QCM : Dermatologie infectieuse et sémiologie cutanée (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction générale permet à la peau de séparer l’organisme du milieu extérieur ?

Elle régule la température par la production de sueur.
Elle colore les tissus grâce à la production de mélanine.
Elle stocke des réserves énergétiques dans les tissus.
Elle forme une barrière protectrice contre de multiples agressions.

Elle forme une barrière protectrice contre de multiples agressions.

Explication

La peau constitue la principale barrière avec le milieu extérieur et protège contre de multiples agressions. La thermorégulation, le stockage énergétique et la coloration renvoient à d’autres fonctions ou éléments cutanés.

2. Quelles sont les trois couches qui constituent la peau ?

L’épiderme, le derme et l’hypoderme.
Le derme, l’hypoderme et les glandes sudoripares.
L’épiderme, le derme et les glandes sébacées.
L’épiderme, la couche cornée et l’hypoderme.

L’épiderme, le derme et l’hypoderme.

Explication

La peau comprend l’épiderme, le derme et l’hypoderme. Les glandes sont des annexes cutanées, tandis que la couche cornée appartient à l’épiderme.

3. Lors de l’examen d’un épiderme, une population cellulaire représente environ 92 % des cellules et migre de la base vers la surface en se différenciant. De quelles cellules s’agit-il ?

Des fibroblastes.
Des kératinocytes.
Des mélanocytes.
Des cellules de Langerhans.

Des kératinocytes.

Explication

Les kératinocytes représentent 90 à 95 % des cellules épidermiques et migrent de la couche basale vers la surface en se différenciant. Les fibroblastes sont les cellules principales du derme, les mélanocytes produisent la mélanine et les cellules de Langerhans participent aux réactions immunologiques.

4. Une personne présente une pigmentation cutanée qui contribue aussi à protéger sa peau contre les UV. Quelles cellules synthétisent le pigment concerné ?

Les fibroblastes.
Les cellules de Langerhans.
Les mélanocytes.
Les kératinocytes.

Les mélanocytes.

Explication

Les mélanocytes synthétisent la mélanine, responsable de la coloration cutanée et principal pigment de protection contre les UV. Les fibroblastes produisent des fibres, les kératinocytes sont majoritaires dans l’épiderme et les cellules de Langerhans présentent des antigènes.

5. Une biopsie montre un tissu conjonctif de soutien contenant des capillaires sanguins, des terminaisons nerveuses et de nombreuses cellules principales appelées fibroblastes. Quelle couche a été prélevée ?

La couche cornée.
Le derme.
L’hypoderme.
L’épiderme.

Le derme.

Explication

Le derme est le tissu conjonctif de soutien qui comprend des capillaires sanguins, des terminaisons nerveuses et des fibroblastes, ses cellules principales. L’épiderme et la couche cornée sont des structures superficielles, tandis que l’hypoderme est associé aux adipocytes.

6. Un tissu cutané doit résister aux tractions tout en conservant des propriétés élastiques. Quelle association entre fibres et propriétés convient ?

L’élastine résiste aux tractions et le collagène confère l’élasticité.
Le collagène résiste aux tractions et l’élastine confère l’élasticité.
Les capillaires résistent aux tractions et le collagène confère l’élasticité.
Les adipocytes résistent aux tractions et l’élastine confère l’élasticité.

Le collagène résiste aux tractions et l’élastine confère l’élasticité.

Explication

Les fibroblastes synthétisent le collagène, qui résiste aux tensions et aux tractions, ainsi que l’élastine, qui confère des propriétés élastiques. Inverser ces rôles confond les fonctions des deux fibres; adipocytes et capillaires n’assurent pas ces propriétés mécaniques.

7. Lors d’un examen cutané, une rougeur disparaît lorsque le médecin appuie sur la peau avec une lame transparente. Quelle lésion cela caractérise-t-il ?

Une macule
Un purpura
Une papule
Un érythème

Un érythème

Explication

L’érythème est une rougeur cutanée qui s’efface à la vitropression. Le purpura ne s’efface pas, la macule désigne une lésion sans relief ni infiltration et la papule est en relief.

