QCM : Peau, eczéma et cicatrisation (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles structures composent la peau et quelle jonction sépare notamment deux de ses couches ?

Le derme, l’hypoderme et le fascia, avec une jonction dermo-fasciale entre le derme et le fascia
L’épiderme, le derme et le muscle, avec une jonction épidermo-musculaire entre l’épiderme et le muscle
L’épiderme, le derme et l’hypoderme, avec une jonction dermo-épidermique entre l’épiderme et le derme
L’épiderme, l’hypoderme et le cartilage, avec une jonction épidermo-cartilagineuse entre l’épiderme et le cartilage

L’épiderme, le derme et l’hypoderme, avec une jonction dermo-épidermique entre l’épiderme et le derme

Explication

La peau comprend l’épiderme, le derme et l’hypoderme, et la jonction dermo-épidermique marque notamment la limite entre l’épiderme et le derme. Le muscle peut se trouver sous les tissus cutanés, mais il ne fait pas partie des trois couches constitutives citées.

2. Quelle caractérisation décrit l’épiderme et son organisation ?

Un épithélium malpighien kératinisé, principalement composé de kératinocytes et organisé en quatre couches
Un tissu musculaire kératinisé, principalement composé de kératinocytes et organisé en cinq couches
Un tissu conjonctif non kératinisé, principalement composé de fibroblastes et organisé en quatre couches
Un épithélium glandulaire kératinisé, principalement composé de mélanocytes et organisé en trois couches

Un épithélium malpighien kératinisé, principalement composé de kératinocytes et organisé en quatre couches

Explication

L’épiderme est un épithélium malpighien kératinisé, composé surtout de kératinocytes et structuré en quatre couches. Le derme est plutôt un tissu conjonctif, ce qui rend cette caractérisation distincte de celle de l’épiderme.

3. Quelle fonction correspond principalement aux kératinocytes, qui constituent la majorité des cellules épidermiques ?

Ils produisent le sébum, qui forme avec la sueur un film lipidique de surface
Ils synthétisent la mélanine dans des mélanosomes et déterminent la pigmentation de la peau
Ils phagocytent les antigènes et activent les lymphocytes dans les ganglions lymphatiques
Ils assurent la cohésion de l’épiderme, la barrière de la couche cornée et une protection contre les radiations lumineuses

Ils assurent la cohésion de l’épiderme, la barrière de la couche cornée et une protection contre les radiations lumineuses

Explication

Les kératinocytes représentent environ 80 % des cellules épidermiques et contribuent à la cohésion, à la barrière cornée et à la protection contre les radiations lumineuses. La synthèse de mélanine relève des mélanocytes, même si ceux-ci transfèrent leurs mélanosomes aux kératinocytes.

4. Comment les mélanocytes contribuent-ils à la pigmentation et à la protection de la peau ?

Situés dans le derme, ils synthétisent le sébum dans des vésicules transférées aux glandes sudoripares
Situés dans la couche basale, ils synthétisent la mélanine dans des mélanosomes transférés aux kératinocytes
Situés dans la couche cornée, ils synthétisent la kératine dans des granules transférés aux fibroblastes
Situés dans l’hypoderme, ils produisent des anticorps transférés aux lymphocytes de la peau

Situés dans la couche basale, ils synthétisent la mélanine dans des mélanosomes transférés aux kératinocytes

Explication

Les mélanocytes résident dans la couche basale et fabriquent la mélanine dans des mélanosomes qu’ils transfèrent aux kératinocytes; la mélanine contribue à la couleur cutanée et à la photoprotection contre les UV. La kératine est associée aux kératinocytes, et non aux mélanocytes.

5. Quel rôle général décrit le mieux la barrière cutanée ?

Elle stimule la croissance des poils, sécrète des hormones et neutralise les antigènes dans le sang
Elle contrôle les échanges gazeux, absorbe les nutriments et protège des variations de pression
Elle régule les flux hydriques et l’absorption, limite la perte en eau et protège de diverses agressions
Elle produit des anticorps circulants, régule la température interne et protège les organes des chocs

Elle régule les flux hydriques et l’absorption, limite la perte en eau et protège de diverses agressions

Explication

La barrière cutanée contrôle les flux d’eau et l’absorption cutanée, réduit la perte en eau et protège contre des agressions physiques, chimiques, infectieuses et environnementales. La production d’anticorps relève de mécanismes immunitaires, pas de la fonction générale de barrière décrite ici.

