QCM : Prise en charge des plaies chroniques (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le rôle propre infirmier dans les plaies :

L’infirmier peut assurer la détersion mécanique d’une plaie dans son rôle propre.
La mesure de l’IPS fait partie des actes du rôle propre infirmier.
La thérapie par pression négative relève du rôle propre infirmier en situation clinique simple.
La compression simple relève du rôle propre infirmier en situation clinique simple.
La modification d’une compression complexe relève du rôle propre infirmier.

L’infirmier peut assurer la détersion mécanique d’une plaie dans son rôle propre. · La mesure de l’IPS fait partie des actes du rôle propre infirmier. · La compression simple relève du rôle propre infirmier en situation clinique simple.

Explication

La détersion mécanique, la mesure de l’IPS et la compression simple font partie du rôle propre infirmier. La pression négative et la modification d’une compression complexe nécessitent une prescription médicale.

2. Parmi les actes suivants concernant les soins de plaies, lesquels nécessitent une prescription médicale ?

La mesure de l’IPS nécessite une prescription médicale dans une situation clinique simple.
La modification d’une compression en situation à risque nécessite une prescription médicale.
Les soins d’une plaie postopératoire nécessitent une prescription médicale.
La modification d’une compression en situation complexe nécessite une prescription médicale.
La thérapie par pression négative nécessite une prescription médicale.

La modification d’une compression en situation à risque nécessite une prescription médicale. · Les soins d’une plaie postopératoire nécessitent une prescription médicale. · La modification d’une compression en situation complexe nécessite une prescription médicale. · La thérapie par pression négative nécessite une prescription médicale.

Explication

Les soins postopératoires, la pression négative et la modification d’une compression en situation à risque ou complexe nécessitent une prescription médicale. La mesure de l’IPS en situation simple relève du rôle propre infirmier.

3. À propos de la prescription infirmière de matériel pour les plaies, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

L’infirmier peut prescrire des pansements pour une durée initiale de quatorze jours.
La prescription infirmière peut concerner le matériel de réfection des pansements.
L’infirmier peut prescrire des pansements pour une durée initiale de sept jours.
La prescription infirmière de matériel de réfection porte sur une durée initiale d’un mois.
La durée initiale autorisée pour cette prescription est de sept jours.

La prescription infirmière peut concerner le matériel de réfection des pansements. · L’infirmier peut prescrire des pansements pour une durée initiale de sept jours. · La durée initiale autorisée pour cette prescription est de sept jours.

Explication

L’infirmier peut prescrire des pansements ainsi que le matériel de réfection pour une durée initiale de sept jours. Les durées de quatorze jours et d’un mois ne correspondent pas à cette limite.

4. Une plaie persiste depuis cinq semaines sans tendance spontanée à cicatriser. Concernant sa chronicité :

Le caractère chronique repose sur une durée d’au moins trois mois sans cicatrisation.
Une plaie devient chronique après deux semaines sans cicatrisation spontanée.
Une origine traumatique exclut la chronicité lorsque la plaie persiste cinq semaines.
Une plaie chronique se définit par une cicatrisation spontanée en quatre à six semaines.
Cette durée sans cicatrisation spontanée correspond à la définition d’une plaie chronique.

Cette durée sans cicatrisation spontanée correspond à la définition d’une plaie chronique.

Explication

Une plaie sans tendance spontanée à la cicatrisation après environ quatre à six semaines est considérée comme chronique. Les seuils proposés de deux semaines ou trois mois ne correspondent pas à cette définition, et une origine traumatique ne l’exclut pas.

5. Les principes de traitement d’une plaie chronique comprennent :

Le pansement agit localement sans traiter l’origine de la plaie chronique.
Le traitement de la cause intervient après la cicatrisation complète.
Le choix du pansement remplace le traitement de fond de la plaie chronique.
Le pansement suffit à traiter la cause d’une plaie chronique persistante.
Le traitement de la cause est nécessaire pour permettre la cicatrisation de la plaie chronique.

Le pansement agit localement sans traiter l’origine de la plaie chronique. · Le traitement de la cause est nécessaire pour permettre la cicatrisation de la plaie chronique.

Explication

La cicatrisation d’une plaie chronique nécessite le traitement de sa cause, tandis que le pansement agit localement. Le pansement ne se substitue donc pas au traitement de fond, lequel doit intervenir avant la cicatrisation complète.

