★ À maîtriser
📌 Les récepteurs GABA_A synaptiques répondent à des concentrations élevées de GABA et produisent une inhibition phasique rapide, tandis que les récepteurs extrasynaptiques répondent à des concentrations plus faibles et produisent une inhibition tonique prolongée.
Compléments
Les récepteurs GABA_A sont des récepteurs pentamériques formés de cinq sous-unités autour d’un canal central, avec 19 sous-unités identifiées et environ 20 à 30 isoformes possibles.
Les actions sédative, anxiolytique, hypnotique, amnésiante et d’immobilité du propofol impliquent probablement des circuits neuronaux et des récepteurs différents.
Activation GABA_A → entrée de chlore → hyperpolarisation → inhibition synaptique
★ À maîtriser
Pour une dose de 2,5 mg kg−1, la perte de conscience survient en 30 à 60 secondes selon la vitesse d’injection, tandis que l’ouverture spontanée des yeux apparaît 3,5 à 8 minutes après l’arrêt de l’administration.
Après un bolus de 2,5 mg kg−1, l’EEG passe rapidement d’une désynchronisation de l’activité de veille à une augmentation des ondes alpha, puis à des ondes thêta amples et enfin à des ondes delta lentes et hypervoltées.
Les bursts suppression et le tracé isoélectrique traduisent une anesthésie profonde, et les bursts suppression sont plus fréquents chez le sujet âgé.
Compléments
📌 La concentration sanguine moyenne de propofol est différente au moment de la perte de conscience et du réveil, différence appelée hystérésis et attribuée à l’inertie neuronale des structures cérébrales impliquées.
Alpha → thêta → delta → bursts suppression
★ À maîtriser
📌 Chez le rat, les doses sédatives de propofol induisent une hyperalgésie par action supraspinale, tandis que les doses hypnotiques produisent une analgésie spinale en inhibant les voies nociceptives ascendantes.
📌 Le propofol peut traiter un état de mal épileptique, mais les doses nécessaires sont très variables, de 0,1 à 24 mg kg−1 h−1, et une récidive des crises est possible à l’arrêt de la perfusion.
Compléments
Dose sédative : hyperalgésie ; dose hypnotique : analgésie spinale
★ À maîtriser
Compléments
Même à des doses non sédatives correspondant à des concentrations plasmatiques cibles de 0,45 et 0,90 µg ml−1, le propofol perturbe la consolidation de la mémoire à long terme.
Le propofol augmente la latence d’endormissement après une anesthésie, tandis que la distribution des stades 3, 4 et du sommeil REM reste peu modifiée durant la première nuit.
Le propofol inhibe la vasoconstriction thermorégulatrice et abaisse le seuil de déclenchement du frisson, tandis que le seuil de sudation est peu modifié.
★ À maîtriser
📌 Le système nerveux central immature est particulièrement exposé à la neurotoxicité du propofol, tandis que le cerveau agressé peut bénéficier de ses propriétés neuroprotectrices.
Chez l’homme, la période critique de neurotoxicité potentielle des anesthésiques s’étend du troisième trimestre de la grossesse jusqu’à l’âge de trois ans.
L’addiction au propofol associe un besoin irrépressible et une recherche compulsive, avec peu de symptômes de manque, et le risque essentiel est la dépression respiratoire par surdosage.
Compléments
La neurotoxicité du propofol augmente avec la durée, la répétition et la dose d’exposition à l’anesthésique.
Le propofol possède des propriétés neuroprotectrices expérimentales lors d’une agression cérébrale telle qu’un traumatisme crânien, une ischémie cérébrale ou une hyperglycémie.
Cerveau immature : neurotoxicité ; cerveau agressé : neuroprotection
★ À maîtriser
Une tolérance, caractérisée par une augmentation progressive des doses unitaires injectées, est observée dans 50 % des cas d’addiction au propofol.
Le risque essentiel du surdosage de propofol est la dépression respiratoire, plusieurs décès ayant été décrits.
La tolérance au propofol peut résulter d’une augmentation de la clairance d’élimination, d’une diminution de la sensibilité cérébrale ou de l’association variable de ces deux mécanismes.
Compléments
Récompense dopaminergique → craving → injections répétées → dépression respiratoire
★ À maîtriser
Chez l’adulte sain, une dose d’induction de propofol de 2 à 2,5 mg kg−1 injectée en 20 à 60 secondes diminue la pression artérielle systolique de 15 à 30 %.
Chez les patients ASA 1 ou 2, le débit cardiaque diminue en moyenne de 10 à 20 % après l’induction au propofol.