6. Quelle distinction permet de différencier les sécrétions des glandes eccrines et apocrines ?

La sueur eccrine est épaisse et odorante, tandis que la sécrétion apocrine est claire et isotonique
La sueur eccrine est hypotonique, tandis que la sécrétion apocrine est laiteuse et visqueuse
La sueur eccrine est huileuse et opaque, tandis que la sécrétion apocrine est aqueuse et acide
La sueur eccrine est laiteuse et visqueuse, tandis que la sécrétion apocrine est hypotonique

La sueur eccrine est hypotonique, tandis que la sécrétion apocrine est laiteuse et visqueuse

Explication

Les glandes eccrines produisent une sueur hypotonique, alors que les glandes apocrines sécrètent un liquide laiteux et visqueux. L’inversion de ces caractéristiques est une confusion plausible, mais elle attribue à chaque type glandulaire la sécrétion de l’autre.

7. Après transformation de la sueur primitive, quel profil correspond à la sueur définitive des glandes eccrines ?

Une sueur hypertonique, de pH 4 à 6, sous régulation hormonale avec influence dopaminergique
Une sueur hypotonique, de pH 7 à 9, sous régulation sympathique avec influence adrénergique
Une sueur isotonique, de pH 7 à 9, sous régulation parasympathique avec influence adrénergique
Une sueur hypotonique, de pH 4 à 6, sous régulation sympathique avec influence cholinergique

Une sueur hypotonique, de pH 4 à 6, sous régulation sympathique avec influence cholinergique

Explication

La sueur eccrine primitive est isotonique, puis devient hypotonique et présente un pH de 4 à 6; sa sécrétion est régulée par le système sympathique avec une influence cholinergique. Le caractère isotonique décrit la sueur primitive, et non le profil de la sueur définitive.

8. Comment le sébum contribue-t-il à la surface cutanée ?

Il s’associe à d’autres lipides et à la sueur pour former un film qui limite la perte d’eau et contribue à l’écosystème microbien
Il s’associe à la kératine et aux anticorps pour former un film qui augmente la perte d’eau et élimine les microbes
Il se combine aux mélanocytes pour former une couche qui contrôle l’absorption des nutriments et stimule l’immunité
Il se mélange aux cellules mortes pour produire une sueur qui régule la température et neutralise les rayons UV

Il s’associe à d’autres lipides et à la sueur pour former un film qui limite la perte d’eau et contribue à l’écosystème microbien

Explication

Le sébum, sous contrôle hormonal, se combine à d’autres lipides et à la sueur en un film de surface qui limite la perte d’eau transépidermique et participe à l’écosystème microbien cutané. La thermorégulation est notamment associée à la sueur, mais elle ne décrit pas la contribution propre du sébum dans ce film.

9. Quelle distinction caractérise l’immunité innée par rapport à l’immunité acquise ?

L’immunité innée répond après un délai avec mémoire, tandis que l’immunité acquise répond immédiatement sans mémoire
L’immunité innée produit des anticorps après plusieurs jours, tandis que l’immunité acquise déclenche une réponse immédiate sans mémoire
L’immunité innée répond immédiatement sans mémoire, tandis que l’immunité acquise répond après un délai et développe une mémoire
L’immunité innée repose sur les lymphocytes T et B, tandis que l’immunité acquise agit sans mémoire grâce aux cellules phagocytaires

L’immunité innée répond immédiatement sans mémoire, tandis que l’immunité acquise répond après un délai et développe une mémoire

Explication

L’immunité innée fournit une réponse immédiate dépourvue de mémoire, tandis que l’immunité acquise se met en place en un à sept jours et développe une mémoire. Confondre laquelle des deux possède une mémoire inverse la distinction fondamentale entre ces réponses.

10. Quel rôle les cellules de Langerhans jouent-elles entre l’immunité innée et l’immunité acquise ?

Elles détruisent les kératinocytes infectés par cytotoxicité sans présenter d’antigènes
Elles phagocytent et présentent des antigènes, puis activent des lymphocytes dans les ganglions lymphatiques
Elles sécrètent du sébum et transmettent les signaux nerveux aux glandes sudoripares
Elles produisent des anticorps spécifiques et les libèrent directement dans la couche cornée

Elles phagocytent et présentent des antigènes, puis activent des lymphocytes dans les ganglions lymphatiques

Explication

Les cellules de Langerhans font interface entre les deux formes d’immunité : elles phagocytent et agissent comme cellules présentatrices d’antigène pour activer des lymphocytes dans les ganglions. La production d’anticorps est attribuée aux lymphocytes B, et non à ces cellules dendritiques.

