Quelles prises en charge des plaies relèvent du rôle propre infirmier ?
Les plaies chroniques et aiguës.
Quelles évaluations et interventions relèvent du rôle propre infirmier pour les plaies ?
L’observation du lit, la détersion mécanique, la mesure de l’IPS et la compression en situation clinique simple.
Quels soins de plaies nécessitent une prescription médicale ?
La thérapie par pression négative, la modification de compression en situation à risque ou complexe et les soins de plaies postopératoires.
Pour quelle durée initiale l’infirmier peut-il prescrire des pansements et du matériel de réfection ?
Sept jours.
Quand une plaie est-elle considérée comme chronique ?
Lorsqu’elle ne montre aucune tendance spontanée à cicatriser après environ 4 à 6 semaines.
Quelle est souvent l’origine d’une plaie chronique ?
Elle est souvent plurifactorielle.
Quel traitement permet à une plaie chronique de cicatriser ?
Le traitement de sa cause est nécessaire, car le pansement ne soigne pas son origine.
Quelle séquence relie l’insuffisance veineuse à l’ulcère veineux ?
Hypertension veineuse, lésion capillaire, œdème et dépôts de fibrine entraînent une mauvaise oxygénation cutanée, des troubles trophiques puis l’ulcère.
Où siège surtout l’ulcère veineux ?
En zone sus- et péri-malléolaire interne.
Quelles caractéristiques décrivent l’aspect de l’ulcère veineux ?
Il est peu douloureux, superficiel, très exsudatif, à bords irréguliers en carte de géographie, avec œdème et dermite ocre autour.
Que faut-il mesurer avant toute compression d’un ulcère veineux ?
L’IPS, afin d’éliminer une artériopathie.
Quel traitement de fond prévient les récidives de l’ulcère veineux ?
La compression par bandes, puis le port de bas au long cours.
Quelle séquence conduit de l’athérosclérose à l’ulcère artériel ?
Rétrécissement artériel, ischémie, nécrose, puis ulcère.
Quels signes caractérisent l’ulcère artériel ?
Il est souvent situé au pied ou à la jambe, très douloureux, creusant, à bords nets, pâle et nécrotique, avec peu d’exsudat, une peau froide et dépilée et des pouls faibles ou absents.
Quelle est la priorité devant un ulcère artériel ?
Obtenir rapidement un avis vasculaire avec IPS et écho-doppler.
Quels soins réaliser avant la revascularisation d’un ulcère artériel ?
Nettoyage doux, sans détersion, nécrose sèche maintenue au sec, antalgie adaptée et surveillance infectieuse, sans compression ni surélévation des jambes.
Comment se calcule l’IPS au Doppler ?
Que signifie un IPS inférieur à 0,5 ?
Il signe une ischémie critique et constitue une urgence vasculaire.
Dans le pied diabétique, que provoque l’hyperappui sous une corne ?
Une nécrose sous la corne, puis un ulcère indolore.
Où se situe généralement le mal perforant plantaire ?
Aux zones d’appui, notamment aux têtes métatarsiennes, aux orteils et au talon.
Jusqu’où peut s’étendre le mal perforant plantaire ?
Jusqu’aux tendons ou à l’os.
Quelle est la priorité thérapeutique du mal perforant plantaire ?
Décharger la plaie par une chaussure de décharge ou le repos.
Quels mécanismes provoquent une escarre et une nécrose profonde ?
La pression, le cisaillement, la friction et l’humidité entraînent une hypoxie et une nécrose souvent plus étendue en profondeur.
Que caractérise le stade 1 d’une escarre ?
Un érythème qui ne blanchit pas à la pression.
Que caractérise le stade 2 d’une escarre ?
Une perte partielle avec phlyctène ou désépidermisation.
Que caractérisent les stades 3 et 4 d’une escarre ?
Le stade 3 expose l’hypoderme et le stade 4 expose l’os, le tendon ou le muscle.
Quelles mesures préviennent les escarres ?
La suppression de l’appui, l’hygiène douce, la gestion de l’incontinence, l’absence de massage sur une zone rouge, le dépistage et le traitement de la dénutrition, et des soins locaux adaptés.
Quelles caractéristiques peuvent présenter les plaies cancéreuses ?
Elles peuvent être exsudatives, hémorragiques, douloureuses, malodorantes, bourgeonnantes ou fistulisées.
Quels objectifs poursuivent les soins des plaies cancéreuses ?
Contrôler l’odeur, l’exsudat, le saignement et la douleur, tout en préservant l’image de soi et la vie sociale.
À quoi sert l’évaluation infirmière d’une plaie ?
À établir une référence initiale, orienter vers une cause, choisir les soins et suivre leur efficacité.
Quels éléments décrivent une plaie lors de son évaluation ?
Ses dimensions, son exsudat, ses bords, la peau périphérique et les signes d’artériopathie.
Que signifie la couleur noire du lit d’une plaie ?
La nécrose.
Que signifie la couleur jaune du lit d’une plaie ?