8. Quelle lésion correspond à une altération épidermique visible, mais sans relief ni infiltration ?

Une macule
Un érythème
Un purpura
Une papule

Une macule

Explication

Une macule est une lésion épidermique sans relief ni infiltration. La papule est en relief et solide, tandis que le purpura se définit par son absence d’effacement à la vitropression.

9. Une petite lésion épidermique est nettement surélevée et ferme au toucher. Quel terme la désigne ?

Un érythème
Une macule
Un exanthème
Une papule

Une papule

Explication

Une papule est une lésion épidermique en relief, pleine et solide. Une macule est plane, tandis que l’érythème et l’exanthème désignent des manifestations érythémateuses.

10. Après une pression transparente, une zone rouge persiste ; son aspect est attribué à du sang sorti des vaisseaux. Quelle lésion est observée ?

Un purpura
Une macule
Un exanthème
Un érythème

Un purpura

Explication

Le purpura est un érythème qui ne s’efface pas à la vitropression en raison d’une extravasation de sang. L’érythème simple s’efface, tandis que la macule et l’exanthème renvoient à d’autres caractéristiques.

11. Quels sont les deux principaux agents bactériens responsables des infections cutanées, le second étant un streptocoque bêta-hémolytique du groupe A ?

Streptococcus pyogenes et les dermatophytes
Staphylococcus aureus et Streptococcus pyogenes
Candida spp. et les dermatophytes
Staphylococcus aureus et Candida spp.

Staphylococcus aureus et Streptococcus pyogenes

Explication

Les principales bactéries responsables des infections cutanées sont Staphylococcus aureus et Streptococcus pyogenes, ce dernier appartenant au groupe des streptocoques bêta-hémolytiques A. Candida spp. et les dermatophytes sont des agents mycosiques.

12. Une infection cutanéo-muqueuse est identifiée comme mycosique. Quels agents sont principalement en cause ?

Candida spp. et Streptococcus pyogenes
Staphylococcus aureus et les dermatophytes
Staphylococcus aureus et Streptococcus pyogenes
Candida spp. et les dermatophytes

Candida spp. et les dermatophytes

Explication

Les infections mycosiques cutanéo-muqueuses sont essentiellement dues à Candida spp. et aux dermatophytes. Les staphylocoques et les streptocoques sont des bactéries, et les réponses mêlant ces agents confondent les catégories.

13. Une infection touche la couche cornée de l’épiderme ; quelle proportion des cas d’impétigo est le plus souvent attribuée aux staphylocoques ?

Environ 70 %
Environ 50 %
La plupart des cas sont dus à l’association des deux bactéries
Environ 30 %

Environ 70 %

Explication

L’impétigo est le plus souvent staphylococcique, dans environ 70 % des cas ; les streptocoques en représentent environ 30 %. La valeur de 30 % inverse les fréquences, 50 % suppose des proportions égales et l’association des deux bactéries n’est pas la cause habituelle.

14. Chez un enfant, une lésion vésico-bulleuse apparaît sur une peau inflammatoire puis se rompt rapidement ; quelle évolution cutanée est caractéristique de l’impétigo habituel ?

Une cicatrice persistante sans phase suintante
Une érosion suintante puis une croûte jaunâtre mélicérique
Une croûte jaunâtre puis une nouvelle vésicule intacte
Une plaque sèche qui se desquame sans former de croûte

Une érosion suintante puis une croûte jaunâtre mélicérique

Explication

Dans la forme habituelle, la vésicule ou bulle se rompt rapidement en érosion suintante, puis forme une croûte souvent jaunâtre dite mélicérique. L’option évoquant une nouvelle vésicule inverse l’évolution, celle de la cicatrice confond la croûte avec une séquelle et la plaque sèche omet les phases caractéristiques.

15. Une infection bactérienne est localisée dans le follicule pilo-sébacé ; quel est son agent causal principal lorsqu’il s’agit d’une folliculite ?