L’hypotension induite par le propofol résulte principalement d’une vasodilatation artérielle et veineuse, avec diminution de la postcharge et du retour veineux.
Aux concentrations cliniques habituelles, le propofol ne modifie pas ou modifie peu la contractilité myocardique, et son effet inotrope négatif n’explique généralement pas l’hypotension.
Compléments
Hypotension surtout vasculaire, plutôt que myocardique
★ À maîtriser
Après un bolus de propofol, la dépression ventilatoire est maximale dans les premières minutes et se manifeste souvent par une apnée transitoire.
Pour une injection de propofol en 20 à 30 secondes, une apnée de plus de 30 secondes est deux à quatre fois plus fréquente que pour une injection en 60 à 90 secondes.
Le propofol diminue le volume courant de 39 à 60 % et réduit la ventilation minute de 30 à 50 %, tandis que la fréquence respiratoire reste stable, diminue ou augmente.
Le propofol exerce un effet bronchodilatateur et n’augmente généralement pas les résistances bronchiques, notamment chez les patients asthmatiques.
Compléments
Après un bolus de propofol de 2,5 mg kg−1, la ventilation minute se normalise en 2 à 4 minutes.
Le propofol diminue de plus de 50 % la réponse ventilatoire au dioxyde de carbone après une dose de 2,5 mg kg−1.
Bolus → dépression ventilatoire → apnée transitoire → normalisation
★ À maîtriser
Le propofol ne modifie généralement pas la fonction rénale ni les concentrations plasmatiques d’urée et de créatinine, y compris lors d’interventions majeures.
Après une anesthésie comportant du propofol, la fréquence des nausées et vomissements postopératoires est plus faible qu’avec les anesthésiques halogénés.
📌 Le propofol est contre-indiqué surtout en cas d’hyperchylomicronémie ou d’hypertriglycéridémie congénitale.
Compléments
Chez des volontaires jeunes, une perfusion de propofol diminue le débit sanguin hépatique mesuré par la clairance du vert d’indocyanine de 23 ± 11 %.
Le propofol diminue la sensibilité du réflexe de déglutition pendant les dix premières minutes après l’anesthésie, mais sa récupération est observée dès la douzième minute.
Le propofol contient 0,1 g de lipides par millilitre, correspondant à un apport calorique de 1,1 kcal ml−1.
Fonctions rénale et hépatique généralement préservées, contrairement à certains effets digestifs
★ À maîtriser
Le propofol augmente l’activité des lymphocytes T cytotoxiques et ne modifie pas le rapport des lymphocytes T CD4/CD8.
Le propofol diminue trois fonctions des polynucléaires neutrophiles activés:
Le propofol inhibe la croissance et la migration de cellules tumorales dans:
Compléments
Propofol → modulation immunitaire et inflammation réduite → effets potentiellement antitumoraux
★ À maîtriser
📌 In vitro, la majorité des études montre que le propofol exerce un effet antitumoral en inhibant la croissance et la migration de plusieurs cellules cancéreuses et en induisant leur apoptose, mais quelques études rapportent un effet protumoral sur la migration de cellules de cancer du sein.
📌 Dans l’état actuel des connaissances, un éventuel effet du propofol sur l’évolution des tumeurs cancéreuses ne doit pas guider le choix de la technique ou des agents anesthésiques.
Compléments
Inflammation réduite → lésions d’ischémie-reperfusion limitées
★ À maîtriser
📌 Chez la femme enceinte, le propofol est utilisé notamment pour la césarienne, car les études animales n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène et les données disponibles ne montrent pas d’effets secondaires spécifiques.
Compléments
Lors de l’induction pour une chirurgie de cataracte, la pression intraoculaire est passée de 14,2 ± 2,8 mmHg à 6,0 ± 3,2 mmHg après l’administration de propofol.
Sur des fragments d’utérus de rates gestantes précontractés par l’ocytocine, une concentration de propofol de 5 µg ml−1 diminue la contractilité utérine de 53 ± 4,3 %.
PIO diminuée, mais contractilité utérine également réduite
★ À maîtriser
📌 L’interaction du propofol avec les opioïdes est synergique pour l’analgésie et l’hypnose, tandis que l’interaction avec le sufentanil est additive.
Compléments
La clonidine à la dose de 1 à 2 µg kg−1 diminue en moyenne de 15 à 20 % la dose d’induction du propofol.
Avec une concentration plasmatique moyenne de fentanyl de 3 ng ml−1, la concentration de propofol nécessaire à la perte de réponse à la commande verbale diminue de 40 %.
Midazolam et opioïdes potentialisent, tandis que le sufentanil est additif
★ À maîtriser
L’anaphylaxie au propofol est rare, elle est liée à la molécule plutôt qu’à l’émulsion et peut impliquer les groupes isopropyl comme épitopes.
