QCM : Hygiène et agents infectieux (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise une infection nosocomiale ?

Une maladie non infectieuse apparue après un séjour dans un établissement de santé
Une maladie due à un agent infectieux contractée dans le milieu de vie habituel
Une maladie infectieuse transmise exclusivement par un professionnel de santé
Une maladie due à un agent infectieux et contractée dans un établissement de santé

Une maladie due à un agent infectieux et contractée dans un établissement de santé

Explication

Une infection nosocomiale est une maladie causée par un agent infectieux et contractée dans un établissement de santé. Une infection acquise dans le milieu de vie habituel ne répond pas à cette définition.

2. Après la pose d’une prothèse, dans quel délai une infection peut-elle être considérée comme nosocomiale ?

Dans les deux années suivant la pose de la prothèse
Dans l’année suivant la pose de la prothèse
Dans les 48 heures suivant la pose de la prothèse
Dans les 30 jours suivant la pose de la prothèse

Dans l’année suivant la pose de la prothèse

Explication

Une infection est considérée comme nosocomiale si elle se déclare dans l’année suivant la pose d’un implant ou d’une prothèse. Le délai de 30 jours s’applique à une chirurgie, et non à la pose d’une prothèse.

3. Quelle situation contribue à favoriser les infections nosocomiales ?

L’amélioration de l’hygiène, la diminution des soins et l’abandon des traitements antibiotiques
La prise en charge de patients plus âgés, l’usage massif d’antibiotiques et les progrès médicaux
La prise en charge de patients plus jeunes, la raréfaction des résistances et la baisse des progrès médicaux
La réduction des interventions médicales, l’usage limité d’antibiotiques et le rajeunissement des patients

La prise en charge de patients plus âgés, l’usage massif d’antibiotiques et les progrès médicaux

Explication

Le vieillissement des patients pris en charge, la prescription massive d’antibiotiques susceptible de favoriser les résistances et les progrès de la médecine font partie des facteurs associés. La réduction de l’usage des antibiotiques ne correspond pas au facteur décrit.

4. Quelle conséquence des infections nosocomiales est rapportée sur la mortalité annuelle ?

Elles entraînent environ 4 000 hospitalisations par an, sans allonger leur durée
Elles entraînent environ 40 000 décès par an, sans provoquer de séquelles physiques
Elles entraînent environ 4 000 décès par an, en plus d’autres conséquences pour les patients
Elles entraînent environ 400 décès par an et réduisent la durée des hospitalisations

Elles entraînent environ 4 000 décès par an, en plus d’autres conséquences pour les patients

Explication

Les infections nosocomiales entraînent environ 4 000 décès par an et peuvent aussi causer des séquelles et prolonger l’hospitalisation. Le chiffre concerne les décès annuels, et non les hospitalisations.

5. À quelles situations les précautions standard s’appliquent-elles ?

À tout soignant, pour tout patient et pour tout soin comportant un risque d’exposition au sang ou à un liquide biologique
À tout soignant, pour tout patient et pour chaque soin, même sans risque d’exposition à un liquide biologique
Aux seuls soignants spécialisés, pour les patients infectés et les soins comportant un risque d’exposition
À tout patient, pour les soins présentant un risque d’exposition à des agents présents dans l’environnement

À tout soignant, pour tout patient et pour tout soin comportant un risque d’exposition au sang ou à un liquide biologique

Explication

Les précautions standard concernent tout soignant et tout patient lors d’un soin comportant un risque d’exposition au sang ou à un liquide biologique. L’option qui les étend à chaque soin, même en l’absence d’un tel risque, élargit indûment leur champ d’application.

6. Quels éléments contribuent à l’identification des bactéries en genres et espèces ?

Le métabolisme respiratoire, la température du patient, la coloration de Gram et le nombre de cellules observées
La morphologie observée au microscope, la coloration de Gram, le métabolisme respiratoire, l’habitat et le mode de vie
L’habitat, le mode de vie, les symptômes du patient et la réponse clinique au traitement antibiotique
La morphologie observée au microscope, la coloration de Gram, la sensibilité aux antibiotiques et la taille des colonies

La morphologie observée au microscope, la coloration de Gram, le métabolisme respiratoire, l’habitat et le mode de vie

Explication

L’identification s’appuie sur la morphologie microscopique, la coloration de Gram, le métabolisme respiratoire ainsi que l’habitat et le mode de vie. La sensibilité aux antibiotiques est évaluée par l’antibiogramme, plutôt que de constituer l’un des éléments énumérés ici.

7. Quelle description correspond à un biofilm bactérien ?

Une couche de bactéries mortes déposées sur une surface après un traitement antibiotique
Un amas structuré de bactéries enrobées d’une matrice et attachées à une surface
Une colonie de bactéries enrobées d’une matrice, mais détachées de toute surface
Un groupe de bactéries libres dispersées dans un liquide sans matrice ni attache

Un amas structuré de bactéries enrobées d’une matrice et attachées à une surface

Explication

Un biofilm est un amas structuré de bactéries enrobées d’une matrice et attachées à une surface. Un groupe de bactéries en suspension qui n’est pas attaché à une surface ne possède pas cette caractéristique définitoire.

8. Que permet de déterminer un antibiogramme ?

La morphologie microscopique et le métabolisme respiratoire de la bactérie
La sensibilité d’une bactérie aux antibiotiques et sa résistance éventuelle
La famille bactérienne et son mode de transmission entre les patients
La présence d’un biofilm et son degré d’attachement à une surface

La sensibilité d’une bactérie aux antibiotiques et sa résistance éventuelle

Explication

L’antibiogramme renseigne sur la réponse d’une bactérie aux antibiotiques, notamment sa sensibilité et une éventuelle résistance. La morphologie et le métabolisme respiratoire relèvent plutôt de l’identification bactérienne.