Candida albicans
Pseudomonas aeruginosa
Streptococcus pyogenes
Staphylococcus aureus

Staphylococcus aureus

Explication

L’agent causal principal de la folliculite est Staphylococcus aureus. Streptococcus pyogenes est une autre bactérie, Candida albicans est une levure et Pseudomonas aeruginosa n’est pas l’agent principal indiqué pour cette infection.

16. Un patient présente des papules rouges centrées par des poils, devenues pustuleuses, sans fièvre ; quel élément attendu aide à distinguer une folliculite d’un furoncle ?

Une évolution sans formation de pustules
Une fièvre apparaissant avec les lésions
Une évolution sans cicatrice
Une cicatrice séquellaire après guérison

Une évolution sans cicatrice

Explication

La folliculite évolue vers des pustules sans fièvre ni cicatrice. Une cicatrice séquellaire correspond à la confusion avec le furoncle, l’absence de pustules contredit l’évolution décrite et la fièvre n’est pas attendue dans ce tableau.

17. Quelle lésion correspond à une atteinte profonde et nécrosante de l’ensemble du follicule pilo-sébacé, généralement due à Staphylococcus aureus ?

Un érysipèle
Un anthrax
Une folliculite simple
Un furoncle

Un furoncle

Explication

Le furoncle atteint profondément l’ensemble du follicule pilo-sébacé et entraîne sa nécrose. La folliculite simple est moins profonde, l’anthrax désigne un conglomérat de furoncles et l’érysipèle est une infection cutanée non nécrosante principalement streptococcique.

18. Après quelques jours d’évolution, quel signe central peut apparaître dans le nodule inflammatoire douloureux d’un furoncle ?

Une zone centrale hypoesthésique
Un bourrelet inflammatoire en périphérie
Une zone nécrotique appelée bourbillon
Une pustule superficielle centrée par un poil

Une zone nécrotique appelée bourbillon

Explication

Le furoncle forme après quelques jours une zone nécrotique centrale appelée bourbillon. La pustule superficielle évoque une folliculite simple, le bourrelet est périphérique et l’hypoesthésie est un signe d’alerte d’une atteinte nécrosante.

19. Un patient manipule un furoncle situé au centre du visage, puis développe brutalement une tuméfaction inflammatoire extensive du visage et une forte fièvre. Quelle conduite est indiquée ?

Antiseptiques locaux et reprise du rasage
Soins d’hygiène et surveillance à domicile
Repos avec surélévation et traitement oral ambulatoire
Hospitalisation et antibiothérapie urgentes

Hospitalisation et antibiothérapie urgentes

Explication

Un furoncle centro-facial manipulé peut se compliquer d’une staphylococcie maligne de la face, caractérisée par un placard extensif brutal et une forte fièvre, nécessitant une hospitalisation et une antibiothérapie urgentes. Les soins à domicile minimisent la gravité, les antiseptiques seuls ne suffisent pas et le traitement ambulatoire correspond à la prise en charge habituelle de l’érysipèle.

20. Chez un patient présentant une dermohypodermite bactérienne aiguë, quelle distinction détermine le niveau d’urgence de la prise en charge ?

Les deux formes sont non nécrosantes, mais leur urgence dépend de leur localisation
L’érysipèle est nécrosant, tandis que la forme non nécrosante relève d’une urgence absolue
L’érysipèle est non nécrosant, tandis que la forme nécrosante est une urgence médico-chirurgicale absolue
L’érysipèle est une forme chronique, tandis que la forme nécrosante est aiguë

L’érysipèle est non nécrosant, tandis que la forme nécrosante est une urgence médico-chirurgicale absolue

Explication

L’érysipèle est une dermohypodermite bactérienne aiguë non nécrosante, alors que la forme nécrosante constitue une urgence médico-chirurgicale absolue. Inverser les formes confond leur caractéristique essentielle; le caractère non nécrosant n’en fait pas une urgence absolue et l’érysipèle est aigu, non chronique.