11. Quelle répartition des fonctions distingue les lymphocytes B des lymphocytes T ?

Les lymphocytes B produisent des cytokines et exercent une cytotoxicité, tandis que les lymphocytes T produisent des anticorps spécifiques
Les lymphocytes B produisent des anticorps spécifiques, tandis que les lymphocytes T produisent des cytokines et exercent une cytotoxicité
Les lymphocytes B phagocytent les antigènes dans les tissus, tandis que les lymphocytes T présentent les antigènes dans les ganglions
Les lymphocytes B libèrent de l’histamine lors de l’inflammation, tandis que les lymphocytes T produisent des peptides antimicrobiens

Les lymphocytes B produisent des anticorps spécifiques, tandis que les lymphocytes T produisent des cytokines et exercent une cytotoxicité

Explication

Les lymphocytes B produisent des anticorps spécifiques des antigènes, alors que les lymphocytes T produisent des cytokines et peuvent exercer une fonction cytotoxique. Attribuer les anticorps aux lymphocytes T et la cytotoxicité aux lymphocytes B inverse les rôles décrits.

12. Laquelle de ces séries réunit les formes d’eczéma distinguées ?

Eczéma de contact, nummulaire, bulleux, séborrhéique et infectieux
Eczéma de contact, chronique, nummulaire, dyshidrose et atopique
Eczéma chronique, urticaire, dyshidrose, psoriasique et atopique
Eczéma de contact, séborrhéique, infectieux, nummulaire et atopique

Eczéma de contact, chronique, nummulaire, dyshidrose et atopique

Explication

Cette série comprend les cinq formes distinguées : contact, chronique, nummulaire, dyshidrose et atopique. L’eczéma séborrhéique ne fait pas partie de cette liste.

13. Comment se déroule la sensibilisation puis la réaction lors d’un eczéma de contact ?

Le premier contact déclenche une inflammation immédiate, puis les lymphocytes T apparaissent lors de la guérison.
L’allergène produit d’abord des anticorps circulants, puis un nouveau contact active principalement les cellules de la peau.
Les lymphocytes T reconnaissent d’abord un irritant, puis l’allergène pénètre la peau pendant la réaction inflammatoire.
L’allergène induit d’abord des lymphocytes T spécifiques, puis un nouveau contact reconnu par eux déclenche l’inflammation.

L’allergène induit d’abord des lymphocytes T spécifiques, puis un nouveau contact reconnu par eux déclenche l’inflammation.

Explication

Le premier contact permet à l’allergène de pénétrer la peau et d’induire des lymphocytes T spécifiques ; un contact ultérieur reconnu par ces cellules déclenche l’inflammation. Une réaction immédiate dès le premier contact inverse les deux temps du mécanisme.

14. Quelle succession décrit l’évolution d’un eczéma de contact aigu ?

Vésicules, érythème, croûte, puis suintement avec érosions
Suintement avec érosions, érythème, vésicules, puis croûte
Érythème, vésicules, suintement avec érosions après rupture, puis croûte
Érythème, croûte, vésicules, puis suintement avec érosions

Érythème, vésicules, suintement avec érosions après rupture, puis croûte

Explication

L’évolution passe successivement par l’érythème, les vésicules, leur rupture avec suintement et érosions, puis la formation d’une croûte. Placer la croûte avant le suintement ne respecte pas cette progression.

15. Une personne développe des plaques prurigineuses aux contours émiettés quatre jours après un contact cutané ; quelle évolution est compatible avec l’eczéma de contact ?

Les plaques débutent plusieurs semaines après le contact et progressent de façon continue.
Les plaques apparaissent d’abord au site de contact, puis peuvent se disséminer et évoluer par poussées.
Les plaques apparaissent immédiatement à distance du contact, puis restent stables sans nouvelles poussées.
Les plaques se limitent au site de contact et régressent avant de pouvoir réapparaître.

Les plaques apparaissent d’abord au site de contact, puis peuvent se disséminer et évoluer par poussées.

Explication

L’eczéma de contact peut apparaître de 1 à 5 jours après l’exposition, d’abord sur la zone concernée, puis parfois se disséminer et évoluer par poussées. Une apparition immédiate à distance ne correspond pas à cette présentation.