La fibrine.
Que signifie la couleur rouge du lit d’une plaie ?
Le bourgeonnement.
Que signifie la couleur rose du lit d’une plaie ?
L’épithélialisation.
Qu’est-ce qui caractérise la colonisation d’une plaie ?
La présence normale de germes sans signe d’infection.
Quels éléments caractérisent la colonisation critique d’une plaie ?
La stagnation, l’exsudat et l’odeur, sans signe général.
Avec quoi nettoyer une plaie chronique ?
À l’eau du robinet ou au sérum physiologique.
Quand les antiseptiques et antibiotiques locaux sont-ils réservés ?
Aux infections avérées.
À quel moment la douleur doit-elle être évaluée pendant les soins ?
À chaque soin, notamment lors du retrait du pansement et du nettoyage.
Quelles dates encadrent la réforme infirmière des plaies ?
La loi du 27 juin 2025, le décret du 24 décembre 2025 et deux arrêtés du 26 juin 2026.
Quelles obligations de traçabilité s’imposent à l’infirmier pour les plaies ?
Tracer chaque évaluation et chaque soin.
Dans quelles limites l’infirmier doit-il agir lors des soins de plaies ?
Dans les limites de sa compétence.
Sur quelle durée les plaies chroniques cicatrisent-elles ?
Sur plusieurs mois.
Pourquoi les plaies chroniques sont-elles souvent douloureuses ?
Les soins sont souvent douloureux.
Quelles conséquences fonctionnelles les plaies chroniques peuvent-elles entraîner ?
Elles peuvent être invalidantes.
Quand une plaie chronique récidive-t-elle ?
Lorsque sa cause persiste.
Pourquoi les plaies chroniques sont-elles coûteuses ?
En raison des soins répétés et des hospitalisations.
Quelle proportion des ulcères les ulcères veineux représentent-ils ?
Environ 70 %.
Quelle est l’origine de la dermite ocre dans l’ulcère veineux ?
Un dépôt cutané d’hémosidérine issue de la dégradation locale des globules rouges extravasés.
Quelles mesures complètent la prise en charge de l’ulcère veineux ?
Surélévation des jambes au repos, marche, mobilisation de la cheville, soins adaptés à l’exsudat et avis vasculaire pour traiter la cause.
Quelle part des ulcères représentent les ulcères artériels ?
Environ 20 % des ulcères.
Quels sont les facteurs de risque de l’ulcère artériel ?
Tabac, diabète, hypertension artérielle, dyslipidémie et âge.
Quels facteurs aggravent le pied diabétique ?
L’artériopathie associée et l’hyperglycémie.
Que faut-il rechercher comme complication infectieuse du pied diabétique ?
Une infection pouvant atteindre l’os.
Quand l’infirmier examine-t-il les pieds d’un patient diabétique ?
À chaque occasion.
Quelles zones présentent un risque d’escarre ?
Le sacrum, les talons, l’occiput et les zones sous les dispositifs médicaux.
Quels outils permettent d’évaluer les dimensions d’une plaie ?
Une réglette, un calque ou une photographie.
Quels éléments complètent la classification colorielle du lit de la plaie ?
La recherche d’une exposition osseuse ou tendineuse et l’estimation du pourcentage de chaque couleur.
Qu’est-ce qu’un biofilm sur une plaie chronique ?
Un film gélatineux adhérent qui entretient l’inflammation.
Comment retirer le biofilm lors des soins ?
Mécaniquement à chaque soin.
Comment réaliser le prélèvement si une infection est suspectée ?
Sur prescription, après nettoyage et en profondeur, sans écouvillon de surface.
Dans quels cas le nettoyage à l’eau du robinet fait-il exception ?
En cas d’os ou de tendon exposé, ou chez un patient immunodéprimé.
Quels éléments recherche l’évaluation de l’état général ?
La fièvre, les comorbidités et les traitements.
Que comprend l’évaluation nutritionnelle ?
Le poids, l’IMC, la perte de poids et la surveillance des ingesta.
Quel outil dépiste la dénutrition chez la personne âgée ?
Le MNA.
Avec quel marqueur faut-il interpréter l’albumine ?
La CRP, car l’inflammation fait baisser l’albumine.
Comment prévenir la douleur lors du retrait d’un pansement ?
Humidifier le pansement avant son retrait et privilégier un pansement non adhérent.
Quels antalgiques peuvent être prescrits avant un soin douloureux ?
Du paracétamol environ une heure avant le soin, de l’EMLA® selon son RCP ou du MEOPA.
Quels soins cutanés limitent le risque allergique ?
Privilégier un savon doux sans parfum bien rincé, un émollient simple sur peau sèche et un minimum de produits.
Teste tes connaissances avec un QCM de 28 questions sur Prise en charge des plaies chroniques.
1. Concernant le rôle propre infirmier dans les plaies :
2. Parmi les actes suivants concernant les soins de plaies, lesquels nécessitent une prescription médicale ?
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