QCM : Protection maternelle et infantile (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif prioritaire a motivé la création du service de Protection maternelle et infantile par l’ordonnance du 2 novembre 1945 ?

Lutter contre la mortalité infantile
Réduire les hospitalisations prénatales
Développer la planification familiale
Organiser la prise en charge des handicaps infantiles

Lutter contre la mortalité infantile

Explication

La création de la PMI en 1945 visait prioritairement à lutter contre la mortalité infantile. La planification familiale fait partie de domaines d’intervention ultérieurs, mais ne constitue pas l’objectif historique indiqué ici.

2. Au début de la PMI, quelles activités les infirmières réalisaient-elles pour le suivi des femmes enceintes et des enfants ?

Des visites à domicile consacrées à la contraception et au suivi des personnes âgées
Des consultations spécialisées et des évaluations scolaires pour les enfants
Des hospitalisations et des soins chirurgicaux pour les grossesses et les maladies infantiles
Des consultations et des visites à domicile de suivi de grossesse et de pédiatrie préventive

Des consultations et des visites à domicile de suivi de grossesse et de pédiatrie préventive

Explication

Les premières activités comprenaient des consultations et des visites à domicile pour le suivi de grossesse et la pédiatrie préventive, assurées par des infirmières. Les soins chirurgicaux relèvent d’une prise en charge hospitalière et ne décrivent pas ces missions initiales.

3. Quelle conséquence institutionnelle la loi du 22 juillet 1983 a-t-elle eue pour la PMI ?

Elle a intégré la PMI dans les établissements hospitaliers.
Elle a placé la PMI sous la responsabilité des régions.
Elle a transféré la PMI aux départements.
Elle a confié la PMI aux communes.

Elle a transféré la PMI aux départements.

Explication

La loi n°83-633 du 22 juillet 1983 a transféré la PMI aux départements. Le transfert n’a pas eu lieu vers les communes, car l’unité attribue cette responsabilité aux départements.

4. En quoi la loi du 18 décembre 1989 a-t-elle fait évoluer les missions de la PMI ?

Elle a étendu ses missions à la promotion de la santé de la famille et de l’enfant.
Elle a remplacé la prévention par la prise en charge hospitalière.
Elle a réservé ses interventions à la protection des femmes enceintes.
Elle a limité ses missions au suivi médical des nourrissons.

Elle a étendu ses missions à la promotion de la santé de la famille et de l’enfant.

Explication

La loi de 1989 a étendu les missions de la PMI à la promotion de la santé de la famille et de l’enfant, au-delà de la seule protection. La protection seule correspond à l’orientation antérieure et ne décrit donc pas cette extension.

5. Quelle combinaison d’approches caractérise l’intervention de la PMI auprès de l’enfant et de ses parents ?

Une approche médicale spécialisée, associée à une approche administrative et judiciaire
Une approche médico-sanitaire et médico-sociale, associée à une approche psycho-éducative et psycho-relationnelle
Une approche sociale et scolaire, associée à une approche centrée sur les soins hospitaliers
Une approche éducative et juridique, associée à une approche de prévention des maladies infectieuses

Une approche médico-sanitaire et médico-sociale, associée à une approche psycho-éducative et psycho-relationnelle

Explication

La PMI associe les dimensions médico-sanitaires et médico-sociales aux dimensions psycho-éducatives et psycho-relationnelles, en étant attentive à la vie psychique de l’enfant et au lien parent-enfant. Une approche centrée sur les soins hospitaliers ne rend pas compte de cette attention relationnelle.

6. Une équipe de PMI adapte son intervention à la santé d’un enfant, à son cadre de vie et à la situation de sa famille. Quel principe cette démarche illustre-t-elle ?

Une intervention collective centrée sur les besoins des établissements de soins
Une action sociale réservée aux familles signalées par les services compétents
Une prise en charge individuelle et collective qui relie santé, contexte de vie et situation familiale
Une prise en charge médicale individuelle qui écarte les facteurs du contexte familial

Une prise en charge individuelle et collective qui relie santé, contexte de vie et situation familiale

Explication

La PMI intervient individuellement et collectivement, en reliant la santé au contexte de vie et en considérant la famille dans son ensemble. Se limiter aux besoins médicaux individuels ferait perdre cette dimension globale.

