QCM : Prise en charge du paludisme simple — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine (CTA) ?

Elle combine un antipaludique et un antibiotique à action courte
Elle repose sur un seul antipaludique dérivé de l’artémisinine
Elle associe deux antipaludiques ayant exclusivement une action prolongée
Elle associe deux antipaludiques, l’un à action courte et l’autre à action prolongée

Elle associe deux antipaludiques, l’un à action courte et l’autre à action prolongée

Explication

Une CTA associe un dérivé de l’artémisinine à courte durée d’action avec un antipaludique à action prolongée. Elle se distingue donc d’une monothérapie.

2. Pourquoi associe-t-on deux antipaludiques dans une CTA ?

Pour prolonger les symptômes afin de mieux suivre l’évolution de la maladie
Pour obtenir un effet synergique ou additif, renforcer l’efficacité et retarder les résistances
Pour remplacer l’action antipaludique par une action principalement anti-inflammatoire
Pour limiter l’absorption digestive de chaque médicament afin d’éviter leur activité

Pour obtenir un effet synergique ou additif, renforcer l’efficacité et retarder les résistances

Explication

L’association vise un effet synergique ou additif, une meilleure efficacité thérapeutique et un retardement de l’apparition des résistances.

3. Quel effet caractérise particulièrement les CTA dans le traitement du paludisme à Plasmodium falciparum ?

Elles nécessitent un traitement plus long pour agir sur les parasites résistants
Elles augmentent rapidement la densité parasitaire pour stimuler l’immunité
Elles réduisent rapidement la densité parasitaire et les symptômes cliniques
Elles ciblent uniquement la transmission sans réduire les symptômes cliniques

Elles réduisent rapidement la densité parasitaire et les symptômes cliniques

Explication

Les CTA réduisent rapidement la densité parasitaire et les symptômes cliniques, y compris dans les infections à P. falciparum polychimiorésistant.

4. Quelles CTA sont retenues par la politique nationale ?

L’artéméther-luméfantrine, la chloroquine et la sulfadoxine-pyriméthamine
La dihydroartémisinine-pipéraquine, la quinine et l’amodiaquine
La pyronaridine-artésunate, la méfloquine et la primaquine
L’artéméther-luméfantrine, la dihydroartémisinine-pipéraquine et la pyronaridine-artésunate

L’artéméther-luméfantrine, la dihydroartémisinine-pipéraquine et la pyronaridine-artésunate

Explication

Les CTA retenues sont l’artéméther-luméfantrine (AL), la dihydroartémisinine-pipéraquine (DHA-P) et la pyronaridine-artésunate (PY-A).

5. Dans quelle situation et par quelle voie les CTA sont-elles administrées ?

Dans toute forme de paludisme, sous forme de suppositoire par voie rectale
Dans le paludisme simple, sous forme de comprimé ou de sachet par voie orale
Dans le paludisme grave, sous forme injectable par voie intraveineuse
Dans le paludisme simple, sous forme d’aérosol par voie respiratoire

Dans le paludisme simple, sous forme de comprimé ou de sachet par voie orale

Explication

Les CTA sont indiquées dans le paludisme simple et se présentent en comprimé ou en sachet administré par voie orale.

6. Quelle situation constitue une contre-indication aux CTA ?

Le deuxième trimestre de la grossesse sans antécédent allergique
Le premier trimestre de la grossesse ou une allergie à l’un des constituants
Une fièvre isolée sans signe de paludisme grave
L’administration sous forme de comprimé chez un patient capable d’avaler

Le premier trimestre de la grossesse ou une allergie à l’un des constituants

Explication

Les CTA sont contre-indiquées au premier trimestre de la grossesse et en cas d’allergie à l’un de leurs constituants.

7. Quel est le mécanisme d’action de l’artéméther, de l’artésunate et de la luméfantrine dans le parasite ?

Ils détruisent la membrane du globule rouge sans agir dans la vacuole digestive
Ils stimulent la conversion de l’hème en hémozoïne afin de protéger le parasite
Ils bloquent exclusivement la synthèse des protéines dans le noyau parasitaire
Ils perturbent, dans la vacuole digestive, la conversion de l’hème en hémozoïne non toxique

Ils perturbent, dans la vacuole digestive, la conversion de l’hème en hémozoïne non toxique

Explication

Ces médicaments agissent dans la vacuole digestive en perturbant la conversion de l’hème en hémozoïne non toxique, ce qui maintient la toxicité de l’hème pour le parasite.

8. Comment la pyronaridine conduit-elle à la mort du parasite ?

Elle inhibe la formation de β-hématine et la dégradation de l’hématine, empêchant la neutralisation de l’hème toxique
Elle bloque l’absorption intestinale du parasite et prive directement celui-ci de glucose
Elle favorise la formation de β-hématine afin d’éliminer l’hème toxique du parasite
Elle transforme l’hématine toxique en pigment malarique non toxique sans perturber la vacuole

Elle inhibe la formation de β-hématine et la dégradation de l’hématine, empêchant la neutralisation de l’hème toxique

Explication

La pyronaridine inhibe la formation de β-hématine et la dégradation de l’hématine. L’hème toxique n’étant plus neutralisé, il entraîne la mort du parasite.