16. Quelle définition caractérise la dermatite atopique ?

Une inflammation cutanée infectieuse, favorisée par l’humidité et entretenue par des bactéries
Un eczéma sur terrain génétiquement prédisposé, favorisé par la xérose et influencé par des facteurs exogènes
Un eczéma provoqué par un allergène de contact précis, sans rôle de la prédisposition génétique
Une éruption liée à une anomalie vasculaire, aggravée par la sécheresse et les frottements

Un eczéma sur terrain génétiquement prédisposé, favorisé par la xérose et influencé par des facteurs exogènes

Explication

La dermatite atopique est un eczéma associé à une prédisposition génétique, favorisé par la xérose et aggravé ou déclenché par des facteurs exogènes. Un eczéma attribué à un allergène de contact précis ne rend pas compte de cette définition.

17. Quels éléments font partie des critères majeurs du diagnostic clinique de dermatite atopique ?

Le prurit, une allergie alimentaire confirmée, une fièvre récurrente et une atteinte des muqueuses
La xérose, les infections répétées, les poussées hivernales et la sensibilité aux irritants
L’atopie personnelle ou familiale, le prurit, les lésions typiques par leur aspect et leur topographie, et l’évolution chronique
L’atopie familiale, une allergie de contact prouvée, des lésions douloureuses et une évolution aiguë

L’atopie personnelle ou familiale, le prurit, les lésions typiques par leur aspect et leur topographie, et l’évolution chronique

Explication

Les critères majeurs cités comprennent l’antécédent personnel ou familial d’atopie, le prurit, l’aspect et la topographie typiques des lésions, ainsi que l’évolution chronique. La xérose et les infections peuvent intervenir dans la maladie, mais elles ne constituent pas la liste des critères majeurs donnée ici.

18. Quelle évolution correspond aux proportions observées pour la dermatite atopique ?

Elle débute avant un an dans 75 % des cas et persiste à l’âge adulte dans 90 % des cas.
Elle débute avant cinq ans dans 75 % des cas et guérit avant un an dans 90 % des cas.
Elle débute avant un an dans 75 % des cas et guérit pendant l’enfance dans 90 % des cas.
Elle débute avant un an dans 90 % des cas et guérit pendant l’enfance dans 75 % des cas.

Elle débute avant un an dans 75 % des cas et guérit pendant l’enfance dans 90 % des cas.

Explication

La dermatite atopique débute avant l’âge d’un an dans 75 % des cas et guérit dans l’enfance dans 90 % des cas. L’autre paire de pourcentages proposée inverse les proportions associées au début et à la guérison.

19. Quel ensemble d’objectifs correspond au traitement de fond de la dermatite atopique ?

Réduire la xérose par des émollients, éviter les infections et renforcer l’exposition aux irritants
Prévenir l’irritation, assécher les plaques et réserver les soins contre l’infection aux périodes hivernales
Prévenir l’irritation, réduire la xérose par des émollients réguliers et lutter contre l’infection
Traiter les poussées par des soins locaux, puis interrompre les émollients durant les rémissions

Prévenir l’irritation, réduire la xérose par des émollients réguliers et lutter contre l’infection

Explication

Le traitement de fond vise à prévenir l’irritation, combattre la xérose avec des émollients réguliers et lutter contre l’infection. Assécher la peau irait à l’encontre de la prise en charge de la xérose.

20. Quelle association entre les phases de cicatrisation et leurs fonctions est correcte ?

Vasculaire : arrêt du saignement et caillot ; inflammatoire : détersion ; réparation : régénération ; maturation : remodelage
Vasculaire : détersion ; inflammatoire : formation du caillot ; réparation : remodelage ; maturation : régénération
Vasculaire : régénération de l’épiderme ; inflammatoire : remodelage ; réparation : détersion ; maturation : arrêt du saignement
Vasculaire : formation de la cicatrice ; inflammatoire : régénération ; réparation : arrêt du saignement ; maturation : détersion

Vasculaire : arrêt du saignement et caillot ; inflammatoire : détersion ; réparation : régénération ; maturation : remodelage

Explication

Les phases se succèdent de l’arrêt du saignement et de la formation du caillot à la détersion, puis à la régénération du derme et de l’épiderme, et enfin au remodelage. La détersion appartient à la phase inflammatoire, et non à la phase vasculaire.

21. Après vasoconstriction et activation plaquettaire, quelle propriété caractérise le clou formé lors de l’hémostase primaire ?

Il est constitué de fibrine polymérisée avant que les plaquettes adhèrent à la paroi.
Il est soluble et réversible, après adhésion, activation et agrégation des plaquettes.
Il est insoluble et stable, car les plaquettes transforment le fibrinogène en fibrine.
Il est soluble mais irréversible, car les médiateurs empêchent sa dissociation.