6. Concernant la succession des mécanismes conduisant à un ulcère veineux, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’insuffisance veineuse provoque une hypertension veineuse à l’origine de lésions capillaires.
L’insuffisance veineuse provoque une hypotension veineuse à l’origine de lésions capillaires.
L’ulcère apparaît avant l’œdème et les dépôts de fibrine dans la chaîne causale.
Les lésions capillaires s’accompagnent d’œdème et de dépôts de fibrine.
Les dépôts de fibrine améliorent l’oxygénation cutanée et préviennent les troubles trophiques.

L’insuffisance veineuse provoque une hypertension veineuse à l’origine de lésions capillaires. · Les lésions capillaires s’accompagnent d’œdème et de dépôts de fibrine.

Explication

L’insuffisance veineuse entraîne une hypertension, des lésions capillaires, un œdème et des dépôts de fibrine, puis une mauvaise oxygénation et l’ulcère. Une hypotension inverse le mécanisme, et les dépôts de fibrine ne préviennent pas les troubles trophiques.

7. Un patient présente un ulcère péri-malléolaire interne, superficiel et très exsudatif. Quelles caractéristiques sont compatibles avec un ulcère veineux ?

L’ulcère veineux présente souvent des bords irréguliers en carte de géographie.
Une dermite ocre et un œdème peuvent entourer l’ulcère veineux.
L’ulcère veineux est habituellement très douloureux et peu exsudatif.
L’ulcère veineux est généralement peu douloureux et très exsudatif.
L’ulcère veineux siège fréquemment en zone sus-malléolaire interne.

L’ulcère veineux présente souvent des bords irréguliers en carte de géographie. · Une dermite ocre et un œdème peuvent entourer l’ulcère veineux. · L’ulcère veineux est généralement peu douloureux et très exsudatif. · L’ulcère veineux siège fréquemment en zone sus-malléolaire interne.

Explication

L’ulcère veineux siège souvent autour de la malléole interne, présente des bords irréguliers et peut s’accompagner d’œdème et de dermite ocre. Il est généralement peu douloureux et très exsudatif, à l’inverse de la description proposée pour un ulcère artériel.

8. Avant de mettre en place une compression pour un ulcère veineux, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La recherche d’une artériopathie doit précéder toute compression de l’ulcère.
La mesure de l’IPS permet de rechercher une artériopathie avant la compression.
La palpation des pouls remplace la mesure de l’IPS avant compression.
L’examen préalable vise à éliminer une insuffisance veineuse avant compression.
La mesure de l’IPS intervient après le début de la compression veineuse.

La recherche d’une artériopathie doit précéder toute compression de l’ulcère. · La mesure de l’IPS permet de rechercher une artériopathie avant la compression.

Explication

Une artériopathie doit être éliminée avant toute compression, et la mesure de l’IPS sert à cette évaluation. L’IPS ne se mesure pas après le début de la compression et ne peut pas être remplacé par la seule palpation des pouls.

9. Le traitement de fond de l’ulcère veineux repose sur :

Le traitement de fond repose sur des pansements sans compression.
La compression par bandes constitue une étape du traitement de fond.
Le port de bas au long cours aide à prévenir les récidives.
La compression par bandes précède le port de bas au long cours.
Les bas de compression sont portés principalement pendant la phase d’ulcération.

La compression par bandes constitue une étape du traitement de fond. · Le port de bas au long cours aide à prévenir les récidives. · La compression par bandes précède le port de bas au long cours.

Explication

Le traitement de fond repose sur la compression par bandes, puis sur le port de bas au long cours pour prévenir les récidives. Les pansements sans compression ne constituent pas ce traitement, et le port des bas ne se limite pas à la phase d’ulcération.

10. Concernant la formation d’un ulcère artériel :

La stase veineuse provoque une ischémie, puis une nécrose et un ulcère artériel.
Dans l’artériopathie oblitérante, le rétrécissement artériel précède la formation de l’ulcère.
La nécrose survient dans l’évolution entre l’ischémie et l’ulcère artériel.
L’athérosclérose rétrécit les artères et entraîne une ischémie des tissus concernés.
L’ischémie liée à l’artériopathie peut évoluer vers une nécrose tissulaire.

Dans l’artériopathie oblitérante, le rétrécissement artériel précède la formation de l’ulcère. · La nécrose survient dans l’évolution entre l’ischémie et l’ulcère artériel. · L’athérosclérose rétrécit les artères et entraîne une ischémie des tissus concernés. · L’ischémie liée à l’artériopathie peut évoluer vers une nécrose tissulaire.