7. Quel public et quelle continuité de suivi définissent l’accompagnement de la PMI ?

Les nouveau-nés et leurs parents, de la maternité aux soins hospitaliers spécialisés
Les enfants de moins de 6 ans, de la naissance à leur entrée en établissement d’accueil
Les femmes enceintes et les enfants jusqu’à 12 ans, du suivi prénatal aux consultations scolaires
Les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans, de la périnatalité à la santé de l’enfant dans ses lieux de vie

Les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans, de la périnatalité à la santé de l’enfant dans ses lieux de vie

Explication

La PMI accompagne les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans, dans une continuité allant de la périnatalité à la santé de l’enfant dans ses différents lieux de vie. La limite d’âge de 12 ans ne correspond pas au public indiqué.

8. Quels effectifs et quelle structure caractérisent la PMI à La Réunion ?

26 centres, 10 centres de planification et d’éducation familiale et environ 260 agents
10 centres, 26 centres de planification et d’éducation familiale et environ 260 agents
36 centres, aucun centre de planification et d’éducation familiale et environ 260 agents
26 centres, 10 centres de planification et d’éducation familiale et environ 620 agents

26 centres, 10 centres de planification et d’éducation familiale et environ 260 agents

Explication

La PMI réunionnaise comprend 26 centres et 10 centres de planification et d’éducation familiale, et compte environ 260 agents. Le nombre de centres de planification ne correspond pas à 26, mais à 10.

9. Une femme enceinte souhaite un entretien prénatal précoce et des conseils de prévention des infections sexuellement transmissibles. Quel professionnel de la PMI répond notamment à ces besoins ?

Le professionnel chargé du suivi des modes d’accueil
L’infirmière puéricultrice
Le médecin chef du service
La sage-femme

La sage-femme

Explication

La sage-femme assure notamment le suivi de grossesse, l’entretien prénatal précoce et la prévention des infections sexuellement transmissibles. L’infirmière puéricultrice intervient notamment auprès des enfants ayant des besoins particuliers et dans le suivi des modes d’accueil.

10. Quel rôle relève notamment de l’infirmière puéricultrice au sein de la PMI ?

Participer au suivi d’enfants ayant des besoins particuliers et à l’évaluation d’informations préoccupantes les concernant
Diriger le service et définir les orientations départementales de la PMI
Assurer l’entretien prénatal précoce et le suivi médical des femmes enceintes
Organiser la planification familiale et l’éducation à la sexualité des adolescents

Participer au suivi d’enfants ayant des besoins particuliers et à l’évaluation d’informations préoccupantes les concernant

Explication

L’infirmière puéricultrice participe notamment aux consultations et visites à domicile pour les enfants ayant des besoins particuliers, au suivi des modes d’accueil et à l’évaluation d’informations préoccupantes concernant les moins de 6 ans. Le suivi de grossesse et l’entretien prénatal précoce relèvent notamment de la sage-femme.

11. Comment le taux de prématurité à La Réunion se compare-t-il à celui de la France métropolitaine ?

Il se situe entre 6,2 % et 7,6 %, contre 10,4 % à 13 % en France métropolitaine.
Il est proche de 10,4 % dans les deux territoires, avec une variation plus faible en métropole.
Il se situe entre 10,4 % et 13 %, contre 6,2 % à 7,6 % en France métropolitaine.
Il se situe entre 7,6 % et 10,4 %, contre 6,2 % à 7,6 % en France métropolitaine.

Il se situe entre 10,4 % et 13 %, contre 6,2 % à 7,6 % en France métropolitaine.

Explication

La prématurité est plus fréquente à La Réunion, où le taux atteint 10,4 % à 13 %, que dans l’Hexagone, où il est de 6,2 % à 7,6 %. L’inversion des deux intervalles confond les valeurs réunionnaises et métropolitaines.

12. Quelle comparaison décrit correctement la mortalité infantile à La Réunion et en France métropolitaine ?

Elle atteint 3,3 pour 1 000 dans les deux territoires, malgré des écarts de prématurité.
Elle atteint 7,6 pour 1 000 dans les deux territoires, avec des variations selon les années.
Elle atteint 3,3 pour 1 000 à La Réunion, contre 7,6 pour 1 000 en France métropolitaine.
Elle atteint 7,6 pour 1 000 à La Réunion, contre 3,3 pour 1 000 en France métropolitaine.

Elle atteint 7,6 pour 1 000 à La Réunion, contre 3,3 pour 1 000 en France métropolitaine.