Il est soluble et réversible, après adhésion, activation et agrégation des plaquettes.

Explication

L’hémostase primaire forme un clou plaquettaire soluble et réversible après vasoconstriction, adhésion, activation, agrégation et libération de médiateurs. La transformation du fibrinogène en fibrine relève de l’hémostase secondaire et consolide le clou.

22. Comment l’hémostase secondaire stabilise-t-elle le clou plaquettaire ?

Les plaquettes transforment la fibrine en fibrinogène, qui forme un clou soluble et réversible.
Les monocytes transforment le fibrinogène en fibrine, qui se disperse sans stabiliser le clou.
La thrombine dissout le fibrinogène, puis les monomères plaquettaires construisent un caillot réversible.
La thrombine transforme le fibrinogène en fibrine, dont les monomères polymérisent en un caillot insoluble.

La thrombine transforme le fibrinogène en fibrine, dont les monomères polymérisent en un caillot insoluble.

Explication

La thrombine transforme le fibrinogène en fibrine, puis les monomères de fibrine polymérisent en un caillot insoluble qui stabilise le clou plaquettaire. Le caractère soluble et réversible correspond au clou plaquettaire, pas au caillot de fibrine.

23. Dans une plaie, quelle succession et quel rôle caractérisent les principales cellules décrites pendant la phase inflammatoire ?

Les neutrophiles arrivent d’abord, puis les monocytes deviennent des macrophages qui éliminent les débris et libèrent des médiateurs et facteurs de croissance.
Les monocytes arrivent d’abord, puis les neutrophiles deviennent des macrophages chargés de former le caillot de fibrine.
Les macrophages arrivent d’abord, puis les neutrophiles éliminent les débris et libèrent les principaux facteurs de croissance.
Les neutrophiles arrivent d’abord, puis les monocytes deviennent des macrophages qui produisent le clou plaquettaire.

Les neutrophiles arrivent d’abord, puis les monocytes deviennent des macrophages qui éliminent les débris et libèrent des médiateurs et facteurs de croissance.

Explication

Les neutrophiles sont les premiers à arriver, puis les monocytes se différencient en macrophages, qui éliminent les débris, limitent l’infection et libèrent des médiateurs inflammatoires et des facteurs de croissance. La formation du caillot de fibrine relève de l’hémostase secondaire plutôt que de l’action des macrophages.

24. Quel processus caractérise la réparation du derme durant les 10 à 15 jours suivant une plaie ?

La contraction des berges par la transformation des kératinocytes en cellules musculaires
La formation d’un tissu de granulation par l’activité des fibroblastes et la néo-angiogenèse
La maturation complète de la cicatrice par la densification du collagène
La reconstruction de l’épiderme en couches avant la formation du tissu de granulation

La formation d’un tissu de granulation par l’activité des fibroblastes et la néo-angiogenèse

Explication

Durant cette période, les fibroblastes migrent et prolifèrent, synthétisent la matrice extracellulaire et contribuent à la formation du tissu de granulation, avec néo-angiogenèse. La densification du collagène relève plutôt de la maturation, qui se poursuit plusieurs mois après la fermeture.

25. Dans quel ordre les principaux types de collagène apparaissent-ils au cours de la réparation tissulaire ?

Le collagène I prédomine d’abord, puis le collagène III est synthétisé
Le collagène III prédomine d’abord, puis le collagène I est synthétisé
Le collagène I prédomine d’abord, puis les protéoglycanes remplacent le collagène
Le collagène III prédomine d’abord, puis la fibronectine remplace le collagène

Le collagène III prédomine d’abord, puis le collagène I est synthétisé

Explication

Les fibroblastes produisent principalement du collagène III au début, puis du collagène I, ainsi que de la fibronectine et des protéoglycanes. L’inversion de cet ordre est une confusion fréquente : le collagène I n’est pas le premier à prédominer.