Explication

Le rétrécissement artériel athéroscléreux entraîne une ischémie, qui peut évoluer vers une nécrose puis un ulcère. La stase veineuse n’est pas le mécanisme décrit pour l’ulcère artériel.

11. Parmi les caractéristiques suivantes de l’ulcère artériel, laquelle (lesquelles) est (sont) exacte(s) ?

L’ulcère artériel est généralement peu douloureux et très exsudatif.
L’ulcère artériel présente habituellement des bords flous et un fond très exsudatif.
L’ulcère artériel siège souvent aux orteils, au pied ou à la jambe antéro-externe.
La peau autour de l’ulcère artériel peut être froide et dépilée, avec des pouls faibles.
L’ulcère artériel présente souvent des bords nets et un fond pâle ou nécrotique.

L’ulcère artériel siège souvent aux orteils, au pied ou à la jambe antéro-externe. · La peau autour de l’ulcère artériel peut être froide et dépilée, avec des pouls faibles. · L’ulcère artériel présente souvent des bords nets et un fond pâle ou nécrotique.

Explication

L’ulcère artériel siège notamment aux orteils, au pied ou à la jambe antéro-externe ; il est creusant, à bords nets, pâle ou nécrotique, et peu exsudatif. Il est très douloureux, contrairement à l’affirmation qui le décrit comme peu douloureux et très exsudatif ; les bords flous ne correspondent pas à sa description.

12. Chez un patient présentant un ulcère artériel, quelles mesures relèvent de la conduite prioritaire ?

La cicatrisation peut être obtenue sans restaurer le flux artériel compromis.
La compression forte constitue la première mesure avant l’évaluation vasculaire.
Une antibiothérapie constitue la première étape avant l’évaluation de la circulation.
La surélévation des jambes remplace l’évaluation vasculaire et la revascularisation.
Un avis vasculaire rapide avec IPS et écho-doppler précède la stratégie de revascularisation.

Un avis vasculaire rapide avec IPS et écho-doppler précède la stratégie de revascularisation.

Explication

La priorité est un avis vasculaire rapide, avec IPS et écho-doppler, puis une revascularisation par angioplastie ou pontage. Sans rétablissement de la circulation, la cicatrisation n’est pas possible ; la compression et la surélévation ne remplacent pas cette prise en charge.

13. Lors de la mesure de l’IPS au Doppler, quelle formule et quelles conditions sont correctes ?

La mesure de l’IPS se réalise chez un patient debout après un effort de marche.
L’IPS se calcule en divisant la pression systolique au bras par celle de la cheville.
La mesure de l’IPS se réalise chez un patient allongé et au repos.
L’IPS correspond à la pression systolique à la cheville divisée par celle du bras.
L’IPS correspond à la pression diastolique à la cheville divisée par celle du bras.

La mesure de l’IPS se réalise chez un patient allongé et au repos. · L’IPS correspond à la pression systolique à la cheville divisée par celle du bras.

Explication

L’IPS est le rapport de la pression systolique à la cheville sur la pression systolique au bras, mesurées au Doppler. La mesure se fait chez un patient allongé au repos ; inverser le rapport, utiliser la pression diastolique ou mesurer debout après effort ne correspond pas à la formule décrite.

14. Dans le pied diabétique, quelle évolution explique la formation d’un ulcère plantaire ?

L’hyperappui provoque une corne, puis une ulcération sans phase de nécrose.
Les déformations des orteils peuvent entraîner un hyperappui et la formation d’une corne.
Une nécrose sous la corne peut évoluer vers un ulcère souvent indolore.
La neuropathie peut masquer une blessure et retarder sa détection.
L’hyperglycémie associée améliore l’évolution du pied diabétique.

Les déformations des orteils peuvent entraîner un hyperappui et la formation d’une corne. · Une nécrose sous la corne peut évoluer vers un ulcère souvent indolore. · La neuropathie peut masquer une blessure et retarder sa détection.

Explication

Dans le pied diabétique, la neuropathie peut masquer les blessures et retarder leur détection ; les déformations favorisent l’hyperappui et la formation d’une corne. Une nécrose peut se développer sous celle-ci, puis évoluer vers un ulcère souvent indolore. L’hyperglycémie associée aggrave le pied diabétique au lieu d’en améliorer l’évolution. La nécrose fait donc partie de la séquence conduisant à l’ulcère.