Explication

Le taux réunionnais est de 7,6 décès pour 1 000, supérieur au taux métropolitain de 3,3 pour 1 000. Dire que les deux taux sont égaux reprend une confusion documentée et ne correspond pas aux valeurs observées.

13. Quel est l’objectif et la période d’accompagnement du parcours des 1000 jours ?

Informer les familles pendant les deux premières années de l’enfant afin de faciliter l’accès aux modes de garde.
Accompagner les parents à partir de la naissance jusqu’à l’entrée à l’école afin de réduire les écarts de réussite scolaire.
Accompagner les futurs et jeunes parents du quatrième mois de grossesse au deuxième anniversaire de l’enfant afin de lutter contre les inégalités de destin.
Soutenir les futurs parents du début de la grossesse au premier anniversaire de l’enfant afin de prévenir les complications médicales.

Accompagner les futurs et jeunes parents du quatrième mois de grossesse au deuxième anniversaire de l’enfant afin de lutter contre les inégalités de destin.

Explication

Le parcours commence au quatrième mois de grossesse et se poursuit jusqu’au deuxième anniversaire de l’enfant, avec pour objectif de lutter contre les inégalités de destin. L’accompagnement ne débute donc pas à la naissance, comme le suggère une autre proposition.

14. Comment le financement départemental de la PMI a-t-il évolué sur une décennie ?

Il a diminué d’environ 40 %, principalement pour financer les missions relatives aux modes de garde.
Il a diminué d’environ 25 %, au profit des dépenses obligatoires des départements.
Il est resté globalement stable, tandis que les dépenses obligatoires départementales diminuaient.
Il a augmenté d’environ 25 %, grâce au transfert de dépenses obligatoires vers la PMI.

Il a diminué d’environ 25 %, au profit des dépenses obligatoires des départements.

Explication

En dix ans, le financement local de la PMI par les départements a reculé de l’ordre de 25 %, au profit de leurs dépenses obligatoires. Le chiffre de 40 % concerne la part des moyens humains détournée du cœur préventif de la PMI, et non la baisse du financement.

15. Quelle part des moyens humains de la PMI est détournée de son cœur de métier préventif ?

Environ 25 % des moyens humains sur une période de dix ans.
Environ 40 millions d’euros de moyens humains chaque année.
Entre 20 % et 30 % des moyens humains.
Entre 30 % et 40 % des moyens humains.

Entre 30 % et 40 % des moyens humains.

Explication

La part des moyens humains de la PMI détournée de son activité préventive est estimée entre 30 % et 40 %. La fourchette de 20 % à 30 % renvoie plutôt à la part des effectifs consacrée aux missions relatives aux modes de garde.

16. Quelle mesure financière accompagne le plan gouvernemental de renforcement et de modernisation de la PMI ?

Ajouter 25 millions d’euros par an dès 2024.
Ajouter 40 millions d’euros par an d’ici 2027.
Consacrer 30 à 40 millions d’euros au financement des modes de garde d’ici 2027.
Réduire de 40 millions d’euros par an les dépenses départementales d’ici 2030.

Ajouter 40 millions d’euros par an d’ici 2027.

Explication

Le plan 2024-2030 prévoit le renforcement et la modernisation de la PMI, avec 40 millions d’euros supplémentaires par an d’ici 2027. La réduction de dépenses départementales ne correspond pas à cette mesure de soutien.

17. Une équipe conçoit un projet conforme aux cinq axes des 1000 jours : quelle action devrait-elle intégrer ?

Informer les parents après l’entrée en crèche, proposer un accompagnement identique à toutes les familles et développer les services de garde.
Assurer la continuité de l’accompagnement parental, l’adapter aux besoins, informer clairement les futurs parents, soutenir la relation parent-enfant et améliorer la qualité de l’accueil.
Renforcer les soins médicaux pendant la grossesse, uniformiser le soutien aux familles et remplacer les temps parent-enfant par des ateliers collectifs.
Concentrer l’accompagnement sur la période suivant la naissance, réserver l’information aux professionnels et privilégier l’orientation vers les modes de garde.

Assurer la continuité de l’accompagnement parental, l’adapter aux besoins, informer clairement les futurs parents, soutenir la relation parent-enfant et améliorer la qualité de l’accueil.