26. Quelle séquence décrit correctement le début de l’épithélialisation d’une plaie ?

Les fibroblastes des berges se multiplient dès deux heures, migrent dès 24 heures, puis l’épiderme se reconstitue en couches
Les kératinocytes des berges se multiplient dès deux heures, migrent dès 24 heures, puis la migration s’arrête et l’épiderme se reconstitue en couches
Les kératinocytes des berges se multiplient dès 24 heures, migrent au cinquième jour, puis l’épiderme se reconstitue en couches
Les kératinocytes des berges migrent dès deux heures, se multiplient dès 24 heures, puis l’épiderme se reconstitue en couches

Les kératinocytes des berges se multiplient dès deux heures, migrent dès 24 heures, puis la migration s’arrête et l’épiderme se reconstitue en couches

Explication

L’épithélialisation commence par la multiplication des kératinocytes des berges dès deux heures, suivie de leur migration dès 24 heures sur le tissu de granulation. La proposition qui place la migration avant la multiplication inverse les premières étapes.

27. Une plaie est fermée depuis plusieurs mois, mais sa résistance continue d’augmenter : quel processus explique cette évolution ?

L’épithélialisation, qui poursuit la migration des kératinocytes sous l’épiderme reconstitué
La granulation, qui augmente la migration des fibroblastes et produit le premier réseau vasculaire
La maturation, qui remodèle la matrice, densifie le collagène et organise le réseau vasculaire
La contraction, qui transforme les fibroblastes en cellules chargées de densifier le collagène

La maturation, qui remodèle la matrice, densifie le collagène et organise le réseau vasculaire

Explication

Après la fermeture, la maturation remodèle la matrice extracellulaire pendant plusieurs mois et augmente la résistance de la plaie, notamment par la densification du collagène. La granulation correspond à une phase antérieure de réparation du derme et ne décrit pas ce remodelage prolongé.

28. Une plaie présente une infection, des débris fibrineux et une insuffisance veineuse : à quelle catégorie de facteurs limitant la cicatrisation ces éléments appartiennent-ils ?

Aux facteurs généraux liés aux maladies génétiques et au tabagisme
Aux facteurs généraux liés à l’âge, aux traitements et à l’état nutritionnel
Aux facteurs locaux liés aux caractéristiques et à l’environnement immédiat de la plaie
Aux caractéristiques définissant une cicatrice hypertrophique après fermeture

Aux facteurs locaux liés aux caractéristiques et à l’environnement immédiat de la plaie

Explication

L’infection, les débris fibrineux et l’insuffisance veineuse figurent parmi les facteurs locaux qui peuvent limiter la cicatrisation. L’âge, le tabagisme et le déficit nutritionnel sont plutôt des facteurs généraux.

29. Chez une personne qui fume et prend des corticoïdes, quels éléments peuvent contribuer à une cicatrisation limitée ?

Le tabagisme et les corticoïdes, qui font partie des facteurs généraux défavorables
Les pansements inadaptés et les débris fibrineux, qui font partie des facteurs généraux défavorables
L’insuffisance artérielle et l’hématome, qui font partie des facteurs généraux défavorables
L’infection et la nécrose, qui font partie des facteurs généraux défavorables

Le tabagisme et les corticoïdes, qui font partie des facteurs généraux défavorables

Explication

Le tabagisme et les corticoïdes sont des facteurs généraux pouvant limiter la cicatrisation. L’infection, la nécrose, l’insuffisance artérielle et les pansements inadaptés sont des facteurs locaux, et non les facteurs généraux décrits ici.

30. Quelle caractéristique distingue une cicatrice chéloïde d’une cicatrice hypertrophique ?

La chéloïde dépasse les limites initiales de la plaie et récidive fréquemment après exérèse
La chéloïde reste dans les limites initiales de la plaie et s’améliore souvent spontanément
La cicatrice hypertrophique reste dans les limites initiales et récidive fréquemment après exérèse
La cicatrice hypertrophique dépasse les limites initiales et récidive fréquemment après exérèse

La chéloïde dépasse les limites initiales de la plaie et récidive fréquemment après exérèse

Explication

Une cicatrice chéloïde dépasse les limites de la plaie et récidive fréquemment après son exérèse. La cicatrice hypertrophique reste dans les limites initiales et s’améliore souvent spontanément.

31. Une plaie liée à une tumeur relève-t-elle des principaux types de plaies reconnus ?

Oui, mais les plaies tumorales sont classées parmi les escarres
Oui, les plaies tumorales font partie des principaux types de plaies
Non, les plaies tumorales sont classées parmi les plaies inflammatoires
Non, les plaies tumorales sont classées parmi les plaies vasculaires

Oui, les plaies tumorales font partie des principaux types de plaies

Explication

Les plaies tumorales figurent parmi les principaux types de plaies, aux côtés des plaies chirurgicales, traumatiques, diabétiques et d’autres catégories. Les plaies tumorales ne sont pas présentées comme une sous-catégorie des plaies vasculaires ou inflammatoires.

