentes, quel ensemble est caractéristique ?

Infections urinaires, infections cutanées, infections digestives et bactériémies
Infections urinaires, pneumonies, infections respiratoires hautes et infections digestives
Pneumonies, infections digestives, infections du site opératoire et infections cutanées
Infections urinaires, pneumonies, infections du site opératoire et bactériémies

Infections urinaires, pneumonies, infections du site opératoire et bactériémies

Explication

Les infections urinaires, les pneumonies, les infections du site opératoire et les bactériémies figurent parmi les infections associées aux soins les plus fréquentes. Les infections cutanées ou digestives substituées dans les autres réponses ne correspondent pas à cet ensemble.

10. Dans la répartition des agents responsables des infections associées aux soins, quelle part est attribuée aux bactéries ?

Environ 90 %
Environ 5 %
Environ 10 %
Environ 50 %

Environ 90 %

Explication

Les bactéries représentent environ 90 % des infections associées aux soins; les virus viennent ensuite, puis les champignons et les parasites. La proportion d’environ 50 % concerne les quatre micro-organismes qui concentrent la moitié de l’ensemble, et non la part bactérienne.

11. Lors d’un inventaire des réservoirs humains et environnementaux, quelle association est correcte ?

Humains : air et eau; environnement : bouche, peau et tube digestif
Humains : bouche, peau et tube digestif; environnement : air et eau
Humains : bouche, peau et air; environnement : voies génitales et eau
Humains : tube digestif et eau; environnement : peau et voies respiratoires

Humains : bouche, peau et tube digestif; environnement : air et eau

Explication

Les réservoirs humains comprennent notamment la bouche, la peau et surtout le tube digestif, tandis que l’air et l’eau sont des réservoirs environnementaux. Classer l’eau comme réservoir humain ou le tube digestif comme environnemental confond ces deux catégories.

12. Un soignant touche un patient puis manipule un objet utilisé par un autre patient; quelle catégorie décrit le mieux cette transmission ?

Transmission par gouttelettes à courte distance
Transmission environnementale par voie aérienne
Transmission croisée directe par contact entre patients
Transmission croisée interhumaine indirecte par un objet

Transmission croisée interhumaine indirecte par un objet

Explication

La transmission croisée interhumaine peut être indirecte lorsqu’un micro-organisme passe par un objet ou une surface. La voie aérienne et les gouttelettes relèvent de transmissions respiratoires, tandis qu’un contact direct suppose l’absence d’intermédiaire.

13. Dans un service, des infections surviennent après des contacts successifs avec les mains des soignants, tandis qu’un cas distinct est associé à l’eau. Quelle voie est la plus fréquente pour la transmission croisée ?

La transmission par l’eau de l’environnement
Le contact indirect par une surface
Le contact direct par les mains
La transmission respiratoire par gouttelettes

Le contact direct par les mains

Explication

La voie de transmission croisée la plus fréquente est le contact direct par les mains. L’eau peut transmettre des micro-organismes comme ceux associés à la légionellose, mais cet exemple environnemental ne désigne pas la voie croisée majoritaire.

14. Un patient présente une infection transmise par des particules qui restent en suspension et se diffusent loin de leur point d’émission; quel agent correspond à cette voie ?

La tuberculose
La coqueluche
Le BRS
La grippe

La tuberculose

Explication

Les particules aériennes, plus légères, se diffusent plus loin et peuvent transmettre la tuberculose, la rougeole ou la varicelle. La grippe, la coqueluche et le BRS sont associés aux gouttelettes, qui se diffusent à courte distance.

15. Chez un patient immunodéprimé atteint d’une maladie chronique, comment se répartissent les facteurs susceptibles d’influencer sa réceptivité à une infection ?

L’immunodépression et la maladie sont propres au patient, tandis que les interventions et l’environnement sont des facteurs externes.
L’immunodépression et les interventions médicales sont propres au patient, tandis que l’âge est un facteur externe.
La maladie chronique et l’environnement des soins sont propres au patient, tandis que l’immunodépression est externe.
L’âge et l’environnement sont les facteurs propres au patient, tandis que les interventions sont internes.

L’immunodépression et la maladie sont propres au patient, tandis que les interventions et l’environnement sont des facteurs externes.

Explication

La réceptivité dépend à la fois de caractéristiques propres au patient, comme l’immunodépression et les pathologies chroniques, et de facteurs externes liés aux soins. Assimiler les interventions à des facteurs internes ou classer l’environnement parmi les facteurs propres au patient confond ces deux catégories.

16. Parmi les situations suivantes, laquelle correspond à une source possible d’exposition infectieuse pour un patient ?

Sa propre flore ou un acte invasif, mais pas les personnes ni l’environnement hospitalier.
Sa propre flore, un autre patient, un professionnel, un acte invasif ou l’environnement hospitalier.
Un autre patient ou un professionnel, mais pas sa propre flore ni les actes invasifs.
Un collègue du service, un liquide biologique, un acte invasif ou l’environnement hospitalier.