Explication

Les cinq axes associent continuité et adaptation de l’accompagnement, information simple, attention à la relation parent-enfant et amélioration de la qualité des modes d’accueil. Un accompagnement uniforme ne respecte pas l’axe qui prévoit un soutien renforcé selon les besoins.

18. À quoi correspond le programme PANJO ?

À un suivi médical prénatal destiné à réduire les risques de naissance prématurée.
À un programme d’information collective consacré aux droits liés au congé parental.
À un dispositif en crèche qui évalue le développement cognitif des enfants avant leur entrée à l’école.
À un accompagnement à domicile qui promeut la santé de l’attachement entre les parents et les jeunes enfants.

À un accompagnement à domicile qui promeut la santé de l’attachement entre les parents et les jeunes enfants.

Explication

PANJO est un accompagnement à domicile visant à promouvoir la santé de l’attachement entre parents et jeunes enfants. Un suivi médical prénatal porte sur un autre objectif et ne définit pas ce programme.

19. Quel format minimal de visites à domicile est prévu dans l’accompagnement PANJO ?

Au moins six visites de vingt minutes, avec un guide et une supervision régulière par une psychologue.
Au moins six visites d’une heure, avec un guide et une supervision régulière par une infirmière.
Au moins quatre visites de vingt minutes, avec un guide et une supervision mensuelle par une psychologue.
Au moins huit visites de trente minutes, avec un guide et une supervision régulière par un médecin.

Au moins six visites de vingt minutes, avec un guide et une supervision régulière par une psychologue.

Explication

PANJO prévoit au minimum six visites à domicile de vingt minutes, menées avec un guide et une supervision régulière par une psychologue. Le format de quatre visites reprend la durée correcte, mais réduit le nombre minimal prévu.

20. Lors d’un stage en PMI, quelle attitude est attendue d’un étudiant dans ses échanges avec les enfants et leurs familles ?

Privilégier l’observation en évitant de prendre des initiatives auprès des familles
Faire preuve de discrétion, d’autonomie et de curiosité avec une attitude adaptée
Adopter une posture directive afin de guider les familles dans leurs décisions
Se concentrer sur les tâches techniques en limitant les échanges avec les enfants

Faire preuve de discrétion, d’autonomie et de curiosité avec une attitude adaptée

Explication

Le stage attend de l’étudiant discrétion, autonomie et curiosité, ainsi qu’une attitude adaptée envers les enfants et leurs familles. Se limiter à l’observation ne répond pas à l’attente d’autonomie et de curiosité.

21. Une étudiante en stage en PMI souhaite évoquer une situation rencontrée avec une personne extérieure à l’équipe. Quelle règle doit guider sa conduite ?

Transmettre les détails de la situation dès lors que la personne paraît digne de confiance
Partager les informations médicales avec l’entourage pour faciliter l’accompagnement
Éviter de parler du secret professionnel, qui concerne principalement les médecins
Respecter le secret professionnel et médical ainsi que les règles du secret partagé

Respecter le secret professionnel et médical ainsi que les règles du secret partagé

Explication

L’étudiante doit respecter le secret professionnel et médical, ainsi que les règles encadrant le secret partagé. La confiance accordée à une personne ne suffit pas à justifier la transmission d’informations.

22. Quel apprentissage est visé par le stage en PMI concernant les situations préoccupantes ?

Apprendre à conduire seul une enquête et à décider des mesures de protection à appliquer
Se familiariser avec les partenaires de la PMI sans étudier le parcours des informations préoccupantes
Connaître les partenaires de la PMI et repérer les étapes du traitement des informations préoccupantes
Étudier les procédures d’urgence hospitalière et leur articulation avec les services pédiatriques

Connaître les partenaires de la PMI et repérer les étapes du traitement des informations préoccupantes

Explication

Le stage vise à connaître les partenaires de la PMI et à identifier les informations préoccupantes, leur déroulement et leurs différentes étapes. Se familiariser avec les partenaires sans étudier ce parcours ne couvre qu’une partie de l’objectif.

Révisez avec les flashcards

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Par quel texte et à quelle date le service de PMI a-t-il été créé ?

Par l’ordonnance du 2 novembre 1945.

Quelles activités la PMI organisait-elle à ses débuts ?

Des consultations et des visites à domicile de suivi de grossesse et de pédiatrie préventive.

À qui la loi n°83-633 du 22 juillet 1983 transfère-t-elle la PMI ?

Aux départements.

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