15. Concernant le mal perforant plantaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le mal perforant plantaire siège notamment aux têtes des métatarsiens, aux orteils ou au talon.
Le mal perforant plantaire présente habituellement des bords flous sans hyperkératose périphérique.
Le mal perforant plantaire se situe principalement sur la face antéro-externe de la jambe.
Le mal perforant plantaire se caractérise par un fond très exsudatif et des bords irréguliers.
Le mal perforant plantaire reste limité à la peau et n’atteint pas les tissus profonds.

Le mal perforant plantaire siège notamment aux têtes des métatarsiens, aux orteils ou au talon.

Explication

Le mal perforant plantaire se situe aux zones d’appui, notamment aux têtes métatarsiennes, aux orteils et au talon. Il présente des bords nets et une hyperkératose périphérique, et peut atteindre les tendons ou l’os ; les autres descriptions modifient ces caractéristiques.

16. Pourquoi la décharge est-elle prioritaire dans le traitement du mal perforant plantaire ?

La chaussure de décharge accroît l’appui sur la plaie pour favoriser sa fermeture.
La compression constitue le traitement de fond du mal perforant plantaire.
Le repos peut être remplacé par le maintien des activités avec appui plantaire.
La décharge supprime l’appui sur la plaie, condition nécessaire à sa cicatrisation.
Les soins locaux suffisent à cicatriser la plaie malgré la persistance de l’appui.

La décharge supprime l’appui sur la plaie, condition nécessaire à sa cicatrisation.

Explication

La priorité est de supprimer l’appui par une chaussure de décharge ou le repos, car la plaie ne cicatrise pas sans décharge. La compression relève du traitement de fond de l’ulcère veineux, et les soins locaux ne compensent pas un appui persistant.

17. À propos des mécanismes conduisant à une escarre :

La friction correspond au frottement de la peau contre le drap.
La pression comprime les vaisseaux entre une saillie osseuse et le support.
L’humidité favorise une macération susceptible de contribuer aux lésions.
Le cisaillement entraîne un glissement des tissus profonds.
L’hypoxie peut conduire à une nécrose plus étendue en profondeur qu’en surface.

La friction correspond au frottement de la peau contre le drap. · La pression comprime les vaisseaux entre une saillie osseuse et le support. · L’humidité favorise une macération susceptible de contribuer aux lésions. · Le cisaillement entraîne un glissement des tissus profonds. · L’hypoxie peut conduire à une nécrose plus étendue en profondeur qu’en surface.

Explication

La pression comprime les vaisseaux, le cisaillement fait glisser les tissus profonds et la friction frotte la peau contre le drap. L’humidité favorise la macération ; l’hypoxie qui en résulte peut provoquer une nécrose plus étendue en profondeur qu’en surface.

18. Pour le classement des escarres, quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?

Le stade 3 correspond à une perte partielle avec phlyctène ou désépidermisation.
Le stade 1 correspond à un érythème qui ne blanchit pas sous la pression.
Le stade 4 correspond à une perte cutanée avec hypoderme visible, sans exposition profonde.
Le stade 2 correspond à une perte complète de peau avec hypoderme visible.
Le stade 1 correspond à une phlyctène avec désépidermisation de la peau.

Le stade 1 correspond à un érythème qui ne blanchit pas sous la pression.

Explication

Le stade 1 est un érythème qui ne blanchit pas à la pression. Le stade 2 comporte une perte partielle, tandis que le stade 3 comporte une perte complète avec hypoderme visible ; le stade 4 expose l’os, le tendon ou le muscle.

19. Les plaies cancéreuses peuvent présenter les caractéristiques suivantes :

Une fistulisation peut faire partie des manifestations de ces plaies.
Elles peuvent être très exsudatives et parfois difficiles à gérer du fait des écoulements.
Leur aspect peut être bourgeonnant selon la présentation de la lésion.
Elles peuvent saigner et s’accompagner de douleurs importantes.
Une odeur désagréable peut être présente au niveau de la plaie.

Une fistulisation peut faire partie des manifestations de ces plaies. · Elles peuvent être très exsudatives et parfois difficiles à gérer du fait des écoulements. · Leur aspect peut être bourgeonnant selon la présentation de la lésion. · Elles peuvent saigner et s’accompagner de douleurs importantes. · Une odeur désagréable peut être présente au niveau de la plaie.

Explication

Les plaies cancéreuses peuvent être très exsudatives, hémorragiques et douloureuses, parfois malodorantes. Elles peuvent également être bourgeonnantes ou fistulisées ; chacune de ces caractéristiques est décrite.