Sa propre flore, un autre patient, un professionnel, un acte invasif ou l’environnement hospitalier.

Explication

L’exposition du patient peut provenir de sa flore, d’un autre patient, d’un professionnel, d’un acte invasif ou de l’environnement hospitalier. Les liquides biologiques et les collègues décrivent plutôt des risques professionnels, tandis que les autres réponses omettent des sources reconnues.

17. Lors de soins, un professionnel est exposé à un risque infectieux par quels types de situations ?

La flore personnelle du patient, les actes invasifs et l’environnement hospitalier.
Le contact avec du sang ou des liquides biologiques, les collègues et les contacts au cours des soins.
Les contacts entre patients, l’environnement hospitalier et les interventions médicales.
Les actes invasifs réalisés sur les patients, les pathologies chroniques et l’âge.

Le contact avec du sang ou des liquides biologiques, les collègues et les contacts au cours des soins.

Explication

Les risques infectieux professionnels comprennent l’exposition au sang ou aux liquides biologiques, les contacts avec des collègues et les contacts survenant pendant les soins. La flore du patient et les actes invasifs concernent ici des sources possibles d’infection chez le patient, non la liste des expositions professionnelles.

18. Dans l’organisation française de lutte contre les infections associées aux soins, quel dispositif associe les niveaux national, régional, établissement et service ?

Ministère et Agence nationale de santé publique, CPIAS, correspondants hygiène et CLIN, puis équipe opérationnelle d’hygiène.
Ministère et Agence nationale de santé publique, CLIN, CPIAS et correspondants hygiène, puis équipe opérationnelle d’hygiène.
Ministère et Agence nationale de santé publique, CPIAS, CLIN et équipe opérationnelle d’hygiène, puis correspondants hygiène.
Ministère et Agence nationale de santé publique, équipe opérationnelle d’hygiène, CPIAS et CLIN, sans relais dans les services.

Ministère et Agence nationale de santé publique, CPIAS, CLIN et équipe opérationnelle d’hygiène, puis correspondants hygiène.

Explication

Le dispositif mobilise les autorités nationales, les CPIAS en région, les CLIN et les équipes opérationnelles d’hygiène dans les établissements, ainsi que des correspondants hygiène dans les services. Placer le CLIN au niveau régional inverse les niveaux, et l’absence de relais dans les services omet les correspondants.

19. Un établissement révise sa stratégie contre les infections associées aux soins. Quel ensemble d’actions correspond aux composantes générales et spécifiques de cette stratégie ?

Précautions standards et complémentaires, mesures spécifiques comme celles liées aux cathéters, et contrôle des antibiotiques.
Précautions standards et complémentaires, mesures spécifiques sur l’environnement, et dépistage des patients.
Surveillance des taux de base, alerte précoce, mesures liées aux cathéters et contrôle des antibiotiques.
Précautions complémentaires, mesures liées aux cathéters, suivi des professionnels et contrôle des antibiotiques.

Précautions standards et complémentaires, mesures spécifiques comme celles liées aux cathéters, et contrôle des antibiotiques.

Explication

La stratégie comprend les précautions standards et complémentaires, des mesures spécifiques notamment liées aux cathéters, ainsi que le contrôle des antibiotiques. La surveillance et l’alerte relèvent des étapes de prévention, tandis que les autres réponses remplacent ou omettent une composante de la stratégie.

20. Une équipe veut structurer son programme de prévention des infections associées aux soins. Quel enchaînement doit-elle suivre ?

Surveiller les taux de base, identifier les priorités, puis attendre la confirmation avant d’alerter.
Surveiller les taux de base, détecter les infections et alerter précocement, puis identifier les enjeux et les priorités.
Détecter les infections et alerter, identifier les priorités, puis établir les taux de base.
Identifier les enjeux et les priorités, surveiller les taux de base, puis détecter les infections et alerter.

Surveiller les taux de base, détecter les infections et alerter précocement, puis identifier les enjeux et les priorités.

Explication

La démarche commence par la surveillance des taux de base, se poursuit par la détection des infections et une alerte précoce, puis sert à définir les enjeux et les priorités du programme. Définir les priorités avant la détection inverse la logique, et différer l’alerte ne respecte pas son caractère précoce.

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Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Prévention des infections associées aux soins.

Qu’est-ce qu’une infection associée aux soins ?

Une infection survenant pendant une prise en charge et absente ou non incubée à son début.

Quand une infection est-elle considérée associée aux soins si l’état initial est imprécis ?

Lorsqu’elle apparaît après au moins 48 heures ou après une durée supérieure à sa période d’incubation.

Où une infection nosocomiale est-elle contractée ?

Dans un établissement de santé.

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Consultez la fiche de révision complète sur Prévention des infections associées aux soins.

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