9. Une bactérie provient de l’organisme, tandis qu’une autre est prélevée dans le sol : comment les qualifier selon leur origine ?

Les deux sont endogènes, car elles peuvent coloniser un patient
La première est exogène et la seconde endogène
Les deux sont exogènes, car elles peuvent être impliquées dans une infection
La première est endogène et la seconde exogène

La première est endogène et la seconde exogène

Explication

Une bactérie provenant de l’intérieur de l’organisme est dite endogène, tandis qu’une bactérie issue de l’environnement est dite exogène. L’origine, plutôt que la possibilité de causer une infection, détermine cette distinction.

10. Dans quelle situation une bactérie commensale peut-elle devenir pathogène ?

Après son déplacement hors de son milieu habituel, un affaiblissement immunitaire ou un déséquilibre du microbiote
Après son maintien dans son milieu habituel, un renforcement immunitaire ou une stabilisation du microbiote
Après une exposition à l’environnement, une amélioration des défenses immunitaires ou un rétablissement du microbiote
Après la prise d’un traitement antibactérien, si le microbiote demeure équilibré et les défenses sont intactes

Après son déplacement hors de son milieu habituel, un affaiblissement immunitaire ou un déséquilibre du microbiote

Explication

Une bactérie commensale peut devenir pathogène si elle est déplacée de son milieu habituel, si les défenses immunitaires s’affaiblissent ou si le microbiote est déséquilibré après un traitement antibactérien. Un microbiote équilibré associé à des défenses intactes ne correspond pas aux facteurs de risque décrits.

11. Quelle combinaison caractérise un virus sur le plan de son matériel génétique et de sa structure ?

Les deux types d’acide nucléique, ADN et ARN, une capside et une enveloppe riche en lipides
Un seul type d’acide nucléique, ADN ou ARN, une capside et une enveloppe riche en lipides
Un seul type d’acide nucléique, ADN ou ARN, une enveloppe riche en lipides sans capside
Un seul type d’acide nucléique, ADN ou ARN, une capside et une enveloppe constituée de protéines

Un seul type d’acide nucléique, ADN ou ARN, une capside et une enveloppe riche en lipides

Explication

Le génome viral est constitué d’un seul type d’acide nucléique, ADN ou ARN, et le virus possède une capside ainsi qu’une enveloppe riche en lipides. La présence des deux types d’acide nucléique ne correspond pas à cette caractérisation.

12. Dans le milieu extérieur, quelle différence distingue généralement les virus enveloppés des virus nus ?

Les virus enveloppés résistent mieux aux conditions extérieures grâce à leur enveloppe lipidique
Les deux types de virus conservent un pouvoir infectieux comparable dans le milieu extérieur
Les virus enveloppés perdent rapidement leur pouvoir infectieux, tandis que les virus nus résistent mieux
Les virus nus perdent rapidement leur pouvoir infectieux, tandis que les virus enveloppés résistent mieux

Les virus enveloppés perdent rapidement leur pouvoir infectieux, tandis que les virus nus résistent mieux

Explication

Les virus enveloppés perdent rapidement leur pouvoir infectieux dans le milieu extérieur, alors que les virus nus y résistent mieux. L’enveloppe ne confère donc pas aux virus enveloppés une meilleure résistance extérieure.

13. Après avoir franchi une muqueuse, quelle suite peut caractériser la multiplication d’un virus dans l’organisme ?

Il rejoint d’abord les cellules sanguines, puis pénètre dans l’organisme par une muqueuse
Il se propage par le sang ou la lymphe avant toute pénétration dans l’organisme
Il se multiplie près de la porte d’entrée ou se propage par le sang ou la lymphe
Il se multiplie dans la peau avant de gagner la porte d’entrée par la lymphe

Il se multiplie près de la porte d’entrée ou se propage par le sang ou la lymphe

Explication

La multiplication virale commence par une pénétration à travers une muqueuse ou par effraction cutanée, puis peut se poursuivre localement ou par propagation sanguine ou lymphatique. Une propagation dans le sang précédant la pénétration inverse l’ordre décrit.

14. Quel enchaînement peut résulter de la réplication d’un virus dans une cellule ?

Une destruction immédiate de la cellule avant la réplication, puis la production de particules virales
Une activation de la cellule, sa division accélérée, puis la libération de quelques particules virales
Une réplication sans perturbation cellulaire, suivie du maintien des particules virales dans la cellule
Un dysfonctionnement majeur de la cellule, sa mort éventuelle, puis la libération de nombreuses particules virales

Un dysfonctionnement majeur de la cellule, sa mort éventuelle, puis la libération de nombreuses particules virales

Explication

La réplication virale perturbe fortement la cellule et peut entraîner sa mort, puis la libération de nombreuses particules virales. Une destruction survenant avant la réplication ne correspond pas à cet enchaînement.

15. Un virus reste présent dans l’organisme sans s’exprimer après l’infection : comment qualifie-t-on cette situation ?

Une infection aiguë
Une infection accompagnée d’une production virale constante
Une infection latente
Une infection chronique

Une infection latente

Explication

Une infection latente se caractérise par la présence du virus sans expression. Une production virale constante correspond plutôt à une infection chronique.

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Qu’est-ce qu’une infection nosocomiale ?

Une maladie due à un agent infectieux et contractée dans un établissement de santé.

Quand une infection est-elle considérée comme nosocomiale après une hospitalisation ?

Lorsqu’elle se déclare 48 heures après le début de l’hospitalisation.

Quels délais caractérisent une infection nosocomiale après une chirurgie ou la pose d’un implant ?

Dans les 30 jours après une chirurgie ou dans l’année suivant la pose d’un implant ou d’une prothèse.

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