20. Quels objectifs guident les soins des plaies cancéreuses ?

Le contrôle de la douleur fait partie des objectifs des soins.
La prise en charge cherche à limiter l’exsudat et les saignements.
Les soins visent à contrôler l’odeur liée à la plaie cancéreuse.
La vie sociale est prise en compte en fonction de la localisation et du pronostic.
Les soins doivent préserver l’image de soi selon la localisation et le pronostic.

Le contrôle de la douleur fait partie des objectifs des soins. · La prise en charge cherche à limiter l’exsudat et les saignements. · Les soins visent à contrôler l’odeur liée à la plaie cancéreuse. · La vie sociale est prise en compte en fonction de la localisation et du pronostic. · Les soins doivent préserver l’image de soi selon la localisation et le pronostic.

Explication

Les soins des plaies cancéreuses visent à contrôler l’odeur, l’exsudat, le saignement et la douleur. Ils prennent aussi en compte l’image de soi et la vie sociale, en fonction de la localisation de la plaie et du pronostic.

21. Concernant les objectifs de l’évaluation infirmière d’une plaie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle établit une référence initiale et contribue au suivi de l’évolution de la plaie.
Elle sert à choisir une cause sans orienter la stratégie de soin.
Elle guide le choix du pansement sans contribuer à l’orientation étiologique.
Elle permet de suivre la plaie sans évaluer l’efficacité du traitement.
Elle suit l’efficacité du traitement sans établir de référence initiale.

Elle établit une référence initiale et contribue au suivi de l’évolution de la plaie.

Explication

L’évaluation fournit une référence initiale et aide à orienter la cause, choisir les soins et le pansement, puis suivre l’évolution et l’efficacité du traitement. Les autres propositions omettent ou déforment l’un de ces objectifs.

22. L’évaluation descriptive d’une plaie comprend :

La longueur, la largeur, la surface, la profondeur et les décollements sont décrits.
La profondeur et les décollements sont remplacés par la seule mesure de surface.
L’exsudat est caractérisé par sa quantité, son aspect et son odeur.
Les signes d’artériopathie remplacent l’examen de l’exsudat et des bords.
L’évaluation décrit les dimensions sans examiner les bords ni la peau périphérique.

La longueur, la largeur, la surface, la profondeur et les décollements sont décrits. · L’exsudat est caractérisé par sa quantité, son aspect et son odeur.

Explication

Les dimensions comprennent longueur, largeur, surface, profondeur et décollements ; l’exsudat est décrit selon sa quantité, son aspect et son odeur. L’évaluation porte aussi sur les bords, la peau périphérique et les signes éventuels d’artériopathie, contrairement aux propositions qui les écartent.

23. À propos de la lecture colorielle du lit de la plaie, quelles sont les propositions exactes ?

Le rouge indique le bourgeonnement et le rose l’épithélialisation.
Le blanc signale une exposition tendineuse dans le lit de la plaie.
L’estimation des couleurs dispense de rechercher un os ou un tendon exposé.
Le noir correspond à la nécrose et le jaune correspond à la fibrine.
Le vert évoque une colonisation à staphylocoque plutôt qu’à pyocyanique.

Le rouge indique le bourgeonnement et le rose l’épithélialisation. · Le noir correspond à la nécrose et le jaune correspond à la fibrine.

Explication

Le rouge indique le bourgeonnement et le rose l’épithélialisation ; le noir correspond à la nécrose et le jaune à la fibrine. Le blanc ne signale pas une exposition tendineuse : celle-ci est recherchée séparément. Le vert évoque une colonisation à pyocyanique, et l’évaluation estime le pourcentage de chaque couleur tout en recherchant une exposition osseuse ou tendineuse.

24. La distinction entre colonisation, colonisation critique et infection repose sur les éléments suivants :

La colonisation correspond à des germes présents sans signe d’infection.
L’infection comporte des signes locaux, généraux et/ou biologiques.
La colonisation critique associe stagnation de la plaie, exsudat et odeur sans signe général.
La colonisation critique se définit par des signes généraux sans stagnation de la plaie.
Le biofilm adhérent est retiré par rinçage lors des soins.

La colonisation correspond à des germes présents sans signe d’infection. · L’infection comporte des signes locaux, généraux et/ou biologiques. · La colonisation critique associe stagnation de la plaie, exsudat et odeur sans signe général.