9. À quelle fréquence l’artéméther-luméfantrine 20 mg/120 mg doit-il être administré pendant les trois jours de traitement ?

Une prise quotidienne le matin
Une prise unique au début du traitement
Trois prises quotidiennes espacées de huit heures
Deux prises quotidiennes, matin et soir

Deux prises quotidiennes, matin et soir

Explication

L’artéméther-luméfantrine se prend deux fois par jour, le matin et le soir, pendant trois jours. Cette fréquence la distingue notamment des traitements présentés ici en prise quotidienne.

10. Quelle quantité d’artéméther-luméfantrine 20 mg/120 mg faut-il administrer par prise à un patient pesant 25 à 34 kg ?

Trois comprimés
Deux comprimés
Quatre comprimés
Un comprimé

Trois comprimés

Explication

Pour un poids de 25 à 34 kg, la dose d’artéméther-luméfantrine est de trois comprimés par prise, durant chacun des trois jours.

11. Selon la posologie de la dihydroartémisinine-pipéraquine, quelle dose quotidienne correspond à un patient pesant 40 kg ?

Deux comprimés
Trois comprimés
Quatre comprimés
Un comprimé

Trois comprimés

Explication

Un poids de 40 kg appartient à l’intervalle de 36 à moins de 75 kg, pour lequel la dose quotidienne est de trois comprimés pendant trois jours.

12. Quelle démarche faut-il entreprendre si les signes du paludisme persistent après le traitement ?

Réexaminer le malade et refaire une goutte épaisse
Administrer systématiquement du fer et de l’acide folique
Augmenter immédiatement la dose sans nouvel examen
Arrêter tout traitement et attendre la disparition des signes

Réexaminer le malade et refaire une goutte épaisse

Explication

La persistance des signes impose de réexaminer le malade et de refaire le diagnostic biologique par goutte épaisse afin de réévaluer la situation.

13. Que faut-il faire si le traitement a été correctement suivi mais que la goutte épaisse est négative ?

Traiter les autres causes de fièvre ou orienter le malade
Reprendre le même antipaludique sous surveillance
Attendre trois jours avant toute nouvelle évaluation
Conclure à un échec parasitaire et doubler la posologie

Traiter les autres causes de fièvre ou orienter le malade

Explication

Lorsque la goutte épaisse est négative malgré un traitement correctement suivi, il faut rechercher ou traiter d’autres causes de fièvre, ou orienter le malade pour évaluation.

14. Quelle conduite est indiquée lorsqu’un malade n’a pas respecté son traitement antipaludique ?

Attendre la prochaine visite de suivi sans modifier la prise en charge
Administrer uniquement du fer et de l’acide folique
Remplacer systématiquement le traitement par du paracétamol
Reprendre le traitement sous surveillance médicale

Reprendre le traitement sous surveillance médicale

Explication

En cas de non-respect du traitement, celui-ci doit être repris sous surveillance médicale pour favoriser son observance et son efficacité.

15. Dans quelle situation un malade traité contre le paludisme doit-il revenir immédiatement, plutôt que d’attendre une visite de suivi programmée ?

En cas de disparition complète des symptômes
En cas de prise correcte de toutes les doses
En cas de fièvre persistante ou de convulsions
En cas d’amélioration progressive de l’appétit

En cas de fièvre persistante ou de convulsions

Explication

La fièvre persistante et les convulsions font partie des signes d’alerte imposant un retour immédiat. Ils ne doivent pas être confondus avec une visite de suivi prévue à trois jours.

16. Quel traitement est recommandé au premier trimestre de la grossesse pour un paludisme simple, quelle que soit l’espèce plasmodiale ?

Une CTA pendant trois jours
De la quinine à 10 mg/kg toutes les huit heures pendant sept jours
De l’artéméther-luméfantrine à quatre comprimés matin et soir
De la quinine à 10 mg/kg une fois par jour pendant trois jours

De la quinine à 10 mg/kg toutes les huit heures pendant sept jours

Explication

Au premier trimestre, le paludisme simple est traité par sel de quinine à 10 mg/kg toutes les huit heures pendant sept jours, quelle que soit l’espèce plasmodiale.

17. Quelle prise en charge est recommandée aux deuxième et troisième trimestres de la grossesse pour un paludisme simple ?

Une CTA pendant trois jours, ou de la quinine par voie orale si la CTA n’est pas disponible
Une CTA en prise unique, complétée par du fer
Un traitement par quinine uniquement au premier trimestre
De la quinine exclusivement pendant sept jours, quelle que soit la disponibilité des CTA

Une CTA pendant trois jours, ou de la quinine par voie orale si la CTA n’est pas disponible

Explication

Aux deuxième et troisième trimestres, le traitement repose sur une CTA pendant trois jours. La quinine par voie orale constitue une alternative lorsque les CTA ne sont pas disponibles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 39 flashcards sur Prise en charge du paludisme simple.

Qu'associe une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine ?

Un antipaludique dérivé de l’artémisinine à courte durée et un antipaludique à action prolongée.

Quel est l'objectif principal de l'association des deux antipaludiques dans les CTA ?

Exploiter un effet synergique ou additif pour améliorer l'efficacité.

Pourquoi associe-t-on deux antipaludiques dans les CTA ?

Pour retarder l'apparition des résistances.

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