21. Quel agent est principalement responsable de l’érysipèle ?

Un streptocoque bêta-hémolytique des groupes B, C ou G
Streptococcus pyogenes
Un staphylocoque à leucocidine de Panton-Valentine
Staphylococcus aureus

Streptococcus pyogenes

Explication

L’érysipèle est principalement dû à Streptococcus pyogenes; les streptocoques bêta-hémolytiques des groupes B, C et G sont des causes plus rares. Staphylococcus aureus et la leucocidine de Panton-Valentine sont associés aux furoncles, et non à l’étiologie principale de l’érysipèle.

22. Un patient atteint d’une infection aiguë de la peau présente une douleur intense et un sepsis, mais aucun placard hypoesthésique ni signe de nécrose n’est encore visible. Quelle hypothèse faut-il suspecter précocement ?

Une dermohypodermite bactérienne nécrosante
Une folliculite simple
Une dermohypodermite de stase
Un érysipèle non compliqué

Une dermohypodermite bactérienne nécrosante

Explication

Une douleur intense associée à un sepsis doit faire suspecter précocement une dermohypodermite nécrosante, avant l’apparition de l’hypoesthésie ou de la nécrose. Attendre ces signes tardifs retarde l’alerte; l’érysipèle attendu est sans signe de gravité du sepsis, tandis que la stase est généralement chronique et la folliculite superficielle.

23. Quelles structures peuvent être atteintes par les mycoses superficielles dues aux micromycètes ?

La couche cornée, les muqueuses et les phanères comme les ongles et les cheveux
La couche cornée et les muqueuses, sans atteinte des phanères
Le derme profond, les muqueuses et les vaisseaux sanguins
Les glandes cutanées, les follicules et les vaisseaux sanguins

La couche cornée, les muqueuses et les phanères comme les ongles et les cheveux

Explication

Les mycoses superficielles atteignent la couche cornée, les muqueuses et les phanères, notamment les ongles, les cheveux et les poils. L’atteinte du derme profond confond infection superficielle et profonde, l’exclusion des phanères réduit à tort les sites concernés, et les glandes ou les vaisseaux ne correspondent pas aux structures citées.

24. Chez une personne présentant une dermatophytose persistante malgré le traitement, quelle démarche correspond aux principes de prise en charge ?

Supprimer les facteurs favorisants et se fier au seul examen clinique
Supprimer les facteurs favorisants et confirmer le diagnostic par un prélèvement mycologique
Commencer un traitement systémique sans prélèvement ni recherche de facteurs favorisants
Confirmer le diagnostic par prélèvement, sans rechercher de facteurs favorisants

Supprimer les facteurs favorisants et confirmer le diagnostic par un prélèvement mycologique

Explication

La prise en charge commence par la suppression des facteurs favorisants, et les formes résistantes justifient une confirmation par prélèvement mycologique. Se limiter au prélèvement omet les facteurs favorisants, se fier au seul examen clinique écarte la confirmation indiquée ici, et commencer un traitement systémique ne suit pas cette démarche.

25. Une personne présente une teigne. Quel principe thérapeutique s’applique à cette mycose superficielle ?

Prévoir un traitement qui ne soit pas limité à l’application locale
Réserver le traitement non local aux onyxis sans atteinte matricielle
Traiter par antifongique local selon le principe général
Élargir le traitement au-delà du local uniquement en cas de candidose buccale

Prévoir un traitement qui ne soit pas limité à l’application locale

Explication

Les teignes font partie des exceptions au principe d’un traitement local, qui nécessitent une prise en charge ne se limitant pas au local. Le traitement local général ignore cette exception, les onyxis sans atteinte matricielle ne correspondent pas à l’exception citée, et la candidose buccale n’est pas la seule exception.

26. Quel aspect clinique évoque un intertrigo candidosique des grands plis ?

Une plaque sèche à bord net dépourvue de vésiculopustules
Une fissuration du fond du pli interdigital sans érosion bordée
Une macération pâle sans érythème ni prurit
Une érosion linéaire érythémateuse bordée d’une collerette squameuse avec vésiculopustules

Une érosion linéaire érythémateuse bordée d’une collerette squameuse avec vésiculopustules

Explication

L’intertrigo candidosique des grands plis se caractérise par une érosion linéaire érythémateuse bordée d’une collerette squameuse avec vésiculopustules, souvent suintante et prurigineuse. La fissuration interdigital évoque la description dermatophytique, le bord sec omet les vésiculopustules, et l’absence d’érythème ne correspond pas à la présentation candidosique.