La majorité des auteurs ne déconseille pas le propofol chez l’adulte ou l’enfant allergique à l’œuf, mais certains auteurs maintiennent une contre-indication chez l’enfant.
Le syndrome de perfusion du propofol associe une acidose métabolique, une rhabdomyolyse et une défaillance multisystémique potentiellement mortelle.
Les facteurs de risque du syndrome de perfusion comprennent notamment une administration de propofol pendant plus de 48 heures à des doses supérieures à 4–5 mg kg−1 h−1, ainsi qu’un jeune âge, une maladie aiguë grave, un traumatisme crânien, un régime riche en graisses et pauvre en glucides, les catécholamines et les corticoïdes.
Les principales règles d’utilisation sont: utiliser une seringue pour un seul patient, jeter toute ampoule ouverte, ne pas préparer les seringues plusieurs heures à l’avance
Compléments
Injection douloureuse → contamination possible → toxicités systémiques rares
★ À maîtriser
📌 Dans les maladies mitochondriales, le propofol ne doit pas être administré de façon prolongée, mais il n’est pas contre-indiqué pour l’induction ou une perfusion brève ne dépassant pas 1 à 2 heures.
📌 Dans les myopathies non mitochondriales, le propofol est généralement bien toléré et il est conseillé dans l’hyperthermie maligne car il ne la déclenche pas.
Compléments
📌 Le propofol est actuellement considéré comme sûr et indiqué chez les patients atteints de porphyries hépatiques ou cutanées.
Induction brève possible en maladie mitochondriale, perfusion prolongée déconseillée
★ À maîtriser
📌 La substitution de l’asparagine par une sérine en position 265 de la sous-unité β3 rend le récepteur insensible à l’action du propofol, tandis que la substitution inverse S265N dans la sous-unité β1 permet son activation par le propofol.
Compléments
Potentialisation du GABAA → inhibition synaptique → perte de conscience
★ À maîtriser
📌 Une majorité d’études propose une déconnexion thalamocorticale initiale lors de la perte de conscience, tandis que certains travaux défendent une action corticale initiale suivie d’une déconnexion corticothalamique secondaire.
Compléments
Déconnexion thalamocorticale initiale versus action corticale initiale
★ À maîtriser
Le propofol potentialise l’action du GABA au niveau du VLPO et agit sur des récepteurs et voies cholinergiques, adrénergiques, dopaminergiques ainsi que sur des canaux ioniques impliqués dans l’hypnose et l’éveil.
L’orexine, présente dans l’hypothalamus postérieur et la région périfornicale, favorise le réveil après une anesthésie au propofol sans modifier la sensibilité au propofol lors de l’induction.
Pendant le sommeil profond non-REM, les neurones thalamiques présentent des bursts de basse fréquence qui s’étendent à certains neurones corticaux et forment des oscillations delta de grande amplitude à environ 1–4 Hz.
📌 La perte de conscience sous anesthésie s’accompagne de modifications de l’EEG rappelant les fuseaux et les oscillations delta, mais les mécanismes de l’anesthésie ne sont pas strictement superposables à ceux du sommeil physiologique.
📌 De nombreuses études n’ont pas démontré d’effet protecteur myocardique du propofol, et plusieurs études de chirurgie cardiaque ont observé un effet nul ou inférieur à celui de l’isoflurane et du sévoflurane.
📌 Une interaction pharmacodynamique entre médicaments peut être additive, synergique ou antagoniste selon les effets de leur association.
Compléments
Lors d’une privation de sommeil, l’action hypnotique du propofol est potentialisée, tandis que la caféine, antagoniste de l’adénosine, accélère le réveil.
Le méthylphénidate, inhibiteur de la recapture de la dopamine et de la noradrénaline, antagonise l’effet hypnotique du propofol.
Blocage des voies d’éveil → effet hypnotique et réveil modulé
Marqueurs EEG et états de conscience
| Marqueur | Fréquence ou mesure | État associé |
|---|---|---|
| Fuseaux du sommeil | 7–14 Hz | Endormissement |
| Oscillations delta | Environ 1–4 Hz | Sommeil profond |
| Suppression ratio | Fraction d’EEG isoélectrique, de 0 à 1 | Burst suppression |
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Qu'est-ce que le propofol en anesthésie ?
Un anesthésique intraveineux hypnotique potentialisant l'inhibition GABAergique.
Propofol, mécanisme principal
Potentialisation de l'inhibition GABA_A.
Comment le propofol modifie-t-il l'activité du récepteur GABA_A ?
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