Explication

La colonisation correspond à la présence de germes sans signe d’infection, tandis que la colonisation critique associe stagnation de la plaie, exsudat et odeur sans signe général. L’infection comporte des signes locaux, généraux et/ou biologiques. Des signes généraux sans stagnation ne définissent donc pas la colonisation critique, et la colonisation simple ne comporte pas les signes locaux, généraux et biologiques caractéristiques de l’infection. Le biofilm adhérent est retiré mécaniquement à chaque soin, et non par rinçage.

25. Pour nettoyer une plaie chronique, quelles pratiques sont adaptées ?

Le nettoyage courant repose sur une solution antiseptique, sans rinçage nécessaire.
Le sérum physiologique est réservé aux plaies aiguës plutôt qu’aux plaies chroniques.
Le nettoyage peut se faire à l’eau du robinet ou au sérum physiologique.
Les débris et le biofilm sont éliminés par rinçage seul, sans action mécanique.
Un savon doux peut être utilisé, puis laissé sur la plaie sans rinçage.

Le nettoyage peut se faire à l’eau du robinet ou au sérum physiologique.

Explication

Une plaie chronique se nettoie à l’eau du robinet ou au sérum physiologique. Un savon doux peut être utilisé si besoin, mais il faut bien rincer et retirer mécaniquement débris et biofilm ; les autres pratiques ne respectent pas ces modalités.

26. Concernant l’utilisation des antiseptiques et antibiotiques locaux dans les plaies, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Ces produits sont réservés aux infections avérées et ne s’utilisent pas en routine.
Leur usage courant accélère la cicatrisation en protégeant les cellules.
Les antiseptiques locaux sont indiqués avant toute confirmation d’infection.
Le nettoyage courant d’une plaie chronique nécessite un antibiotique local.
Ces produits sont utilisés en routine pour prévenir les allergies et les résistances.

Ces produits sont réservés aux infections avérées et ne s’utilisent pas en routine.

Explication

Les antiseptiques et antibiotiques locaux ne sont pas utilisés en routine et sont réservés aux infections avérées. Leur toxicité cellulaire peut retarder la cicatrisation, et leur usage expose aux allergies et aux résistances ; le nettoyage courant se fait sans ces produits.

27. Concernant l’évaluation de la douleur lors des soins d’une plaie :

La douleur est évaluée à chaque soin à l’aide d’une échelle adaptée.
Le retrait du pansement et le nettoyage sont des moments clés pour évaluer la douleur.
Algoplus ou Doloplus peuvent être employés si la communication est altérée.
Les échelles EN, EVA ou EVS peuvent être utilisées pour cette évaluation.
L’évaluation de la douleur est reportée aux soins suivants lorsque la communication est altérée.

La douleur est évaluée à chaque soin à l’aide d’une échelle adaptée. · Le retrait du pansement et le nettoyage sont des moments clés pour évaluer la douleur. · Algoplus ou Doloplus peuvent être employés si la communication est altérée. · Les échelles EN, EVA ou EVS peuvent être utilisées pour cette évaluation.

Explication

La douleur s’évalue à chaque soin avec une échelle adaptée : EN, EVA ou EVS, et Algoplus ou Doloplus lorsque la communication est altérée. Le retrait du pansement et le nettoyage sont des moments clés, et une communication altérée ne justifie pas de reporter l’évaluation.

28. À propos de l’interprétation de l’albumine dans l’évaluation nutritionnelle :

L’albumine s’interprète en tenant compte du résultat de la CRP.
Une inflammation peut faire baisser le taux d’albumine.
Une albumine basse indique à elle seule une dénutrition indépendamment de l’inflammation.
L’évaluation nutritionnelle écarte la CRP lorsque l’albumine est basse.
La CRP est interprétée à partir de l’albumine, car l’albumine augmente avec l’inflammation.

L’albumine s’interprète en tenant compte du résultat de la CRP. · Une inflammation peut faire baisser le taux d’albumine.

Explication

L’albumine doit être interprétée avec la CRP, car l’inflammation peut faire baisser l’albumine. Une albumine basse ne permet donc pas, à elle seule, de conclure à une cause nutritionnelle indépendamment de l’inflammation.

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Quelles prises en charge des plaies relèvent du rôle propre infirmier ?

Les plaies chroniques et aiguës.

Quelles évaluations et interventions relèvent du rôle propre infirmier pour les plaies ?

L’observation du lit, la détersion mécanique, la mesure de l’IPS et la compression en situation clinique simple.

Quels soins de plaies nécessitent une prescription médicale ?

La thérapie par pression négative, la modification de compression en situation à risque ou complexe et les soins de plaies postopératoires.

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