27. Une personne atteinte d’un intertrigo candidosique des plis présente une macération persistante. Quelle conduite associe les mesures recommandées ?

Utiliser un antifongique topique tout en maintenant la macération des plis
Supprimer les facteurs favorisants, sécher les plis et utiliser un antibiotique topique
Sécher les plis et utiliser un antifongique oral sans agir sur les facteurs favorisants
Supprimer les facteurs favorisants, sécher soigneusement les plis et utiliser un antifongique topique

Supprimer les facteurs favorisants, sécher soigneusement les plis et utiliser un antifongique topique

Explication

Le traitement associe la suppression des facteurs favorisants, la réduction de la macération par des sous-vêtements en coton et un séchage soigneux, ainsi qu’un antifongique topique. L’antibiotique substitue à tort un antibactérien, l’antifongique oral ne correspond pas au traitement indiqué ici, et maintenir la macération contredit les mesures recommandées.

28. Deux patients présentent une inflammation autour de l’ongle : chez l’un, l’évolution est chronique; chez l’autre, elle est aiguë. Quelle attribution est correcte ?

Les deux évolutions évoquent un périonyxis bactérien
L’évolution chronique évoque le périonyxis candidosique et l’aigu le périonyxis bactérien
L’évolution aiguë évoque le périonyxis candidosique et la chronique le bactérien
L’évolution chronique évoque le périonyxis dermatophytique et l’aigu le candidosique

L’évolution chronique évoque le périonyxis candidosique et l’aigu le périonyxis bactérien

Explication

Le périonyxis candidosique évolue de façon chronique, contrairement au périonyxis bactérien, qui évolue de façon aiguë. L’inversion des deux formes contredit cette distinction, l’attribution aux dermatophytes substitue un autre agent, et une évolution chronique n’est pas celle décrite pour le périonyxis bactérien.

29. Quel tableau clinique est caractéristique d’une candidose buccale ?

Une inflammation des gencives avec brûlure, suivie d’un enduit jaunâtre sans atteinte des joues
Un enduit blanchâtre isolé de la langue, sans inflammation ni brûlure, avec fissure du fond du pli
Une inflammation de la langue et des joues avec brûlure, parfois suivie d’un enduit blanchâtre confluent et associée à une perlèche
Une inflammation de la langue et des joues avec fissure du fond du pli, sans enduit blanchâtre

Une inflammation de la langue et des joues avec brûlure, parfois suivie d’un enduit blanchâtre confluent et associée à une perlèche

Explication

La candidose buccale provoque une inflammation de la langue et des muqueuses jugales avec brûlure; un enduit blanchâtre confluent, appelé muguet, peut apparaître, et une perlèche est fréquemment associée. L’enduit isolé omet l’inflammation et la brûlure, les gencives ne remplacent pas les sites décrits, et une fissure du fond du pli confond la perlèche avec une atteinte cutanée.

30. Après plusieurs journées chaudes et humides, une personne qui transpire beaucoup présente une prolifération cutanée de Malassezia furfur. Quelle caractéristique de cette levure explique aussi son tropisme pour les zones grasses ?

C’est une levure hydrophile pathogène.
C’est une bactérie commensale des plis.
C’est un champignon filamenteux kératinophile.
C’est une levure lipophile commensale.

C’est une levure lipophile commensale.

Explication

Malassezia furfur est une levure lipophile commensale, et sa prolifération sur la peau grasse est favorisée par la sudation, l’humidité et la chaleur. La levure hydrophile évoque une confusion de tropisme, le champignon filamenteux correspond aux dermatophytes et la bactérie relève d’un autre groupe.

31. Après une exposition solaire, une personne remarque que des macules auparavant rosées et chamois, d’abord séparées puis confluentes, deviennent claires sans démangeaisons. Quelle affection correspond à ce tableau ?