32. Quel tableau clinique correspond le mieux à un ulcère artériel plutôt qu’à un ulcère veineux ?

Un ulcère superficiel et périmalléolaire, associé à un œdème
Un ulcère profond et douloureux, associé à une atrophie cutanée
Un ulcère superficiel et douloureux, associé à un œdème périmalléolaire
Un ulcère profond et périmalléolaire, associé à un œdème cutané

Un ulcère profond et douloureux, associé à une atrophie cutanée

Explication

L’ulcère artériel est généralement profond et douloureux, avec une atrophie cutanée associée. Un ulcère superficiel, périmalléolaire et œdémateux évoque plutôt un ulcère veineux.

33. Quel mécanisme est à l’origine d’une escarre ?

Une ischémie tissulaire provoquée par une compression dépassant la pression de perfusion capillaire
Une infection cutanée provoquée par la pénétration de bactéries dans les tissus mous
Une nécrose tissulaire provoquée par une obstruction artérielle indépendante de toute pression
Une inflammation locale provoquée par une réaction allergique aux produits de soin

Une ischémie tissulaire provoquée par une compression dépassant la pression de perfusion capillaire

Explication

Une compression forte ou prolongée sur un plan osseux peut réduire la perfusion des tissus mous et entraîner leur ischémie. Une infection peut compliquer une escarre, mais elle n’en définit pas le mécanisme initial.

34. Quel aspect clinique caractérise le stade III d’une escarre ?

Un aspect noirâtre et cartonné de la lésion
Des phlyctènes apparaissant sur la zone lésée
Une atteinte profonde avec ulcération des tissus
Un érythème persistant sur une peau intacte

Un aspect noirâtre et cartonné de la lésion

Explication

Le stade III se caractérise par un aspect noirâtre et cartonné. Les phlyctènes correspondent au stade II, tandis que l’ulcération profonde relève du stade IV.

35. Lors d’un soin de plaie, quelle séquence respecte l’ordre général des étapes ?

Soigner la peau péri-lésionnelle, poser un pansement, puis nettoyer et déterger la plaie
Poser un pansement, nettoyer la peau péri-lésionnelle, puis déterger et terminer par le nettoyage de la plaie
Nettoyer, déterger si nécessaire, poser un pansement si indiqué, puis soigner la peau péri-lésionnelle
Déterger systématiquement, soigner la peau péri-lésionnelle, puis nettoyer et poser un pansement

Nettoyer, déterger si nécessaire, poser un pansement si indiqué, puis soigner la peau péri-lésionnelle

Explication

Le soin commence par le nettoyage, puis une détersion mécanique et un pansement peuvent être réalisés si nécessaire, avant les soins de la peau péri-lésionnelle. Placer le pansement avant le nettoyage inverse l’ordre des étapes.

36. Une plaie reçoit des soins locaux, mais sa cause persiste et la douleur gêne la mobilisation : quelle approche complète le mieux le traitement ?

Traiter la douleur et la mobilité en différant les soins de pansement jusqu’à la fermeture de la plaie
Privilégier la vaccination antitétanique et négliger les facteurs qui retardent la cicatrisation
Remplacer le traitement étiologique par des pansements plus fréquents et limiter les mesures associées
Associer le traitement étiologique et les pansements à des mesures comme les antalgiques et la kinésithérapie

Associer le traitement étiologique et les pansements à des mesures comme les antalgiques et la kinésithérapie

Explication

Le traitement d’une plaie associe le traitement de sa cause et les soins de pansement à des mesures complémentaires, dont les antalgiques et la kinésithérapie. Les soins locaux seuls ne remplacent pas le traitement étiologique.

37. Une plaie présente un fond dont la couleur indique son stade et produit des exsudats : quels éléments guident le choix du pansement ?

Le type de peau et la fréquence des soins, afin d’augmenter l’humidité sans égard aux exsudats
La localisation de la plaie et sa durée, afin de maintenir le fond aussi sec que possible
Le stade de la plaie et la quantité d’exsudats, afin de maintenir une humidité adaptée
La profondeur de la plaie et la douleur, afin de supprimer toute humidité du pansement

Le stade de la plaie et la quantité d’exsudats, afin de maintenir une humidité adaptée

Explication

Le choix prend en compte le stade, repéré notamment par la couleur du fond, et l’importance des exsudats pour rechercher une humidité adaptée. Maintenir le fond aussi sec que possible ne tient pas compte de cet équilibre.