Une dermite séborrhéique.
Un pityriasis versicolor.
Un intertrigo dermatophytique.
Une candidose cutanée.

Un pityriasis versicolor.

Explication

Le pityriasis versicolor donne des macules qui peuvent devenir achromiques après exposition solaire et qui ne sont pas prurigineuses. La dermite séborrhéique concerne surtout le visage, l’intertrigo siège dans les plis et la candidose ne correspond pas à ce tableau caractéristique.

32. Quelle description correspond à la dermite séborrhéique ?

Une dermatose chronique fréquente, touchant le plus souvent le tronc, avec une prévalence de 10 à 30 %.
Une infection aiguë rare, touchant le plus souvent les pieds, avec une prévalence de 1 à 3 %.
Une dermatose chronique fréquente, touchant le plus souvent le visage, avec une prévalence de 1 à 3 %.
Une infection aiguë fréquente, touchant le plus souvent les muqueuses, avec une prévalence de 1 à 3 %.

Une dermatose chronique fréquente, touchant le plus souvent le visage, avec une prévalence de 1 à 3 %.

Explication

La dermite séborrhéique est une dermatose chronique fréquente, dont la prévalence est de 1 à 3 % et qui atteint le plus souvent le visage. Les pieds et les muqueuses ne sont pas ses localisations caractéristiques, et la prévalence proposée pour le tronc est erronée.

33. Une mycose cutanée est causée par des champignons filamenteux qui dégradent les tissus riches en kératine. Quel groupe d’agents est défini par cette propriété ?

Les bactéries responsables d’intertrigo.
Les virus responsables de verrues.
Les levures de Malassezia.
Les dermatophytes.

Les dermatophytes.

Explication

Les dermatophytes sont des champignons filamenteux kératinophiles qui dégradent les tissus kératinisés et sont responsables de la plupart des mycoses de la peau. Malassezia est une levure lipophile, tandis que les bactéries et les virus ne sont pas des champignons kératinophiles.

34. Un laboratoire classe des dermatophytes dans leurs genres principaux. Quel ensemble doit-il retenir ?

Microsporum, Aspergillus et Malassezia.
Microsporum, Candida et Trichophyton.
Microsporum, Epidermophyton et Trichophyton.
Malassezia, Epidermophyton et Candida.

Microsporum, Epidermophyton et Trichophyton.

Explication

Les trois genres de dermatophytes sont Microsporum, Epidermophyton et Trichophyton. Candida, Malassezia et Aspergillus sont d’autres champignons et ne remplacent pas ces genres dans cette classification.

35. Lors de l’examen d’une infection fongique, un clinicien constate une atteinte de la peau kératinisée mais pas des muqueuses. Quel principe explique cette distribution ?

Les dermatophytes se limitent aux ongles et épargnent la peau kératinisée.
Les dermatophytes colonisent les muqueuses avant d’atteindre les tissus kératinisés.
Les dermatophytes colonisent les tissus kératinisés et n’atteignent pas les muqueuses.
Les dermatophytes colonisent les zones grasses, y compris les muqueuses.

Les dermatophytes colonisent les tissus kératinisés et n’atteignent pas les muqueuses.

Explication

Les dermatophytes colonisent les tissus kératinisés, ce qui explique l’absence d’atteinte des muqueuses. L’atteinte muqueuse proposée inverse ce tropisme, la limitation aux ongles est trop restrictive et les zones grasses évoquent plutôt Malassezia.

36. Une personne présente une fissure parfois prurigineuse au fond d’un pli entre les orteils. Quelle atteinte dermatophytique ce tableau désigne-t-il ?

Un onyxis dermatophytique, ou atteinte de la tablette unguéale.
Un intertrigo dermatophytique des petits plis, ou pied d’athlète.
Un intertrigo dermatophytique des grands plis, ou dermatophytie inguinale.
Une atteinte dermatophytique des muqueuses, ou candidose.

Un intertrigo dermatophytique des petits plis, ou pied d’athlète.

Explication

La fissuration parfois prurigineuse du fond d’un pli interdigital des pieds caractérise l’intertrigo dermatophytique des petits plis, appelé pied d’athlète. L’intertrigo des grands plis siège ailleurs, l’onyxis touche l’ongle et les dermatophytes n’atteignent pas les muqueuses.

37. Une personne présente sur l’avant-bras découvert une plaque ronde, prurigineuse, bien délimitée, rouge et squameuse, qui s’étend vers l’extérieur. Quel diagnostic correspond le mieux à cet aspect ?

Une teigne tondante
Une dermatophytie cutanée
Une dermatose à limites imprécises
Une dermatophytie à extension centripète

Une dermatophytie cutanée

Explication

La dermatophytie cutanée se manifeste sur la peau découverte par une plaque érythémato-squameuse arrondie, prurigineuse, nettement limitée et d’extension centrifuge. La teigne tondante atteint le cuir chevelu, l’extension centripète inverse le sens décrit et les limites floues ne correspondent pas à cette présentation.

38. Un enfant présente plusieurs petites plaques d’alopécie du cuir chevelu après un contact avec un animal. Quelle forme de teigne correspond à la taille des plaques ?

Une teigne microsporique
Une teigne microsporique à petites plaques
Une teigne trichophytique
Une dermatophytie cutanée

Une teigne trichophytique

Explication

La teigne trichophytique forme de petites plaques d’alopécie, tandis que la forme microsporique en forme de grandes. Attribuer les petites plaques à la forme microsporique inverse cette distinction, les grandes plaques trichophytiques inversent également les formes, et la dermatophytie cutanée concerne la peau découverte.

39. Un patient présente des squames et des croûtes sur le cuir chevelu. Quelle conduite diagnostique s’impose devant cette présentation ?

Confirmer une teigne sur les squames sans prélèvement
Attendre une plaque d’alopécie avant tout prélèvement
Écarter une teigne et surveiller l’apparition de pustules
Suspecter une teigne et réaliser un prélèvement mycologique

Suspecter une teigne et réaliser un prélèvement mycologique

Explication

Tout état squameux, croûteux ou pustuleux du cuir chevelu doit faire suspecter une teigne et impose un prélèvement mycologique systématique. Attendre des pustules ou une alopécie ajoute une condition absente de la règle, tandis que les squames seules ne dispensent pas du prélèvement.

40. Quel organisme est responsable de la gale humaine, une ectoparasitose due à un parasite externe vivant à la surface corporelle de son hôte ?

Sarcoptes scabiei hominis
Un dermatophyte filamenteux
Candida spp.
Un parasite vivant sous la surface corporelle

Sarcoptes scabiei hominis

Explication

La gale est une ectoparasitose humaine causée par l’acarien Sarcoptes scabiei hominis, un parasite externe vivant à la surface corporelle de son hôte. Les dermatophytes et Candida sont des champignons, et l’ectoparasite est défini ici par sa vie à la surface corporelle.

41. Après un seul contact direct avec une personne atteinte de gale, une personne demande si la transmission est possible. Quelle réponse est juste ?

Oui, mais seulement après transmission par un intermédiaire
Non, plusieurs contacts rapprochés sont nécessaires
Non, la contagiosité interhumaine est faible
Oui, un seul contact direct peut suffire

Oui, un seul contact direct peut suffire

Explication

La gale se transmet directement entre humains et sa contagiosité est importante : un seul contact peut suffire. Exiger des contacts répétés ou un intermédiaire méconnaît le mode de transmission, et la qualifier de peu contagieuse en sous-estime l’importance.

42. Une personne a été exposée à la gale il y a deux semaines et développe maintenant un prurit marqué, sans autre signe évident. Quelle interprétation correspond aux caractéristiques de la maladie ?

Le délai correspond à une incubation fixe de cinq jours
Le délai convient, mais le prurit ne survient qu’avec d’autres signes
Le délai dépasse l’incubation et le prurit est peu évocateur
Le délai est compatible avec l’incubation et le prurit peut dominer

Le délai est compatible avec l’incubation et le prurit peut dominer

Explication

L’incubation de la gale va de 5 jours à 1 mois, et le prurit en est le signe dominant, parfois unique. Deux semaines se situent dans cette période; le prurit n’exige pas d’autres signes et l’incubation n’est pas fixée à cinq jours.