38. Quel pansement convient à une plaie faiblement à modérément exsudative pendant la détersion et jusqu’à l’épidermisation, en l’absence d’infection ?

Un alginate, principalement indiqué pour une plaie sèche et dépourvue de saignement
Un hydrocellulaire, adapté à ces niveaux d’exsudat et contre-indiqué en cas d’infection
Une hydrofibre, principalement destinée aux plaies très exsudatives et utilisable en cas d’infection
Un hydrocolloïde, adapté à ces niveaux d’exsudat et contre-indiqué en cas d’infection

Un hydrocolloïde, adapté à ces niveaux d’exsudat et contre-indiqué en cas d’infection

Explication

Les hydrocolloïdes conviennent aux plaies faiblement à modérément exsudatives, de la détersion à l’épidermisation, mais sont contre-indiqués sur une plaie infectée. Les hydrofibres sont plutôt destinées aux plaies très exsudatives.

39. Une plaie très exsudative est surinfectée : quel type de pansement peut convenir et se transformer en gel cohésif au contact des exsudats ?

Un hydrocolloïde, qui forme un gel cohésif et convient aux plaies surinfectées
Un alginate, qui forme un gel cohésif et n’a pas de propriété hémostatique
Une hydrofibre, qui forme un gel cohésif et peut être utilisée sur une plaie surinfectée
Un hydrocellulaire, qui forme un gel cohésif et convient aux plaies sèches ou infectées

Une hydrofibre, qui forme un gel cohésif et peut être utilisée sur une plaie surinfectée

Explication

Les hydrofibres absorbent les exsudats en se transformant en gel cohésif et peuvent être utilisées sur une plaie surinfectée. Les hydrocolloïdes sont contre-indiqués en cas d’infection.

40. Pour estimer la surface brûlée, un soignant utilise la face palmaire de la main du patient comme repère : quelle proportion de la surface corporelle représente-t-elle, doigts compris ?

Environ 1 % de la surface corporelle
Environ 9 % de la surface corporelle
Environ 5 % de la surface corporelle
Environ 10 % de la surface corporelle

Environ 1 % de la surface corporelle

Explication

La face palmaire de la main, doigts compris, représente 1 % de la surface corporelle et sert de repère pour estimer l’étendue d’une brûlure. La règle des 9 de Wallace est un autre moyen d’estimation, mais ne change pas la valeur de ce repère.

41. Comment différencier les délais habituels de cicatrisation d’une brûlure du deuxième degré superficiel et profond ?

Les deux degrés cicatrisent habituellement en 10 à 14 jours, mais le degré profond laisse plus de douleur
Le degré superficiel cicatrise en 21 à 35 jours, contre 10 à 14 jours pour le degré profond
Le degré superficiel cicatrise en 10 à 14 jours, contre 21 à 35 jours pour le degré profond
Les deux degrés cicatrisent habituellement en 21 à 35 jours, mais le degré superficiel présente davantage de rétractions

Le degré superficiel cicatrise en 10 à 14 jours, contre 21 à 35 jours pour le degré profond

Explication

Une brûlure du deuxième degré superficiel cicatrise généralement en 10 à 14 jours, alors que le degré profond prend 21 à 35 jours et comporte un risque de cicatrice hypertrophique, de congestion et de rétraction. Inverser ces délais confond les deux profondeurs.

42. Une brûlure fait le tour d’un doigt chez une personne vulnérable : comment doit-elle être considérée ?

Comme une brûlure grave, en raison de son caractère circulaire et du terrain vulnérable
Comme une brûlure de gravité indéterminée, car le siège au doigt n’est pas un critère pertinent
Comme une brûlure peu grave, car la petite surface prime sur le caractère circulaire
Comme une brûlure grave seulement si elle est également d’origine électrique ou chimique

Comme une brûlure grave, en raison de son caractère circulaire et du terrain vulnérable

Explication

Le caractère circulaire autour d’un doigt et la vulnérabilité de la personne sont chacun des critères de gravité. Une faible étendue ne suffit donc pas à écarter la gravité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Peau, eczéma et cicatrisation.

Quel organe recouvre le corps et se prolonge avec les muqueuses externes ?

La peau.

Quelle surface approximative la peau occupe-t-elle ?

Environ 2 m².

Quelles sont les trois parties principales de la peau ?

L’épiderme, le derme et l’hypoderme.

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Consultez la fiche de révision complète sur Peau, eczéma et cicatrisation.

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