43. Chez une personne qui présente un prurit évocateur de gale, quelle répartition des lésions correspond aux localisations caractéristiques de cette maladie ?

Espaces interdigitaux et poignets, avec dos et visage épargnés
Dos et espaces interdigitaux atteints, avec poignets épargnés
Face postérieure des avant-bras atteinte, avec poignets épargnés
Dos et visage atteints, avec espaces interdigitaux épargnés

Espaces interdigitaux et poignets, avec dos et visage épargnés

Explication

Les espaces interdigitaux et les poignets font partie des localisations caractéristiques de la gale, tandis que le dos et le visage sont épargnés. Inclure le dos ou le visage contredit cette distribution, et la face postérieure des avant-bras ne remplace pas les sites indiqués.

44. Un patient atteint de gale n’a pas de symptômes chez les personnes qui vivent avec lui. Quelle conduite permet de traiter le cas et de limiter la transmission ?

Traiter le patient et surveiller les contacts
Traiter les contacts s’ils deviennent symptomatiques
Traiter le patient et ses contacts simultanément
Traiter d’abord les contacts, puis le patient

Traiter le patient et ses contacts simultanément

Explication

La prise en charge de la gale associe le traitement individuel et le contrôle collectif : le cas et ses contacts doivent être traités simultanément, même si ces derniers sont asymptomatiques. Traiter uniquement le patient néglige la rupture de transmission, attendre les symptômes retarde la prise en charge, et des traitements différés ne sont pas simultanés.

45. Un patient reçoit de l’ivermectine contre la gale. Quel schéma correspond à ce traitement ?

Une application topique, sans renouvellement à J7
Une application topique, renouvelée à J7
Une prise orale, sans renouvellement à J7
Une prise orale, renouvelée à J7

Une prise orale, renouvelée à J7

Explication

L’ivermectine est administrée par voie orale en une prise, puis renouvelée à J7. La voie topique correspond aux scabicides classiques, et supprimer le renouvellement ne respecte pas le schéma indiqué.

46. Quelle description caractérise les pédiculoses humaines ?

Des ectoparasitoses animales dues à des insectes hématophages, transmissibles directement ou indirectement
Des ectoparasitoses humaines dues à des insectes hématophages, transmises par contact direct
Des ectoparasitoses humaines dues à des acariens hématophages, transmissibles directement ou indirectement
Des ectoparasitoses humaines dues à des insectes hématophages, transmissibles directement ou indirectement

Des ectoparasitoses humaines dues à des insectes hématophages, transmissibles directement ou indirectement

Explication

Les pédiculoses sont des ectoparasitoses strictement humaines, causées par des insectes hématophages parasites de l’homme et transmissibles directement ou indirectement. L’origine animale, les acariens et l’exclusion de la transmission indirecte contredisent ces caractéristiques.

47. Une personne présente une infestation du cuir chevelu par des poux. Quelle association entre la forme clinique et son parasite est correcte ?

Pédiculose du cuir chevelu — Pediculus humanus capitis
Pédiculose corporelle — Pediculus humanus capitis
Pédiculose du cuir chevelu — Pediculus humanus corporis
Pédiculose du cuir chevelu — Phtirus pubis

Pédiculose du cuir chevelu — Pediculus humanus capitis

Explication

La pédiculose du cuir chevelu est due à Pediculus humanus capitis. Pediculus humanus corporis est associé à la pédiculose corporelle, tandis que Phtirus pubis cause la phtirose pubienne.

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Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Dermatologie infectieuse et sémiologie cutanée.

Quel rôle principal la peau joue-t-elle face au milieu extérieur ?

Elle constitue la principale barrière de séparation avec le milieu extérieur.

Quelles sont les trois couches de la peau ?

L’épiderme, le derme et l’hypoderme.

Quelle proportion des cellules épidermiques représentent les kératinocytes ?

90 à 95 % des cellules épidermiques.

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